Un responsable est quelqu’un
Le nom responsable ne se trouve pas dans les versions traditionnelles de la Bible (sauf dans la Bible du Semeur, où il traduit le mot presbutéros, ancien — qui, chez nous, fait « vieux »). Le Nouveau Testament, cependant, connaît un certain nombre de termes désignant ceux qui exercent un ministère dans l’Église : « ceux qui travaillent parmi vous, qui vous dirigent dans le Seigneur et qui vous avertissent » (1 Thessaloniciens 5.12), qui sont « ouvriers avec (synergoi) Dieu » (1 Corinthiens 3.9), « serviteurs (hyperétai) du Christ et intendants (oïkonomoi) des mystères de Dieu » (1 Corinthiens 4.1), qui « se sont mis au service de ceux qui appartiennent à Dieu » (1 Corinthiens 16.15), qui « prennent part à l’œuvre et qui travaillent » (v. 16).
Dans d’autres lettres, il est question de « celui qui préside (ou : dirige) » (Romains 12.8), de « ceux qui enseignent » (Galates 6.6), des « dirigeants et leurs assistants » (Philippiens 1.1), « ambassadeurs du Christ » (2 Corinthiens 5.20), « conducteurs » (Actes 14.12 ; 15.22 ; Hébreux 13.7, 17, 24). On pourrait y ajouter les ministères d’apôtre, de prophète, d’évangéliste, de pasteur et docteur.1
1 Voir A. Kuen : Ministères dans l’Eglise pp. 63-75.
Mais, d’un autre côté, le Nouveau Testament appelle aussi tous les membres de l’Église à collaborer à l’œuvre de Dieu. Donc tout chrétien né de nouveau a une certaine responsabilité à exercer dans le corps du Christ. C’est en vue de ce service qu’il a reçu au moins un don particulier (1 Corinthiens 12.7). Chacun est donc « responsable » et concerné par les exhortations adressées aux responsables dans le Nouveau Testament.
Par ailleurs, il faut reconnaître qu’à côté des « ministères pour tous », il y a des « ministères particuliers » d’anciens et de diacres, il est question de conducteurs et de dirigeants, d’hommes qui ont le don de gouverner et de présider.2 C’est à eux que s’adressent en premier lieu les chapitres qui suivent. Beaucoup de conseils et de considérations sont valables, non seulement pour des responsables d’Église, mais pour tout responsable chrétien dans quelque organisme ou organisation que ce soit : œuvre, société missionnaire ou d’évangélisation, action sociale, etc. ; partout, il faut des leaders, comme on dit dans les pays anglo-saxons.3
2 Voir A. Kuen : Ministères dans l’Eglise pp. 63 ss.
3 Nous emploierons — avec réticence — cet anglicisme, surtout dans les citations, car aucune traduction ne rend exactement les nuances contenues dans ce terme : conducteur, dirigeant, responsable, chef… ont tous des connotations différentes. Le sens le plus immédiat du mot leader est guide (c’est le premier sens donné par le dictionnaire anglais-français), mais ce mot est trop spécialisé chez nous (guide de montagne, de musée, d’aveugle). En fait, leader désigne toute personne ayant la responsabilité d’autres à quelque niveau que ce soit. Dérivé de leader, nous avons aussi en anglais le leadership qui comprend non seulement « la direction », mais tout ce qui se rapporte à l’exercice de la fonction de leader.
Le leader et le leadership ont fait l’objet de beaucoup d’études, surtout en Amérique où l’on a reconnu que les progrès d’une entreprise sont en grande partie liés à la qualité des leaders. Un certain nombre d’auteurs chrétiens se sont également penchés sur ces problèmes avec l’idée que les lois qui gouvernent les relations entre les humains sont aussi valables, en grande partie du moins, pour les relations entre chrétiens, et que les Eglises comme les organisations chrétiennes pourraient bénéficier grandement des recherches faites dans ce domaine. Certainement, les citations extraites de leurs ouvrages pourront aussi rendre service aux chrétiens francophones engagés dans celte responsabilité passionnante mais combien délicate et astreignante de guider d’autres.
