Et presque tout, d’après la loi, est purifié avec du sang, et sans effusion de sang il n’y a pas de pardon.
Je vais vous demander d’incliner la tête et de fermer les yeux pendant la prière. En ce dimanche soir, il y a dans cet auditoire des centaines de personnes qui ont besoin de s’engager envers Christ. Vous avez un sentiment de culpabilité, de frustration et de confusion dans votre vie. Vos problèmes sont trop grands pour que vous puissiez en venir à bout, ils sont là en attente. Vous avez besoin d’aide.
Vous êtes dans l’incertitude face à la mort : vous ne savez pas où vous irez quand vous mourrez. Vous pouvez trouver une réponse ce soir, ici, en vous décidant pour Jésus-Christ qui est mort sur la Croix pour vous. Prions.
« Notre Père et notre Dieu, nous Te prions afin que le Saint-Esprit parle à nos cœurs ce soir, qu’Il nous convainque de péché, de justice et de jugement et qu’Il nous montre l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde. Nous Te le demandons en Son nom. Amen. »
Demain soir sera de nouveau un soir consacré aux jeunes, et je parlerai aux adolescents et à leurs parents. Je crois que les parents en ont parfois davantage besoin que leurs enfants, aussi j’espère que vous viendrez.
J’aimerais bien avoir la voix de Beverly Shea. Je ne sais si beaucoup parmi vous savent qu’en fait j’ai commencé mon ministère comme directeur de chœur, et que j’ai pris des leçons de chant. Je ne sais pas si tu savais cela, Bev ? Il y a vingt-cinq ans que je travaille avec Bev Shea, mais il y a certains secrets que je ne lui ai pas encore dévoilés. Ainsi, j’ai pris des leçons de chant, mais, lors de la cinquième leçon, un chien se mit à hurler dehors et le maître de chant me déclara qu’il pensait que j’avais d’autres dons !
Alors je commençai à prêcher et je préparai quatre sermons, pensant que chacun d’eux durerait environ une heure. Je dus prêcher pour la première fois dans une petite église du nord de la Floride. Il y avait environ trente personnes. J’avais tellement peur que je prêchai les quatre sermons à la fois en huit minutes !
A cause de la télévision, mes sermons doivent être courts. Je pense que vous connaissez tous l’histoire de l’homme qui fut présenté à un auditoire et qui était censé parler pendant vingt minutes. Une heure après il parlait encore. Et au bout d’une heure vingt il n’avait toujours pas fini. Celui qui l’avait introduit, n’y tenant plus, saisit le marteau de commissaire-priseur et le lui lança : il le rata, mais le marteau atteignit un homme au premier rang. En s’évanouissant, celui-ci dit : « Frappez-moi encore, je l’entends toujours ! »
Ce soir j’aimerais que nous nous penchions sur le vingt-deuxième verset du neuvième chapitre de l’épître aux Hébreux : « Presque tout, d’après la loi, est purifié avec du sang, et sans effusion de sang il n’y a pas de pardon. »
Quel étrange verset ! « … sans effusion de sang il n’y a pas de pardon. » Sans effusion de sang le péché ne peut pas être pardonné. Vous direz peut-être : « Je croyais que c’était une coutume qui avait disparu avec les barbares. »
C’est un sujet qui m’intéresse beaucoup ; j’ai étudié l’anthropologie à l’université et j’ai dû une fois écrire un mémoire sur le thème du sang dans les différentes religions du monde. Savez-vous qu’il est très difficile de trouver un coin du monde où on n’ait pas pratiqué les sacrifices sanglants ? En fait, parmi les Aztèques de l’ancien Mexique, plus de vingt mille personnes étaient massacrées chaque année sur les autels de leurs dieux afin d’apaiser ceux-ci et d’enlever aux fidèles leur sentiment de culpabilité. Dans le monde entier, il y eut non seulement des sacrifices d’animaux mais des sacrifices humains pour apaiser les dieux. D’où vient cette notion ? Si vous êtes Juif et que vous parcouriez l’Ancien Testament et lisiez le Talmud, vous verrez que les allusions au sang sont très nombreuses. Des milliers de chèvres, d’agneaux et de bœufs étaient immolés chaque année sur les autels juifs.
Et nous en arrivons au christianisme. Deux cent cinquante fois il est parlé de sang dans le Nouveau Testament. N’est-ce pas étrange ? Si vous êtes d’une autre religion, vous verrez que le sang y joue aussi un rôle important. Pourquoi cela ?
