La dernière chevauchée

Introduction

Les chevaux m’ont toujours fasciné. Ces animaux sont parmi les plus beaux, les plus intelligents de la création.

Les chevaux de la Bible sont souvent associés à la prophétie et en l’occurence, ce livre nous fera découvrir l’importance de ceux qui sont devenus célèbres sous le nom des “quatre cavaliers de l’Apocalypse”. Ces quatre chevaux et leurs cavaliers sont avant tout d’une grande beauté, terribles et effrayants. On nous les décrit dans certaines des scènes les plus impressionnantes de la Bible. De tout temps, des grands maîtres ont essayé de représenter ce tableau sur toile – mais nul artiste n’est capable de dépeindre le caractère prodigieux et saisissant de ces événements dans leur intégralité.

Théologiens et spécialistes des Ecritures ont situé dans le passé les scènes décrites par l’Apôtre Jean. Bien des théologiens évangéliques en donnent cependant une interprétation différente, liée à l’avenir, interprétation que je partage. Les ombres de ces quatre cavaliers me semblent déjà parcourir le monde entier. Je ne veux donc pas seulement évoquer ces quatre symboles prophétiques, mais aussi tendre avec vous l’oreille au martèlement grandissant de leurs sabots.

Aux quatre coins du monde, j’ai demandé aux gens ce qu’ils pensaient de l’avenir : nombreux sont les pessimistes. Les éditoriaux de la presse mondiale sont encore plus sinistres que ceux de la presse américaine. Les termes Harmaguédon et Apocalypse qualifient fréquemment les événements à venir. On fait régulièrement référence au livre de George Orwell 1984.

Le chapitre six de l’Apocalypse présente les quatre chevaux, reproduction quasi-exacte des quatre premiers signes de la fin des temps, annoncée par Jésus dans l’évangile de Matthieu, ch. 24. Le premier cheval symbolise la fausse religion, le second, la guerre et la paix, le troisième, la famine et la peste, le quatrième, la terreur de la mort et les souffrances de l’enfer.

Chevaux et cavaliers sont mentionnés environ trois cents fois dans la Bible. Mais les plus célèbres sont les quatre chevaux – le blanc, le roux, le noir et le pâle – montés par les “quatre cavaliers de l’Apocalypse” et décrits par l’Apôtre Jean au chapitre 6 de l’Apocalypse. Voyez-les, ces chevaux guerriers, aux flancs haletants et aux naseaux dilatés, se cabrant et piaffant dans le vent sur leurs effroyables sabots. Récits à la fois bibliques et historiques donnent de semblables descriptions, source de crainte pour le lecteur. Le monde entier retentit aujourd’hui des vibrations croissantes de leurs puissants sabots. Faisons route ensemble pour étudier le message de ces quatre cavaliers et la réponse de Dieu au désarroi du monde.

Le livre de l’Apocalypse et son symbolisme frappant, son tonnerre grondant, ses éclairs fulgurants m’ont toujours attiré. C’est aussi le seul livre de la Bible qui promet une bénédiction à celui qui le lit.

Loin de moi la prétention de le comprendre entièrement ! Mon livre couvre uniquement les six premiers chapitres. Vous trouverez peu de renseignements sur des événements importants, relatifs, par exemple, à la seconde venue de Christ, tels, l’enlèvement, les tribulations, le Millenium, etc… Comme précisé auparavant, mon livre traitera surtout des quatre cavaliers de l’Apocalypse, de leurs avertissements symboliques pour notre époque et de la proximité du martèlement des sabots, s’intensifiant de jour en jour. Je désirais avant tout mettre l’accent, non sur l’interprétation de ces passages, mais sur leur pertinence quant à nos problèmes fondamentaux et ceux de notre terre.

Ecrire ce livre a présenté quelques difficultés ; au cours de sa rédaction, j’ai davantage réalisé l’importance des grands dilemmes mondiaux et des dangereux courants qui conduisent, semble-t-il, notre planète au bord d’Harmaguédon. Je suis maintenant convaincu que notre responsabilité, en tant que chrétiens, est de proclamer, de vivre l’Evangile, de nous battre contre le mal, à petite ou à grande échelle.

J’ai voulu aussi vous faire part de mes préoccupations et proposer certaines des attitudes que les chrétiens devraient adopter au nom du Christ pour l’amélioration de l’humanité, la préparant au monde futur promis par la Bible.

Je veux également clarifier une chose : si je suis très concerné par ces plaies sociales au point de tout faire en mon pouvoir pour les combattre, mes priorités ne changent pas. L’important reste ce qu’il a toujours été& : proclamer l’Evangile du salut en Jésus-Christ pour en amener plusieurs à la foi au Christ et à devenir enfants de Dieu pour l’éternité.

Si ce livre aborde surtout l’ensemble des problèmes sociaux contemporains, il est avant tout un appel à la repentance. En aucun cas, je ne suggère que l’Eglise devrait abandonner sa mission première, à savoir, prêcher l’Evangile, pour se dévouer corps et âme à l’activité sociale. L’appel primordial adressé par Dieu à son peuple est de proclamer – en paroles et en actions – l’Evangile incomparable de Christ. Dans un monde déchiré par le chaos et la souffrance, puissions-nous rester fidèles pour accomplir tout ce que Dieu nous a demandés de faire.

Sans l’aide de certains associés et amis, mon livre n’existerait pas. Nous devrions dire “notre livre’’. Un grand merci à Al Bryant deWord pour avoir relu le manuscrit plusieurs fois. Merci à mon ami de fraîche date, Mel White, auteur, metteur en scène, professeur de théologie, pour avoir bien voulu prendre l’original, m’interviewer ensuite pendant des heures sur un magnétophone plusieurs jours durant afin de rendre le manuscrit encore plus clair ; à mon associé, le Dr John Wesley White, en particulier pour sa contribution au dernier chapitre ; au Dr John Akers, mon assistant émérite dans bien des aspects de mon ministère ; au Dr Art Johnson, président de la Faculté de Théologie de Tyndale en Hollande ; à ma femme, Ruth, pour toutes ses suggestions judicieuses ; à Millie Dienert pour avoir lu le manuscrit et contrôlé les versets cités dans l’ouvrage ; à T.W. Wilson pour ses remarques pertinentes ; à Stephanie Wills, non seulement pour sa contribution aux recherches, mais aussi pour avoir plusieurs fois dactylographié le manuscrit. Merci également à notre personnel de Montreat pour sa constance dans les heures passées à la révision du manuscrit ; à la famille Meads de Dallas, Texas, pour leur hospitalité ; à nos amis de Trans World Radio pour leur amitié et leur soutien.

Ma prière est que ce livre serve d’avertissement concernant les choses à venir et qu’il procure espoir et réconfort à ceux qui mettent leur confiance en Dieu par Jésus-Christ.

J’entends maintenant le bruit des sabots de ces chevaux bien mieux qu’au début de la rédaction de ce livre…

 retour à la page d'index chapitre suivant