Histoire de la Réformation du seizième siècle

4.2

Diète à Augsbourg – L’Empereur au pape – L’Électeur à Rovere – Luther cité à Rome – Paix de Luther – Intercession de l’université – Bref du pape – Indignation de Luther – Le pape à l’Électeur

Il en était besoin, car les grands commençaient à s’émouvoir, et l’Empire et l’Église unissaient déjà leurs efforts pour écarter ce moine importun. Si un prince fort et courageux eût occupé alors le trône impérial, il eût pu profiter de ces agitations religieuses, et, appuyé sur la Parole de Dieu et sur la nation, donner un nouvel élan à l’ancienne opposition contre la papauté. Mais Maximilien était trop âgé, et il était décidé d’ailleurs à tous les sacrifices, pour atteindre ce qu’il regardait comme le but de sa vie, la grandeur de sa maison, et par conséquent l’élévation de son petit-fils. L’empereur Maximilien tenait alors une Diète impériale à Augsbourg. Six électeurs s’étaient rendus en personne à son appel. Tous les Etats germaniques y étaient représentés. Les rois de France, de Hongrie et de Pologne y avaient leurs ambassadeurs. Ces princes et ces envoyés déployaient tous une grande magnificence. La guerre contre les Turcs était l’un des sujets pour lesquels la Diète était assemblée. Le légat de Léon X y exhorta vivement la Diète. Les États, instruits par le mauvais usage qu’on avait fait auparavant de leurs contributions, et sagement conseillés par l’électeur Frédéric, se contentèrent de déclarer qu’ils réfléchiraient à la chose, et produisirent en même temps de nouveaux griefs contre Rome. Un discours latin publié pendant la Diète signalait courageusement aux princes allemands le véritable danger. « Vous voulez, disait l’auteur, mettre le Turc en fuite. C’est très bien ; mais je crains fort que vous ne vous trompiez sur sa personne. C’est en Italie et non en Asie que vous devez le cherchera. »

a – Schröck, K. Gesch. n. d. R. I, p. 156.

Une autre affaire non moins importante devait occuper la Diète. Maximilien désirait faire proclamer roi des Romains et son successeur dans la dignité impériale, son petit-fils Charles, déjà roi d’Espagne et de Naples. Le pape connaissait trop bien ses intérêts pour désirer de voir le trône impérial occupé par un prince dont la puissance en Italie pourrait lui devenir redoutable. L’Empereur pensait avoir déjà gagné en sa faveur la plupart des électeurs et des États ; mais il trouva une énergique opposition chez Frédéric. En vain le sollicita-t-il ; en vain les ministres et les meilleurs amis de l’Électeur joignirent-ils leurs prières à celles de l’Empereur ; il fut inébranlable et montra en cette occasion, ainsi qu’on l’a dit, qu’il était d’une fermeté d’âme à ne se départir jamais d’une résolution, quand il en avait une fois reconnu la justice. Le dessein de l’Empereur échoua.

Dès lors ce prince chercha à obtenir la bienveillance du pape, pour le rendre favorable à ses plans ; et pour lui donner une preuve particulière de son dévouement, il lui écrivit le 5 août la lettre suivante : « Très saint Père, nous avons appris, il y a quelques jours, qu’un frère de l’ordre des Augustins, nommé Martin Luther, s’est mis à soutenir diverses propositions sur le commerce des indulgences ; ce qui nous déplaît d’autant plus que ledit frère trouve beaucoup de protecteurs, parmi lesquels sont des personnages puissantsb. Si Votre Sainteté et les très dignes Pères de l’Église (les cardinaux) n’emploient pas bientôt leur autorité pour mettre fin à ces scandales, non seulement ces pernicieux docteurs séduiront les gens simples, mais ils entraîneront de grands princes dans leur ruine. Nous veillerons à ce que tout ce que Votre Sainteté arrêtera à cet égard pour la gloire du Dieu tout-puissant soit observé par tous dans notre Empire. »

b – Defensores et patronos etiam potentes quos dietus frater consecutus est. (Raynald, ad an. 1518.)