« Un leader, disait John Mott, l’évangéliste des étudiants, c’est quelqu’un qui connaît le chemin, qui va de l’avant et qui peut entraîner d’autres après lui ». Le président Truman en donnait cette définition : « Un leader est une personne qui a la capacité d’amener d’autres à faire ce qu’ils n’aiment pas — et d’aimer le faire ».
Les exhortations aux responsables se trouvent en premier lieu dans les discours qui leur sont adressés dans les Actes et dans les lettres écrites par l’apôtre Paul à ses collaborateurs Timothée et Tite. On peut cependant y ajouter aussi les conseils donnés par Jésus à ses disciples, de futurs responsables. Comme, d’autre part, le responsable doit être un chrétien-modèle pour ses frères et sœurs, toutes les exhortations adressées à des chrétiens le concernent en tout premier lieu. Il vaut donc la peine de relire l’ensemble du Nouveau Testament en relevant tout ce qui se rapporte aux qualifications et aux fonctions d’un disciple du Seigneur.
La formation de responsables est une nécessité première pour toute entreprise. Elle l’est aussi pour l’Église. « Il est triste, dit W. Stanley Mooneyham, le président de World Vision International, il est tragique que l’Église ait été si lente à former et à qualifier ceux auxquels elle a confié sa direction. Souvent nous les avons lancés dans les eaux profondes des responsabilités en nous souciant peu de leur communiquer les techniques et les principes qui leur auraient permis, non seulement de surnager, mais si possible de faire avancer l’Église » (Préface à Engström, 81 p. 10).4
4 Les citations sont suivies du nom de l’auteur, des deux derniers chiffres de l’année de parution du livre et de la page. La référence complète se trouve dans la bibliographie en fin de volume.
Si vous voulez étudier ce sujet de façon active, prenez quelques feuilles de papier, divisez-les en trois colonnes, une petite et deux plus larges, dans lesquelles vous marquerez la référence du passage biblique, les qualifications et les fonctions du responsable. Ces différentes indications apparaîtront au travers des exhortations positives de Jésus et des apôtres, de leurs exhortations négatives (c.-à-d. de ce qu’un chrétien doit éviter de faire), de l’exemple positif de Paul, de Pierre ou d’un autre serviteur de Dieu, ou de l’exemple négatif de responsables (comme Diotrèphe) qui ont abusé de leurs fonctions.
Notez les qualifications et les fonctions sous la forme de noms ou de verbes en reformulant vos conclusions avec vos propres termes.
Par exemple :
| Réf. Bibl. | Qualifications | Fonctions |
| Marc 8.34-38 | Être mort à soi même, à ses ambitions personnelles. | |
| Luc 9.57-62 | Savoir renoncer à ses aises, aux conventions sociales, au regret du passé, parfois : à l’emprise de la parenté (cf. Lc 14.26-27). |
Continuez avec Luc 14.28-30 ; 16.9-13 ; 19.13 (en parallèle avec Mt 25) 22.24-27 ; Jean 13.34-35 ; 21.15-18.