Il y a quelques semaines, on pouvait lire dans les journaux que des milliers de jeunes gardes rouges avaient marché dans les rues de Pékin en chantant et scandant ce slogan : « Sans effusion de sang, il n’y a pas de révolution. » N’est-ce pas intéressant ?
Il y a quelque temps, j’étais à Moscou et j’ai demandé au guide de l’Intourist qui nous promenait ce que signifiait l’étoile rouge et ses cinq pointes. Sa réponse fut intéressante, la voici : « Les cinq branches symbolisent les cinq continents du monde. Le rouge représente le sang qui devra être répandu pour y amener la révolution. »
Nous sommes habitués à l’idée du sang parce que nous en voyons sur nos écrans de télévision et dans les cinémas. Le Vietnam est une effusion de sang. Les autoroutes font couler le sang chaque jour, les crimes également. Ici, sur l’île de Manhattan, il y a chaque année davantage de personnes qui sont assassinées de sang-froid que dans toute la Grande-Bretagne avec ses cinquante millions d’habitants.
L’un des livres qui eut le plus de succès dernièrement et qui fut mis en film s’intitule : De Sang-froid, de Truman Capote. Le judaïsme et le christianisme ont été appelés des religions sanguinaires. Il y a quelques années, j’ai prêché dans tout l’Etat d’Israël et mon sujet de prédilection était : « Pourquoi je suis chrétien. » J’ai dit que si un prédicateur musulman ou hindou venait aux Etats-Unis nous aimerions entendre pourquoi il est hindou ou musulman. Je disais : « Je suis chrétien, voulez-vous savoir pourquoi je le suis ? » En me référant à l’Ancien Testament, j’ai fait remarquer tout le sang qui a été versé sur les autels du judaïsme. Dans le Lévitique, l’un des passages les plus importants dit ceci : « L’âme de la chair est dans le sang. Je vous l’ai donné sur l’autel, afin qu’il servit d’expiation pour vos âmes, car c’est par l’âme que le sang fait l’expiation. »1
Ce sang représente la vie : la vie doit être donnée en expiation du péché.
La science ne sait pas encore ce qu’est la vie. Elle n’est même pas sûre non plus du moment où la mort se produit, mais nous savons que le sang y joue un rôle. Nous avons environ cinq litres de sang et il fait le tour de notre corps en vingt-trois secondes, si bien que chacune de nos cellules est constamment approvisionnée et purifiée en même temps. Toutes les vingt-trois secondes, ce même sang élimine sans aucune contamination toutes les impuretés. Réfléchissez-y : le même sang qui transporte la nourriture aux cellules charrie les rebuts et ceci en vingt-trois secondes. Rien que l’étude du sang devrait convaincre n’importe quel être normal qu’il doit y avoir une intelligence divine.
La substance la plus mystérieuse du corps est le sang, et la Bible dit que c’est la vie de la chair. Privés de sang, vous ne pouvez vivre : il vous faut avoir du sang. J’aimerais que nous ayons davantage de temps ce soir pour étudier un peu plus à fond ce sujet. La Bible dit que nous sommes tous rattachés à Adam par le sang, et encore : « Il a fait que tous les hommes, sortis d’un seul sang, habitent sur toute la surface de la terre. »2 Chacun de nous ici, que nous soyons Noirs, Blancs, Jaunes, Rouges, riches ou pauvres, quelque langue que nous parlions, nous sommes tous apparentés à Adam par le sang. C’est le sang d’Adam qui coule dans les veines de chaque homme, quel qu’il soit, quoi qu’il soit. Et ce sang que vous avez dans votre corps transporte avec lui une sentence de mort.
2 Actes 17.26.
La Bible dit : « Par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et ainsi la mort s’est étendue sur tous les hommes, parce que tous ont péché. »3 Adam s’est révolté contre Dieu. Ses vaisseaux sanguins se sont empoisonnés et chacun d’entre nous, en tant que fils ou fille d’Adam, a du poison dans le sang ; c’est cela le problème du monde ce soir : un empoisonnement du sang. Notre sang a été contaminé par une maladie appelée le péché et elle nous mène à la mort en fin de compte.
