Ma femme, née et élevée en Chine, garde de son enfance le souvenir de tigres hantant les montagnes. Un jour, une pauvre paysanne s’en fut couper de l’herbe au pied d’une colline. Elle portait son bébé sur le dos, tandis qu’un autre enfant trottinait à côté d’elle. Elle tenait à la main une faucille. Au moment où elle atteignait le sommet, elle entendit un rugissement. Glacée d’épouvante, elle vit en se retournant une tigresse suivie par deux de ses petits. Le fauve se jeta sur elle. Cette Chinoise illettrée n’avait jamais été à l’école ou à l’église. Elle n’avait même jamais vu de bible. Pourtant, peu de temps auparavant, un missionnaire lui avait parlé de Jésus en lui disant : « Il peut secourir ceux qui sont en danger. » Au moment où les griffes de la tigresse labouraient son épaule et son bras, la femme s’écria, dans sa souffrance : « Jésus ! Au secours ! » Alors, la bête féroce, au lieu de la dévorer avec ses enfants, l’abandonna soudain et prit la fuite.
La Bible dit : « Il ordonnera à ses anges de te garder dans toutes tes voies » (Psaume 91.11). Dieu a-t-il envoyé un ange pour protéger cette Chinoise ignorante ? Existe-t-il aujourd’hui des êtres surnaturels capables d’infléchir la direction des affaires des hommes et des peuples ?
Le docteur S.W. Mitchell, célèbre neurologue de Philadelphie, s’était couché au soir d’une journée particulièrement harassante. Il fut brusquement réveillé par des coups frappés à sa porte. Il se leva pour ouvrir et découvrit sur le seuil une petite fille, pauvrement vêtue, le visage bouleversé. « Ma mère est très malade, docteur, pouvez-vous venir la soigner ? » La nuit était froide, il neigeait. Le médecin, malgré sa très grande fatigue, s’habilla et suivit l’enfant.
Le Reader’s Digest, qui relate cette histoire, raconte que le docteur trouva la mère dans un état très grave. Après avoir soigné le mieux possible sa pneumonie, il félicita la malade d’avoir une petite fille aussi intelligente et aussi tenace. La femme ouvrit de grands yeux : « Mais, docteur, ma fille est morte le mois dernier ! » Elle ajouta : « Ses souliers et son manteau sont d’ailleurs encore dans la penderie, là-bas. » Le docteur Mitchell, incrédule, ouvrit la penderie : il y trouva le manteau que portait la petite fille quand elle l’avait conduit au chevet de sa mère. Il était sec et tiède et ne pouvait pas avoir été porté pendant cette nuit d’hiver…
Le médecin a-t-il été appelé dans cette circonstance désespérée par un ange ayant pris l’apparence de cette petite fille ? Etait-ce une action des anges de Dieu en faveur de cette malade ?
John Paton, missionnaire aux Nouvelles-Hébrides, a raconté, lui aussi, une histoire extraordinaire d’anges protégeant sa vie. Une nuit, sa maison fut entourée par une tribu d’indigènes hostiles, déterminés à tuer les Paton et à mettre le feu aux bâtiments. Le missionnaire et sa femme prièrent pendant toute cette nuit de terreur, suppliant Dieu de les délivrer. La foule hurlante resta là toute la nuit, mais au lever du soleil les assaillants disparurent. Les missionnaires remercièrent Dieu pour ce secours inexplicable.
Un an plus tard, le chef de cette tribu devint chrétien. John Paton, se souvenant de l’événement, lui demanda pourquoi il ne l’avait pas tué avec sa femme, cette nuit-là. Le chef, tout surpris, lui répondit : « Qui étaient donc ces hommes qui entouraient votre maison ? » Paton, étonné à son tour, lui dit : « J’étais seul dans la maison, avec ma femme. » Le chef alors lui raconta comment, lui et ses hommes, avaient vu des centaines de guerriers protégeant la maison, de grands gaillards en vêtements étincelants et brandissant chacun une épée nue. Voilà pourquoi ils n’avaient pas osé attaquer. Paton comprit alors comment des anges étaient intervenus pour le garder. C’était aussi la seule explication que pouvait trouver le chef. Dieu a-t-il vraiment envoyé une légion d’anges pour arracher ses serviteurs à un danger mortel ?
