J’aimerais ce soir que nous lisions le dixième chapître de l’Évangile selon saint Marc du verset 46 au verset 52. C’est un incident qui s’est produit dans la vie de Jésus :
« Ils arrivèrent à Jéricho et lorsque Jésus en sortit avec ses disciples et une assez grande foule, le fils de Timée, Bartimée, mendiant aveugle était assis au bord du chemin. Il entendit que c’était Jésus de Nazareth, et il se mit à crier : Fils de David, Jésus, aie pitié de moi. Plusieurs le reprenaient pour le faire taire ; mais il criait beaucoup plus fort : Fils de David, aie pitié de moi. Jésus s’arrêta, et dit : Appelez-le. Ils appelèrent l’aveugle en lui disant : Prends courage, lève-toi il t’appelle. L’aveugle jeta son manteau et se levant d’un bond, vint vers Jésus. Jésus prenant la parole lui dit : Que veux-tu que je te fasse ? Rabbouni, lui répondit l’aveugle, que je recouvre la vue. Et Jésus lui dit : Va, ta foi t’a sauvé. Aussitôt il recouvra la vue et suivit Jésus dans le chemin. »
Jésus arrivait dans la petite ville de Jéricho, mais cet aveugle n’en savait rien. Il avait sans doute passé la nuit dans une grange. Il secoue les brins de paille qui étaient sur ses haillons. Il descend la rue de Jéricho. Le soleil se lève. Il commence à mendier un peu de lait à une femme en train de traire sa chèvre. Il ramasse une croûte de pain qu’on vient de jeter à un chien. Alors, il arrive à la porte de Jéricho et il s’assied, comme il le fait tous les jours, depuis des années. Et il crie : « Aidez le pauvre aveugle, pitié pour l’aveugle. » Il était un aveugle. Et Bartimée réclamait du secours. Très peu de gens l’ont aidé ce matin-là.
Il y a quelque temps on a poignardé une femme à New York dans la rue : 37 témoins l’ont vue poignardée. Elle a crié au secours, personne n’est venu et quand la police a interrogé ces témoins, ils ont répondu qu’ils ne voulaient pas être pris dans cette histoire-là. Il y a quelque temps une mère a eu son enfant en pleine rue. Elle était dans la souffrance et criait au secours. Des centaines de personnes ont passé par là et elle criait : « Au secours ! aidez-moi. » Mais personne ne s’est arrêté. Ils se disaient : « Nous ne voulons pas nous engager dans une affaire comme ça. » Notre société devient impersonnelle de plus en plus. Nous ne voulons pas être engagés dans les affaires de notre voisin.
Bartimée était aveugle. Vous est-il arrivé de fermer les yeux et de faire comme si vous étiez aveugle ? Helen Keller n’était pas seulement aveugle mais elle était sourde aussi. Elle ne pouvait pas parler. Helen Keller était ainsi depuis sa naissance. Elle ne pouvait communiquer avec personne d’aucune manière. Finalement on a réussi à communiquer avec elle. On lui a parlé de Dieu. Elle disait : « Je le connaissais mais je ne connaissais pas son nom. Je suis contente de connaître son nom. » Helen Keller est devenue une grande chrétienne, comme vous le savez tous. Cet homme était aveugle, assis à la porte de Jéricho en criant « Pitié, Pitié. » Personne ne s’arrêtait pour l’aider.
