La paix avec Dieu

PRÉFACE DE L’ÉDITION FRANÇAISE

La réputation de Billy Graham est quasi universelle. Ses campagnes, les rapports de presse, ont suffisamment fait connaître ce prédicateur pour qu’il ne soit plus nécessaire de le présenter au public de langue française.

Ceux qui ont eu le privilège d’assister à des réunions présidées par Billy Graham — même quand ils s’y sont rendus avec un esprit chargé de préventions contre l’homme ou contre sa théologie — ont vite été convaincus : Billy Graham est sans conteste un prophète moderne. Il a reçu une vocation divine. Il apporte à ses contemporains la Parole de Dieu dans le langage de notre temps.

On relève parfois très justement que Billy Graham n’est pas seul à l’œuvre, qu’il est entouré d’une équipe d’hommes de valeur dont il n’est que le porte-parole. Tout cela est vrai. Et c’est même tout à son honneur. Il ne fait pas cavalier seul. Rien n’est plus édifiant que de voir cette équipe à l’œuvre. Ces hommes sont très différents Les uns des autres. Mais ils sont tous convaincus, capables et très unis.

Billy Graham est un véritable orateur chrétien. C’est le plus grand évangéliste de notre temps. Il apporte l’Evangile dans sa plénitude, avec ses aspérités, ses rudesses, comme aussi avec ses trésors de pardon et d’amour divins. Il délivre ce message de manière claire, nette, sans aucune recherche personnelle, sans préoccupation ecclésiastique, et avec le désintéressement le plus complet. Il proclame l’Evangile avec la hardiesse que met un homme à lancer une bouée de sauvetage à des navigateurs en détresse. Il a la vraie éloquence, celle qui se moque de l’éloquence. Il a la parole vibrante et incisive des hommes qui ont quelque chose à dire et qui, le disant, n’ont qu’un désir, celui d’être compris.

On verra rapidement, par la lecture des pages qui suivent, de quel bois se chauffe Billy Graham. C’est un homme de la Bible. On retrouve fréquemment dans ses allocutions des expressions comme celles-ci : « Dieu dit dans sa Parole », « la Bible déclare ». Or, c’est précisément là que réside la force du prédicateur. Il parle au nom de Dieu sans s’attribuer une autorité personnelle quelconque. Il n’a qu’un souci, celui de mettre ses auditeurs en rapport étroit et direct avec Dieu. Aucun homme, aucune Eglise n’est indispensable à la communion du croyant avec son Dieu. Billy Graham ne dit pas « Venez à moi ! », « Venez à nous ! », non plus que « Venez à notre Eglise ou à telle ou telle Eglise ! » Il proclame hardiment : « Allez à Dieu ! le seul intermédiaire nécessaire dont parle la Bible, c’est le Christ lui-même, Fils unique et éternel de Dieu. Il est le seul médiateur, parce qu’il a seul expié nos fautes. »

Partout où il passe, Billy Graham travaille en collaboration avec les Eglises locales en vue de leur développement. Mais il réapprend aux chrétiens de notre temps cette vérité fondamentale : L’Eglise, la vraie, c’est celle qui met les gens en contact direct avec Dieu, par Jésus-Christ.

Plus que jamais les hommes de notre génération ont besoin de Dieu. Leurs efforts pour l’établissement de la paix seront vains ; et malgré leurs richesses matérielles, ils continueront à vivre avec une âme indigente aussi longtemps qu’ils resteront étrangers ou hostiles à l’Evangile.

Cet Evangile n’est pas nouveau, Dieu merci. La nouveauté et l’improvisation en matière religieuse sont dangereuses. Non, le message est vieux : deux fois millénaire. Mais Billy Graham est sans contredit l’homme choisi par Dieu pour nous faire comprendre sa valeur toujours actuelle et sa puissance immuable.

Roger Chérix, pasteur.

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