En Perse, un colporteur fut un jour abordé par un homme qui lui demanda : « Avez-vous l’autorisation de vendre des bibles ? — Bien entendu, répondit-il, on m’a permis de vendre ces livres dans tout le pays. » L’homme parut surpris et lui dit : « Comment se fait-il, alors, que vous soyez toujours encadré par des soldats ? J’ai voulu trois fois vous attaquer, mais quand j’ai vu les soldats je suis resté tranquille. Maintenant je ne veux plus vous faire de mal. » Ces hommes armés étaient-ils des êtres surnaturels ?
Au cours de la Seconde Guerre mondiale, le capitaine Rickenbaker vit son avion abattu au-dessus du Pacifique. Pendant des semaines, l’aviateur fut introuvable. Les journaux le déclarèrent disparu. Des milliers de chrétiens, à travers les Etats-Unis, se mirent à prier pour lui. Le maire de New York, La Guardia, demanda à tous ses concitoyens de prier pour lui. Un beau jour le capitaine fut retrouvé. La presse en fit ses gros titres. Rickenbaker lui-même raconta ce qui s’était passé. Il écrivit : « J’hésiterais à en parler si six autres témoins n’avaient vu les choses comme moi. Nous étions en train de mourir de faim dans notre canot de sauvetage quand une mouette, surgie de nulle part, se posa sur ma tête. Je la saisis tout douce- ment et réussis à la tuer. Nous l’avons partagée et mangée, jusqu’au dernier petit os. Jamais repas ne me parut plus succulent. » Cette mouette sauva la vie du naufragé et de ses compagnons. Plusieurs années après, j’ai eu l’occasion de lui en parler personnellement, car cette expérience lui a permis de connaître le Christ. Il m’a dit : « Je n’ai pas d’autre explication : ce fut une intervention surnaturelle de Dieu. »
Pendant mon ministère, j’ai entendu et lu des milliers d’histoires de ce genre. S’agit-il d’hallucinations, d’accidents, de chance ou de hasard ? S’agit-il d’anges envoyés par Dieu pour accomplir certaines tâches ?
Il y a peu d’années, ces idées auraient paru ridicules à la plupart des gens instruits. La science régnait et poussait les gens à ne croire que ce qui est visible et mesurable. La croyance en des êtres surnaturels semblait stupide, à la limite de la folie.
Cela change. Pensez par exemple à la fascination exercée par l’occultisme sur la société moderne.
Regardez les livres exposés à la vitrine des librairies, offerts aux voyageurs d’un aéroport, lus par les étudiants dans la bibliothèque de leur université. Vous y trouverez une masse d’ouvrages concernant Satan et le satanisme ou la possession démoniaque. Un grand nombre de films, d’émissions télévisées, de chansons rock les plus populaires sont consacrés ou font allusion au diable. Les Rolling Stones ont chanté leur « sympathie pour Satan » dans leurs tubes. Un autre groupe a composé une symphonie en l’honneur du diable.
Le film l’Exorciste est un de ceux qui ont rapporté le plus d’argent. Arthur Lyons a écrit un livre très documenté intitulé : le Retour du Christ et le satanisme en Amérique. Ce thème, dont naguère les intellectuels se seraient moqués, intéresse actuellement des professeurs d’université comme John Updike et Harvey Cox. Des sondages révèlent que 70 % des Américains admettent l’existence du diable. Walter Cronkite a présenté à la télévision de la compagnie C.B.S. une enquête récente indiquant que le nombre des auditeurs croyant au diable était en augmentation de 12 %. C’est d’autant plus surprenant que les savants, les psychologues, les sociologues et même certains théologiens de la génération passée prédisaient pour 1980 la disparition pratiquement générale de la croyance au surnaturel. C’est le contraire qui s’est produit.