La Bible nous dit que nous avons deux paires d’yeux. Des yeux physiques maïs aussi des yeux spirituels. A l’intérieur de votre corps il y a votre esprit, votre âme. C’est la partie éternelle de votre être. C’est la partie de notre être qui vivra pour toujours. Peut-être dites-vous : « je ne veux pas survivre ». Vous n’avez pas le choix. Vous allez vivre toujours car la Bible nous dit qu’il y a une vie future. Et cette vie terrestre n’est qu’une préparation pour la vie suivante, éternelle. La Bible nous dit que notre esprit a des yeux mais ils sont aveugles. Il ont été aveuglés par le Dieu de ce siècle. L’apôtre saint Paul nous dit que l’homme naturel n’accepte pas les choses de Dieu. Elles lui apparaissent une folie. On ne peut voir les choses de Dieu qu’avec des yeux spirituels. Dans 2 Corinthiens 4, la Bible dit que le dieu de ce siècle, Satan, a aveuglé leur pensée. Pourquoi nos yeux spirituels ont-ils été aveuglés ? L’apôtre saint Paul répond : « Afin qu’ils ne voient pas la lumière de l’Évangile glorieux de Christ, afin que l’image de Dieu brille en eux. » Votre raison a été affectée par le péché et le diable. Votre âme a été affectée surnaturellement par ce péché qui est une maladie. Il y a quelques années, un de nos chefs syndicalistes a été aveuglé par quelqu’un qui lui a jeté de l’acide dans les yeux. Il est toujours aveugle aujourd’hui. Il est journaliste. C’est exactement ce qui se passe spirituellement. Ce poison du péché a infecté notre âme et nous a aveuglés. C’est comme la télévision. Aux États-Unis nous avons la télévision en couleurs et l’image est meilleure qu’au cinéma. Des millions peuvent voir la télévision en couleurs. Dans beaucoup de villes nous avons une dizaine de chaînes différentes. Toutes en couleurs. Vous pouvez voir n’importe quel programme toute la journée. Supposez que vous soyez aveugle. Vous ne pouvez pas voir la couleur. Ou alors vous allez en Suisse voir les magnifiques montagnes. Vous tournez les yeux vers ces montagnes et quelqu’un vous les décrit, vous parle de leur splendeur. Mais vous êtes aveugle. Vous ne pouvez pas voir. Je peux vous en parler, je peux vous les décrire. Mais vous ne pouvez pas comprendre. Je peux vous parler de Christ. Je peux vous dire que l’Évangile vous apportera quelque chose, que Christ est mort sur la croix. Je peux vous dire que cette mort vous transformera. Je peux vous dire que votre péché sera enlevé, qu’il est pardonné. Vous pouvez savoir que vous allez au ciel, mais vous êtes aveugle. Vous ne pouvez pas comprendre. C’est de la folie pour vous. Pourquoi ? Parce que les yeux spirituels de votre cœur sont toujours aveugles. La grande question est de savoir comment recouvrer la vue.
La seconde chose qui concernait Bartimée est qu’il était pauvre. Il n’avait rien. Sept personnes sur dix sur notre terre sont pauvres. Dix mille personnes par jour meurent de faim. Les petits chiens, nos « petits toutous » sont bien mieux nourris que des millions de gens dans le monde aujourd’hui. La Bible nous dit que nous avons une responsabilité envers les pauvres. La Bible a quelque chose à dire sur l’abondance, aux gens riches. En fait, nous sommes tous des riches dans cette partie du monde. Même les pauvres en Europe sont riches en comparaison des gens du Tiers-monde. Jésus a dit de se méfier de la convoitise. La richesse d’un homme ne consiste pas dans ce qu’il possède. Jésus nous avertit de ne pas amasser des trésors dans le monde au lieu de le faire dans le ciel. La publicité d’aujourd’hui parle toujours du confort et de la satisfaction de nos besoins physiques et corporels. Amos le prophète, a dit : « Malheur à ceux qui accumulent les richesses. » Nous avons une responsabilité envers les pauvres. Mais il y a une autre sorte de pauvreté.
