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Bible du Rabbinat – Job 17

17 Mon âme est meurtrie, mes jours s'éteignent, la tombe m'attend. 2 Ne suis-je pas en butte à des moqueries ? Mes yeux ne sont-ils pas constamment témoins de leurs perfidies ? 3 Ah ! de grâce, accorde-moi (ta caution) ! Sois toi-même mon garant vis-à-vis de toi ; qui voudrait s'engager pour moi17 ? [17 Mot à mot : me frapper dans la main.]4 Car tu as fermé leur cœur à la raison ; aussi ne les laisseras-tu pas triompher. 5 Pour une part de butin on trahit des amis18, de sorte que les yeux de leurs enfants se consument (de misère). [18 Traduction hypothétique d’'un verset très obscur.]

6 On a fait de moi la fable des nations ; je suis l'homme à qui on crache au visage19. [19 Cf. Job XXX, 10.]7 Mes yeux sont éteints par le chagrin, et tous mes organes sont comme une ombre. 8 Les gens de bien en sont stupéfaits, et l'innocent en est révolté contre l'impie. 9 Cependant le juste persiste dans sa conduite, et celui qui a les mains pures redouble d'énergie.

10 Quant à vous, retournez-vous donc tous contre moi, venez ! Je ne trouverai pas un sage parmi vous. 11 Mes jours ont fui, mes projets sont ruinés, ces trésors de mon cœur. 12 De la nuit ils veulent faire le jour, ils disent la lumière plus proche que les ténèbres20. [20 Ils m'’offrent de vaines consolations.]13 Si je n'attends plus d'autre demeure que le Cheol, si j'ai étendu ma couche dans la région des ombres ; 14 si je dis au tombeau : « Tu es mon père ! » et à la vermine : « Tu es ma mère et ma sœur ! » 15 où donc est mon espérance ? Mon espérance, qui peut la voir ? 16 Elle a sombré jusqu'au fond du Cheol, si toutefois le repos est assuré dans la poussière.

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