Il y a quelque temps, dans une ville moyenne, j’ai eu la curiosité d’étudier les pages d’annonces des distractions offertes par la presse locale. J’ai eu un véritable choc en lisant les sujets des films projetés par les cinémas de la région. Ils comprenaient le sadisme, le crime, la possession démoniaque, le culte de Satan, la terreur, sans compter l’érotisme et la pornographie. Chaque annonce paraissait vouloir surpasser les autres dans le désir de choquer, de terrifier, de fasciner, de bouleverser les spectateurs.
Les chrétiens eux-mêmes, catholiques et protestants, ont publié un grand nombre de livres sur le diable. A mon avis, c’est beaucoup trop s’occuper de lui. J’ai d’ailleurs également écrit un livre sur ce sujet. Je ne l’ai pas encore publié et je me demande si je dois le faire.
D’après la Bible, Satan est un être qui existe : il agit dans le monde avec ses auxiliaires, les démons. Le Nouveau Testament le montre intensifiant son effort pour tenter de détruire l’œuvre de Jésus-Christ, le Fils de Dieu. Actuellement, l’accroissement apparent de l’activité satanique sur notre planète pourrait fort bien être un signe de la proximité du retour de Jésus-Christ. On peut à coup sûr discerner partout en ce moment les preuves de l’activité de Satan. Nous la voyons dans les guerres et dans les crises du monde d’aujourd’hui. Nous la voyons aussi dans les attaques de Satan contre les membres du corps du Christ.
Le docteur Kenneth McAll chirurgien-psychiatre britannique, est un expert en satanologie. Il a passé de nombreuses années en Chine et, quand il dut rentrer en Angleterre, il se spécialisa en psychiatrie. Bientôt il découvrit que des centaines de malades ne relevaient pas de son scalpel de chirurgien ou de son divan de psychiatre. Il se souvint alors du satanisme observé en Chine vers 1930. II s’est joint à l’équipe organisée par un des membres les plus distingués du haut clergé anglican, l’évêque d’Exeter, et est devenu en ce domaine un spécialiste international. Il travaille, en liaison avec des médecins, la Fraternité des Psychiatres et l’Eglise, dans le domaine du satanisme, de la possession démoniaque et de l’exorcisme.
Le docteur McAll est convaincu du danger présenté par des distractions en apparence anodines comme l’astrologie, les tarots, la magie blanche, la consultation des voyantes et des tireuses de cartes. Ces « distractions » font mettre le doigt dans l’engrenage du satanisme et devraient être soigneusement évitées par les adultes et les enfants.
Récemment, j’ai dîné avec plusieurs sénateurs et membres du Congrès dans une salle du Capitole, à Washington. Nous avons beaucoup parlé de l’influence croissante de l’occultisme, comme le montre en particulier le succès du film l’Exorciste. Un des sénateurs, ayant récemment connu une profonde expérience religieuse, dit qu’il évitait soigneusement de passer devant un cinéma où l’on projetait l’Exorciste. Il avait peur de s’en approcher, car autrefois il avait été passionné d’occultisme et en redoutait l’influence. « Je sais, déclara-t-il, que les anges et les démons existent vraiment. »
Le docteur McAll met en garde ceux qui naïvement considèrent la mode de l’occultisme comme une distraction passagère. Des centaines de per- sonnes, dit-il, ont commencé par s’amuser de ces choses innocemment, mais sont finalement tombées sous l’influence ou la possession totale de Satan ou des démons.
Récemment le pape Paul VI a déclaré que les attaques du mal contre la société à tous les niveaux étaient en réalité l’œuvre du diable en personne, ayant à sa disposition une armée de démons. L’Eglise catholique a réaffirmé sa position sur la réalité du monde des esprits et les théologiens protestants de toutes tendances s’intéressent de plus en plus à ce problème.