3 Romains 5.12.
Vous allez mourir. La Bible dit : « Il est réservé aux hommes de mourir une seule fois. »4 Allez jusqu’au cimetière, il vous montrera que la Bible a raison : l’homme meurt. Quel que soit son nom. Qu’il se nomme Roosevelt, Churchill, Clark Gable, Marilyn Monroe ou encore Kennedy. La mort vient : nous allons tous mourir. La vie de la chair est dans le sang, mais le sang est malade, le cœur est malade et c’est une maladie qui cause la mort.
4 Hébreux 9.27.
Mais il y a une autre mort, parce qu’il y a une application spirituelle à tout cela. Le sang n’est qu’un symbole de la vie. Quand il est répandu, la mort est là. Il apporte aussi une mort spirituelle qui est très réelle : c’est une séparation d’avec Dieu que Jésus appelle « enfer ». A chacun de nous il est réservé de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement. Dieu va nous juger à cause du péché. La mort et l’enfer seront jetés dans le lac de feu, dit la Bible. Ce que tout cela signifie — que ce soit symbolique ou littéral — c’est qu’il y a une terrible punition pour le péché qui est en nous.
Arnold Toynbee a écrit un livre intitulé Man’s Concern with Death, où il dit que la mort est le plus grand ennemi de l’homme. Un récent sondage d’opinion a révélé une diminution de la foi religieuse aux Etats-Unis ; mais un autre de ces sondages montre que cinq pour cent d’Américains de plus qu’il y a vingt ans croient en une vie après la mort.
Le pape Paul VI a dit il y a quelque temps que le monde est soumis à une force maléfique sinistre et sans précédent et que chacun est entraîné et submergé par un courant irrésistible semblable à celui d’une rivière qui nous emporte.
J’ai lu l’autre jour l’histoire d’un tigre des Indes qui dans une chasse folle de cinq jours avait mangé cinq personnes. Dans les vaisseaux sanguins de New York, dans les vaisseaux sanguins de l’Amérique, dans les vaisseaux sanguins de toute l’humanité il y a un tigre — le péché — qui rampe et qui attend de dévorer : et il est en chacun de nous. Nous avons tous ce « tigre dans notre moteur ». Nous sommes des pécheurs et la punition de notre révolte et de notre péché, c’est la mort.
Vous trouvez cela tout au long de l’Ancien Testament. Repensez à Adam et Eve : ils étaient dans un paradis parfait. Ils avaient été créés à l’image de Dieu. Dieu n’avait jamais eu l’intention de leur faire voir la mort. Dieu n’a jamais désiré que nous mourions. Il n’a jamais voulu que qui que ce soit tombe malade, soit assassiné ou doive se battre à la guerre. Tout était parfait. Dieu a donné à l’homme la liberté du choix et lui a dit que s’il Lui obéissait, L’aimait et Le servait, il vivrait pour toujours et qu’ensemble ils édifieraient un monde merveilleux. Mais Il lui a dit que s’il désobéissait et se révoltait contre Lui il mourrait. L’homme se mit à réfléchir et un jour il se révolta contre Dieu. Il enfreignit la loi divine et Dieu tint parole. Depuis lors, l’homme meurt.
Dieu décida alors de racheter et de sauver l’homme. Et ainsi, dit la Bible, Dieu vint dans le jardin d’Eden et dit : « Adam, où es-tu ? » Adam se cachait, il était nu. Il était allé chercher des feuilles de figuier, les avait cousues et s’en était vêtu, pour essayer de cacher sa nudité, son péché et sa révolte contre Dieu. Il en est de même pour beaucoup d’entre nous aujourd’hui. Nous faisons tout au monde pour essayer de nous cacher de Dieu. Nous faisons des fugues grâce à l’alcool, au sexe et à la drogue. En fait, nous tentons d’échapper à la réalité, nous essayons de fuir Dieu, nous voulons nous cacher quelque part, mais en vain.
