Ceux qui accompagnaient Paul le conduisirent jusqu’à Athènes. Puis ils s’en retournèrent, chargés de transmettre à Silas et à Timothée l’ordre de le rejoindre au plus tôt.
Comme Paul les attendait à Athènes, il sentait au-dedans de lui son esprit s’irriter, à la vue de cette ville pleine d’idoles. Il s’entretenait donc dans la synagogue avec les Juifs et les hommes craignant Dieu, et sur la place publique chaque jour avec ceux qu’il rencontrait. Quelques philosophes épicuriens et stoïciens se mirent à parler avec lui. Et les uns disaient : Que veut dire ce discoureur ? D’autres, l’entendant annoncer Jésus et la résurrection, disaient : Il semble qu’il annonce des divinités étrangères. Alors ils le prirent, et le menèrent à l’Aréopage, en disant : Pourrions-nous savoir quelle est cette nouvelle doctrine que tu enseignes ? Car tu nous fais entendre des choses étranges. Nous voudrions donc savoir ce que cela veut dire.
Or, tous les Athéniens et les étrangers demeurant à Athènes ne passaient leur temps qu’à dire ou à écouter des nouvelles.
Paul, debout au milieu de l’Aréopage, dit : Hommes athéniens, je vous trouve à tous égards extrêmement religieux. Car, en parcourant votre ville et en considérant les objets de votre dévotion, j’ai même découvert un autel avec cette inscription : A un dieu inconnu ! Ce que vous révérez sans le connaître, c’est ce que je vous annonce. Le Dieu qui a fait le monde et tout ce qui s’y trouve, étant le Seigneur du ciel et de la terre, n’habite point dans des temples faits de main d’homme ; il n’est point servi par des mains humaines, comme s’il avait besoin de quoi que ce soit, lui qui donne à tous la vie, la respiration, et toutes choses. Il a fait que tous les hommes, sortis d’un seul sang, habitassent sur toute la terre, ayant déterminé la durée des temps et les bornes de leur demeure : il a voulu qu’ils cherchassent le Seigneur, et qu’ils s’efforçassent de le trouver en tâtonnant, bien qu’il ne soit pas loin de chacun de nous, car en lui nous avons la vie, le mouvement, et l’être. C’est ce qu’ont dit aussi quelques-uns de vos poètes : Nous sommes sa race. Ainsi donc, étant de la race de Dieu, nous ne devons pas croire que la divinité soit semblable à de l’or, à de l’argent, ou à de La pierre, sculptés par l’art et l’industrie de l’homme. Dieu, sans tenir compte des temps d’ignorance, annonce maintenant à tous les hommes, en tous lieux, qu’ils aient à se repentir, parce qu’il a fixé un jour où il jugera le monde selon la justice, par l’homme qu’il a désigné, ce dont il a donné à tous une preuve certaine en le ressuscitant des morts…
Lorsqu’ils entendirent parler de résurrection des morts, les uns se moquèrent, et les autres dirent : Nous t’entendrons là-dessus une autre fois. Ainsi Paul se retira du milieu d’eux. Quelques-uns néanmoins s’attachèrent à lui et crurent, Denys l’aréopagite, une femme nommée Damaris, et d’autres avec eux.
Ce soir, j’aimerais que nous nous penchions sur le livre des Actes des Apôtres. Si vous avez vos bibles — j’espère que vous les prendrez chaque soir — le passage que nous étudierons se trouve au chapitre dix-sept ; c’est le passage que le Dr Kirkland nous a lu il y a un instant (voir ci-dessus).
Dans ce passage, nous apprenons que l’apôtre Paul était à Athènes où il attendait que ses amis le rejoignent. Et comme New York est le centre intellectuel, culturel et financier des Etats-Unis, ainsi Athènes était le centre culturel et intellectuel du monde antique. C’était la ville d’Aristote, de Platon, de Socrate et d’Epicure. Paul avait été très occupé, il était fatigué ; il avait besoin de repos. Il partit faire une promenade dans les rues de la ville.