Cette lettre a dû être écrite à la suite de quelque discussion un peu vive entre Maximilien et Frédéric. Le même jour, l’Électeur écrivit à Raphaël de Rovere. Il avait sans doute appris que l’Empereur s’adressait au pontife romain, et, pour parer le coup, il se mettait lui-même en communication avec Rome.

« Je n’aurai jamais d’autre volonté, dit-il, que de me montrer soumis à l’Église universelle.

Aussi n’ai-je jamais défendu les écrits et les sermons du docteur Martin Luther. J’apprends d’ailleurs qu’il s’est toujours offert à paraître, avec un sauf-conduit, devant des juges impartiaux, savants et chrétiens, afin de défendre sa doctrine et de se soumettre, dans le cas où on le convaincrait par l’Écriture elle-mêmec. »

c – L. Opp. (L, XVII, p. 169.)

Léon X, qui, jusqu’à cette heure, avait laissé l’affaire aller son train, réveillé par les cris des théologiens et des moines, institua à Rome une cour ecclésiastique chargée de juger Luther, et près laquelle Sylvestre Prierio, le grand ennemi du réformateur, était à la fois accusateur et juge. La cause fut bientôt instruite, et la cour somma Luther de comparaître en personne devant elle, dans un délai de soixante jours. Luther attendait tranquillement à Wittemberg le bon effet que la lettre pleine de soumission adressée par lui au pape devait, à ce qu’il pensait, produire, lorsque, le 7 août, deux jours seulement après le départ des lettres de Maximilien et de Frédéric, ou lui remit la citation du tribunal romain. « Au moment où j’attendais la bénédiction, dit-il, je vis fondre sur moi la foudre. J’étais la brebis qui trouble l’eau du loup. Tetzel échappa, et moi je devais me laisser manger. »

Cette citation jeta Wittemberg dans la consternation ; car quelque parti que prît Luther, il ne pouvait échapper au danger. S’il se rendait à Rome, il devait y devenir la victime de ses ennemis. S’il refusait d’y aller, il serait, selon l’usage, condamné par contumace, sans pouvoir échapper ; car on savait que le légat avait reçu du pape l’ordre de tout faire pour irriter l’Empereur et les princes allemands contre lui. Ses amis étaient consternés. Le docteur de la vérité ira-t-il porter sa vie à cette grande cité enivrée du sang des saints et du sang des martyrs de Jésus ? Suffira-t-il qu’une tête s’élève du sein de la chrétienté asservie, pour qu’elle tombe ? Cet homme, que Dieu paraît avoir formé pour résister à une puissance à laquelle jusqu’à présent rien n’a pu résister, sera-t-il aussi renversé ? Luther lui-même ne voyait que l’Électeur qui pût le sauver ; mais il préférait mourir plutôt que de compromettre son prince. Ses amis tombèrent enfin d’accord sur un expédient qui n’exposerait pas Frédéric. Qu’il refuse à Luther un sauf-conduit, et celui-ci aura une cause légitime pour ne pas comparaître à Rome.

Le 8 août, Luther écrivit à Spalatin pour lui demander que l’Électeur employât son influence pour le faire citer en Allemagne. « Voyez, écrivit-il aussi à Staupitz, de quelles embûches on use pour s’approcher de moi, et comment je suis entouré d’épines. Mais Christ vit et règne, hier, aujourd’hui et éternellement. Ma conscience m’assure que c’est la vérité que j’ai enseignée, bien qu’elle devienne plus odieuse encore quand c’est moi qui l’enseigne. L’Église est le ventre de Rebecca. Il faut que les enfants s’entre-poussent, même jusqu’à mettre la mère en dangerd. Au reste, demandez au Seigneur que je n’aie pas trop de joie dans cette épreuve. Que Dieu ne leur impute pas ce mal. »

d – Uterus Rebeccæ est : parvulos in eo collidi necesse est, etiam usque ad periculum matris. (L. Epp. I, p. 138.)

