J’ai vu, par les rapports qui nous sont parvenus, que la plupart des salles ont été remplies en Europe et que, dans plusieurs cas, des gens ont été renvoyés faute de place. Maintenant j’aimerais bien savoir ceux qui, ici, ont moins de 25 ans, j’aimerais bien vous voir vous lever — au-dessous de 25 ans. Je vous prie de vous rasseoir, c’est l’énorme majorité ce soir.
Je voudrais parler aux jeunes des problèmes qui les confrontent. J’ai entendu parler d’un père qui a dit à son fils : « Écoute mon fils, maintenant il vaudrait peut-être la peine que nous parlions des choses sérieuses qui concernent la vie. » Et ce garçon, qui avait 13 ans, répondit : « Oui, en effet, il est grand temps. Qu’est-ce que tu aimerais savoir, Papa ? » Je crois que les jeunes d’aujourd’hui en savent beaucoup plus long sur la vie que je n’en savais à leur âge.
Maintenant, j’aimerais que nous lisions le deuxième chapitre du livre des Actes, du verset 17 au verset 31 : « Dans les derniers jours dit Dieu, je répandrai mon esprit sur toute chair, vos fils et vos filles prophétiseront, vos jeunes gens auront des visions, et vos vieillards auront des songes, oui, sur mes serviteurs et sur mes servantes dans ces jours-là, je répandrai de mon Esprit et ils prophétiseront. Je ferai paraître des prodiges en haut dans le ciel et des miracles en bas sur la terre, du sang, du feu et une vapeur de fumée, le soleil se changera en ténèbres et la lune en sang avant l’arrivée du jour du Seigneur, de ce jour grand et glorieux. Alors, quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé. »
La Bible est un livre de prophétie. Il nous apprend ce qui va se passer demain. L’apôtre saint Pierre dit que la Pentecôte est l’accomplissement partiel de la prophétie de Joël. Mais c’est aussi une prophétie concernant les derniers temps : « Il y aura une époque où les jeunes auront des visions… ». Peut-être est-ce le cas de notre génération ? Un célèbre professeur hollandais a dit il y a quelques semaines : « La différence entre l’ancienne génération et la nouvelle est si considérable qu’il serait peut-être bon de construire des villes où n’habiteraient que des adolescents. » Si on fait cela, j’aimerais vivre dans une de ces villes parce que j’aime beaucoup la jeunesse. Aujourd’hui on parle beaucoup du conflit des générations. Est-ce que vous savez que 41 % de la population d’Amérique a moins de 21 ans ? Une jeune fille a dit à un journaliste l’autre jour : « Il faut s’amuser autant qu’on peut avant 17 ans parce qu’après, on est trop vieux. » Notre génération est livrée à la jeunesse et je me suis efforcé ces derniers temps de savoir ce que veut la jeunesse actuelle.
J’ai cinq enfants, j’ai quatre petits-enfants et j’ai appris beaucoup de choses sur les enfants. J’ai voulu savoir ce qui se passait dans le cœur d’un tas de jeunes, alors au Canada, à Winnipeg, je me suis déguisé avec un vieux chapeau et des lunettes noires et je suis allé au milieu d’un groupe de jeunes et j’y ai appris beaucoup de choses. Il y a quelque temps on m’a demandé de parler à un festival de rock-and-roll aux États-Unis, j’y suis allé. Beaucoup de gens m’ont critiqué, mais j’ai dit : « J’irai n’importe où si on me demande d’y prêcher l’Évangile de Jésus-Christ. » Alors, ils ont arrêté leur musique pop et tous les jeunes m’ont entouré et pendant une demi-heure, je leur ai parlé. Je suis allé à ce festival, ils avaient des feux de camp un peu partout et la musique m’a fracassé les oreilles, mais j’ai parlé à ces jeunes. Je voulais savoir pourquoi ils étaient là ; c’était très intéressant d’entendre leurs réponses ; certains me prenaient pour un journaliste, d’autres pour l’un des leurs, peut-être d’autres me prenaient-ils pour un policier, ils ne savaient pas qui j’étais ; mais j’ai appris beaucoup de choses en leur parlant. Comme je ne connais pas la jeunesse d’Allemagne, je dois lui parler comme à la jeunesse d’Amérique.