L’autre soir, avec un des techniciens de la chaine de télévision NBC, je me suis promené à Times Square. La Bible dit que l’apôtre Paul fut ému par ce qu’il vit au cours de sa promenade. Il fut troublé, et le mot grec qui est employé signifie même qu’il était irrité, bouleversé. Il prit ce qu’il vit comme un défi et se mit en colère. L’apôtre Paul vit la corruption morale et les centaines d’idoles d’Athènes. Si nous regardons New York aujourd’hui, et les autres grandes villes du monde, nous côtoyons le matérialisme, l’argent, la sexualité, le plaisir, le désœuvrement, la mode, l’industrie du spectacle, l’ambition, toutes ces choses qui sont devenues les « dieux » de notre époque.
Et je vous dis que quand je parcours les rues de New York et des autres grandes villes du monde occidental, moi aussi, comme Paul, je suis ému. C’est un défi et parfois je me fâche et m’irrite devant ce que je vois. Je vois les vastes problèmes sociaux que nous n’avons pas résolus. Ici, tout près de nous, à Manhattan, on peut trouver quelques-uns des pires taudis du monde côtoyant les habitations les plus luxueuses qui existent. Je vois aussi le problème moral de notre génération : en descendant vers Times Square, on peut voir la pornographie la plus répugnante qui soit dans les films et les journaux. Aucune nation dans l’histoire n’a été aussi loin dans cette sorte d’immoralité sans encourir le jugement de Dieu. Nous sommes mûrs pour le jugement de Dieu si nous ne nettoyons pas tout cela. Dieu ne fermera pas les yeux devant nos péchés.
Les Athéniens avaient perdu la foi en leurs dieux, et les Américains aussi perdent la foi en leurs « dieux ». Nous avons fabriqué des dieux matérialistes. Nous avons fait un dieu de la science jusqu’à ce qu’elle crée la bombe à hydrogène. Nous avons déifié la sexualité, mais, malgré tout le relâchement des mœurs, elle ne nous a pas apporté le bonheur, la paix et la joie. Nous avons des problèmes spirituels, le problème de l’ennui, de la solitude. J’ai lu l’autre jour la déclaration d’un psychologue qui disait que New York était la ville au monde où l’on ressentait le plus la solitude, et le Dr Stephen Olford, pasteur ici à New York, a dit qu’il pensait que la solitude était le plus grand problème de New York. Combien de gens seuls cherchent un ami dans cette grande ville.
Jésus n’a pleuré que trois fois. La Bible nous dit que trois fois Il a versé des larmes. Il a pleuré sur Jérusalem. Il a dit : « Jérusalem, Jérusalem… combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants, comme une poule rassemble sa couvée sous ses ailes, et vous ne l’avez pas voulu ! »1 J’aurais pu te sauver, j’aurais pu résoudre ton problème, mais tu ne m’as pas laissé faire. C’est pourquoi, Jérusalem, tu seras détruite.
1 Luc 13.34.
Laissez-moi vous dire que cette campagne d’évangélisation arrive à un moment crucial de l’histoire de cette ville et de l’histoire de ce pays, et, à moins que cette ville et cette nation ne se repentent, nous n’échapperons pas au jugement de Dieu. Dans la Bible, nous voyons que les villes les unes après les autres furent détruites par le feu du jugement — Sodome, Babylone, Tyr, Sidon, Ninive — à cause de leurs péchés. Et les péchés de ces villes sont ceux des villes du monde entier.