Ce regain d’intérêt pour le satanisme et l’occultisme n’est pas la seule preuve de l’évolution actuelle en ce domaine. On peut en voir une autre dans la controverse sans cesse plus passionnée soulevée par l’étude des objets volants dits « non identifiés », les O.V.N.I.
Des hommes de science affirment, d’autres nient l’existence d’O.V.NI. apparaissant de temps en temps. Certains de ces savants croient possible la venue de visiteurs extra-terrestres sur la terre. Pour certains chrétiens, ce serait peut-être des êtres séraphiques venant surveiller la création matérielle de l’univers. Nous sommes incapables d’arriver à une certitude sur ce point, mais beaucoup de gens pensent pouvoir expliquer ces phénomènes par une action surnaturelle. Ces événements inexplicables se produisent de plus en plus souvent, dans le monde entier, en des endroits inattendus.
Récemment, le Japon a connu un exemple typique d’apparition dans le ciel nocturne d’objets insolites. Le 15 janvier 1975, une escadrille d’O.V.NI., semblables à un collier de perles, traversa silencieusement le ciel du Japon sur la moitié de sa longueur. Des policiers, des fonctionnaires et des milliers de curieux ont vu avec étonnement de quinze à vingt objets étincelants survoler le pays en formation régulière dans une sorte de nuage étrange. Ces O.V.N.I. furent aperçus au-dessus de villes éloignées de plus de 1200 kilomètres en moins d’une heure.
Des centaines d’appels téléphoniques angoissés bloquèrent les centraux de la police et du gouvernement, tandis que l’escadrille fonçait vers le sud. Tous les correspondants parlaient du grand nuage survolant leur ville. « Et des objets étranges se déplacent en ligne droite au cœur de ce nuage », nota l’officier Takeo Obhira. Etait-ce des avions ? « Non, dit Hiroshi Mayazawa, car aucun avion et aucun phénomène naturel ne furent repérés par mon radar. La nuit était particulièrement claire. Toute cette affaire est pour moi un mystère. »
Le professeur Masatoshi Kitamura contempla ce surprenant tableau dans le ciel nocturne depuis la salle de contrôle de la station météorologique de Tokyo, à côté de l’aéroport. Il raconte : « J’étais très surpris Mon radar ne montrait rien. J’ai décrit ce que je voyais à la tour de contrôle de l’aéroport. Ils ne voyaient rien sur leur radar, m’ont-ils précisé. »
Des centaines d’événements semblables se produisent chaque année sur tous les continents. Un savant du laboratoire de recherche atomique de Los Alamos m’a dit que cinq pour cent des O.V.N.I. étudiés ne sont pas explicables scientifiquement. Les théories élaborées par certaines imaginations fertiles sont inacceptables. Voilà le fait.
Les idées d’Emmanuel Velikovsky et d’Eric von Däniken ont soulevé un immense intérêt et suscité un grand nombre de livres et de films. Von Däniken, dans son célèbre ouvrage les Chars des dieux ? (Chariots of the gods ?), suppose que des astronautes préhistoriques, venant de mondes lointains, ont visité la terre dans leurs engins spatiaux. Ces visiteurs seraient devenus, dans la mémoire des hommes, les dieux de leurs mythologies.
Velikovsky, dans ses deux ouvrages également populaires Worlds in collision (Mondes en collision) et Ages in chaos (Siècles de chaos), tente d’expliquer l’histoire troublée du Proche-Orient au cours du second millénaire avant Jésus-Christ par une explosion violente du système solaire bouleversant la terre. Le souvenir de ces temps d’épouvante fut réprimé, mais subsista dans la mémoire de la race humaine et explique la conduite suicidaire de l’homme actuel.
On aurait pris à la légère ces cosmologies fantastiques si elles n’avaient pas été proposées, avec beaucoup d’autres théories semblables, tellement sérieusement et si fréquemment qu’on ne peut les écarter d’un haussement d’épaules. Au contraire, on les étudie dans plusieurs universités. Pour animer un débat télévisé, rien ni personne ne peut exciter les interlocuteurs comme von Däniken ou Velikovsky.