Là-bas, les jeunes ont ce qu’ils appellent un « happening », où ils font ce qu’ils appellent « leur chose », ce qui leur plaît et qui correspond à leurs caractéristiques. Ils ont aussi en Amérique, ce qu’on appelle le « hang-up » (je ne sais pas comment vous les appelez ici). L’autre jour un des grands chanteurs Pop a dit : « Je me sens vieux et frustré. » Beaucoup de jeunes aux États-Unis se nomment des « hippies », et je me suis fait des amis parmi eux. Beaucoup d’entre eux, malheureusement se droguent et font toutes sortes de choses pour avoir des excitations dans la vie, des sensations. Beaucoup de ces jeunes sont sérieux. Écoutez leur musique, lisez les paroles de leurs chants : ils s’occupent des problèmes fondamentaux de l’homme : la souffrance, la guerre, la pauvreté, la mort. Presque un quart de ces chants s’occupe de la mort, et beaucoup posent des questions auxquelles nous devrions répondre.
J’ai un ami à Hollywood, qui est une vedette de cinéma. Il y a quelque temps son fils est venu le trouver ; il est étudiant dans une université de Californie, Il lui a dit : « Papa, je m’en vais, je quitte les études et je vais devenir hippie ; et je voudrais encore te dire quelque chose : « Papa, je te déteste et je voudrais que tu saches pourquoi je te hais. » Le père était scandalisé. « Oui, bien sûr, j’aimerais savoir. » « Je te hais parce que tu m’as fait la vie trop facile, tu ne m’as jamais fait travailler, et tu ne m’’as rien donné à croire, tu as fait faillite envers moi, tu ne m’as donné que le matérialisme et j’en ai assez… »
Beaucoup de jeunes en Amérique et en Europe se révoltent contre l’abondance et le matérialisme. Autrefois la génération précédente a eu beaucoup de difficultés, aux environs des années 30 et 40, et ils ont travaillé beaucoup pour changer le monde et le faire plus agréable pour les jeunes. Maintenant, nous avons des milliers de jeunes qui n’en veulent pas, et qui se révoltent en disant : « Sans aucun doute, la vie, c’est autre chose que le standing de vie. » C’est exactement ce que Jésus a dit : « La vie est autre chose que le vêtement et la nourriture, et les choses matérielles. » En visitant ces jeunes j’ai vu qu’ils étaient indépendants : ils veulent penser, réfléchir. Pour les jeunes, tout est relatif ; aujourd’hui ils sont idéalistes, ils sont préoccupés par la guerre, par la pauvreté, par le racisme et jusqu’à un certain point, ils sont des intellectuels ; en tout cas, en Amérique, plus que les jeunes de ma génération. Ils posent des questions sérieuses, valables, ils mettent en question le système dans lequel on les fait vivre. Nous voyons beaucoup de ces jeunes se révolter ; en fait, beaucoup sont mécontents et malheureux, frustrés, solitaires, inquiets. Une de nos vedettes de la chanson a dit l’autre jour : « Je ne suis pas heureux, je suis trop solitaire. » C’est ce que dit un psaume : « Je suis comme le pélican du désert, comme le hibou dans les ruines, je suis comme un oiseau solitaire, au haut du toit. » Beaucoup de jeunes sont comme cela aujourd’hui. Les jeunes recherchent quelque chose ; ils veulent une réponse et la veulent rapidement. Ils voient la bombe à hydrogène, ils pensent à toutes les catastrophes qui peuvent fondre sur le monde pendant leur génération, ils veulent avoir quelque chose à dire et ils demandent la réponse aux grands problèmes fondamentaux de la vie. « D’où suis-je venu ? » « Pourquoi suis-je ici ? Quel est le but de mon existence et sa raison d’être ? Où est-ce que je vais aller après la mort ? Est-ce qu’il y a une vie après la mort ? Où est-ce que tout finit à la tombe ? » Voilà les questions qu’ils posent, lorsque vous avez une conversation sérieuse avec eux. Or, nous ne leur donnons pas de réponse avec autorité, même l’Église ne répond rien. Pourtant, la réponse se trouve dans ce livre, la Bible répond à ces questions fondamentales de l’humanité.