Adam et Eve ne purent pas se cacher loin de Dieu. La Bible nous dit que Dieu tua des animaux, prit leurs peaux et en vêtit Adam et Eve. Au commencement, Dieu n’avait pas l’intention de nous faire porter des habits. Maintenant, on essaie de dévêtir les gens dans les films et sur les scènes de théâtre. C’est le péché qui a rendu nécessaires les vêtements. Adam et Eve étaient à l’origine dans un état d’innocence et tant qu’ils étaient innocents ils n’étaient pas conscients qu’ils étaient nus. Dieu les vêtit, mais du sang dut être répandu à cause de leur désobéissance : depuis le début, Dieu disait : « Sans effusion de sang, il n’y a pas de pardon. »
Caïn et Abel étaient les premiers enfants d’Adam et d’Eve. Caïn fit un sacrifice à Dieu. Il était très religieux, mais Dieu n’accepta pas son offrande. Pourquoi ? Parce qu’elle consistait en fruits de la terre. Abel son frère fit un sacrifice sanglant et Dieu l’accepta. Dieu disait ainsi, dès le commencement : « Vous devez venir par le sang. »
« Noé bâtit un autel à l’Eternel ; il prit de toutes les bêtes pures et de tous les oiseaux purs, et il offrit des holocaustes sur l’autel. »5
5 Genèse 8.20.
Vous souvenez-vous de l’histoire d’Abraham emmenant Isaac sur le Mont-Morija où se trouve maintenant Jérusalem ? Dieu avait dit à Abraham de prendre son fils et de l’offrir en sacrifice. Abraham, obéissant parfaitement à la volonté de Dieu, allait égorger son propre fils. Et comme le couteau descendait sur Isaac, l’ange de l’Eternel saisit la main d’Abraham et l’arrêta. Mais Abraham était prêt à aller avec Dieu aussi loin que cela.
Parfois, Dieu nous éprouve presque jusqu’à cette limite pour voir si nous sommes vraiment sérieux dans notre engagement envers Jésus-Christ. Abraham acceptait de donner son fils. Et ce fils disait : « Où est l’agneau pour l’holocauste ? »6 Il ignorait que c’était lui le sacrifice. Alors, un bélier retenu dans les buissons devint le substitut. Du sang fut répandu.
6 Genèse 22.7.
Vous rappelez-vous aussi de cette nuit en Egypte que les Juifs célèbrent encore aujourd’hui ? La Pâque. Dieu avait dit qu’Il frapperait tous les premiers-nés du pays d’Egypte. Il voulait que les enfants d’Israël immolent un agneau, prennent son sang et le mettent sur le linteau de la porte afin que, voyant le sang, Il passe dessus. Non pas quand Il verrait de bonnes dispositions, ni des larmes, ni des souffrances, ni encore des bonnes œuvres, mais quand Il verrait le sang répandu par la foi.
Bien des gens se joignent à une Eglise et pensent que cela suffit. D’autres se font baptiser et pensent que c’est assez. D’autres encore essaient de vivre selon certains principes et disent que c’est suffisant. Certains donnent de l’argent. Toutes ces choses sont bonnes, mais elles ne sont pas suffisantes. Le sang doit être répandu par la foi. « Je verrai le sang et je passerai par-dessus vous. »7
7 Exode 12.23.
Quand je me tiendrai à l’entrée du royaume des cieux et que l’on me demandera mon mot de passe, savez-vous ce que je répondrai ? Je ne vais pas dire : « Seigneur, j’ai prêché à de grandes foules », ni « Seigneur, j’ai lu la Bible entièrement », ni encore « Seigneur, j’étais marié à une femme chrétienne remarquable, et je viens à cause de ses bonnes œuvres. » Je dirai : « Seigneur, j’invoque le sang », car « le sang de Jésus-Christ son Fils nous purifie de tout péché »8.
8 1 Jean 1.7.
Pourquoi y a-t-il une croix sur chaque église, catholique ou protestante ? Pourquoi, quand vous prenez la communion, buvez-vous du vin ? Que symbolise ce vin ? Le sang ! C’est ce que vous faites quand vous communiez et c’est là le vrai centre du christianisme. La communion est le cœur de notre adoration.
Jean-Baptiste s’est écrié : « Voici l’agneau de Dieu. »9 Pourquoi dit-il « agneau » ? Notre Seigneur Jésus-Christ a été l’« agneau » annoncé tout au long de l’Ancien Testament. Le cinquante-troisième chapitre du livre du prophète Esaïe nous décrit sa mort huit cents ans avant qu’il naisse. Jésus pleure sur Jérusalem, Il transpira des gouttes de sang dans le jardin de Gethsémané. Il fut crucifié, on Lui mit des clous dans les mains et une couronne d’épines sur le front et une épée dans le côté, et le sang jaillit. Tout au long du Nouveau Testament nous trouvons l’expression : « le sang de Jésus » ou « le sang de Christ ». Quatorze fois Jésus mentionne son propre sang. Il prédit sa mort. Il a dit à Nicodème : « Comme Moïse éleva le serpent dans le désert, il faut de même que le Fils de l’homme soit élevé. »10 Le sang est mentionné deux cent cinquante-cinq fois dans le Nouveau Testament.