Des chrétiens sincères, croyant fermement à la vérité des saintes Ecritures, affirment que les O.V.NI. sont des anges. Est-ce admissible ? Ces gens citent certains passages des livres d’Esaïe, d’Ezéchiel, de Zacharie et de l’Apocalypse et y trouvent des ressemblances frappantes avec les rapports concernant les prétendus O.V.N.I. Pour eux, par exemple, le dixième chapitre d’Ezéchiel pourrait fort bien correspondre à l’atterrissage d’une machine volante. Nous lisons dans ce chapitre que chacun des quatre chérubins avait une roue à côté de lui. Chaque roue semblait être au milieu d’une autre roue, elles avaient l’aspect d’une chrysolithe, c’est-à-dire qu’elles avaient une couleur vert-jaune. En raison de la disposition de ces roues, les chérubins pouvaient aller dans quatre directions. Ils n’avaient pas besoin de virer puis- qu’ils pouvaient aller dans la direction vers laquelle une de leurs faces était tournée. « Lorsque les chérubins s’élevaient en l’air, les roues ne se détachaient pas d’eux. Quand ils s’arrêtaient, les roues faisaient de même, car l’esprit des chérubins était en elles. » (v. 9, 13, 16, 17).
Une interprétation de ce genre est pure spéculation. Mais il est intéressant de voir ces théories prises au sérieux, même par des gens prétendant ne pas croire au Dieu de la Bible.
Une autre preuve de l’actualité des recherches sur le surnaturel, c’est le fait que beaucoup de gens sont fascinés par l’étude de la perception extra-sensorielle, la P.E.S. La science si subjective de la parapsychologie est en effet un domaine où se multiplient les recherches dans nos universités modernes.
A l’université de Duke, le professeur Joseph Rhine se mit à étudier la perception extra-sensorielle dans les années 1930. Il eut un tel succès qu’une chaire de parapsychologie, dont il devint le premier titulaire, fut créée dans cette université. Aujourd’hui, les savants poussent les possibilités de la P.E.S. dans toutes les directions concevables. Ceux qui se consacrent à ces problèmes constituent une véritable aristocratie. Ces études ne sont pas seulement d’un niveau intellectuel et scientifique très élevé, elles sont aussi très à la mode, car leurs partisans les plus résolus affirment n’être pas religieux. Elles sont d’ailleurs plus respectées en Union soviétique qu’aux Etats-Unis. C’est devenu parfois une sorte de « religion de remplacement », bien que ce soit surtout une technique utilisée pour influencer les hommes.
Remarquez les réactions des gens participant à une discussion télévisée. Quand un homme célèbre entre et s’installe à la place de l’invité et qu’on lui demande : « Croyez-vous à la P.E.S. ? », s’il répondait « Non », il serait, en cette fin de siècle, aussi ridicule que s’il avait dit « Oui » il y a vingt ans. Edgar Mitchell, un de nos astronautes, est devenu fanatique de la P.E.S. et consacre tout son temps à explorer ces domaines, écrivant des livres et multipliant ses causeries à la télévision sur ce sujet.
Pourquoi écrire un livre sur les anges ? N’est-ce pas simplement me joindre à tous ceux qui spéculent déjà sur les phénomènes surnaturels ? Quelle importance peut avoir une telle discussion ? Le Moyen Age n’a-t-il pas mis un terme à l’étude des anges ?
