Les anges, agents secrets de Dieu

PRÉFACE

Quand j’ai voulu prêcher un sermon sur les anges, je n’ai trouvé dans ma bibliothèque aucun livre traitant ce sujet. Mes recherches ultérieures m’ont fait découvrir que l’on a très peu écrit sur cette question depuis un siècle. Cela m’a paru une étrange et grave omission. Les librairies et les bibliothèques ont des rayons entiers d’ouvrages sur l’occultisme, le diable et les démons. Pourquoi faut-il que le diable intéresse plus les écrivains que les anges ? Plusieurs personnes jugent le diable aussi important que Dieu. Or Satan n’est qu’un ange déchu.

Burne-Jones a écrit à Oscar Wilde : « Plus la science devient matérialiste, plus je peins des anges : leurs ailes sont ma protestation en faveur de l’immortalité de l’âme. »

Jean Calvin, dans son Institution chrétienne (livre Ier, chap. 13), écrit : « Les anges sont dispensateurs et ministres de la libéralité de Dieu envers nous, ils sont toujours aux aguets pour notre salut, ils sont toujours prêts à nous défendre, ils nous indiquent nos voies et ont soin de nous en toutes choses, pour nous garder de mauvaises rencontres. »

Les anges occupent plus de place dans la Bible que Satan et ses anges. J’ai donc entrepris une étude biblique sur les démons. L’étude de ce sujet a été l’une des plus fascinantes de toutes celles que j’ai faites, et je crois qu’elle arrive à l’heure la mieux appropriée de notre histoire.

La Bible dit que les anges interviennent dans les affaires des nations. Dieu les utilise pour exécuter ses jugements sur les peuples. Ils guident, consolent et soutiennent le peuple de Dieu dans les périodes de souffrance et de persécution. Martin Luther a dit, dans ses Propos de table : « Un ange est une créature spirituelle créée sans corps par Dieu pour le service de la chrétienté et de l’Eglise. »

A travers la crise mondiale que nous allons connaître, la doctrine des anges sera une grande consolation et un grand réconfort. Ce sera aussi une incitation à la foi pour les incroyants.

Pascal a dit : « Certains auteurs, lorsqu’ils parlent de leurs œuvres, disent “mon livre”, “mon histoire”, “mon commentaire”. Il serait préféra- ble pour eux de dire “notre livre”, “notre histoire”, “notre commentaire”, car ces ouvrages contiennent généralement plus du fruit du travail des autres que du nôtre. »

Ceci est notre livre, et je veux remercier tous ceux qui m’ont aidé à traiter ce sujet fascinant et souvent complexe.

Pour sa rédaction et sa publication, je dois beaucoup aux personnes suivantes : à Ralph Williams, qui m’a secondé en me documentant pour écrire le manuscrit ; à W. Harold Lindsell, rédacteur du magazine Christianity Today, pour ses suggestions utiles et la révision de mon manuscrit ; à M. Paul Fromer, professeur au collège de Wheaton, qui me fut précieux pour les questions de contenu, de style et de structure.

A mes collaborateurs directs à Montreat qui ont dactylographié, recopié et lu mon manuscrit et ont proposé maintes améliorations : Karlene Aceto, Elsie Brooleshire, Lucille Lytle, Stephanie Wills et Sally Wilson.

A Calvin Thielman, pasteur de l’église presbytérienne de Montreat, et à M. John Akers, doyen du collège de Montreat-Anderson, pour leurs suggestions.

A Ruth, qui a été pour moi un encouragement et une aide du début jusqu’à la fin de l’ouvrage, pendant sa convalescence après un grave accident.

Et, par-dessus tout, à notre Père céleste qui m’a aidé à étudier ce sujet important si négligé.

Pendant des mois, j’ai rassemblé des idées et des documents puisés à des sources depuis longtemps oubliées. J’exprime ici ma gratitude à tous ceux dont j’ai consulté les livres et les articles, à toute personne avec qui j’ai parlé ou prié à propos des anges. Chacun a contribué à la rédaction de ce livre. Je regrette de ne pouvoir dresser la liste de tous ces collaborateurs.

Je demande à Dieu que ce livre apporte la consolation aux malades et aux mourants, le réconfort à ceux qu’accable la vie de tous les jours, la direction aux inquiets, frustrés par les événements de notre temps.

BILLY GRAHAM.

Montreat, Caroline du Nord,
17 octobre 1975.

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