| Actes 1.8 | Être revêtu de la puissance du Saint-Esprit. | Être témoin de Jésus-Christ. |
| Actes 6.3 | Recevoir un bon témoignage, être plein d’Esprit saint et de sagesse. | Servir aux tables, ministère de la prière et de la parole. |
Continuez avec
Actes 13.1-3 ; 14.21-23 ; 20.17-35 ;
Romains 12.1-21 ; 14.1-15.7 ; 16.17-19 ;
1 Corinthiens 3.6-9 ; 4.2 ; 6.12 ; 7.29s. ; 9.13-27 ;
2 Corinthiens 4.1-2, 5, 7-11 ; 5.9-10 ; 6.1-10 ;
Galates 5.16, 22 ; 6.5 ;
Ephésiens 4.1-3, 11-16 ;
Philippiens 1.1 ; 2.1-5 ; 3.15 ;
Colossiens 3.12-17 ; 4.2-6, 12-13, 17 ;
1 Thessaloniciens 2.1-2 ; 5.12-28 ;
2 Thessaloniciens 3.13-15 ;
1 Timothée 1.3, 18 ; 2.1 ; 3.1-13 ; 4.6-16 ; 5.1-2, 17 ; 6.11-12, 14 ;
2 Timothée 1.6-8, 13-14 ; 2.15, 24-25 ; 3.14-16 ; 4.2 ;
Tite 1.5-9 ; 2.6-10, 15 ;
Hébreux 10.23-25 ; 13.1-7, 17-18 ;
Jacques 1.5-8 ; 3.1 ; 5.16 ;
1 Pierre 2.4-5, 9 ; 3.14-16 ; 4.8-11 ; 5.1-9 ;
2 Pierre 1.3-11 ;
1 Jean 5.16 ; 2 Jean 8-11 ; 3 Jean 5-11 ; Jude 20-25.
Tracez à présent un trait rouge sur toute la colonne 2 et un trait bleu sur la colonne 3. Répétez la référence dans cette colonne. Puis découpez le tableau en deux colonnes (références et qualifications — fonctions) et en autant de lignes qu’il y a de sujets différents. Commencez par classer les qualifications en qualifications spirituelles, morales, familiales et sociales.
Vous pouvez étaler cette étude sur plusieurs jours, voire sur quelques semaines avant de continuer la lecture de ce livre. Rien ne vaut le contact direct avec la Parole de Dieu. Les chapitres qui suivent ont été élaborés d’abord pour des séminaires de formation et de perfectionnement de responsables. Ce travail biblique occupait toujours la première session.
Lors d’un séminaire sur ce sujet avec des professeurs d’un Institut biblique d’Allemagne du nord, j’étais tenté de passer par-dessus cette première étape, me disant que des professeurs de théologie n’avaient pas besoin qu’on leur rappelle des passages bibliques. Je n’ai pas cédé à la tentation et, le premier soir, nous n’avons rien fait d’autre que de rechercher et méditer les versets indiqués ci-dessus. Le dernier jour, l’un des professeurs me dit : « Ce qui m’a le plus parlé, c’est la première soirée. Devant des interprétations de la Bible, un professeur d’école biblique a toujours en ré- serve une autre interprétation possible et ne se sentira pas personnellement concerné. Mais là, ce n’étaient que des affirmations de la Parole de Dieu, à laquelle personne ne peut se soustraire. »
Si vous avez relevé et médité avec prière les différentes conditions posées au serviteur de Dieu, le Saint-Esprit vous aura certainement parlé par la Parole inspirée. Vous aurez sûrement aussi fait une autre constatation avant de découper vos colonnes : c’est que la colonne des qualifications est bien plus remplie que celle des fonctions. C’est là déjà une première conclusion importante : l’homme est plus important que son oeuvre, la qualité de l’être conditionne celle du faire. L’apôtre Paul demande à Timothée : « Efforce-toi de te présenter devant Dieu en homme qui a fait ses preuves, en ouvrier qui n’a pas à rougir de son ouvrage » (2 Timothée 2.15). L’homme vient avant son œuvre ; tel est l’ouvrier, tel sera son ouvrage. Si nous analysons les différentes conditions posées par l’apôtre Paul aux responsables et à leurs assistants (1 Timothée 3 et Tite 1), nous faisons la même constatation : des dizaines de qualités requises et seulement deux ou trois compétences « professionnelles ».
L’importance de l’homme court comme un fil rouge à travers toute la Révélation biblique. « Dieu est toujours à l’œuvre, préparant des hommes pour conduire les autres… Le plus grand cadeau de Dieu à Israël, ce n’était pas le Pays promis, mais des hommes tels que Moïse, David et Esaïe, car ses dons les plus grands sont toujours des hommes. Le don le plus important que Dieu ait fait à son Église, c’étaient les douze hommes qu’il avait formés pour le leadership » (O. Sanders, 72 p. 133).