Au moment où toutes les puissances malfaisantes de notre monde paraissent s’acharner sur les esprits des hommes perturbés et frustrés de notre génération, je crois nécessaire de nous consacrer maintenant aux affirmations positives de la foi chrétienne. L’apôtre Jean a dit : « Celui qui est en vous est plus grand que celui qui est dans le monde » (1re épître de Jean 4.4). En vérité, Satan est capable de faire des actes surnaturels. Mais seulement si Dieu le lui permet : il est tenu en laisse. Dieu seul est tout-puissant. Il est l’omnipotent qui a donné au chrétien des armes offensives et défensives. Nous n’avons rien à redouter, nous ne sommes pas dans la détresse. Ne nous laissons pas séduire ou intimider. Soyons plutôt sur nos gardes, dans le calme et la vigilance, « afin de ne pas laisser à Satan l’avantage sur nous, car nous n’ignorons pas ses desseins » (2 Corinthiens 2.11).
Une des ruses de Satan consiste à nous faire oublier que Dieu peut nous secourir dans nos luttes contre les forces du mal. La Bible affirme en effet que Dieu nous assiste dans nos combats spirituels. Nous ne sommes pas seuls dans le monde. Le Saint-Esprit de Dieu nous a été donné pour nous guider et nous apporter la puissance nécessaire. En outre, la Bible — près de trois cents fois — nous dit que Dieu dispose d’anges innombrables à la disposition de ses enfants dans la guerre spirituelle. La Bible ne donne pas tous les renseignements que nous aimerions avoir, mais son enseignement suffit pour nous encourager et nous fortifier en toutes circonstances.
Ces êtres célestes existent, et ils nous aident de façon invisible, j’en suis certain. Je ne crois pas aux anges parce que quelqu’un m’a raconté avoir reçu la visite dramatique d’un ange, même si un tel témoignage est très impressionnant. Je ne crois pas aux anges parce que, pour certains, les O.V.N.I. ressemblent à des anges. Je ne crois pas aux anges parce que les spécialistes de la P.E.S. rendent de plus en plus plausible l’existence d’un monde des esprits. Je ne crois pas aux anges en raison de la mode actuelle de parler de la réalité de Satan et des démons. Je ne crois pas aux anges pour en avoir vu un, Car je n’en ai jamais vu.
Je crois aux anges parce que la Bible affirme leur existence, et pour moi la Bible est vraiment la parole de Dieu.
Je crois aussi aux anges pour en avoir senti la présence dans ma vie en certaines circonstances.
Ce que je vais dire dans ce livre n’est pas l’accumulation de mes idées sur le monde des esprits, ce n’est pas même le résultat de mes expériences spirituelles en ce domaine. Je me propose d’exposer, au moins partiellement, ce que je comprends des affirmations de la Bible à propos des anges. Bien entendu, ce ne sera pas une étude approfondie de ce sujet. Mon but, pourtant, est d’éveiller votre curiosité au point, après avoir lu mon livre, de vous faire chercher dans la Bible ce qu’elle dit à ce sujet.
La force et les ressources spirituelles sont à la disposition de tous les chrétiens. Comme ces ressources sont illimitées, les chrétiens vaincront. Des millions d’anges sont sous les ordres de Dieu : ils sont à notre service. Les armées célestes sont au garde-à-vous tandis que nous marchons sur le chemin allant de la terre jusqu’à la gloire. Les mitraillettes de Satan ne sont pas de force à arrêter l’artillerie lourde de Dieu. N’ayez pas peur. Il a chargé ses anges de la guerre contre les forces malfaisantes : la victoire leur appartient. L’apôtre Paul écrit dans sa lettre aux Colossiens (2.15) : « Il a dépouillé les dominations et les autorités et les a livrées publiquement en spectacle, en triomphant d’elles par la croix. » La victoire sur la « chair », le monde et le diable est à nous, maintenant ! Les anges sont là pour nous aider, ils sont prêts à répondre à notre appel en toutes circonstances.
Tandis que vous lisez ces pages, je demande à Dieu de vous faire voir les ressources préparées pour tous ceux qui se tournent vers lui afin d’implorer son secours. Je lui demande aussi d’utiliser ce livre pour vous faire comprendre combien vous avez besoin de lui. Il a envoyé son fils, Jésus-Christ, dans ce monde pour nous délivrer de la puissance du péché et du sentiment de notre culpabilité.