L’apôtre Paul fut si bouleversé que, en dépit du fait qu’il avait besoin de vacances, il commença à parler aux gens. Il se mit au coin du Times Square d’Athènes et commença à prêcher. Il dit : « Repentez-vous et tournez-vous vers Dieu. » Il commença à parler de Jésus-Christ. Il déclara : « Jésus-Christ le Fils de Dieu est venu. Il est mort sur la Croix pour nos péchés et Dieu L’a ressuscité des morts. Il peut apporter la lumière dans cette ville et dans vos cœurs. Il peut changer votre vie, vous donner un nouveau but, une nouvelle raison d’exister. »
Quelques intellectuels le regardèrent avec mépris. Ils sourirent et ricanèrent, et déclarèrent : « Il radote, il coupe les cheveux en quatre, il ne sait pas de quoi il parle. » D’autres, à l’université, furent piqués de curiosité : ils désirèrent l’entendre, ils voulurent savoir ce qu’il avait à dire. Ils étaient toujours à la recherche de quelque chose de neuf, aussi invitèrent-ils l’apôtre Paul à aller à l’Aréopage, sur la colline de Mars, afin qu’il leur parle, qu’ils puissent dialoguer avec lui et lui poser des questions. Dans l’auditoire, il y avait des gens intéressants — les épicuriens. Epicure était un grand philosophe qui avait vécu trois cents ans auparavant et qui avait enseigné un relâchement dans les mœurs, très semblable à celui que nous voyons aujourd’hui. Nous appelons cela « la nouvelle morale » : mais il n’y a rien de neuf à cela, c’est l’ancienne immoralité déguisée en nouvelle morale. Si vous lisez le premier chapitre de l’épitre de saint Paul aux Romains, vous trouverez une description de cette prétendue nouvelle morale. L’homme antique déifiait ses passions : Bacchus était la déification de son appétit, Vénus et Aphrodite celle de la sexualité. Mars et Jupiter étaient les dieux de la guerre.
Aujourd’hui, l’homme a dépassé l’image de Bacchus, mais il est encore le sujet de son appétit. Le temple de Vénus a été détruit, mais nous sommes encore dominés par les passions. Nous considérons Mars comme une création mythologique, mais les dieux de la guerre sont encore en nous, et l’homme se bat toujours. Ainsi tous les anciens dieux sont encore présents. L’homme est toujours le même. L’homme qui a existé il y a cinq mille ans n’a pas changé. Il est le même ici au Madison Square Garden. Il porte des habits différents, il parle une autre langue, il a certains goûts raffinés, une certaine façade, mais son cœur est le même. Et que vous alliez en Afrique, en Chine, en Amérique latine, en Europe ou dans les îles, l’homme est toujours le même. Je ne trouve aucune différence entre les Noirs, les Blancs, les Jaunes ou les Peaux-Rouges : tout au fond de lui, l’homme est le même, il ressent la même solitude, le même vide intérieur, la même recherche, la même quête de paix et de joie. Il cherche une signification à l’existence humaine. L’homme antique était semblable et c’est pour cela que la Bible est encore si actuelle. C’est pourquoi aujourd’hui elle parle à l’homme moderne mieux que n’importe quel autre livre : elle a été écrite aux hommes de tous les temps parce que l’homme ne change jamais. Le cœur de l’homme a toujours été le même.
La Bible dit que l’homme est en révolte contre Dieu. Elle dit que l’homme s’est détaché de Dieu, qu’il est séparé de Lui à cause du péché.