La même impression se dégage de la lecture des différents livres consacrés au leadership, à la formation des responsables aussi bien sur le plan laïc que dans le domaine religieux. Plusieurs auteurs américains ont compulsé de nombreux ouvrages consacrés à la formation des chefs d’entreprise. Ils ont été frappés d’abord par l’accent mis sur la personnalité du chef, ensuite par la convergence des qualités requises (d’un bon chef d’entreprise, d’un homme d’affaire ou d’un militaire) avec celles qu’exige la Bible du responsable chrétien.
Si nous cherchons dans la Parole de Dieu notre inspiration pour un tableau complet des qualifications d’un chef, nous puisons donc à la meilleure source possible, non seulement pour la formation d’un responsable chrétien, mais pour celle d’un chef tout court. Car Dieu connaît le coeur de l’homme et la manière de conduire les autres.
Gene Getz, un théologien américain chargé de faire une série d’études bibliques à un groupe d’hommes d’affaire, a choisi les vingt caractéristiques de la maturité du chrétien telles qu’elles ressortent des conditions posées aux responsables et à leurs assistants dans les listes de 1 Timothée 3.1-7 et Tite 1.5-9. Pendant vingt semaines, ces hommes se sont réunis tous les mardis de 6h 45 à 7h 45 en prenant chaque fois l’une des qualités énumérées dans ces listes.
L’un des participants confesse : « J’ai suivi, au cours des années, beaucoup d’études bibliques profondes et très utiles, mais aucune ne m’a autant convaincu de mes insuffisances, ou donné une base aussi solide pour des transformations concrètes, que cette étude des qualifications des dirigeants de l’Église selon 1 Timothée 3 et Tite 1. C’est seulement à partir d’une étude approfondie de chacune des qualités que j’ai commencé à comprendre leur véritable impact et leur vaste application comme standards de vie pour tout homme de Dieu mûr »5
5 Donald Kerr in G. Getz : Vers la stature parfaite de Jésus-Christ Ed Vida (Miami, Floride) 1979 p. 3 (épuisé).
G. Getz a fait paraître un résumé de ces études sous le titre The measure of a man (La mesure d’un homme — et en français avec le titre mentionné ci-dessous). Il prévient que, pour devenir semblable à Jésus-Christ, il n’y a pas de raccourci. « Nous vivons à une époque de formules rapides applicables à n’importe quoi sous le soleil, depuis les repas instantanés jusqu’à ‘comment devenir riche’ en trois leçons. Notre société ‘presse-bouton’ et ce siècle d’ordinateurs, nous ont conditionnés, pour des multitudes de problèmes, à penser ‘presto-changeo’. Pour la maturité spirituelle, certains chrétiens sont aussi tombés dans la tentation de penser en termes ‘instantanés’. Soyez ‘remplis de l’Esprit’, disent certains, c’est le secret de la vie victorieuse ! ‘Vous devez renoncer à vous-mêmes et crucifier votre moi’ disent d’autres, et vous atteindrez alors un niveau de spiritualité nouveau. Ou, plus récemment, on nous a conseillé de ‘découvrir nos dons spirituels’ et de commencer à fonctionner dans le corps du Christ, comme Dieu l’a prévu. A ces idées, bien sûr, s’associent la lecture de la Bible et les formules de prière. Si je me réfère à ma propre expérience, je me souviens d’avoir essayé la plupart de ces formules, mais d’une façon générale avec des résultats plutôt décevants. J’en suis arrivé à penser qu’il n’existe pas de raccourci pour devenir un ‘homme de Dieu’ ; cela prend du temps » (Ibid. pp. 9-10).