Qu’est-ce que les jeunes recherchent aujourd’hui ? D’abord, ils veulent le plaisir, mais ils ne le trouvent pas. Toute la licence sexuelle, l’alcoolisme, la drogue, les voyages perpétuels, c’est une excitation temporaire, mais qui produit aussi l’aliénation et la solitude. Cette recherche du plaisir apporte un sens de culpabilité, car la Bible dit qu’il y a du plaisir dans le péché mais que c’est pour un « moment » pour un temps très bref, au bout duquel il y a la destruction et la mort. Chaque année, je reçois une multitude de lettres de jeunes qui m’’avouent chercher le plaisir. Ils disent aussi que quand ils l’ont trouvé, ils sont tombés ensuite dans la misère, certains sont devenus alcooliques, d’autres père ou mère d’enfants illégitimes et leur vie a été bouleversée. En fait, le plaisir aboutit à l’amertume. Existe-t-il un plaisir définitif ? La Bible répond qu’il en existe un, car elle dit : « Il y a abondance de joie devant ta face, des délices éternels à ta droite. » Une joie qui dure toujours ! Vous pouvez l’avoir ce soir. Vous dites peut-être : « Je ne trouve aucun plaisir dans la lecture de la Bible, je ne trouve aucun plaisir à aller à l’église, je ne trouve aucun plaisir dans la vie chrétienne. » Tout change quand vous connaissez Jésus et que vous avez une communion chaque jour avec lui, quand le Christianisme cesse d’être une forme ou un rite, et devient une personne que vous connaissez, qui vit dans votre cœur et qui vous donne une joie surnaturelle. Votre plaisir ne dépend plus alors des circonstances car il est au fond de votre cœur. Ce bonheur, vous pourriez l’avoir ce soir. Il est gratuit et dure toujours.
J’ai voyagé dans le monde entier et j’ai entendu les chrétiens rire ! Les chrétiens sont heureux et joyeux, ils savent s’amuser. J’ai voyagé à travers l’Afrique et j’ai encore dans les oreilles le rire contagieux de ces Africains chrétiens, j’ai fait la même expérience au Japon, en Amérique du Sud et même au Guatemala ! Jeunes gens, si vous voulez avoir une cause à laquelle vous allez donner votre vie, donnez-vous à Jésus-Christ, marchez sous son drapeau, servez-le, abandonnez-vous à lui et partagez avec les autres ce que vous avez. Vous trouverez de la joie et du bonheur dans tout cela.
Deuxièmement je trouve que les jeunes recherchent un but, un idéal, les hippies appellent cela « la contemplation de soi », la « méditation ». Un grand psychologue a dit l’autre jour : « Les jeunes n’ont aucune réponse dans leur univers — s’ils n’ont pas de réponse, ils ne cherchent qu’à se retirer de la vie ou à déchirer la vie — c’est ce que nous constatons. Certains se retirent de la vie et d’autres la détruisent. » Pourquoi ? ils n’ont aucun but, aucun idéal.
Il y a un vide terrible philosophique et moral dans le monde aujourd’hui. Ce vide ne durera pas longtemps car l’histoire nous enseigne que les vides se comblent toujours rapidement. Prions pour que ce soit un Christianisme réveillé qui comble ce vide. Dieu a un but pour vous. D’où venez-vous ? Vous avez été créé à l’image de Dieu, vous avez un corps mais dans votre corps est votre esprit ou votre âme. C’est la partie de vous qui vivra toujours. Lorsque vous mourez, votre corps va dans la tombe, mais votre esprit continue à vivre. Dieu nous a créés sur cette planète pour que nous puissions le glorifier, mais nous nous sommes révoltés contre Dieu, nous avons désobéi à sa loi, nous sommes une planète en révolte. Dieu a envoyé son Fils sur cette planète, pour porter notre condamnation sur la croix. Il a dit : « Repentez-vous, recevez mon Fils et je vous pardonnerai, je vous restaurerai pour que vous ayez communion avec moi et quand vous mourrez, je vous prendrai dans ma maison. » D’où est-ce que je suis venu ? Créé à l’image de Dieu, infecté par le péché, sous la condamnation de Dieu, méritant le châtiment, voilà ce que je suis. Et Jésus est venu, il a porté mon châtiment sur la croix, maintenant je l’ai reçu, maintenant toute ma vie, je cherche à le glorifier. J’ai une raison de vivre, et j’ai des ressources intérieures que Dieu me donne pour que je puisse faire face à la vie. Je sais que si je mourrais aujourd’hui, j’irais au ciel. Vous pouvez avoir la même assurance, J’avais 17 ans lorsque je me suis donné à Dieu, et j’ai encore le souvenir dans mon cœur de la joie de ce moment-là.
