Je bâtirai mon Église

Introduction

A. IMPORTANCE DE L’ÉGLISE

Pour Dieu.

« Je te dis que tu es Pierre et que sur cette pierre je bâtirai mon Eglise et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle » (Mt. 16.18).

Cette parole bien connue du Seigneur nous place d’emblée devant l’importance de l’Eglise. Jésus-Christ Lui-même, le Fils de Dieu, « celui par qui et pour qui sont toutes choses » veut bâtir cette Eglise, son Eglise. Il savait que cette construction ne se ferait pas sans difficulté et que toutes les puissances de l’enfer se ligueraient contre elle. Cependant le triomphe dernier de l’Eglise est aussi certain que la victoire finale de son Chef.

D’autres passages du Nouveau Testament soulignent le grand intérêt que Dieu porte à l’Eglise. « Christ a aimé l’Eglise et s’est livré Lui-même pour elle » (Eph. 5.25). L’aurait-Il aimée si elle n’avait à ses yeux une si grande valeur ? Se serait-Il sacrifié pour elle si elle n’avait eu, pour Lui, un si grand prix ?

« Ce n’était pas pour la nation seulement (que Jésus devait mourir), c’était aussi afin de réunir en un seul corps les enfants de Dieu dispersés » (Jn. 11.52). Le but final de la mort de Christ à la croix n’était donc pas seulement le salut de l’individu, mais la constitution de ce corps dont la vocation s’inscrit dans un plan aux dimensions cosmiques : « afin que les dominations et les autorités dans les lieux célestes connaissent aujourd’hui par l’Eglise la sagesse infiniment variée de Dieu » (Eph. 3.10) ; de cette « Eglise du Dieu vivant (qui est) la colonne et l’appui de la vérité » (1 Tim. 3.15).

Si Dieu attribue à l’Eglise un rôle si important, pouvons-nous la laisser en marge de nos préoccupations ?

Dans la Bible plusieurs centaines de passages en parlent : le livre des Actes raconte comment les églises furent fondées, les épîtres, toutes adressées à des églises ou à leurs conducteurs, font une large place aux problèmes d’église ; dans l’Apocalypse enfin, c’est encore aux églises que l’Esprit de Dieu fait parvenir ses ultimes révélations. Si l’Eglise occupe tant de place dans la révélation divine, pouvons-nous la considérer comme une réalité secondaire ?

Pour nous.

D’ailleurs, qui de nous prétendrait pouvoir se passer d’elle ? N’est-ce pas par l’Eglise, dans la mesure où elle a été fidèle, que l’Evangile nous a été transmis. N’est-ce pas l’Eglise, c’est-à-dire le Corps de Christ, l’ensemble des vrais enfants de Dieu, qui nous a nourris, éduqués, corrigés dès les premiers jours de notre vie nouvelle, parce que Dieu l’a instituée pour nous faire croître normalement et harmonieusement (Eph. 4.11-15) ? N’est-ce pas au sein de l’Eglise que nous trouvons les possibilités d’action et de témoignage qui nous permettent de nous épanouir ?

Le chrétien du Ier siècle n’aurait jamais conçu sa vie chrétienne autrement que dans la communion avec ses frères et sœurs dans l’Eglise.

« La chrétienté primitive vit dans la pensée de l’Eglise »1. Le chrétien-Robinson n’existe pas2. Durant les premiers siècles du christianisme, l’Eglise a pris peu à peu une importance telle qu’on arriva à penser que « hors de l’Eglise : pas de salut ». A la surestimation catholique de l’Eglise succéda la suraccentuation protestante du salut individuel. L’Eglise tient peu de place dans la recherche théologique protestante du XVIe au XIXe siècle3.

1 Scheel : Zum urchrisilichen Kirchen- und Verfassungsproblem, p. 409.

2 « Ne pas venir à l’assemblée c’est faire acte d’orgueil et s’exclure soi-même, car il est écrit : Dieu résiste aux orgueilleux » Ignace d’Antioche : Aux Ephés. 5.2.

