La deuxième chose dont nous entendons beaucoup parler aujourd’hui est la nouvelle morale. Je crois que cette nouvelle morale est due en partie à quelques-uns des extrémistes de la soi-disant nouvelle théologie.
Cette nouvelle morale qui s’exprime par le relativisme répudie les Dix Commandements, et tout spécialement le septième commandement, qui interdit l’adultère. Cette morale est la négation de l’autorité absolue de Dieu. Elle encourage les hommes à donner libre cours à leurs désirs. Autrement dit elle déclare :
« Mais oui, vas-y, couche avec ce garçon, ou avec cette fille ; si cela a un sens pour toi, s’il y a de l’amour entre vous deux, peu importe que vous soyez mariés où non. »
Parfois, ce relativisme révèle que l’Eglise adapte son enseignement à la révolution sexuelle du moment.
Je reconnais volontiers que nous devons prêter attention à certains aspects de cette soi-disant nouvelle morale. Je ne désire en aucune façon revenir au XIXe siècle, à l’époque du silence, quand on considérait tout ce qui avait trait à la sexualité comme des saletés, quand on n’osait pas en parler. Mais quand un prédicateur écrit un livre si pornographique qu’il est poursuivi en justice, ceci nous révèle jusqu’où nous sommes allés, Quand un pasteur témoigne devant le tribunal en faveur de l’amant de Lady Chatterley, en comparant ce livre à la Sainte Communion, cela n’est pas bon. Quand un prédicateur, du haut de la chaire, parle avec indulgence des relations sexuelles avant le mariage, c’est Satan qui parle par sa bouche. Quand un pasteur avoue publiquement que sa distraction préférée est de peindre des nues, voilà qui dépasse les limites de toute morale.
Il y a quelques semaines un étudiant en théologie m’a dit que c’est à la Faculté de théologie qu’il avait appris à boire, à jurer, et à avoir des relations sexuelles. Il me dit qu’il en avait perdu la foi et qu’il était sur le point de se suicider. Voilà où mène la nouvelle morale.
Ce n’est pas une nouvelle morale ; c’est une vieille immoralité, aussi vieille que l’homme. Je voudrais vous lire quelques passages de l’Ecriture sur ce sujet. Ecoutez (Epître aux Romains, chapitre 1, versets 21 à 32) :
« Ils sont inexcusables, puisque, ayant connu Dieu, ils ne l’ont point glorifié comme Dieu, et ne lui ont point rendu grâces ; mais ils se sont égarés dans leurs pensées, et leur cœur sans intelligence a été plongé dans les ténèbres. Se vantant d’être sages, ils sont devenus fous ; et ils ont changé la gloire du Dieu incorruptible en images représentant l’homme corruptible, des oiseaux, des quadrupèdes, et des reptiles.
C’est pourquoi Dieu les a livrés à l’impureté, selon les convoitises de leurs cœurs ; en sorte qu’ils déshonorent eux-mêmes leurs propres corps ; eux qui ont changé la vérité de Dieu en mensonge, et qui ont adoré et servi la créature au lieu du Créateur, qui est béni éternellement. Amen !
C’est pourquoi Dieu les à livrés à des passions infâmes : car leurs femmes ont changé l’usage naturel en celui qui est contre nature ; et de même les hommes, abandonnant l’usage naturel de la femme, se sont enflammés dans leurs désirs les uns pour les autres, commettant homme avec homme des choses infâmes, et recevant en eux-mêmes le salaire que méritait leur égarement.
Comme ils ne se sont pas souciés de connaître Dieu, Dieu les a livrés à leur sens réprouvé, pour commettre des choses indignes, étant remplis de toute espèce d’injustice, de méchanceté, de cupidité, de malice ; pleins d’envie, de meurtre, de querelle, de ruse, de malignité ; rapporteurs, médisants, impies, arrogants, hautains, fanfarons, ingénieux au mal, rebelles à leurs parents, dépourvus d’intelligence, de loyauté, d’affection naturelle, de miséricorde. Et, bien qu’ils connaissent le jugement de Dieu, déclarant dignes de mort ceux qui commettent de telles choses, non seulement ils les font, mais ils approuvent ceux qui les font. »
Ce que nous appelons le nouveau relativisme moral n’est rien d’autre que la vieille immoralité qui relève sa tête sale et laide, et qui peut détruire notre âme plus vite que n’importe quelle autre chose. La Bible dit :
— « Sortez du milieu d’eux, et séparez-vous, dit le Seigneur ; ne touchez pas à ce qui est impur, et je vous accueillerai »1.
Ce dont nous avons besoin dans l’Eglise, aujourd’hui, c’est d’une nouvelle discipline sainte — une vie disciplinée — non pas parce que nous sommes sous la loi, mais parce que nous sommes sous la grâce. La vérité nous a rendus libres, libres de servir Dieu parce que nous l’aimons. Si vous aimez Dieu, vous obéirez à ses commandements, vous vivrez une vie pure et nette. Je voudrais avertir les jeunes que ceci est à peu près impossible, à moins que Jésus-Christ vive en eux. Le sexe est un don de Dieu. Il n’y a là rien de sale, rien de mal. C’est une énergie créatrice que vous pouvez offrir à Christ, et ce sera une puissance pour Dieu. Je ne crois pas qu’un homme puisse être un disciple dynamique de Jésus-Christ tant que sa vie sexuelle n’a pas été offerte à Christ. Et je vous garantis que Dieu fera pour vous ce qu’il a fait pour Joseph, qui ne voulait pas accepter la nouvelle morale de son temps. Joseph a été jusqu’à abandonner ses vêtements à la femme de Potiphar et à fuir ce qui était mal2. Dieu lui a donné la grâce, le pouvoir, le courage et La force, et Dieu fera la même chose pour vous.
2 Genèse 39.
Il nous faut affirmer à nouveau notre foi dans la morale de la Bible.