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Segond 21 – Cantique des cantiques 7

Les filles de Jérusalem

7 Reviens, reviens, Sulamite! Reviens, reviens afin que nous puissions te regarder! Qu’avez-vous à regarder la Sulamite comme la danse de deux camps? [Vous : masc. en héb. Sulamite : peut être interprété comme le fém. de Salomon ou comme une déformation du mot Sunamite désignant une habitante de Sunem (cf. 1R 1.3), ville située sur le territoire de la tribu d’Issacar (cf. Jos 19.18). Deux camps : peut renvoyer à l’endroit appelé Mahanaïm (Gn 32.2-3; 2S 2.8) ou au nom d’une danse, peut-être celle des deux groupes représentant les familles des mariés.]

Le jeune homme

2 Que tes pieds sont beaux dans tes sandales, fille de prince! Les contours de tes hanches sont comme des ornements, œuvre des mains d’un artiste. [Pieds : litt. pas. Hanches : ou côtés ou cuisses.] 3 Ton bassin est une coupe arrondie où le vin parfumé ne manque pas. Ton ventre est un tas de blé entouré de lis. [Bassin : souvent traduit «nombril», d’après l’emploi d’un mot apparenté désignant le cordon ombilical en Ez 16.4. Vin parfumé : litt. mélange. Ventre : ou abdomen.] 4 Tes deux seins sont comme deux faons, comme les jumeaux d’une gazelle. 5 Ton cou est comme une tour d’ivoire. Tes yeux sont comme les étangs de Hesbon, près de la porte de Bath-Rabbim. Ton nez est comme la tour du Liban qui monte la garde face à Damas. [Hesbon : ancienne capitale des Amoréens, conquise à l’époque de Moïse (voir Nb 21.25ss). Bath-Rabbim : litt. fille des nombreux, probable surnom de la ville de Hesbon.] 6 Ta tête se dresse aussi fièrement que le Carmel et les cheveux de ta tête sont comme la pourpre. Un roi est prisonnier de boucles! [Se dresse aussi fièrement que : litt. sur toi (fém.) comme.]

7 Que tu es belle, que tu es agréable, mon amour, au milieu des délices! [Au milieu des délices : litt. dans les délices, texte massor. & Vulg.; Sept. «dans tes délices»; texte gr. d’Aquila «fille de délices» (qui correspond à un texte héb. où une lettre serait redoublée).] 8 Ta taille ressemble au palmier, et tes seins à des grappes. 9 Je me dis : «Je veux monter sur le palmier pour attraper ses grappes!» Que tes seins soient comme les grappes de la vigne, le parfum de ton souffle comme celui des pommes [Ton souffle : litt. ton nez ou ton halètement, la respiration rapide émanant de la jeune femme excitée.] 10 et ton palais comme un vin excellent!

La jeune femme

Il coule aisément pour mon bien-aimé et glisse sur les lèvres de ceux qui s’endorment! [Palais : cf. 2.3 et n.; 5.16. Glisse… s’endorment : texte massor.; Sept., syr. & Vulg. «glisse sur mes lèvres et dents».] 11 Je suis à mon bien-aimé et son désir se porte vers moi. [Son désir : sa pulsion sexuelle; cf. Gn 3.16.]

12 Viens, mon bien-aimé, sortons dans la campagne pour passer la nuit au village! 13 Dès le matin nous irons aux vignes pour voir si la vigne pousse, si la fleur s’ouvre, si les grenadiers fleurissent. Là je te donnerai mon amour. [Mon amour : cf. 1.2 et n.]

14 Les mandragores diffusent leur parfum, à nos portes se trouvent tous les meilleurs fruits, nouveaux et anciens. Mon bien-aimé, je les ai gardés pour toi. [Mandragores : plantes auxquelles on attribuait certaines propriétés aphrodisiaques (cf. Gn 30.14-16). Diffusent : litt. donnent. Anciens : litt. même anciens.]

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