On a fait dernièrement un rapport sur la violence aux Etats-Unis. Les rapporteurs ont consacré beaucoup de temps et ont fait un travail magnifique pour l’expliquer. Lors d’un programme télévisé, quelqu’un a demandé : « D’où vient, selon vous, cette violence que nous voyons en Amérique ? » Laissez-moi vous dire une chose : il n’y a rien de nouveau à ce sujet. Retournez au jardin d’Eden. Caïn tua son frère Abel : ce fut le premier acte de violence, et tout au long des pages de la Bible vous trouverez de la violence. A travers l’histoire, vous rencontrerez des hommes qui tuent, attaquent, violent, haïssent — des hommes violents. Pourquoi ? Parce que l’homme sans Dieu est « un homme violent ». Il est peut-être instruit, mais c’est un sauvage instruit. Un gardien de la prison de Sing Sing a déclaré une fois qu’il avait derrière les barreaux assez d’hommes possédant des doctorats pour former une université moderne. Pourquoi ? Parce que nous sommes séparés de Dieu et que sans Dieu nous sommes agités et ne pouvons pas contrôler nos passions. Et c’est la raison pour laquelle nous allons devenir encore beaucoup plus violents si nous oublions Dieu. Il est intéressant de constater que quand nous avons sorti Dieu de nos écoles publiques2 nous semblons l’avoir remplacé par la violence et la sexualité : et tout le système d’éducation a commencé à flancher. Cela est arrivé au même moment. Tant que nous avons honoré Dieu, tant que nous avons dit à notre jeunesse que Dieu comptait, que la prière était importante et que la moralité signifiait quelque chose, cela semblait avoir un effet bénéfique. Mais ensuite nous lui avons dit que la moralité ne comptait pas, que la morale était relative et que la Bible n’était pas importante. Nous avons dit à nos enfants qu’ils ne devaient même plus prier, alors ils ont dit : « Zut pour tout cela ! » Maintenant ils se révoltent et nous nous demandons ce qui s’est passé.
2 Allusion au fait qu’en Amérique les prières que les élèves récitaient chaque jour en classe ont été supprimées.
La Bible dit : « ils ont semé le vent, ils moissonnent la tempête. »3
3 Osée 8.17.
Carl Jung, le grand psychologue, nous a avertis que les vices de l’homme primitif rampaient dans chacun de nous, vivants et laids, cachés dans les recoins sombres du cœur sous les péchés de notre type de civilisation. Il a dit ceci : « Seul le christianisme peut les retenir ; mais, si le christianisme est négligé, les anciennes horreurs retomberont de nouveau sur nous. »
Oui, à Athènes les épicuriens étaient là. Ils disaient : « Amusons-nous, mangeons, buvons et réjouissons-nous. »
Les stoïciens aussi étaient là. Ils étaient les leaders intellectuels de l’époque. J’ai lu un article écrit par un professeur de l’Université Cornell qui déclarait : « Il y a deux ans nous trônions dans nos tours d’ivoire, pensant que nous étions le groupe d’hommes le plus évolué du monde. Nous étions arrogants et fiers. » Il ajoutait : « Toutes nos théories se sont écroulées et vous ne rencontrerez nulle part en Amérique un corps professoral plus humble et humilié que celui de l’Université Cornell. »
Oui, les stoïciens, les intellectuels, étaient là pour écouter l’apôtre Paul ; il était lui-même un intellectuel. Mais il était devenu humble sur le chemin de Damas. Une brillante lumière avait resplendi, l’apôtre Paul était tombé à terre, et en toute humilité, comme un petit enfant, il s’était écrié : « Qui es-tu, Seigneur ? »4 Le Seigneur s’était révélé à lui et l’apôtre Paul, géant intellectuel, devint aussi humble qu’un petit enfant. Jésus a déclaré qu’avant de venir à Lui vous deviez vous repentir de vos péchés, vous deviez vous convertir et devenir comme de petits enfants. Voilà de quoi Paul parlait. Vous pouvez être professeur d’université, mais avant de pouvoir venir à Christ vous devez devenir comme un petit enfant. Vous devez avoir la foi qu’un petit enfant a en son père.
4 Actes 9.5.
La Bible dit aussi qu’il y avait des bavards. Qui étaient-ils ? C’était des gens qui parlaient beaucoup, mais qui disaient peu de chose et n’écoutaient pas davantage.