9 Jean 1.29.
10 Jean 3.14.
Pourquoi ? Parce que, quand Jésus est mort sur la Croix, Il a payé le prix de nos fautes ; son sang a expié notre péché, et par cette mort Il a rendu possible notre salut. La punition de notre péché et de notre révolte, c’est la mort. Jésus est venu et a dit : « Je subirai cette mort. » Il a volontairement donné sa vie et pris le châtiment que nous méritions. C’est cela la Croix, c’est cela la table de communion du service d’adoration de votre église, qu’elle soit catholique ou protestante.
Le sang de Christ nous rachète aussi. « Ce n’est pas par des choses périssables, par de l’argent ou de l’or, que vous avez été rachetés de la vaine manière de vivre que vous aviez héritée de vos pères, mais par le sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tache. »11 Vous n’avez pas été rachetés par de l’or. Dieu ne nous a pas sauvés avec de l’argent, ni par de bonnes œuvres. Dieu nous a sauvés par le sang.
11 1 Pierre 1.18-19.
Rédemption signifie le rachat de l’esclavage. Jésus a dit : « Le Fils de l’homme est venu… pour donner sa vie comme la rançon de plusieurs. »12 Quand Jésus a prononcé ces paroles, personne n’eut besoin de s’en faire expliquer la signification, car à cette époque la moitié du monde était en état d’esclavage. Mais voici une chose intéressante : les esclaves de ce temps-là n’étaient pas des Noirs comme le furent les esclaves d’Amérique il y a cent cinquante ans. Les esclaves étaient des Blancs. J’ai réussi à retrouver la trace de mes ancêtres qui étaient originaires du nord de l’Europe ; ceux-ci, il y a bien longtemps, étaient des esclaves. Chaque partie de la population du monde a été, à un moment ou à l’autre, en esclavage. Les Juifs furent les esclaves des Egyptiens pendant quatre cents ans. L’apôtre Pierre nous dit que Christ nous rachète par son propre sang. De quoi nous rachète-t-Il ? De l’esclavage du péché.
12 Marc 10.45.
Jésus a dit : « Quiconque se livre au péché est esclave du péché. »13 Combien de personnes dans cet auditoire ce soir sont en fait esclaves d’une habitude ou d’une autre ? Vous êtes esclaves du péché.
13 Jean 8.34.
Je parlais à un homme l’autre jour. Il sait qu’il a un cancer du poumon. Il prit une cigarette et me dit : « Ceci a été mon maître pendant trente ans. J’ai essayé pendant trente ans de perdre cette habitude et je n’y suis pas arrivé, et cette petite chose-là… » et il commença à fumer, « c’est mon maître. »
Avez-vous lu le roman de Somerset Maugham Servitude humaine ? Avez-vous lu comment il rejeta Dieu et devint un esclave du péché ? Un de mes amis, ici à New York, a écrit un livre dans lequel il raconte comment il a rejeté Dieu ; maintenant il est esclave de la convoitise. C’est un esclave. Il a besoin d’être racheté, il a besoin d’être libéré. La Bible dit que Christ peut nous libérer.
Si vous ne connaissez pas Christ, vous êtes dans l’esclavage, vous êtes enchaînés au péché. Christ peut vous libérer. « Si le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres. »14
14 Jean 8.36.
Avez-vous lu l’aventure arrivée l’autre jour à ce garçon de dix-huit ans venant du Tennessee ? Il était en prison et il avait essayé de s’évader. Il creusa une ouverture de vingt-cinq centimètres de diamètre, puis enduisit son corps de graisse. Il s’engagea à moitié mais resta pris et dut appeler à l’aide. Il était resté coincé plusieurs heures.
Beaucoup d’entre nous essaient de fuir, Nous essayons de nous échapper au moyen de la drogue, d’une expérience sexuelle ou de l’alcool. Nous essayons d’échapper de mille manières différentes, mais nous n’y arrivons pas. Nous sommes pris au piège. Nous sommes dans la servitude humaine, nous sommes des esclaves.
Christ est mort sur la Croix pour nous libérer. Il a versé son sang pour notre libération. Seul Christ peut apporter la délivrance dans ce monde et dans le monde à venir.