La pauvreté spirituelle ! C’est pire que l’autre. Dans une société d’abondance comme la nôtre, nous sommes riches, mais nous avons d’énormes pauvretés spirituelles. Il y a des gens que je connais qui sont pauvres bien qu’ils soient très riches, riches en possessions matérielles. J’ai ici un ami qui vient de la Jamaïque. Il est un grand chirurgien. Il connaît l’histoire que je vais raconter. Un jour que nous étions en visite chez eux, ma femme et moi, nous avons été invités dans la maison d’un Américain. Un des hommes les plus riches du monde. Il avait 77 ans. Il a dit, « Je suis très malheureux, je suis misérable. » Il avait tout ce que l’argent peut donner à un homme pour le rendre heureux. Mais il était pauvre. Une heure plus tard, nous avons rencontré le pasteur d’une toute petite église. Lui aussi avait plus de 70 ans. Il était en train de danser. Il avait un sourire radieux. Il déclara : « Je n’ai pas deux sous en poche mais je suis l’homme le plus heureux de la Jamaïque. » Qui était riche ? L’un était riche spirituellement. Il y a donc deux espèces de pauvreté. Souvenez-vous de l’histoire de Jésus : le riche qui regarde toutes ses grandes propriétés, en disant, « J’ai accumulé des richesses pour plusieurs années. Maintenant je vais prendre ma retraite, je ne veux pas m’en faire. » Mais cette nuit-là, il mourut. Et la voix venant du ciel lui dit : « Tu es un fou. » Il était spirituellement pauvre. Est-ce que vous êtes spirituellement pauvre ? Avez-vous une bonne situation, un bon revenu, la sécurité ? Vous avez mis quelque chose de côté pour votre avenir. Le gouvernement vous protège. Mais spirituellement est-ce que vous êtes riche au ciel ? Il y a un journaliste britannique qui vient d’écrire dans son journal un article sur le Dr Christian Barnard. Ce médecin est célèbre, il est riche, il a beaucoup de talent. Vous savez ce qu’il vient de dire ? En regardant par la fenêtre, il a vu un petit garçon tout crasseux et il a dit : « J’envie ce petit garçon, car la renommée n’apporte aucune satisfaction. » Il a dit : « L’argent n’apporte pas la paix. » Il a dit : « Ceux qui ont presque tout ce qu’ils veulent, ne jouissent pas beaucoup de la vie, au fond. » Est-ce que vous êtes comme ça ? Dieu vous a fait à son image. Il vous a créé pour lui. Vous ne pouvez pas trouver la paix, la joie, le bonheur réel en dehors de lui. Vous pouvez essayer. Vous pouvez peut-être mettre un masque sur votre visage. Mais profondément, dans votre cœur, vous savez bien qu’il y a quelque chose dans la vie que vous ne possédez pas. Qu’est-ce que c’est ? J’ai un ami aux États-Unis. Il a passé de métier en métier. Il est très célèbre. Il a été publiciste, vedette de la télévision, il a fait de la politique, toujours à la recherche de quelque chose de nouveau. Finalement, il a décidé qu’il avait besoin d’une nouvelle femme. Il a pris une nouvelle femme, allant toujours d’un endroit à l’autre, cherchant ce quelque chose qu’il n’a jamais trouvé. De quoi souffre-t-il ? De pauvreté spirituelle. La Bible dit que celui qui vit dans le plaisir est pauvre. Cet homme Bartimée était sans secours, désespéré. La pression de la vie était trop forte pour lui. Je pense que souvent, il était près de tout laisser tomber. Fleming, l’auteur célèbre de James Bond a fait cette remarque juste avant de mourir : « Vous n’avez pas idée de la lassitude qu’on éprouve en face de la bêtise de la vie. » Les psychiatres parlent de cette mentalité nouvelle de suicide qui a pris le monde occidental. Et lorsque le niveau de vie s’élève le nombre de suicides s’élève aussi. Il y a donc autre chose dans la vie que les biens matériels. Et Bartimée avait tout essayé. Vous aussi. Vous avez essayé la philosophie, l’argent, le sexe, peut-être même la drogue, quelques-uns la religion. Peut-être dites-vous « Tant pis, il ne faut pas s’en faire. » Vous avez tout abandonné.
Bartimée pensait qu’il serait aveugle jusqu’à sa mort. Personne ne pouvait le guérir. Il avait besoin de secours. Et ce jour-là, assis, il entendit un bruit : une foule arrivait, les garçons criaient, en descendant la rue. Bartimée dit : « Qu’est-ce que cela ? Qui c’est ? Qui vient ? » Personne ne le lui disait. Il était désespéré. Il attrapa par le pan de sa veste un homme qui passait et s’écria : « Qu’est-ce qu’il y a ? » Et l’homme se détourna mais en le faisant, il lui donna le meilleur des messages possibles. Il dit : « Voilà Jésus de Nazareth qui passe. » Tiens, pensa Bartimée, j’ai entendu parler de lui. J’ai entendu dire qu’il faisait de grandes choses. J’ai appris qu’il portait secours aux gens. Il a même fait voir des aveugles. Et tout à coup, la foule passa à côté de Bartimée. Jésus l’avait presque dépassé. Tout à coup Bartimée s’est mis à crier « Jésus, Jésus, aie pitié de moi. » Et les clochards lui ont dit : « Tais-toi donc. La police va venir. C’est un grand prophète. Il n’a pas de temps à perdre pour un pauvre aveugle. » Plus il criait, plus on voulait le faire taire. Il demandait la miséricorde.