Ensuite, je trouve que les jeunes cherchent l’espérance et la sécurité, les jeunes veulent que l’espérance leur soit rendue car nous vivons un temps de pessimisme. Les professeurs de nos universités sont pessimistes, nos écrivains, nos intellectuels sont pessimistes. Il n’est pas étonnant de voir que les jeunes se tournent vers la drogue pour fuir la vie : nous ne leur donnons pas beaucoup d’espoir. Or, la Bible est un livre d’espoir. Les jeunes disent : « Nous ne voulons pas de vos richesses, nous ne voulons pas de votre matérialisme, nous voulons quelque chose de plus, quelque chose d’exaltant, nous voulons l’espérance ! La Bible, d’un bout à l’autre, nous promet l’espoir. L’autre jour, j’ai entendu parler d’un groupe de jeunes dans une université américaine qui se sont rassemblés avec des barres de fer et ont fracassé un ordinateur extrêmement coûteux. Quand on leur a dit : « Mais pourquoi avez-vous démoli cet ordinateur si coûteux ? » ils ont répondu : « C’est le symbole du règne du matérialisme. Si les machines agissent comme des hommes, on fait agir des hommes comme des machines, et c’est ce que nous ne voulons pas. » Les jeunes veulent une cause à défendre qui est plus profonde que le matérialisme superficiel. L’autre jour, un jeune a dit à un journaliste : « Je n’ai pas de cause pour laquelle je suis prêt à mourir, et en fait je ne mourrai pour aucune cause. » Le rebelle n’a pas de cause à défendre ; il est incapable de prendre la responsabilité de définir pourquoi il veut vivre. Un chef des étudiants, un des plus radicaux des États-Unis, l’autre jour dans une conversation privée qui a duré des heures m’a dit en me montrant par la fenêtre les immenses buildings de New York : « Nous allons tout brûler, tout détruire, nous allons faire sauter l’Amérique. » Je lui ai dit : « Mais qu’est-ce que vous allez mettre à la place ? » Il a répondu : « Ah, dans nos plans, nous n’avons pas encore réfléchi à cela. Nous savons que tout est mauvais alors, nous allons le faire flamber mais nous ne savons pas encore par quoi le remplacer. » Voilà ce que pensent les jeunes, aujourd’hui. Ils n’ont aucune destination vers laquelle aller; mais la Bible nous dit que nous avons l’espérance, l’apôtre saint Paul a écrit : « Si nous n’avons d’espérance en Christ que dans cette vie seulement, nous sommes les plus misérables de tous les hommes. » Notre espérance se situe au-delà de notre vie, car il y a une autre vie, et ceux qui connaissent Jésus-Christ passeront cette vie avec lui. La Bible dit : « Christ en vous, c’est l’espérance de la gloire. » La Bible, dans l’Ancien Testament, parle d’une autre espérance, c’est l’espérance de l’hypocrite. La Bible nous parle aussi de ceux qui n’ont pas d’espérance et pas de Dieu dans ce monde. Quelle est votre espérance à vous ? Est-ce que vous vivez au jour le jour ? J’ai entendu parler d’une femme qui regardait sa montre à chaque instant et qui disait quand arrivait midi : « Ah, enfin une journée de passé. » Nous devenons vieux si vite, la vie passe si vite ! Quelle est votre espérance ? En quoi croyez-vous ? Vers quoi marchez-vous ? À quoi vous êtes-vous engagé ? Maintenant, je vais vous demander de vous engager. Pourquoi ne serait-ce pas à Jésus- Christ ? Je ne vous demande pas de vous joindre à un grand système religieux. Je vous demande de venir à la personne de Jésus-Christ, afin de le recevoir comme votre Seigneur, votre Maître. Peut-être vous ne comprenez pas ce dont il s’agit, mais venez par la foi et recevez-le.