Puis nous sommes justifiés par son sang. Vous dites peut-être : « Au monde que veut dire ce mot justifié ? » La Bible dit : « A plus forte raison donc, maintenant que nous sommes justifiés par son sang, serons-nous sauvés par Lui de la colère. »15 Justifié veut dire plus que pardonné. Je peux dire : « Je vous pardonne », mais je ne peux pas vous justifier. Imaginez que vous me causiez du tort. Supposez que vous m’attaquiez où que vous me voliez. Je peux vous pardonner, mais je ne peux pas vous justifier. Dieu vous regarde alors comme si vous n’aviez jamais commis un seul péché. La Bible dit : « Si vos péchés sont comme le cramoisi, ils deviendront blancs comme la neige. »16 Peu importe ce que sont vos péchés, peu importe votre méchanceté, Dieu non seulement pardonne le passé, mais Il nous revêt de justice, le vêtement du Seigneur Jésus-Christ, comme si vous n’aviez jamais commis de péché. Il est magnifique de s’endormir en sachant cela. Le soir en me couchant je dis : « Merci Seigneur, je suis justifié, je ne suis pas seulement pardonné, mais justifié. Je vais au ciel parce que je suis revêtu de la justice de Jésus-Christ. » Je ne l’ai pas méritée, ni achetée, c’est gratuit ! Dieu la donne ! Mais cela a coûté à Dieu le sang de son Fils sur la Croix.
15 Romains 5.9.
16 Esaïe 1.18.
Mais aussi le sang de Christ nous rend tous égaux : une seule langue, une seule race. Le sang dans le corps, c’est la vie. Christ parle d’un corps. Au moment où vous recevez Jésus-Christ comme votre Sauveur, vous devenez un membre du corps de Christ. Christ est la tête du corps, et cela veut dire que nous sommes tous au même titre les membres du même corps.
La couleur de votre peau ne compte pas. Votre milieu social ou votre nationalité ne comptent pas. Quand nous faisons partie du corps de Christ, nous sommes tous un. Le mur de séparation a été enlevé. C’est la solution ultime au problème racial. Un en Jésus, purifiés par le sang. La Bible dit : « Il a renversé le mur de séparation… afin de créer… un seul homme. »17 Comme c’est merveilleux d’avoir des frères et des sœurs, membres du même corps, dans le monde entier. Peu importe la couleur de leur peau ou la langue qu’ils parlent. J’ai longé des pistes d’Afrique, j’ai marché le long de routes aux Indes, et je ne pouvais parler un seul mot de la langue des habitants du pays, mais quelle lumière sur leur visage, quelle affection quand ils me mettaient la main sur l’épaule ou qu’ils me prenaient par la taille ! Un en Christ. Oh ! quel amour le Christ apporte !
Le sang de Christ donne aussi la paix, Il a fait la paix par son sang sur la Croix. L’homme désire ardemment la paix. Nous la désirons tous, nous crions tous : paix, paix, paix, paix ! Et il y a eu cinquante-deux guerres dans le monde depuis la Deuxième Guerre mondiale. Voyez-vous, ce dont l’homme a vraiment besoin, c’est de la paix avec Dieu. L’homme est encore en guerre avec Dieu. Nous nous opposons au programme de Dieu et à sa volonté. Nous ne voulons pas vivre des vies disciplinées sous la seigneurie de Christ. Nous avons besoin de nous réconcilier avec Dieu, d’être ramenés à Lui.
La Bible dit encore que le sang de Christ purifie. « A celui qui nous aime, qui nous a délivrés de nos péchés par son sang. »18 Une dame m’a dit l’autre jour que Jésus n’avait jamais mentionné le sang ; elle n’a jamais dû lire ce verset : « Ceci est mon sang, le sang de l’alliance qui est répandu pour plusieurs, pour la rémission des péchés. »19 Ce sont les paroles de Jésus.
18 Apocalypse 1.5.
19 Matthieu 26.28.
Qu’en est-il de vous ? Avez-vous été purifiés par le sang ? Avez-vous été justifiés ? En êtes-vous sûrs ? Vous êtes-vous réconciliés avec Dieu et avec votre prochain ? Oui, un jour nous vaincrons, mais comment ? Cela nous est dit dans l’Apocalypse : « Ils ont vaincu à cause du sang de l’agneau. »20 Non pas par notre sang, mais par le sien. Nous vaincrons et nous nous tiendrons en sa présence, et les anges du ciel chanteront et nous nous joindrons tous à eux pour chanter, et les orchestres joueront et les chœurs des cieux retentiront. Nous aurons vaincu par le sang de l’agneau.