« La Bible ne sait rien d’une religion solitaire », John Wesley. — « Il n’y a pas de christianisme individuel. Au siècle apostolique, nous ne voyons pas un homme vivant de la vie chrétienne, isolé de ses semblables. Naître à la vie chrétienne, naître à la vie de la foi, c’est naître du même coup à la vie d’Eglise. Et si, en apparence, il y a d’autres chemins que celui de l’Église pour conduire à Christ, ne doit-on pas dire tout au moins que le Christ conduit à l’Eglise ? » Marc Boegner : Qu’est-ce que l’Eglise, p. 24-25. — « L’Eglise véritable fait nécessairement partie de la vraie foi chrétienne, la foi chrétienne est une impossibilité sans l’Eglise, la foi chrétienne ne peut sortir que de l’Eglise et, de son côté, elle ne peut aboutir qu’à l’Eglise. » Emil Brunner : « Eglise et Révélation » dans Revue de Théologie et de Philosophie, janv.-mars 1930, p. 7. — « Nous savons qu’il n’est pas possible à un christianisme vivant de durer longtemps, s’il ne s’exprime pas dans une forme ecclésiastique et communautaire. » E. Brunner : La situation de l’Eglise, p. 4. — « Le chrétien de la fin du 1er siècle, pas plus que celui de l’âge apostolique, n’est un isolé ; telle est la première remarque qui s’impose à nous… Le chrétien est par essence, par définition, pourrait-on dire, un homme qui a des frères… Tout chrétien fait partie d’une Eglise et par ce mot il faut entendre d’abord une communauté locale. » Chanoine Bardy : La théologie de l’Eglise de saint Clément de Rome à saint Irénée, p. 7, 8, 19. — « Un christianisme « individuel » qui se constituerait loin de l’Eglise et en dehors d’elle est impensable pour l’Eglise primitive. » R. Schnackenburg : Die Kirche im N.T. (Herber, Freiburg, 1961), p. 14. — « Aucun écrivain du Nouveau Testament n’aurait jamais supposé qu’un homme puisse être « en Christ » et pas « dans l’Eglise », cela lui aurait semblé être une impossibilité pratique. » Mac Gregor : Corpus Christi, p. 4.

3 « Dans la conscience des chrétiens et dans la théologie jusqu’à la première guerre mondiale, l’église n’a joué qu’un rôle secondaire. » U. Valeske : Votum ecclesiae p. 1. — « La doctrine de l’Eglise et celle du Saint-Esprit qui s’y rattache sont les domaines oubliés de la tradition chrétienne. » Théodore Wedel : The Coming Great Church (Macmillan Co. Ny., 1945), p. 46.

B. LE SIÈCLE DE L’ÉGLISE

Pourtant, si le XIXe siècle a connu l’apogée de la tendance individualiste, le nôtre a reconnu l’erreur de cette attitude. En 1926 l’évêque O Dibelius prophétisait : « Le XXe siècle sera le siècle de l’Eglise »4. La même année E. Thurneysen écrivait : « Cet éveil de la recherche de l’Eglise me paraît significatif pour l’heure historique que nous vivons. Je crois que cette recherche nous occupera et nous préoccupera encore passablement au cours des années et des décennies qui viennent. »5

4 Otto Dibelius : Das Jahrhundert der Kirche, Berlin 1926.

5 E. Thurneysen : « Die Frage nach der Kirche », Zwischen den Zeiten 4, (1926).

Ces prévisions devaient se révéler exactes. En 1935 Drobnitzky affirmait : « le temps de l’individualisme des christianismes est passé… aujourd’hui nous sommes devant la grande recherche de l’Eglise »6. On parle de « redécouverte de l’Eglise »7, d’un nouvel amour pour la vieille Eglise  »8 et même de « panécclésiologie ».