Cinquièmement, les jeunes veulent une expérience ayant un sens. Le président de l’Université de New York disait l’autre jour : « La plupart des problèmes qui tourmentent l’étudiant sont émotionnels et non pas rationnels. » J’ai trouvé que c’était vrai dans le monde entier. Regardez les écrans de télévision, en tout cas la télévision américaine, criant, hurlant, du bruit, du fracas. En fait, il est très difficile d’avoir un dialogue intelligent, sérieux et calme. Et voilà pourquoi tant de jeunes se tournent vers les drogues psychédilyques. Ils veulent une expérience, mais la Bible nous dit que nous pouvons faire une expérience avec Jésus-Christ et les jeunes y substituent autre chose. Nous leur avons appris des choses fausses sur le Christianisme. Un jeune peut connaître Jésus-Christ personnellement, et faire l’expérience de Jésus-Christ dans sa propre vie, dans son propre cœur. Est-ce que vous connaissez la devise des « hippies » aux États-Unis ? Trois choses, trois devises, vous les voyez partout ; la première c’est : « Mettez-vous sur la bonne longueur d’onde » « Tune in ». La deuxième c’est « turn-on » c’est-à-dire « prenez le bouton » et la troisième c’est : « Laissez tomber ». C’est exactement ce que Jésus demande. D’abord, ayez la bonne longueur d’onde, soyez réconcilié avec Dieu. Vous êtes hors de la longueur d’onde. Supposez que j’ai ici la télévision devant moi, mais voilà que l’image ne vient pas, mon appareil ne marche pas. Je lui flanque un coup de pied et je le secoue pour qu’il marche. Finalement j’appelle le réparateur-spécialiste, il vient et il me dit : « C’est très simple, vous avez oublié de brancher l’électricité. Il n’y a pas de courant. » Quelle stupidité ! C’est ce que nous faisons ce soir. Nous accusons tout le monde et l’univers tout entier ; en fait, nous ne sommes pas branchés sur le courant. Il faut que nous soyons sur la longueur d’onde de Dieu. Le péché nous a séparés de Dieu, il faut retourner vers Dieu, la Bible parle à chaque instant de « se tourner vers », se convertir, c’est cela le sens du mot conversion. Ce n’est pas une espèce d’émotion qui nous submerge (bien sûr, la conversion peut impliquer de l’émotion) ; la conversion peut être très tranquille. De quoi s’agit-il ? Jésus a dit qu’il y a deux routes devant nous, le chemin étroit et le chemin large ; le chemin large mène à la destruction, mais le chemin étroit mène à la vie éternelle. Vous êtes sur le chemin large et la Bible dit : « Tournez-vous, changez de direction. » Vous êtes sur la route, tout le long du chemin large il y a des signaux et des panneaux : Attention ! Méfiez-vous ! Tournez-vous ! Changez de direction ! Tournez-vous vers Dieu, avant qu’il ne soit trop tard. Mettez-vous sur la longueur d’onde de Dieu, « tune-in » à Dieu.
Ensuite pressez le bouton, mettez le contact, et vous recevrez la puissance, quand le Saint-Esprit viendra sur vous. Celui qui vit pour Christ découvre une puissance surnaturelle en lui. Il n’y a pas une seule personne dans ce stade ou regardant la télévision qui puisse vivre une vie pour Christ ; le standard est trop haut, l’exigence est trop forte. Mais quand vous avez reçu Jésus-Christ, le Saint-Esprit vient en vous et vous met en contact avec Dieu et vous donne une puissance surnaturelle. Il vous guide, il vous enseigne, il vous conduit, il vous aide à vivre la vie chrétienne.
