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Nouvelle Bible Segond – 2 Rois 7

7 Elisée dit : Ecoutez la parole du SEIGNEUR ! Ainsi parle le SEIGNEUR : Demain, à cette heure-ci, on aura un séa de fleur de farine pour un sicle et deux séas d'orge pour un sicle à la porte de Samarie. [séa(s) : voir mesures.]2 L'écuyer du roi sur la main duquel il s'appuyait répondit à l'homme de Dieu : Certes, le SEIGNEUR fait des fenêtres au ciel, mais cela pourrait-il se produire ? Elisée répliqua : Tu le verras de tes yeux ; mais tu n'en mangeras pas. [L'écuyer : litt. le troisième, c.-à-d. le troisième homme à monter sur le char du roi après le roi et son cocher. Cet homme joue auprès du roi d'Israël un rôle qui rappelle celui de Naaman aux côtés du roi d'Aram, cf. 5.18. – à l'homme de Dieu : LXX dit à Elisée, de même au v. 19. – des fenêtres au ciel : le mot hébreu désigne généralement un simple trou dans le toit par où s'évacue la fumée d'un foyer (Os 13.3), mais ici (comme en Gn 7.11n ; Ml 3.10, voire dans le poème ougaritique intitulé « Le palais de Baal ») il s'agit des ouvertures pratiquées dans le firmament pour laisser passer la pluie.]

Le camp araméen abandonné

3 Il y avait quatre « lépreux » à l'entrée de la porte de la ville ; ils se dirent l'un à l'autre : Pourquoi resterions-nous ici à attendre la mort ? [quatre « lépreux » : sur la « lèpre » dans la Bible, voir 5.1n ; Lv 13.2n. – resterions-nous : autre traduction resterions-nous assis. – à attendre... : litt. jusqu'à ce que nous mourions.]4 Si nous disons : Entrons dans la ville, comme la famine est dans la ville, nous y mourrons ; si nous restons ici, nous mourrons également. Allons donc nous livrer au camp des Araméens ; s'ils nous laissent vivre, nous vivrons ; s'ils nous font mettre à mort, nous mourrons. [Allons donc nous livrer (litt. tomber) cf. Jr 21.9.]5 Ils se levèrent donc au crépuscule, pour se rendre au camp des Araméens ; et lorsqu'ils arrivèrent à la limite du camp des Araméens, il n'y avait plus personne. [au crépuscule : LXX dans les ténèbres ; de même au v. 7.]6 Le Seigneur avait fait entendre dans le camp des Araméens un bruit de chars et un bruit de chevaux, le bruit d'une grande armée, et ils s'étaient dit l'un à l'autre : Le roi d'Israël a engagé contre nous les rois des Hittites et les rois de l'Egypte, pour venir contre nous. [Le Seigneur : plusieurs mss portent YHWH (le SEIGNEUR). – un bruit de chars et un bruit de chevaux : cf. 2.12n. – Hittites : cf. 1R 10.29. – de l'Egypte : certains modifient le texte hébreu traditionnel pour lire des Moutsrites (nom d'un peuple de Cilicie, en Asie Mineure).]7 Ils se levèrent et s'enfuirent au crépuscule, abandonnant leurs tentes, leur chevaux et leurs ânes, le camp tel qu'il était ; ils s'enfuirent pour sauver leur vie. [au crépuscule v. 5n. – le camp tel qu'il était : LXX, Vg dans le camp tel qu'il était.]8 Les « lépreux », arrivés à la limite du camp, pénétrèrent dans une tente, mangèrent et burent. Ils emportèrent de l'argent, de l'or et des vêtements qu'ils allèrent cacher. Ils revinrent, pénétrèrent dans une autre tente et emportèrent d'autres objets qu'ils allèrent cacher. [d'autres objets : sous-entendu dans le texte ; un ms de Qumrân précise : ils emportèrent des charges qu'ils allèrent cacher, le premier mouvement des « lépreux » est de piller le camp plutôt que de prévenir leurs concitoyens de la fin du siège.]