Les amis de Luther ne se bornèrent pas à des consultations et à des plaintes. Spalatin écrivit, de la part de l’Électeur, à Renner, secrétaire de l’Empereur : « Le docteur Martin consent volontiers à avoir pour juges toutes les universités d’Allemagne, excepté celles d’Erfurt, de Leipzig et de Francfort-sur-l’Oder, qui se sont rendues suspectes. Il lui est impossible de paraître à Rome en personnee. »

e – L. Opp. (L ) XVII, p. 173.

L’université de Wittemberg écrivit au pape lui-même une lettre d’intercession. « La faiblesse de son corps, disait-elle en parlant de Luther, et les dangers du voyage lui rendent difficile et même impossible d’obéir à l’ordre de Votre Sainteté. Sa peine et ses prières nous portent à avoir compassion de lui. Nous vous prions donc, très saint Père, comme des fils obéissants, de vouloir bien le tenir pour un homme qui n’a jamais été entaché de doctrines opposées à l’opinion de l’Église romaine. »

L’université, dans sa sollicitude, s’adressa le même jour à Charles de Miltitz, gentilhomme saxon et camérier du pape, très aimé de Léon X. Elle rendit à Luther dans cette lettre un témoignage plus fort encore que celui qu’elle avait osé insérer dans la première. « Le digne père Martin Luther, augustin, disait-elle, est le plus noble et le plus honorable membre de notre université. Depuis plusieurs années, nous avons vu et connu son habileté, son savoir, sa haute intelligence dans les arts et dans les lettres, ses mœurs irréprochables et sa conduite toute chrétiennef. »

f – L. Opp. (lat.) I, 183 et 184. L. Opp. (L.) XVII, 171 et 172.

Cette active charité de tous ceux qui entouraient Luther est son plus bel éloge.

Tandis qu’on attendait avec anxiété l’issue de cette affaire, elle se termina plus facilement qu’on n’eût pu l’espérer. Le légat de Vio, humilié de n’avoir pas réussi dans la commission qu’il avait reçue de préparer une guerre générale contre les Turcs, désirait relever et illustrer son ambassade en Allemagne par quelque autre acte éclatant. Il pensait que s’il éteignait l’hérésie, il reparaîtrait dans Rome avec gloire. Il demanda donc au pape qu’on lui remît cette affaire. Léon, de son côté, savait bon gré à Frédéric de s’être opposé si fortement à l’élection du jeune Charles. Il sentait qu’il pourrait avoir encore besoin de son secours. Sans parler davantage de la citation, il chargea son légat, par un bref daté du 23 août, d’examiner l’affaire en Allemagne. Le pape ne perdait rien à cette manière de procéder ; et même, si l’on pouvait amener Luther à une rétractation, on évitait le bruit et le scandale que sa comparution à Rome eût occasionnés.

« Nous vous chargeons, disait-il, de faire comparaître personnellement devant vous, de poursuivre et de contraindre sans aucun retard, et aussitôt que vous aurez reçu cet écrit de nous, ledit Luther, qui a déjà été déclaré hérétique par notre cher frère Jérôme, évêque d’Asculang. »

Puis le pape prescrivait contre Luther les mesures les plus sévères :

g – Dictum Lutherum hæereticum per prædictum auditorem jam declaratum. (Brève Leonis X ad Thomam.)

« Invoquez à cet effet le bras et le secours de notre très cher fils en Christ, Maximilien, et des autres princes de l’Allemagne, de toutes les communautés, universités et potentats, ecclésiastiques ou séculiers. Et si vous l’atteignez, faites-le garder sûrement, afin qu’il soit amené devant noush. »

h – Brachio cogas atque compellas, et eo in potestate tua redacto eum sub fideli custodia retineas, ut coram nobis sistatur. (Ibid.)