6 W. Drobnitzky : « Die ewige Kirche » in Eine heilige Kirche No 17 (1935), p. 285.

7 Plachte : Die Wiederentdeckung der Kirche, (Göttingen, 1940).

8 H.W. Wolff : Neue Liebe zur alten Kirche, (Gütersloh, 1947).

Les catholiques eux-mêmes constatent : « Au sein des chrétientés protestantes c’est d’une redécouverte totale de l’Eglise qu’il s’agit »9. Ainsi en 1943 le professeur Ehrenström pouvait écrire : « Il n’est pas nécessaire d’être grand prophète pour prédire que, dans les décades qui viennent, le problème de l’Eglise sera le problème dominant de toute la chrétienté »10, et Karl Barth affirme : « On a parlé de l’Eglise au cours des trente années qui ont suivi la première guerre mondiale, plus que pendant tous les XVIIIe et XIXe siècles réunis »11.

9 « Autour du renouveau de l’ecclésiologie », La vie intellectuelle (1939), t. 51 p. 9.

10 Un des faits les plus significatifs de ce tournant de l’intérêt théologique est la juxtaposition de cette mention relevée dans l’encyclopédie des Sciences religieuses publiée en 1878 par F. Lichtenberg : « Il n’existe pas à notre connaissance d’ouvrage spécial sur la Théorie de l’Eglise en langue française », Tome IV p. 295, et de la publication en 1962 d’un ouvrage de bibliographie comme Votum ecclesiae qui consacre plusieurs centaines de pages à la mention et à l’analyse d’ouvrages exclusivement consacrés aux problèmes ecclésiologiques. — Voir aussi le travail d’Olof Linton sur l’analyse des travaux ecclésiologiques parus entre 1880 et 1930. Pour plus de détails sur ce réveil de la conscience d’Eglise dans la recherche théologique catholique et protestante, voir : U. Valeske : Votum ecclesiae p. 2-5, (Claudius Verlag, München, 1962).

11 Karl Barth : L’Eglise, p. 57.

D’autres voix, cependant, sont moins optimistes : E. Brunner parle de « recherche tâtonnante d’une nouvelle forme de l’Eglise », de « l’ère de la crise de l’Eglise, qui, il y a une trentaine d’années a été annoncée orgueilleusement comme le siècle de l’Eglise »12.

12 Evang. Theologie, (1959), p. 147.

Aujourd’hui, tout le monde parle de l’Eglise, mais qu’entendons-nous par Eglise ? Sommes-nous au moins d’accord pour placer sous ce terme la même réalité ? Loin de là. Au contraire, toute cette recherche approfondie semble n’avoir que mieux mis en lumière le désarroi profond du protestantisme devant ce problème13. En 1965, donc après un demi-siècle de recherches théologiques sur l’Eglise, le pasteur J.P. Benoît dira encore : « A notre connaissance, jamais personne n’a défini ce qu’est l’Eglise »14.

13 « Qu’est-ce que l’Eglise ? Cette question, le protestantisme ne l’a pas résolue. Jamais encore depuis la Réformation la lumière n’a été faite sur le rapport entre l’Eglise au sens confessionnel de communauté de Jésus-Christ, et l’institution ou les institutions qu’on appelle les Eglises. » E. Brunner, Le malentendu de l’Eglise, p. 7. — « Le problème de l’Eglise est vraiment le problème toujours posé, jamais résolu de la théologie protestante. » Emil Brunner La loi et les ordonnances (répété dans Le renouveau de l’Eglise, p. 9). — « La théologie réformée n’est jamais arrivée à une conclusion nette dans sa doctrine de l’Eglise, pas plus que la Réforme n’est arrivée à créer une organisation qui y corresponde ; tout au moins, il faut le dire, elle n’a pas réussi à faire prévaloir sa doctrine. Des conceptions étrangères et des formes étrangères d’organisation se sont, à cause de ce point faible, emparées du protestantisme ; des liens artificiels se sont formés, des constructions de fortune, de tous les styles et peu solides, ont été élevées, et aujourd’hui dans l’universel ébranlement de la société occidentale, ces constructions s’écroulent, révélant leur faiblesse interne et leur caractère artificiel. » Emil Brunner : Le renouveau de l’Eglise, p. 10. — « La vraie doctrine de l’Eglise se trouve encore dans son stade d’évolution. Il n’existe à l’heure actuelle aucune communauté qui pourrait prétendre d’elle-même qu’elle a élaboré une conception d’Eglise nette et précise. » R. Slencska : Die Grenzen der Kirche » in Zeitiwende, (1959) p. 685.