Vous savez qu’aujourd’hui parmi les étudiants on trouve beaucoup d’intellectualisme et de discussions passionnelles. Quand je prêchais ici à New York, il y a douze ans, on nous accusait de jouer sur les émotions. Il suffisait de parler un peu fort ou il suffisait que quelqu’un versât une larme pour qu’on appelle cela de l’attendrissement. Cette fois, on ne m’a pas fait une seule fois cette remarque depuis le début de la croisade, car, voyez-vous, ce qui se passe dans les grandes universités apparaît maintenant sur les écrans de télévision et tout le monde peut voir l’agitation manifestée dans ces centres intellectuels. Ce sont des intellectuels menés par les émotions.
Il n’y a pas de mal à s’enthousiasmer, et il n’y a aucun mal à se laisser émouvoir, si c’est dans la bonne direction et d’une manière contrôlée. Jésus a ressenti des émotions. Nous devons mettre du sentiment dans notre foi.
Il y avait encore un autre groupe qui écoutait Paul ce jour-là : c’était le groupe de ceux qui recherchaient sérieusement la vérité. Ils désiraient vraiment savoir d’où ils venaient, pourquoi ils étaient là et où ils allaient. Ils voulaient connaître Dieu. Ce groupe-là n’a pas beaucoup d’audience à la télévision aujourd’hui. Il y a six millions et demi d’étudiants aux Etats-Unis actuellement. Cent trente-cinq mille d’entre eux sont, paraît-il, des fanatiques, et un demi-million de leurs camarades sympathisent avec eux : mais où sont les six millions dont on n’entend pas parler ? Il y a des millions de jeunes gens en Amérique qui pensent sérieusement à leur instruction et à leur vie et des dizaines de milliers parmi eux connaissent Christ comme leur Seigneur et Sauveur.
Dans cette croisade, nous avons des dizaines d’étudiants d’universités du pays entier qui sont venus nous aider. J’aimerais que vous puissiez les voir, j’aimerais que vous puissiez les entendre parler du Christ.
Quand Paul marchait vers l’Aréopage il vit un autel avec cette inscription : « A un dieu inconnu. » Il y avait des centaines et des milliers d’idoles à Athènes, mais il y en avait une que les Athéniens ne connaissaient pas.
Savez-vous qu’il y a bien des gens ici, ce soir, qui sont dans le même cas ? Vous savez que Dieu existe. Seul « l’insensé dit en son cœur : « Il n’y a point de Dieu ! »5
5 Psaume 14.1.
Eisenhower a dit : « Il n’y a pas besoin d’être intelligent pour être athée. N’importe quel être stupide peut nier le surnaturel. » Je crois que le général Eisenhower disait juste.
Nous croyons en Dieu mais nous ne le connaissons pas. Connaissez-vous Dieu ? Pourriez-vous vraiment me dire : « Je connais Dieu, Il vit dans mon cœur, je Lui parle, je L’aime, et Il exauce mes prières. Je Le connais comme mon Seigneur, mon Maître et mon Sauveur. » Pouvez-vous dire cela ? Vous savez certaines choses sur Dieu, vous pouvez avoir une compréhension intellectuelle de Dieu, mais vous ne Le connaissez pas vraiment. Ainsi, nous avons un « Dieu inconnu » — le Dieu en qui nous croyons mais que nous ne connaissons pas.
J’ai vécu une expérience avec Dieu il y a quelques années, et depuis j’en ai vécu mille autres avec Lui. Je sais qu’il est et qu’Il vit dans mon cœur. Il a répondu aux grandes questions de ma vie. Il a apporté la paix, la joie et le bonheur à mon cœur. Il peut faire la même chose pour vous si vous Le laissez agir.
Puis l’apôtre Paul prêcha ce grand sermon sur l’Aréopage. Il parla du seul vrai Dieu, Créateur du monde. Oui, il y a un seul Dieu, le Créateur du monde.