Moi, je n’ai pas besoin de la justice. Si on me fait justice, je suis perdu, car je suis coupable, je mérite le jugement, la mort. Si Dieu est juste envers moi, je suis perdu. Car il a dit, « Soyez parfait, comme votre Père céleste est parfait. » Le niveau de Dieu est la perfection. Qu’est-ce que le péché ? Ne pas atteindre la perfection de Dieu. Je n’ai pas atteint la perfection. Dix millions de fois, je ne puis atteindre la sainteté de Dieu. Je n’ai pas répondu aux exigences de Dieu dans ma vie. Quelle alternative me reste-t-il ? J’ai 51 ans. La meilleure partie de ma vie est finie. Qu’est-ce que je peux faire ? De quoi ai-je besoin ? De miséricorde, de pitié, de la grâce. Il me faut quelque chose que je ne puis gagner, quelque chose que je ne peux pas acheter, quelque chose que Dieu me donne par grâce. Qu’est-ce que c’est que la grâce ? Quelque chose que je ne mérite pas, que Dieu fait pour moi parce qu’il m’aime, qu’il a un cœur plein d’amour. Il a donné son Fils Jésus-Christ tandis qu’on mettait des clous dans ses mains, une couronne d’épines sur sa tête, et des clous dans ses pieds, tandis que son sang jaillissait, et que les gens se moquaient de lui. « Si tu as sauvé les autres, sauve-toi toi-même ! » Les anges ont tiré leur épée, prêts à aller à son secours. « Non, a-t-il dit, je prends la place des pécheurs, je souffre leur mort », et Dieu a permit à son fils de rester sur la croix pour vous, parce qu’il vous aimait. Voilà la dimension de l’amour de Dieu. A cause de ce qu’il a fait, Dieu vous pardonne. Voilà la miséricorde et la grâce de Dieu. Je ne pourrais pas m’endormir ce soir si je n’étais pas certain de l’amour et de la grâce de Dieu. Bartimée a crié : « Aie pitié de moi ! » Et il s’est adressé à la bonne personne. Il avait raison, il s’est adressé à Jésus-Christ. Qui était le Christ ? Qui pensez-vous qu’il était ? C’est ce que Jésus a demandé à Pierre et aux apôtres. « Qui dit-on que je suis ? » Et ensuite il a dit, « Qui dites-vous que je suis ? » Pierre a répondu : « Tu es le Christ, le fils du Dieu vivant. » Je crois cela. J’ai accepté cela !
Quand je suis venu à Jésus-Christ, c’est le problème qui m’a presque fait tomber. Qui était Jésus ? « Je suis le chemin, la vérité et la vie. Personne ne vient au Père que par moi. » Je me suis mis à réfléchir, en me disant : « C’est un maniaque ou un fou. Ou il est le plus grand menteur que la Terre ait jamais porté. Ou il est celui qu’il prétend être. » Cela, c’était mon problème intellectuel. Et j’ai résolu ce problème. Par la foi, et quand je l’ai fait, et que j’ai reçu Jésus comme mon Seigneur et mon Sauveur, ma vie a changé et j’ai tout à coup possédé tout ce que mes amis recherchaient et ne pouvaient trouver : la joie, la paix, la sécurité, la certitude d’aller au ciel, la réponse aux problèmes de ma vie. L’aveugle s’est adressé à la bonne personne.
Êtes-vous venu à Jésus ? Précisément à Jésus ; je ne dis pas à l’église, juste à Jésus ? Et l’avez-vous laissé entrer dans votre cœur et prendre possession de votre vie ? Vous pouvez le faire ce soir. C’est au bon moment que Bartimée a crié. Jésus passait par Jéricho pour la dernière fois. Supposez que l’aveugle ait dit « Bon, je vais réfléchir encore un peu. Je vais questionner les pharisiens à ce propos. J’attendrai qu’il revienne à Jéricho. Il faut que je réfléchisse. » C’était sa seule chance. Car Jésus n’est jamais repassé par là. Bartimée a saisi le seul moment favorable. Dans nos vies, je crois qu’il arrive un moment, et peut-être un autre moment, et peut-être un troisième, où Jésus nous donne une occasion de nous repentir de nos péchés, afin de l’accepter, et si nous ne le faisons pas, nous pouvons manquer l’occasion car Jésus peut cesser de passer. Cela ne veut pas dire que sa grâce n’est pas toujours prête, mais la Bible dit que nous pouvons endurcir notre cœur. Vous dites « non » à Jésus-Christ une fois, la fois d’après, c’est plus facile de dire « non ». Et c’est de plus en plus facile jusqu’à ce que vous ne puissiez plus entendre la voix de Dieu. En ce qui concerne votre propre vie, c’est comme si Jésus était passé