14 Dénominations et Sectes, Ed. Les Bergers et les Mages (1965), p. 7.

C. « JE BÂTIRAI MON ÉGLISE » — Incertitudes.

« Je bâtirai mon Eglise ». Lorsque nos frères du Ier siècle entendaient cette parole, ils savaient de quoi le Seigneur avait voulu parler ; cette Eglise, ils la voyaient s’édifier sous leurs yeux, ils la constituaient, ils la vivaient. Le chrétien du XXe siècle ne sait plus à quoi le Seigneur a fait allusion, parce que ce mot Eglise recouvre pour lui une foule de notions différentes.

Cette parole du Seigneur souligne pour nous l’importance et l’unité de l’Eglise ; elle nous dit clairement qui sera son chef et son constructeur, quel sera son avenir. Mais d’autre part, elle nous pose autant de problèmes qu’elle en résout et, à ces problèmes, chaque fraction de la chrétienté actuelle donne une autre réponse.

Autour de ces réponses différentes viennent se cristalliser les divergences les plus importantes entre les branches historiques du christianisme. Sur qui ou sur quoi Jésus-Christ a-t-Jl voulu bâtir son Eglise ? Sur Pierre, sur la confession de Pierre ou sur Lui-même ?

— Suivant quel plan voulait-Il la construire ? Suivant celui qu’Il a transmis aux apôtres une fois pour toutes, ou suivant un plan qu’Il communiquerait au fur et à mesure aux bâtisseurs ?

— De quels matériaux se servira-t-Il ? de tous les hommes, de tous les « baptisés » ou seulement de ceux qui, comme Pierre, confessent qu’Il est le Christ, le Fils du Dieu vivant ?

— Sous quelle forme se présentera cette Eglise ? Devons-nous chercher une Eglise visible ou nous contenter de l’Eglise invisible ?

— À quelle Eglise s’adresse cette promesse : « les portes du séjour des morts ne prévaudront pas contre elle » ? à celle qui groupe le plus grand nombre de fidèles ? à celle qui prétend être l’héritière d’une évolution historique continue du Ier au XXe siècle, ou à celle qui, renonçant à l’évolution, revient au modèle apostolique et « persévère dans l’enseignement des apôtres » ?

Qu’est-ce que l’Eglise ? où est l’Eglise ?

Actuellement quelque trois cents groupements religieux revendiquent, souvent pour eux seuls, cette appellation. Certains vont même jusqu’à anathémiser tous les autres qui, d’après eux, usurpent ce titre. Eux seuls sont l’Eglise !

Qui donc a le droit de porter ce nom ? Quelle communauté peut affirmer qu’elle répond à la définition que Dieu en a donnée ? Où est l’Eglise selon le plan de Dieu ? C’est la question qui se pose dès le début de la vie chrétienne. Le besoin de vie communautaire est une des premières manifestations de la vie nouvelle. Quelle église, parmi toutes celles qui s’offrent à lui, apportera au jeune croyant les éléments dont il aura besoin pour croître et s’épanouir ? Celle, évidemment, qui correspondra le plus au plan de Dieu, car « si l’Eglise ne correspond pas à la volonté de Dieu, elle à toutes les chances de nous détourner de l’Evangile au lieu de nous y conduire. » (J. de Senarclens.)15 Mais comment découvrir le plan divin concernant l’Eglise ? Qui guidera le jeune converti souvent encore hésitant dans l’étude de la Bible ? La littérature évangélique de langue française, déjà bien pauvre dans les domaines de l’évangélisation et de l’édification personnelle, n’apporte guère de réponse à celui qui lui demande de l’orienter dans sa recherche de l’enseignement biblique sur l’Eglise.

