Jamais auparavant, dans l’histoire du monde, les hommes n’ont eu à affronter des problèmes aussi grands et aussi écrasants qu’aujourd’hui. Nous n’avons jamais eu dans le passé des armes qui pourraient détruire de si vastes régions du monde.
Sir Winston Churchill a dit : « Nos problèmes nous dépassent. » Le président d’une grande université a déclaré : « Le monde entier est à la recherche d’un credo à suivre et d’un chant à chanter. »
De quel côté allons-nous nous tourner ? Il y a bien longtemps, les hommes d’équipage d’un bateau en détresse ont posé cette question à l’apôtre Paul qui était un de leurs passagers. Il leur répondit : «&nsbp;O hommes, il fallait m’écouter et ne pas partir de Crète, afin d’éviter ce péril et ce dommage. Maintenant, je vous exhorte à prendre courage ; car aucun de vous ne périra, et il n’y aura de perte que celle du navire. Un ange du Dieu à qui j’appartiens et que je sers m’est apparu cette nuit, et m’a dit : « Paul, ne crains point ; il faut que tu comparaisses devant César, et voici, Dieu t’a donné tous ceux qui naviguent avec toi. » C’est pourquoi, ô hommes, rassurez-vous, car j’ai cette confiance en Dieu qu’il en sera comme il m’a été dit. »1 Les vagues en furie se jettent contre le bateau, les éclairs sillonnent le ciel et le tonnerre gronde, et pourtant au milieu de la tempête Paul dit : « J’ai foi en Dieu. »
Des orages secouent le monde aujourd’hui : ceux de l’incrédulité, du matérialisme, de la sécularisation, de la dégénérescence morale et des difficultés internationales. Il y a des ouragans dans notre propre vie : des tentations, de la confusion et des épreuves. En négligeant d’aller à l’église, de lire la Bible tous les jours et de prier, en vous écartant des enseignements que vous avez reçus, vous avez brisé les amarres qui vous retenaient et vous êtes maintenant en pleine tempête. Vous pensiez trouver des satisfactions, du plaisir et de la joie, mais vous n’y êtes pas parvenu. C’est une conscience tourmentée qui nous dit : « ll faut arrêter cela avant qu’il ne soit trop tard. »
Les problèmes internationaux sont la projection des problèmes personnels. Il n’y aura pas de paix dans le monde tant que les individus n’auront pas la paix dans leur cœur. On ne peut édifier un monde de paix quand il y a de l’amertume, de la haine, de la jalousie, de l’orgueil, de l’envie et de l’immoralité dans le cœur des hommes. Tant qu’il existera sur la terre un homme qui hait, un homme qui a des préjugés ou une société corrompue, nous risquons une explosion mondiale qui pourrait nous anéantir.
L’être humain a cinq sens : il peut voir, entendre, goûter, sentir et toucher. Il a des yeux, des oreilles, une bouche, un nez, des mains et des pieds. Mais il est plus qu’un corps, il est une âme vivante. Son âme est cette partie de lui-même qui possède l’intelligence, la conscience et la mémoire — sa vraie personnalité. Votre corps mourra, mais votre esprit continuera à vivre. Votre âme a un « sixième sens » : la capacité de croire, d’avoir la foi.
La Bible nous enseigne que la foi est le seul chemin par lequel nous puissions nous approcher de Dieu. « Il faut que celui qui s’approche de Dieu croie que Dieu existe et qu’il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent. »2
2 Hébreux 11.6.
Imaginez que j’aille vers un de mes meilleurs amis et que je lui dise : « Tu es vraiment quelqu’un d’extraordinaire, mais je ne peux pas croire une seule des paroles que tu me dis. » Représentez-vous sa réaction. C’est de cette manière que bien des gens traitent Dieu. Il est possible que vous disiez : « Dieu, je crois que tu es un être merveilleux, mais je ne crois pas ta Parole, je ne puis croire ce que tu dis. » Pour plaire à Dieu, il faut croire en lui. La Parole de Dieu et Dieu lui-même sont inséparables.
Dieu aime, respecte et honore la foi plus qu’aucune autre chose. La Bible dit que nous sommes sauvés par la foi. « Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé. »3 « Mais à tous ceux qui ont reçu Jésus, à ceux qui croient en son nom, il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu. »4 «&nbs;Quiconque croit est justifié par lui. »5 « Pour qui ne fait pas d’œuvre, mais croit en celui qui justifie l’impie, sa foi lui est comptée comme justice. »6 Nous devons croire en Dieu par Christ.