On voit que cette indulgente concession du pape n’était guère qu’une voie plus sûre d’entraîner Luther à Rome. Viennent ensuite les mesures de douceur :

« S’il rentre en lui-même, et demande grâce pour un tel forfait, de lui-même et sans y être invité, nous vous donnons le pouvoir de le recevoir dans l’unité de la sainte mère l’Église. »

Le pape en revient bientôt aux malédictions : « S’il persiste dans son opiniâtreté, et que vous ne puissiez vous rendre maître de lui, nous vous donnons le pouvoir de le proscrire dans tous les lieux de l’Allemagne, de bannir, de maudire, d’excommunier tous ceux qui lui sont attachés, et d’ordonner à tous les chrétiens de fuir leur présence. »

Cependant ce n’est pas encore assez :

« Et afin, continue le pape, que cette contagion soit d’autant plus facilement extirpée, vous excommunierez tous les prélats, ordres religieux, universités, communautés, comtes, ducs et potentats, excepté l’empereur Maximilien, qui ne saisiraient pas ledit Martin Luther et ses adhérents, et ne vous les enverraient pas sous due et bonne garde. — Et si, ce que Dieu préserve, lesdits princes, communautés, universités et potentats, ou quelqu’un à eux appartenant, offraient de quelque manière un asile audit Martin et à ses adhérents, lui donnaient publiquement ou en secret, par eux ou par d’autres, secours et conseils, nous mettons en interdit ces princes, communautés, universités et potentats, avec leurs villes, bourgs, campagnes et villages, aussi bien que les villes, bourgs, campagnes et villages où ledit Martin pourrait s’enfuir, aussi longtemps qu’il y demeurera, et trois jours après qu’il les aura quittés. »

Cette chaire audacieuse qui prétend représenter sur la terre Celui qui a dit : Dieu n’a point envoyé son Fils dans le monde pour condamner le monde, mais afin que le monde soit sauvé par lui, continue ses anathèmes ; et, après avoir prononcé les peines contre les ecclésiastiques, elle dit :

« Quant à ce qui regarde les laïques, s’ils n’obéissent pas aussitôt, sans aucun retard et aucune opposition, à vos ordres, nous les déclarons infâmes, à l’exception du très digne Empereur, inhabiles à s’acquitter de toute action convenable, privés de la sépulture des chrétiens, et dépouillés de tous fiefs, qu’ils les tiennent, soit du siège apostolique, soit de quelque seigneur que ce puisse êtrei. »

i – Infamiæ et inhabilitatis ad omnes actus legitimos, ecclesiasticæ sepulturæ, privationis quoque feudorum. (Breve Leonis X ad Thomam.)

Tel était le sort qui attendait Luther. Le monarque de Rome a tout conjuré pour sa perte. Il a tout remué, jusqu’à la paix des tombeaux. Sa ruine semble assurée. Comment échappera-t-il à cette immense conjuration ? Mais Rome s’était trompée ; le mouvement suscité par l’Esprit de Dieu ne pouvait être dompté par les décrets de sa chancellerie.

On n’avait pas même gardé les apparences d’une enquête juste et impartiale. Luther avait été déclaré hérétique, non seulement avant d’avoir été entendu, mais encore bien avant la fin du temps qui lui avait été donné pour comparaître. Les passions, et nulle part elles ne se montrent plus fortes que dans les discussions religieuses, font passer par-dessus toutes les formes de la justice. Ce n’est pas seulement dans l’Église romaine, c’est dans les Églises protestantes qui se sont détournées de l’Évangile, c’est partout où n’est pas la vérité, que l’on retrouve à son égard de si étranges procédés. Tout est bon contre l’Évangile. On voit souvent des hommes qui, dans tout autre cas, se feraient scrupule de commettre la moindre injustice, ne pas craindre de fouler aux pieds toutes les règles et tous les droits, dès qu’il s’agit du christianisme et du témoignage qu’on lui rend.