Martin Luther King a déclaré, le 13 avril 1960 : « Je suis de plus en plus convaincu de la réalité d’un Dieu personnel. »
Dieu est-Il personnel pour vous ? — le Dieu puissant de la création ? Les astronautes ont été de l’autre côté de la lune, ils ont montré des images de notre terre et nous nous sommes rendu compte qu’il y avait des milliers et des millions de planètes et d’étoiles dans l’espace. Un de mes amis, qui est un scientifique travaillant dans une de nos universités, m’a écrit ceci : « Je ne sais pas comment on peut nier l’existence d’une Intelligence suprême quand tout l’univers se meut avec une précision si parfaite. Et nous n’en connaissons encore qu’une infime partie. Nous ne faisons que toucher les bords du monde spatial. »
L’apôtre Paul déclara : « Il a fait… tout le genre humain, issu d’un seul sang. »6
6 Actes 17.26, version de Jérusalem.
Les Athéniens étaient fiers. Ils pensaient que personne ne leur était supérieur. Ils croyaient être la race supérieure.
J’aimerais vous dire que la Bible déclare qu’il n’y a pas de race supérieure à une autre. Nous sommes issus d’un seul sang. Il se peut que nous ayons la peau noire ou jaune : Dieu nous a faits ainsi. Dieu créa certaines personnes noires, d’autres blanches ou brunes ou encore jaunes. Dieu nous a créés ainsi. Acceptons-le et soyons-en fiers. Le noir est magnifique, le blanc est magnifique si Christ est dans notre cœur, Nous sommes un seul sang, nous sommes une seule race humaine avec une âme responsable devant Dieu. Si nous ne résolvons pas nos problèmes — et si nous ne les résolvons pas rapidement — il n’y aura plus ni Blancs, ni Jaunes, ni Rouges, ni Noirs contre lesquels nous battre : nous aurons tous disparu.
Nous sommes issus d’un seul sang. Je sais qu’il y a des tensions raciales dans le monde entier. Les Chinois et les Malais se battent à Singapour : c’est un problème racial. Les conflits raciaux ne sont pas des conflits américains seulement, ce sont des conflits mondiaux. Mais : « Il a fait tout le genre humain, issu d’un seul sang, d’une seule nation. » La Bible nous dit que, comme chrétiens, nous avons la force de nous aimer les uns les autres. Mais je ne crois pas que nous aurons jamais la force de nous aimer les uns les autres avant que nous arrivions à connaître Christ. Christ peut nous donner une force surnaturelle pour aimer un homme d’une autre race. Christ peut faire cela.
Puis Paul dit de Dieu : « Il n’est pas loin de chacun de nous. »7 Certains à Athènes pensaient que Dieu habitait quelque part sur le Mont-Olympe. Mais Paul leur dit que Dieu était tout près d’eux, et non pas sur une montagne. Dieu n’est pas sur une étoile ou sur une autre planète : Dieu est ici sur cette terre, proche de chacun de nous. Il peut être avec vous dans votre solitude, Il peut vous aider dans votre maladie. Il peut enlever votre sentiment de culpabilité, Il peut vous aider quand vous êtes frustrés. Il peut donner les réponses aux mystères, aux problèmes et aux difficultés de la vie.
7 Actes 17.27.
L’apôtre Paul atteignit ensuite le cœur même de son sermon. Ce qu’il dit, c’est ce que je désire que chacun de vous entende ce soir.
Ecoutez ceci, si vous ne l’avez jamais entendu de votre vie ; c’est la Parole de Dieu :
« Dieu ordonne maintenant à tous les hommes, en tous lieux — rappelez-vous, nous sommes issus d’un seul sang (Il ordonne donc à tous les Africains, à tous les Européens, à tous les Asiatiques, à tous les Américains) — qu’ils aient à se repentir. »8
8 Actes 17.30.
Dieu ne dit pas : « Je vous suggère de vous repentir », ni « Je vous conseille de vous repentir », ni encore « J’espère que vous vous repentirez. » Dieu ordonne aux hommes de se repentir.
Je désire vous poser cette question ce soir : vous êtes-vous repentis ? Dieu l’exige ! C’est un commandement de Dieu. Rien d’autre ne compte dans cette vie, ni dans la vie à venir, si vous n’avez pas obéi à ce grand commandement : repentez-vous !
