Je bâtirai mon Église

Remarques au sujet des notes et des citations

On trouvera au bas des pages de cette étude un certain nombre de références à des ouvrages de théologiens luthériens, réformés et anglicans, ainsi que des extraits caractéristiques de leurs livres.

Ces citations n’ajoutent rien à la Parole de Dieu dont l’autorité ne saurait être placée au même niveau que celle de la pensée des hommes ; elles peuvent donc être simplement négligées par le lecteur pressé que les questions théologiques et les avis humains intéressent peu. D’autres lecteurs cependant estimeront que les recherches des spécialistes de la science théologique ont leur intérêt et aimeront trouver ici des avis qu’ils jugent autorisés.

Au sujet de ces citations j’aimerais reprendre à mon compte ce que disait le grand prédicateur C.H. Spurgeon dans sa préface au monumental commentaire des Psaumes qu’il publia en 1869 : « Que le lecteur comprenne bien et garde ceci dans son esprit : je suis loin de souscrire à tout ce que j’ai cité. Je n’assume la responsabilité ni de la pensée, ni de l’orthodoxie des auteurs. Leurs noms sont indiqués afin que chacun d’eux porte son propre fardeau ; et un grand nombre d’écrivains ont été cités afin que les pensées de beaucoup d’esprits soient présentées au lecteur. » (The Treasury of David, Vol. 1.)

Certains s’étonneront sans doute que nous donnions si fréquemment la parole à des auteurs ressortissants des « églises établies » et dont les « chrétiens évangéliques » ne sauraient approuver toutes les affirmations. Mais, à l’heure actuelle, il devient de plus en plus difficile de faire abstraction des études récentes consciencieuses et approfondies sur la langue et la pensée bibliques.

De plus, comme nous le verrons par les extraits rapportés ici, la vérité n’a rien à craindre d’une recherche scientifique honnête. Les conclusions sûres de la science historique, linguistique ou archéologique sont de nature à embarrasser bien plus les grandes églises que les églises de professants. Si la plupart des citations ci-incluses émanent de théologiens dépendant des grandes branches historiques de la chrétienté, on mesurera ainsi la valeur de leurs témoignages en faveur d’églises bien différentes de celles dont ils relèvent. Même si on n’approuve pas toutes les conclusions de ces chercheurs, on ne saurait que rendre hommage à leur honnêteté intellectuelle et au courage dont ils ont fait preuve en nageant contre le courant des opinions accréditées depuis des siècles.

C’est pourquoi leurs aveux ont plus de prix pour nous que les affirmations d’auteurs du camp « évangélique » dont on ne saurait attendre autre chose que la confirmation du point de vue des milieux de professants. Ils en ont surtout davantage pour les lecteurs éventuels des églises officielles ; l’avis d’un des leurs aura toujours plus de poids à leurs yeux que celui d’un inconnu.

Nous espérons ne pas être accusés de partialité parce que nous ne citons que ce qui confirme le point de vue biblique que nous cherchons à exposer. S’il fallait citer et réfuter toutes les idées exposées dans ces ouvrages sur le sujet qui nous occupe, nous dépasserions de loin les limites assignées à cet ouvrage et son but.

D’autres citations viennent simplement confirmer, appuyer ou expliquer certaines affirmations. Les références ne renvoient pas seulement à des ouvrage dont nous approuvons toutes les positions, mais aussi à des travaux où le lecteur, désireux d’approfondir une question, trouvera des développements plus détaillés que ceux permis par le cadre de ce travail.

A moins d’indications contraires, les versets bibliques sont cités d’après la version Segond ou d’après une traduction personnelle.

chapitre précédent retour à la page d'index chapitre suivant