3 Actes 16.31.
4 D’après Jean 1.12.
5 Actes 13.39.
6 Romains 4.5.
Aucun homme ne reçoit le pardon de ses péchés, aucun homme ne va au ciel, aucun homme n’a la paix et le vrai bonheur s’il n’a pas la foi en Jésus-Christ. « C’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. »7 C’est cette foi là que Christ reconnaît plus que tout. L’aveugle que Jésus a guéri avait du zèle, mais Christ lui a dit : « Ta foi t’a sauvé. »8 La femme syrophénicienne avait de la persévérance, mais c’est à sa foi que Christ a répondu9, Le centenier avait de l’humilité, mais Christ a honoré sa foi10.
8 Marc 10.52.
9 Marc 7.26-30.
10 Matthieu 8.5-10.
La vie chrétienne dépend de la foi. Nous sommes fondés sur la foi, nous vivons par la foi. « J’ai été crucifié avec Christ ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi ; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi. »11 Avez-vous cette sorte de foi ?
11 Galates 2.20.
La Bible nous donne une définition claire de la foi : « La foi est une ferme assurance des choses qu’on espère, une démonstration de celles qu’on ne voit pas. »12 La foi implique quatre choses : la renonciation à soi-même, la plus absolue confiance, l’obéissance et enfin la transformation de la vie.
12 Hébreux 11.1.
Pour avoir la foi, il faut tout d’abord renoncer à soi-même. Les problèmes ne viennent pas d’abord de l’extérieur, Ils ne sont pas politiques, sociaux ni économiques à l’origine. Christ a dit que c’est du dedans que sortent toutes les mauvaises choses.
Notre âme a une maladie qui se nomme le péché.
Qu’est-ce que le péché ? Il est la transgression de la loi de Dieu, l’incapacité de répondre aux exigences divines. Si vous enfreignez une loi humaine, vous êtes un transgresseur. Si vous enfreignez la loi morale de Dieu, vous devenez un transgresseur également. Tous les hommes sont des transgresseurs. L’homme est pécheur aux yeux de Dieu.
Avant de rencontrer Dieu, nous devons demander le pardon de nos péchés et les abandonner. Christ est mort sur la croix pour cela. La Bible dit : « Jésus qui n’a point connu le péché, Dieu l’a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu. »13 « L’Eternel a fait retomber sur lui l’iniquité de nous tous. »14 « Il a porté lui-même nos péchés en son corps sur le bois, afin que morts aux péchés nous vivions pour la justice. »15 « Christ aussi a souffert une fois pour les péchés, lui juste pour des injustes. »16
13 D’après 2 Corinthiens 5.21.
14 Esaïe 53.6.
15 1 Pierre 2.24.
16 1 Pierre 3.18.
Christ n’est pas mort par hasard. Il est mort à votre place. Dieu a pris tous vos péchés et les a mis sur lui. Dieu ne vous pardonne pas, ne vous transforme pas, ne vous donne ni la paix ni la joie que vous recherchez tant que vous n’avez pas fait votre choix entre vos péchés et Christ. Au moment où vous acceptez de vous détourner de vos péchés, Dieu dit qu’il vous pardonne.
Dieu peut briser la chaîne de chaque péché qui vous lie si vous acceptez d’abandonner celui-ci. Au moment où vous le recevez, Christ vient dans votre cœur et vous donne la force de surmonter le mal.
Puis la foi suppose une confiance absolue en Christ. Martin Luther l’a dit en ces termes : « Il demeure aussi ferme que s’il voyait celui qui est invisible. » Bien que nous ne puissions pas voir, entendre ni toucher le Christ, nous pouvons croire en lui et nous confier en lui.
N’importe qui peut avoir cette confiance. Si Dieu avait dit : « Pour aller au ciel, vous devez payer quelque chose », les pauvres ne pourraient pas y aller. S’il avait dit encore : « C’est par votre travail que vous gagnerez le ciel», les aveugles, les sourds, les muets, les estropiés et les malades ne pourraient pas y parvenir. Mais Dieu a dit : « Croyez ! » Tout le monde peut croire.
La foi demande ensuite l’obéissance, et l’obéissance réclame une action. Nous devons être fidèles dans notre vie de piété ; nous devons lire la Bible et prier ; nous devons être fidèles à notre église ; nous devons veiller à mettre en pratique les enseignements du Christ dans notre vie de tous les jours.