La maturité chrétienne et la richesse spirituelle ne s’acquièrent pas en formation accélérée — pas plus que la richesse matérielle (par des voies honnêtes). Quelqu’un a vu dans la vitrine d’une librairie un livre intitulé Comment devenir riche en 15 jours. « Voilà ce qu’il me faut. » Il entre, demande le livre et voit la vendeuse l’emballer avec un autre ouvrage. « Mais je ne veux qu’un seul livre. — Je regrette, lui répond la vendeuse, mais nous vendons toujours celui-ci conjointement avec le Code pénal ».
« Toute formation sous quelque forme que ce soit qui propose une formule simple ou un succès instantané doit être traitée avec une grande suspicion» (Chua Wee Hian, 87 p. 72). Jésus a passé trois ans avec ses disciples pour les former et il leur a consacré le plus clair de son temps. « En fait, il a passé plus de temps avec ses disciples qu’avec tous les autres gens ensemble » (R.E. Coleman, 63 pp. 42-43).
Donald Kerr disait que rien ne l’avait autant convaincu de ses insuffisances que l’étude des qualifications d’un dirigeant de l’Église. En approfondissant cette vingtaine de qualifications requises dans 1 Timothée et Tite, cela a, en effet, de quoi nous décourager, de même que la remarque ci-dessus au sujet du temps nécessaire pour parvenir à la maturité. Si nous étendons notre investigation plus loin dans la Parole, notre découragement risque encore de s’accentuer. Cependant, il faut se souvenir qu’il s’agit là d’un but placé devant nous. Jésus-Christ seul a possédé parfaitement l’ensemble de ces qualités. Mais il est important pour nous de voir le but pour nous engager dans la bonne direction.
Certaines dispositions de base sont évidemment nécessaires ; sans un certain minimum, on ne fera jamais un leader. L’essentiel est d’être fidèle à sa vocation — de leader ou d’exécutant. Si chaque chrétien est un membre responsable dans le corps du Christ, chacun n’est pas appelé à devenir un leader. Beaucoup de chrétiens sont heureux d’être de bons exécutants et ne demandent pas mieux que d’être bien conduits par ceux qui ont les dons et les qualifications de leaders. Nicolas Murray Butler, un président de l’université de Columbia, disait d’une manière un peu caustique : « il y a trois sortes de gens dans le monde : ceux qui ne savent pas ce qui se passe, ceux qui regardent ce qui se passe et ceux qui font que les choses se passent ». Et Ted Engstrôm qui le cite ajoute : « Une caractéristique commune à tous les leaders est la capacité de faire que les choses se passent, d’agir de manière à aider d’autres à travailler dans un environnement dans lequel chacun de ceux qui servent sous ses ordres se trouve encouragé et stimulé. Il est ainsi capable de contribuer valablement (à l’œuvre commune) avec tout le potentiel qui est en lui » (81 p. 20).
D’autre part, dans une Église, un chef n’est jamais seul ;6 il travaille au sein d’une équipe où les dons et les fonctions des uns et des autres se complètent mutuellement, les points forts des uns compensant les points faibles des autres. « Chaque homme, même le plus doué, a ses limites. Celles-ci n’apparaissent souvent qu’au moment où les dons complémentaires de son successeur amènent l’œuvre à se développer dans des directions pour lesquelles le leader précédent n’était pas qualifié» (O. Sanders, 72 p. 134).
6 Voir A. Kuen : Ministères dans l’Eglise pp. 96-100.
« Lorsque nous nous sentons démunis, regardons à Dieu qui peut combler ce manque (que nous ressentons) par l’intermédiaire de quelqu’un d’autre » (K. Prior, 93 p. 37).
Il n’y a donc pas lieu de se décourager devant l’énumération de toutes ces qualifications — dont certaines ne sont qu’à l’état embryonnaire en nous. L’apôtre Paul lui-même disait : « Non, frères, pour moi je n’estime pas avoir saisi le prix. Mais je fais une seule chose : oubliant ce qui est derrière moi et tendant toute mon énergie vers ce qui est devant moi, je poursuis ma course vers le but pour remporter le prix que Dieu, du haut du ciel, nous a appelés à recevoir dans l’union avec Jésus-Christ » (Philippiens 3.13-14).