Ils sont nés deux fois

Dieu veut que tous les hommes soient sauvés

Dieu veut que tous les hommes soient sauvés. Il a pris l’initiative de leur salut en envoyant son Fils Jésus-Christ pour expier leurs péchés sur la croix.

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La part primordiale de Dieu

Dans beaucoup de conversions, l’initiative divine paraît primordiale. Ce fut le cas dans la conversion d’Augustin de Thagaste devenu S. Augustin (voir son témoignage dans Naissez de nouveau !).

Hudson Taylor

L’analogie de la conversion d’Augustin avec celle d’Hudson Taylor (1832-1905) est frappante. Là aussi tout semble dû à l’intervention souveraine de Dieu, en réponse aux prières d’une mère. « L’œuvre accomplie du Christ » est au premier plan.

« Un jour, je ne l’oublierai jamais, j’avais quinze ans et ma mère était à quatre-vingts milles de l’endroit où je me trouvais. Je me mis à chercher dans la bibliothèque de mon père un livre qui m’aide à passer le temps. Jetant les yeux sur un paquet de brochures, je fis choix d’un traité évangélique, en me disant : il y aura pour commencer une histoire intéressante, puis une morale, je lirai l’histoire et laisserai la morale pour ceux qui y prennent goût. Je m’assis et commençai ma lecture, indifférent à toute idée religieuse, pensant toujours que s’il existait un salut, il n’était pas pour moi ; j’avais, du reste l’intention bien arrêtée de mettre le traité de côté dès qu’il deviendrait ennuyeux.

» Je ne me doutais guère de ce qui se passait au même moment dans le cœur de ma mère. Ce même après-midi, elle avait quitté la table du dîner avec un désir intense de voir son fils se convertir. Elle alla dans sa chambre, ferma la porte à clef et résolut de n’en sortir que lorsque sa prière serait exaucée. Heure après heure, elle intercéda pour moi, jusqu’à ce qu’enfin ses supplications soient changées en actions de grâces, le Saint-Esprit lui donnant l’assurance que la conversion de son fils unique était un fait accompli.

» Pendant ce temps, j’étais occupé à lire mon traité. Bientôt une expression me frappa : “l’œuvre accomplie du Christ”. Qu’est-ce qui est accompli ? me demandai-je, et, immédiatement, je répondis mentalement : une parfaite expiation du péché. Le Christ est mort pour nos péchés. Si donc l’œuvre entière est accomplie, toute la dette payée, que me reste-t-il à faire ? A l’instant, la lumière resplendit dans mon cœur par le Saint-Esprit, et la joyeuse conviction me fut donnée que rien n’était plus à faire, sinon de tomber à genoux, d’accepter ce Sauveur et son amour, et de louer Dieu à jamais. Pendant que ma mère rendait grâces, j’en faisais autant dans le vieux magasin où je m’étais retiré pour lire mon traité ».1

1 Howard Taylor, Hudson Taylor, Editions Groupes Missionnaires 1947, p. 32-33.

Hudson Taylor partit pour la Chine pour obéir à un appel de Dieu. Il y commença une évangélisation de l’intérieur du pays où jamais un missionnaire ne s’était aventuré. Il fonda la Mission à l’Intérieur de la Chine. Vers la fin de sa vie, en 1906, après une quarantaine d’’années de semailles, un responsable de la Mission pouvait annoncer dans une Convention : « Nous comptons 80 000 communiants en Chine et peut-être autant de candidats ». Plus de deux centaines de missionnaires s’y partageaient l’évangélisation du pays, aidés de nombreux auxiliaires chinois, mais Taylor réclamait un millier d’ouvriers pour le travail dans cet immense pays. Après sa mort en 1906, la China Inland Mission continua son œuvre dans le pays.2

2 A part le livre des Groupes missionnaires, voir aussi : « Hudson Taylor » de J.-P. Benoit, Strasbourg, Ed. Oberlin 1967.

W. Michaëlis

Le Dr W. Michaëlis (1866-1953) fut converti en préparant un sermon sur Jn 15.1-16 : « Lorsque mes yeux tombèrent sur le début du verset 16 (de Jn 15) : “Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, mais moi qui vous ai choisis”, alors il plut à Dieu de faire pénétrer cette parole d’une manière immédiate dans mon esprit avec une puissance de lumière et de vie (mit Licht und Leben wirkender Kraft). Je reconnus ce qu’était la libre grâce et je pouvais croire aussi au pardon et à l’élection pour moi ».3

3 Dr. Walter Michaelis, Nachlese von jahrzehntelangem Dienst auf dem Acker des Evangeliums, Brunnen Vg., Giessen-Basel 1952, p. 18.

Hans Brandenburg

Hans Brandenburg était déjà pasteur, mais il n’avait pas la paix intérieure. Un jour, il a lu Es 43.1 : « Maintenant, l’Eternel, qui t’a créé, ô peuple de Jacob, et qui t’a façonné, ô Israël, te déclare ceci : Ne sois pas effrayé car je t’ai délivré, je t’ai appelé par ton nom, tu es à moi ». Cette parole s’est agrippée à lui et ne l’a plus lâché. « Etait-ce ma conversion ? Je ne connaissais pas ce vocabulaire piétiste alors, mais c’est à ce moment-là qu’a eu lieu l’intervention décisive de Dieu dans ma vie. J’ai franchi la ligne de la mort à la vie. Ou plutôt : j’ai été porté au-delà de cette ligne. Pour la première fois, j’ai fait l’expérience que dans la foi, tout repose sur la grâce de Dieu. Je pouvais croire à présent que je lui appartenais ».4

4 H. Brandenburg Gott begegnete mir Wuppertal, Brockhaus 1963-64 Vol. 1 p. 77. Brandenburg devint un enseignant très béni du peuple de Dieu. Il a écrit beaucoup de commentaires de la Parole de Dieu et resta actif jusqu’à un âge avancé. J’ai fait à Stuttgart un séminaire pour des jeunes où il est intervenu avec une grande fraicheur malgré ses 80 ans.

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