Certaines personnes pensent qu’aller à l’église et posséder une Bible signifie être chrétien. C’est faux. Un chrétien est un homme en qui Christ habite et dont la vie en fournit la preuve. Au moment où vous recevez Christ par la foi, il vient dans votre cœur et dans votre vie et vous donne de l’amour pour ce qui est bon. Il vous donne la force de surmonter le péché.
Enfin, la foi implique la conversion ou la transformation de la vie. Jésus a dit à Matthieu : « Suis-moi ! » et Matthieu s’est levé et l’a immédiatement suivi. Jésus a dit au jeune homme riche : « Suis-moi ! », mais celui-ci s’est détourné, tout triste. Matthieu a choisi de suivre Christ. Le jeune homme riche a rejeté Christ et a suivi son propre chemin. Chacun d’entre nous doit faire ce choix.
Certaines personnes s’effraient du mot « conversion », et pourtant Christ dit : « Je vous le dis en vérité, si vous ne vous convertissez et si vous ne devenez comme les petits enfants, vous n’entrerez pas dans le Royaume des cieux. »17
17 Matthieu 18.3.
Beaucoup de gens croient que la conversion est une grande expérience sentimentale. Ce n’est pas cela du tout. Certains pensent qu’elle est une sensation mystérieuse qui s’empare de l’individu ou qu’elle « prend » sur certaines personnes et pas sur d’autres — un peu comme on le dirait d’un vaccin. Ils croient que tous les hommes n’ont pas la capacité de croire. Cette opinion est tout à fait fausse.
La conversion s’opère quand une personne se détourne du péché et suit Christ. J’ai entendu parler, il y a quelques années, d’un homme qui traversait les chutes du Niagara sur un câble, en poussant devant lui une brouette. Des milliers de gens l’applaudissaient. Il mit un sac de quatre-vingts kilos dans la brouette, traversa à nouveau et revint. Puis, se tournant vers la foule, il demanda : « Combien parmi vous croient-ils que je peux transporter aussi un homme ? » Tous les spectateurs applaudirent, montrant qu’ils croyaient tous la chose possible. Un homme, au premier plan, manifestait sa conviction avec enthousiasme. L’acrobate le montra du doigt et lui dit : « Alors, venez ! »
Un homme dans cette brouette ! Cet admirateur n’y pensait pas réellement, bien qu’il déclarât y croire. Mais il n’était pas prêt à s’y aventurer.
Beaucoup de personnes croient en la religion, en Dieu et en Christ, mais elles n’ont jamais abandonné leur vie à Jésus-Christ.
Si vous n’avez pas donné votre vie à Christ par la foi, votre existence ne repose sur rien de solide. Les tentations vous troublent, la crainte vous gagne, il n’y a aucune paix dans votre âme. Jésus a dit : « Sois sans crainte, crois seulement. »18 Avez-vous foi en Dieu ? Il est possible que votre foi soit petite et faible, mais sa grandeur n’importe pas, ce qui compte, c’est de savoir en qui vous la placez. Est-elle en Christ, le Fils de Dieu qui est mort sur la croix pour vos péchés ?
18 Marc 5.36.
Lorsqu’on voulut construire le pont au-dessus de la rivière Niagara, on procéda de cette manière : on prit un fil dont on attacha une des extrémités à la rive et l’autre à un cerf-volant, puis on attendit qu’un vent favorable poussât le cerf-volant sur la rive opposée. Par le moyen de ce fil, on plaça une ficelle, puis une corde et on put traverser la rivière et commencer à construire le pont. Votre foi est peut-être un fil bien mince ; il est possible qu’elle soit petite et faible, mais agissez avec cette foi. Recevez Christ comme votre Sauveur et Seigneur. Laissez-le apporter la paix et la joie à votre âme. Laissez-le changer votre vie de défaite et de confusion en une vie de paix, ayant un but. Il peut et il veut le faire si vous placez votre foi en lui.
prière de Moïse, l’envoyé de Dieu.
Seigneur, de génération en génération,
c’est toi qui as été notre sécurité.
Avant que soient nées les montagnes,
avant même que le monde ait vu le jour,
depuis toujours c’est toi qui es Dieu
et tu le resteras toujours.
Tu fais retourner les humains à la poussière,
tu leur dis : « Retournez d’où vous êtes venus. »
Pour toi mille ans sont aussi brefs
que la journée d’hier, déjà passée,
ou quelques heures de la nuit.
Tu mets fin à la vie humaine ;
elle passe comme le sommeil du matin.
Comme l’herbe qui pousse,
le matin elle fleurit, elle grandit ;
le soir elle se fane, elle est sèche.