15 La Vraie Eglise selon Calvin, Labor et Fides (Genève 1965), p. 9.

Je me souviens encore de mon propre désarroi, durant les premières années de ma vie chrétienne, devant la vérité des thèses ecclésiastiques en présence. Chaque argument paraissait plausible et chaque interprétation se défendait. Où était la vérité ?

Comment est né ce livre ?

Un jour, j’ai mis résolument tous les livres de côté, j’ai pris mon Nouveau Testament, et j’y ai souligné tout ce qui se rapporte à l’Eglise ; ensuite j’ai relevé et classé sur fiches ce que j’avais trouvé. Quelle joie de voir s’ébaucher et se préciser peu à peu un tableau vivant de l’Eglise primitive ! Ma conviction s’affermissait chaque jour : oui, c’était là l’Eglise selon le plan de Dieu !

Ainsi sont nés, il y a une vingtaine d’années, les premiers éléments du présent travail. Au fur et à mesure que des problèmes nous étaient posés par l’expérience de la vie communautaire, la réponse était cherchée de la même manière : tout le Nouveau Testament était relu dans la perspective de la question soulevée et tous les éléments intéressants étaient relevés et classés. De cette façon s’est constituée peu à peu une documentation de première main sur ce sujet si controversé. Quelle assurance, lorsqu’on sait que ses convictions ne sont pas basées sur les réflexions ou sur les expériences des hommes, si précieuses soient-elles, mais sur la Parole de Dieu !

Cela ne signifie pas que nous devions ignorer ce que d’autres ont pensé, vécu ou écrit parce qu’ils ne pourraient rien nous apporter ! Combien d’éclaircissements utiles et de conseils précieux avons-nous puisés dans les livres er dans les entretiens avec des frères aînés des milieux ecclésiastiques les plus divers ! Ne serait-ce pas de la pure présomption, en effet, de vouloir chercher seul sa vérité dans la Bible sans se soucier de ce que des générations de chrétiens y ont découvert ? A-t-on le droit de négliger la pensée de tous ceux qui constituent avec nous l’Eglise de tous les temps et de tous Les lieux ? Serait-ce même honnête d’écarter les thèses de certaines églises sans même examiner leurs arguments ?

Toutes ces raisons nous ont obligé à Lire l’essentiel de ce qui a été écrit sur la question — en français, en allemand et en anglais — et à confronter sans cesse nos découvertes dans la Bible avec la pensée des autres. Cependant le présent travail n’a pas la prétention d’entrer dans le débat théologique. Ecrit par un laïc pour des laïcs, il voudrait, en toute simplicité, apporter le fruit des découvertes faites dans la Bible et introduire à une étude personnelle de ce que la Parole de Dieu nous enseigne sur l’Eglise.

« L’Eglise ne vit pas du travail des théologiens », c’est un théologien qui l’affirme, « mais de la Parole de Dieu. Dieu soit loué, cette Parole est accessible à ceux qui ne peuvent suivre les théologiens dans le développement de leurs idées »16.

16 E. Brunner : Les églises, les groupes et l’Eglise de Jésus-Christ, p. 11.

N’ayant aucune autorité personnelle à jeter dans la balance pour accréditer ses affirmations, l’auteur a dû être d’autant plus soucieux d’appuyer tout ce qu’il avançait sur la seule autorité de la Parole de Dieu. Aussi ne s’attend-il nullement à ce qu’on accepte d’emblée ses conclusions, mais bien plutôt qu’à l’exemple des chrétiens de Bérée, les lecteurs examinent « les Ecritures pour voir si ce qui leur est enseigné est exact » (Act. 17.11).

En effet, ce n’est que dans la mesure où la Parole de Dieu retrouvera effectivement et pratiquement son crédit parmi nous que le problème de l’Eglise trouvera sa solution.

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