Samarie est délivrée

9 Puis ils se dirent l'un à l'autre : Nous n'agissons pas comme il faut. Ce jour est un jour de bonne nouvelle ; si nous nous taisons et si nous attendons jusqu'à l'aube, le châtiment nous atteindra. Venez maintenant, allons faire un rapport à la maison du roi. [un jour de bonne nouvelle : LXX utilise ici le terme qui a donné évangile. – si nous nous taisons : cf. 2.3ss ; autre traduction possible si nous hésitons (cf. Jg 18.9). – l'aube : litt. la lumière du matin. – le châtiment : autre traduction la faute. – nous atteindra : litt. nous trouvera.]10 Ils allèrent appeler un garde de la porte de la ville, auquel ils firent ce rapport : Nous sommes entrés dans le camp des Araméens : il n'y a plus personne, on n'y entend aucune voix d'homme ; il n'y a que des chevaux attachés et des ânes attachés, et les tentes telles quelles. [un garde de la porte de la ville : LXX, Vg une porte de la ville.]11 On appela les gardes de la porte qui firent ce rapport à l'intérieur de la maison du roi. 12 Le roi se leva en pleine nuit ; il dit aux gens de sa cour : Laissez-moi vous dire, je vous prie, ce que nous font les Araméens. Comme ils savent que nous sommes affamés, ils ont quitté le camp pour se cacher dans la campagne, se disant : « Quand ils sortiront de la ville, nous les prendrons vivants et nous entrerons dans la ville ! » [en pleine nuit : ce détail est omis par LXX.]13 Parmi les gens de la cour, quelqu'un répondit : Je t'en prie, que l'on prenne cinq des chevaux qui restent dans la ville, – ils sont comme toute la multitude d'Israël qui est restée, ils sont comme toute la multitude d'Israël qui est épuisée. Envoyons-les, et nous verrons. [qui est restée, ils sont comme toute la multitude d'Israël : cette portion de texte est absente de plusieurs mss hébreux ; LXX, Vg et Syr n'ont pas non plus la répétition. Il faut sans doute comprendre que des chevaux parvenus à ce point d'épuisement ne sauraient constituer une très grande perte. Comme pour les « lépreux », c'est un geste désespéré qui va faire apparaître la réalité du salut.]14 On prit deux chars avec les chevaux, et le roi envoya des messagers à la poursuite des troupes d'Aram, en disant : Allez voir ! [deux chars : LXX deux cavaliers. – des messagers : sous-entendu dans le texte.]15 Ils les poursuivirent jusqu'au Jourdain : tout le chemin était plein de vêtements et d'objets que les Araméens avaient jetés dans leur précipitation. Les messagers revinrent rapporter au roi ce qu'ils avaient vu.

16 Le peuple sortit et pilla le camp des Araméens. C'est alors que l'on eut un séa de fleur de farine pour un sicle et deux séas d'orge pour un sicle, selon la parole du SEIGNEUR. [Cf. v. 1 ; voir aussi 19.35ss. – séa... sicle : voir mesures, poids et monnaies.]17 Le roi avait affecté à la garde de la porte l'écuyer sur la main duquel il s'appuyait ; celui-ci fut piétiné par le peuple qui se pressait à la porte, et il mourut, selon la parole qu'avait prononcée l'homme de Dieu quand le roi était descendu vers lui. [qui se pressait : sous-entendu dans le texte, de même au v. 20. – il mourut : l'officier qui doutait (v. 2) meurt sans avoir pu se rassasier à l'endroit même où les « lépreux » pensaient qu'ils allaient mourir (v. 3). – quand le roi... : LXX quand le messager...]18 L'homme de Dieu avait dit alors au roi : On aura deux séas d'orge pour un sicle et un séa de fleur de farine pour un sicle, demain, à cette heure-ci, à la porte de Samarie. 19 Or l'écuyer avait répondu à l'homme de Dieu : Certes, le SEIGNEUR fait des fenêtres au ciel, mais pareille chose pourrait-elle se produire ? Alors Elisée avait répliqué : Tu le verras de tes yeux, mais tu n'en mangeras pas. [l'homme de Dieu : cf. v. 2n.]20 C'est en effet ce qui lui arriva : il fut piétiné par le peuple qui se pressait à la porte, et il mourut.

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