Faites demi-tour, c’est cela la repentance, changez ! Changez vos idées, votre manière de vivre, votre conception de Dieu. Changez vos idées sur vous-même et sur votre voisin. Faites demi-tour : c’est cela, se repentir.
Y a-t-il eu un changement dans votre vie ? La Bible dit que les choses anciennes passeront, et que tout dans votre vie deviendra nouveau. Vous deviendrez une nouvelle création en Christ.
Cela vous est-il arrivé ? Vous allez à l’église. Il se peut même que vous acceptiez les dix commandements pour guide moral, mais cela ne suffit pas. Vous devez vous repentir et chacun dans cet auditoire a quelque chose dont il peut se repentir. Pensez un instant : y a-t-il une seule personne ici qui n’ait pas besoin de se repentir ?
La Bible dit : « Tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu. »9
9 Romains 3.23.
Y a-t-il une seule personne sans péché dans le monde ?
« Tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu. »
Alors, si vous avez péché, vous avez de quoi vous repentir, car la repentance signifie que vous confessez à Dieu que vous avez péché. Vous dites donc : « Dieu, j’ai péché. Je veux changer ma manière de vivre. Je suis prêt à me détourner de mon péché. »
Pourquoi Dieu vous ordonne-t-Il de vous repentir ? C’est la phrase suivante du sermon de l’apôtre Paul qui donne la réponse. Ecoutez : « Parce qu’Il a fixé un jour où Il jugera le monde selon la justice, par l’homme qu’Il a désigné. »10
10 Actes 17.31.
Vous et moi, maintenant, en 1969, nous n’aimons pas associer Dieu à l’idée de colère, de courroux, de jugement et d’enfer. Nous essayons de façonner Dieu à notre idée. Nous essayons de refaire Dieu comme nous pensons qu’il devrait être. C’est de l’idolâtrie.
Un journal illustré publie ce mois un article écrit par un homme qui a quitté l’Eglise catholique. Dans cet article, cet homme nie la révélation de Dieu que donne la Bible. Il a formé un Dieu à sa propre idée ; il n’est pas étonnant qu’il ait quitté l’Eglise, il ne croyait plus au Dieu du christianisme.
Quand nous étions ici il y a douze ans, c’était l’évêque James Pike qui était le doyen de la Cathédrale Saint-Jean à New York. Il a quitté l’Eglise récemment. Il a écrit pourquoi, et il me semble qu’il mentionne trois raisons. Pour lui, le christianisme n’était plus croyable, Christ ou l’Eglise n’étaient pas ou plus actuels et il ne voyait pas de résultats.
Je peux vous dire que j’ai découvert exactement l’inverse. On peut croire en Jésus-Christ ! En Lui je trouve tout l’Evangile. La Bible est le livre le plus actuel qui soit. En Christ, Dieu fait tout ce qu’Il a jamais promis de faire, et Il peut le faire dans votre vie si vous mettez votre confiance en Lui.
Dieu nous a ordonné de nous repentir car Il va juger le monde. Oui, le jour du jugement vient. Jésus a dit : « Au jour du jugement, les hommes rendront compte de toute parole vaine qu’ils auront proférée. »11 Pensez à cela ! Toute parole vaine que vous avez dite, toute pensée, toute intention, tout ce que vous avez fait dans l’obscurité, tout ce que vous avez dissimulé, tout ce que vous pensiez être caché sera amené à la lumière lors du jugement ; et nous allons être jugés par cet Homme — cet Homme, le Seigneur Jésus-Christ. Il est venu une première fois en sauveur débonnaire. Il reviendra en juge de toute la terre et la Bible dit que la preuve que Dieu va juger le monde, c’est qu’il a ressuscité son Fils d’entre les morts.
