Éternelle nouveauté de l’Évangile

Introduction

Ce n’est pas de mon plein gré que j’apporte ce message, mais le Saint-Esprit me l’a imposé d’une façon telle que je ne puis me dérober. J’espérais presque qu’il pleuvrait ce soir, mais Dieu nous a donné du beau temps.

Je m’adresse non seulement à la foule des gens venus de la région de Miami, mais aux délégués, aux pasteurs, à vous tous qui vous préparez à retourner chez vous pour servir le Seigneur et pour annoncer l’Evangile.

Je veux ouvrir le livre de Jérémie, un livre que je lis presque chaque jour. Je crois que ce livre décrit notre condition humaine aujourd’hui d’une façon probablement plus exacte que n’importe quel autre livre de la Bible. Je lis les paroles du prophète dans le chapitre 6 de Jérémie, versets 13 à 16, et 19 et 20 :

« Depuis le plus petit jusqu’au plus grand, tous sont avides de gain ; depuis le prophète jusqu’au sacrificateur, tous usent de tromperie, Ils pansent à la légère la plaie de la fille de mon peuple : paix, disent-ils, et il n’y a point de paix.

Ils seront confus, car ils commettent des abominations. Ils ne rougissent pas, ils ne connaissent pas la honte. C’est pourquoi ils tomberont avec ceux qui tombent, ils seront renversés quand je les châtierai, dit l’Eternel.

Ainsi parle l’Eternel : Placez-vous sur les chemins, regardez, et demandez quels sont les anciens sentiers, quelle est la bonne voie. Marchez- y, et vous trouverez le repos de vos âmes. — Mais ils répondent : Nous n’y marcherons pas !…

Ecoute, Terre : voici, je fais venir sur ce peuple le malheur, fruit de ses pensées, car ils n’ont bas été attentifs à mes paroles, ils ont méprisé ma Loi… Vos sacrifices ne me sont point agréables. »

Jérémie s’adressait à l’Eglise de son temps. Il dit à Israël :

— « Vous vous êtes écartés de la foi de vos pères. Israël, reviens, reviens, reviens aux sentiers anciens, aux chemins d’autrefois ! »

L’Evangile a-t-il été mis à l’épreuve ?

Le dix-neuvième siècle a été le siècle de l’affirmation. Le vingtième siècle est devenu le siècle de l’interrogation. Ce à quoi nous avons cru autrefois est mis en question aujourd’hui. La jeunesse demande :

— « Si ce que vous croyez est vrai, comment se fait-il que le monde soit dans un tel désordre aujourd’hui ? »

Certains ont même dit que le Christianisme a échoué. Ils disent :

— « Regardez la souffrance, la détresse, la maladie, la pauvreté, la haine, l’injustice raciale, la guerre, le sang répandu par toute la terre. Si Dieu est un Dieu d’amour, pourquoi n’abat-il pas tout cela ? Le Christianisme a échoué. »

Je partage l’avis de G. K. Chesterton qui a dit :

— « Ce n’est pas que le Christianisme ait été mis à l’épreuve et qu’il ait échoué, mais il est apparu difficile, et il n’a pas été mis à l’épreuve. »

Beaucoup de gens aujourd’hui disent que nous devons mettre de côté les choses anciennes de nos pères :

— « Nous avons besoin de quelque chose de nouveau. »

Même des responsables d’Eglise commencent à dire cela dans certaines régions. Et c’est ainsi qu’apparaissent de nouvelles idées qui, d’après leurs défenseurs, sont préférables aux idées d’autrefois. Quelques-unes de ces nouvelles idées sont en train d’envahir l’Eglise avec des résultats mortels.

Je veux vous parler de trois de ces choses : Une nouvelle théologie. Une nouvelle morale. Une nouvelle évangélisation.

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