Alors « laissez tomber » c’est la troisième devise des « Hippies ». Ensuite soyez un non-conformiste, ne soyez pas comme tout le monde, faites ce qui vous importe : c’est cela que l’Écriture enseigne. « Ne vous conformez pas au monde présent mais soyez renouvelés et transformés par le renouvellement de votre intelligence. » La plupart des jeunes veulent être comme les autres jeunes. Maintenant en Grande-Bretagne ils se mettent à se raser la tête et on les appelle « têtes d’œuf ». Voilà juste que je m’étais habitué aux cheveux longs, je me suis habitué aux barbes et maintenant ils vont à l’autre extrême et se rasent la tête. Probablement il faudra nous y habituer aussi. Mais c’est vrai que la Bible dit que le chrétien doit être non-conformiste. Il ne faut pas nous conformer au monde, intellectuellement. « Soyez transformés par le renouvellement de votre pensée. » Notre intelligence est très importante, dit la Bible. Quand vous venez à Christ, il ne vous demande pas de commettre un suicide intellectuel. Mais, voyez-vous, le péché a affecté votre intelligence et l’homme ordinaire, c’est-à-dire n’importe qui, l’homme pécheur, ne peut pas trouver Jésus par sa seule intelligence, car sa raison doit être illuminée, doit être touchée par le Saint-Esprit ; il faut que l’intelligence vienne sous la souveraineté de Dieu. La Bible dit : « Ayez les pensées qui étaient en Jésus-Christ. » Nous ne devons pas nous conformer au monde physiquement. Lorsque vous recevez Jésus-Christ, votre corps devient le temple du Saint-Esprit. Il faut offrir vos corps comme un sacrifice vivant à Dieu. Votre corps est important : il doit être propre, discipliné et offert à Dieu. Vous me direz, « je ne peux pas résister aux tentations de cette époque où je vis. » Bien sûr, vous ne pouvez pas, mais Dieu peut vous garder, il peut vous aider à lui présenter votre corps.
Nous ne devons pas être conformes au monde dans la définition de notre religion. Qu’est-ce que c’est qu’être religieux ? Aller à l’église ? Etre baptisé ? Peut-être être confirmé et peut-être retourner à l’église pour être marié et encore retourner à l’église pour être enterré et peut-être faire ses Pâques. Faire le mieux qu’on peut. Vous croyez que c’est suffisant ? Non ! La Bible dit : « Vous ne pouvez pas aller au ciel si votre justice n’est pas supérieure à celle des pharisiens. » Le prophète Esaïe a dit, « Cessez de m’apportez vos vains symboles religieux, ils me dégoûtent, ils ne peuvent pas vous sauver. » Il est important d’aller à l’église, tant mieux si vous êtes baptisé ; si vous êtes confirmé, mais qu’est-ce que ça veut dire pour vous ? Il faut que vous fassiez l’expérience de Jésus-Christ personnellement, que vous reconfirmiez peut-être ce que vous avez fait à la confirmation. Il faut vous présenter à Lui comme à votre Seigneur. Il faut être discipliné ; il faut beaucoup de discipline pour pouvoir fermer la télévision et avoir une heure de prière ou d’étude biblique. Il faut de la discipline pour se lever tôt le dimanche matin pour aller à l’église. Il faut de la discipline pour se lever plus tôt afin de prier Dieu. Nous sommes une génération sans discipline. Voilà l’espèce de chrétien que Dieu veut voir. Un chrétien qui renonce à lui-même et prêt à prendre la croix pour suivre Jésus. Voilà plus de trente ans que je suis chrétien, et je voudrais vous faire un aveu : C’est difficile d’être chrétien, c’est difficile. Mais c’est aussi très facile. Je ne vous demande pas de venir sur un terrain de sport ou à un spectacle, ou à une fête sportive : je vous demande d’aller sur un champ de bataille, où vous serez attaqué par des puissances spirituelles de tout côté ; où chaque jour vous aurez à livrer bataille, mais où vous pouvez être victorieux chaque jour, et où vous pourrez trouver les réponses aux questions que se posent les jeunes, dans le monde entier. Je vais vous demander maintenant de recevoir Jésus-Christ. Hier soir il y a eu des centaines de jeunes qui se sont avancés, je vais vous demander, vous jeunes, jeunes gens, jeunes filles, et aussi les pères et les mères, de dire ce soir : « Je veux Jésus-Christ, je veux le pardon de mes péchés ; je veux changer la direction de ma vie, je veux me tourner, je veux devenir une nouvelle personne. Je veux que ma vie soit sous la souveraineté de Dieu. »