20 Apocalypse 12.11.
Je vais au ciel et je crois que j’y vais par le moyen du sang. Je sais que ce n’est pas une prédication populaire. On n’entend plus beaucoup parler de cela, mais je vous assure que la Bible en parle, et quand bien même je serais le dernier homme sur la terre à prêcher cela, je le ferais parce que c’est le seul moyen qui nous est donné pour aller au ciel.
Vous savez qu’il existe des banques du sang. Personne n’y trouve rien à redire. La Croix-Rouge donne du sang. Il y a trois ans, on m’a fait une transfusion qui a aidé à me sauver la vie et j’ai été reconnaissant qu’il y ait eu une banque du sang à l’hôpital. Il y a ainsi une banque du sang éternelle, une banque du sang céleste à laquelle nous pouvons avoir recours par la foi, et elle enlèvera notre culpabilité et notre péché.
Les transplantations cardiaques sont la sensation médicale de notre époque, mais il y a deux facteurs qui déterminent leur succès ou leur échec. Il doit tout d’abord y avoir un donneur. Dans ce cas Jésus est le donneur : Il a donné sa vie, Il a donné son cœur pour nous.
Puis le patient accepte ou rejette le cœur qu’il reçoit. Le danger que le corps rejette le nouveau cœur existe toujours. Dieu nous a donné la capacité et le droit de choisir. Vous pouvez accepter ou vous pouvez refuser. Qu’allez-vous faire ?
S’il y a un doute dans votre cœur, si vous n’êtes pas certains d’être prêts à rencontrer Dieu, j’espère que vous allez recevoir Christ comme votre Sauveur. Vous dites : « Mais, Billy, que faut-il que je fasse ? » Vous devez accepter de vous repentir de vos péchés, c’est-à-dire d’abandonner vos péchés. Vous devez dire à Dieu : « Je suis un pécheur, je le regrette. » Vous devez accepter de recevoir Jésus-Christ par la foi. Remarquez que j’ai dit par la foi. Ce soir je n’ai fait qu’effleurer le sujet qui court tout au long de la Bible, ce fil cramoisi qui se déroule de la Genèse à l’Apocalypse. Peut-être que vous ne comprenez pas tout à ce sujet, et il est possible que vous ne compreniez rien à la théologie. Il n’y a rien d’autre à comprendre que le fait que vous êtes pécheurs, que Christ est mort pour vous et que vous êtes prêts à Le recevoir. C’est tout ce qu’il vous est nécessaire de comprendre. Vous devez accepter que Dieu vous aime et qu’Il désire vous pardonner. Vous pouvez être catholiques, protestants ou juifs, ou ne pas avoir de religion. Mais vous désirez venir et laisser entrer Jésus-Christ dans votre cœur, ce soir, Lui consacrer votre vie et savoir que vos péchés sont pardonnés. Vous désirez savoir que vous êtes justifiés et réconciliés avec Dieu et que votre nom est inscrit dans le Livre de vie. Vous désirez savoir que vous irez au ciel.
Je vais vous demander de prendre cette décision. Je vais vous demander de vous lever et de venir devant cette estrade. Après que vous serez venus, je vous dirai quelques mots et je prierai avec vous. Puis un conseiller vous parlera brièvement et vous pourrez aller rejoindre vos amis.
Pourquoi est-ce que je vous demande de vous avancer publiquement ? Nous faisons n’importe quoi d’autre en public, mais, en plus de cela, Jésus a dit : « Quiconque me confessera devant les hommes, je le confesserai aussi devant mon Père. »21 Vous avancer publiquement devant la foule et dire : « Je reçois Christ », a de l’importance. Cela confirme votre décision.
21 Matthieu 10.32.
Jeune homme, jeune fille, père, mère, qui que vous soyez, quoi que vous soyez, Dieu vous a parlé ce soir. Levez-vous et venez maintenant. Je vous demande d’être tous dans une attitude de prière pendant que les gens s’avancent. Tenez-vous simplement ici, respectueusement, et dites : « Ce soir, je désire recevoir Christ. »
Le 14 juin 1969.