11 Matthieu 12.36.
Vous riez peut-être. On s’est moqué de Noé, on s’est moqué de Jérémie et de Lot. On s’est moqué d’Amos et des apôtres. On s’est moqué des prédicateurs tout au long des siècles quand ils avertissaient que le jugement approchait, mais cela n’a pas retenu le jugement.
Le jour du jugement vient. Vous allez le vivre. Etes-vous prêts ?
Le prophète Amos dit : « Prépare-toi à la rencontre de ton Dieu. »12
12 Amos 4.12.
Le Christ que je vous présente ce soir est ressuscité. Il n’est pas le Christ sur la Croix. Bien sûr, Il est mort sur la Croix pour nos péchés, Il a versé son sang pour nos péchés, et chaque fois que nous prenons la communion dans nos églises nous rappelons le sang qui est versé. Sans l’effusion de ce sang, il n’y a pas de pardon pour nos péchés. Mais ceci n’est pas tout l’Evangile. L’Evangile, c’est que Christ a été ressuscité, et voici une bonne nouvelle : la mort a été vaincue. Christ est vivant. Il va revenir et Il établira son royaume. Voilà le message que Paul a annoncé ce jour-là.
Que se passa-t-il ? La même chose exactement que ce qui va se passer ici. Il y eut trois réactions. Tout d’abord, certains ont ri et se sont moqués. Puis d’autres ont dit : « Bon, nous en reparlerons, il faut que nous réfléchissions. » Ils ont remis la chose à plus tard. Ceci est très dangereux, car, voyez-vous, il se peut que vous ne réentendiez jamais l’Evangile prêché ainsi, ou que si vous le réentendez votre cœur soit différemment disposé. Vous ne pouvez vous approcher de Dieu que quand le Saint-Esprit vous attire. Des milliers de gens dans le monde entier ont prié pour la réunion de ce soir et, d’une manière étrange, votre cœur a été touché et convaincu. La Bible dit : « Voici maintenant le temps favorable, voici maintenant le jour du salut. »13 La Bible nous avertit que l’on peut endurcir son cœur ; aussi vous devriez venir et prendre votre engagement avec Christ maintenant pendant que l’Esprit de Dieu parle. Il se peut que vous ne soyez plus jamais aussi près du Royaume de Dieu.
Ainsi, certains ont ri. Quelques-uns parmi nous sortiront d’ici en riant, en se moquant et en disant : « Quel idiot ! » D’autres déclareront : « J’aimerais y penser pendant quelques jours. » Et d’autres encore prendront un engagement. C’est exactement ce qui s’est passé quand Paul a prêché son grand sermon.
Le Daily Telegraph de Londres a pour slogan : « Vous ne pouvez pas changer les faits, mais vous pouvez changer d’opinion. »
Quand Apollo 11 sera amené vers sa rampe de lancement, la fusée se déplacera à la vitesse d’un kilomètre et demi par heure. Puis, quand elle sera mise à feu, elle décollera à l’allure de trente-huit mille kilomètres à l’heure. Mais il lui aura fallu une heure pour être placée sur la rampe de lancement.
Ce soir, vous vous engagez sur la rampe de lancement : peut-être avancerez-vous lentement et en hésitant ; il se peut que votre foi soit petite, mais elle repose sur la personne du Seigneur Jésus-Christ.
La semaine dernière, des milliers d’étudiants américains se sont avancés publiquement pour recevoir leur diplôme. Je vous demande ce soir de vous avancer publiquement pour recevoir Christ. Laissez-Le vous pardonner vos péchés. Laissez-Le venir dans votre cœur et vous donner une vie nouvelle, une nouvelle dimension à votre existence ; et partez d’ici en sachant que votre nom est écrit dans le Livre de Vie. Partez d’ici en sachant que vous n’aurez jamais à affronter le jugement, en sachant que tous vos péchés sont pardonnés, que vous irez au ciel quand vous mourrez et que vous avez une force nouvelle pour résoudre les problèmes et lEs difficultés que vous rencontrez dans la vie. Le voulez-vous ?
Le 13 juin 1969.