Lorsque plus tard Luther eut connaissance de ce bref, il en exprima son indignation : « Voici, dit-il, le plus remarquable de l’affaire : le bref a été donné le 23 août, et moi, j’ai été cité le 7 août, en sorte qu’entre la citation et le bref il s’est écoulé seize jours. Or, faites le compte, et vous trouverez que monseigneur Jérôme, évêque d’Asculan, a procédé contre moi, a prononcé le jugement, m’a condamné et déclaré hérétique, avant que la citation me fût parvenue, ou tout au plus seize jours après qu’on me l’avait remise. Maintenant je le demande, où sont donc les soixante jours qui me sont accordés dans la citation ? Ils ont commencé le 7 août, ils devaient finir le 7 octobre… Est-ce là le style et la mode de la cour de Rome, qu’en un même jour elle cite, exhorte, accuse, juge, condamne et déclare condamné un homme qui est si éloigné de Rome, et qui ne sait rien de toutes ces choses ? Que répondent-ils à tout cela ? Sans doute qu’ils ont oublié de se purger le cerveau avec de l’ellébore, avant de mettre en œuvre de tels mensongesj. »

j – L. Opp. (L) XVII, p. 176.

Mais en même temps que Rome déposait en cachette ses foudres dans les mains de son légat, elle cherchait, par de douces et flatteuses paroles, à détacher de la cause de Luther le prince dont elle redoutait le plus le pouvoir. Le même jour, 23 août 1518, le pape écrivait à l’électeur de Saxe. Il avait recours aux arts de cette vieille politique que nous avons déjà signalée, et il essayait de flatter l’amour-propre du prince.

« Cher fils, disait le pontife de Rome, quand nous pensons à votre noble et louable race, à vous qui en êtes le chef et l’ornement ; quand nous nous rappelons comment vous et vos ancêtres avez toujours désiré maintenir la foi chrétienne, l’honneur et la dignité du saint-siège, nous ne pouvons croire qu’un homme qui abandonne la foi puisse s’appuyer sur la faveur de Votre Altesse, et lâcher hardiment la bride à sa méchanceté. Cependant, il nous est rapporté de toutes parts qu’un certain frère Martin Luther, ermite de l’ordre de Saint-Augustin, a oublié, comme enfant de malice et contempteur de Dieu, son habit et son ordre, qui consistent dans l’humilité et l’obéissance, et qu’il se vante de ne craindre ni l’autorité, ni la punition d’aucun homme, assuré qu’il est de votre faveur et de votre protection.

Mais comme nous savons qu’il se trompe, nous avons trouvé bon d’écrire à Votre Altesse et de vous exhorter, selon le Seigneur, à veiller à l’honneur du nom d’un prince aussi chrétien que vous, à vous défendre de ces calomnies, vous l’ornement, la gloire et la bonne odeur de votre noble race, et à vous garder, non seulement d’une faute aussi grave que celle qu’on vous impute, mais encore du soupçon même que la hardiesse insensée de ce frère tend à faire planer sur vous. »

Léon X annonçait en même temps à Frédéric qu’il avait chargé le cardinal de Saint-Sixte d’examiner la chose, et il lui ordonnait de remettre Luther entre les mains du légat, « de peur, » ajoutait-il en revenant encore à son argument favori, « que des gens pieux de notre temps ou des temps futurs ne puissent un jour se lamenter et dire : La plus pernicieuse hérésie dont ait été affligée l’Église de Dieu, s’est élevée par le secours et la faveur de cette haute et louable maisonk. »

Ainsi Rome avait pris toutes ses mesures. D’une main elle faisait respirer le parfum toujours si enivrant de la louange, et de l’autre elle tenait cachées ses vengeances et ses terreurs.

k – L. Opp. (L.) XVII, p. 173.

Toutes les puissances de la terre, empereur, pape, princes et légats, commençaient à s’émouvoir contre cet humble frère d’Erfurt, dont nous avons suivi les combats intérieurs. Les rois de la terre se trouvent en personne, et les princes consultent ensemble, contre le Seigneur et contre son oint. (Psaumes 2.2)

chapitre précédent retour à la page d'index chapitre suivant