à côté, sans s’arrêter. Voici un des versets les plus terribles de toute la Bible. « Éphraïm s’est occupé de ses idoles, laissez-le tranquille. » Il nourrit ses appétits de telle manière, et s’occupe tellement de son corps qu’il n’a pas le temps de s’occuper de Dieu. Laissez-le tomber. Peut-être sera-t-il heureux dans un certain sens, sans que Dieu lui parle jamais. Mais quel est l’avenir de cet homme ? Au moment où Bartimée a crié, Jésus passait. Et Jésus s’est arrêté. Il a le temps de vous écouter. Peu importe les péchés que vous avez commis. Il vous aime, il veut vous pardonner, il était prêt à s’arrêter sur le chemin de la croix pour parler à cet aveugle. Jésus a dit : « amenez-le ici. » Et Bartimée était si heureux qu’il ne savait que faire. Il a jeté son manteau, il a jeté sa canne et a couru vers Jésus. Il s’est agenouillé. Quel moment d’émotion ! Supposez que Jésus l’ait regardé, en disant : « Mais tu ne peux faire un tel engagement parce que tu es trop ému. » Un jour, dans un autre pays, un journaliste a parlé de l’émotion des chants que chante notre chorale, alors le soir suivant, nous n’avons pas eu de chants. Alors, le journaliste a parlé de l’émotion créée par le silence… C’était un moment d’émotion pour Bartimée. L’aveugle se trouvait devant le roi des rois. Jésus fut tendre envers lui comme il l’est toujours. « Que veux-tu que je te fasse ? » Bartimée dit : « Seigneur » et ce mot de Seigneur voulait dire : « mon Seigneur, mon maître ! ». À partir de ce moment, Bartimée est passé de la mort à la vie : « Je veux recevoir la vie, recouvrer la vue. » Je veux vous parler d’une autre cécité, de la cécité spirituelle.
Que voulez-vous ce soir ? Que voulez-vous que Jésus fasse pour vous ? Un de vous dira peut-être « je veux qu’il pardonne mon péché. Je veux la paix dans mon cœur. Je veux savoir que je vais au ciel. » De quoi avez-vous besoin ? Que voulez-vous ? Quel est votre besoin ? Que vos yeux spirituels s’ouvrent ? Afin que les richesses de Dieu soient dans votre cœur, afin de posséder l’espérance. Jésus a dit quelque chose de merveilleux. Il a dit, « Va, ta foi t’a sauvé. » Ses yeux s’ouvrirent, et pour la première fois, Bartimée a vu. Et la Bible dit qu’il s’est mis immédiatement à suivre Jésus. Remarquez ce que Jésus dit, « Va, ta foi (pas ton argent — il n’avait pas d’argent — pas tes bonnes œuvres — il n’avait pas le temps — pas ta religion, je pense qu’il était Juif, il savait ce que c’était que la religion), il a dit, ta foi. » Qu’est-ce que cela veut dire ? Est-ce que c’est une démarche d’intellectuel : « je crois à tel crédo » ? Non, ce n’est pas ça. La Bible dit que le diable lui-même croit en Dieu, il croit même que la Bible est vraie. Il croit en Jésus, mais il n’est pas sauvé. La foi, c’est autre chose qu’un consentement à un dogme, c’est une confiance, un abandon, une acceptation. Tout ce que j’ai, tout ce que je suis, je l’apporte à Jésus. C’est dire à Dieu : « Seigneur, toi tu es mon père, mon possesseur, mon sauveur. » Si cela ne vous est jamais arrivé, que cela vous arrive ce soir ! Car je crois que Jésus passe à côté de vous ce soir. Ici.
J’ai lu un jour l’histoire du Dr Lorenz, le grand oculiste de Vienne en Autriche. Il était venu à Chicago pour faire une opération très délicate. Une femme avait une fille aveugle. Elle a téléphoné pour prendre rendez-vous avec le spécialiste. On lui a donné ce rendez-vous. Cet après-midi-là, le docteur se promenait dans un parc et une averse se mit à tomber. Il alla s’abriter sous un porche. Une femme est sortie de la maison et lui a dit, « Que faites-vous là, devant ma porte ? » Il expliqua très rapidement ce qu’il faisait mais elle s’écria : « Allez-vous-en, vous ne pouvez rester devant chez moi. » Le lendemain, elle conduisit sa fille au bureau du médecin. Elle regarda par la vitre et elle découvrit avec horreur que ce docteur était justement l’homme qu’elle avait chassé de sa porte. Elle partit, ayant honte de rencontrer le médecin.
Jésus passe ce soir. Il est à la porte de votre cœur et il frappe : « Je suis à la porte et je frappe. Si quelqu’un ouvre la porte, j’entrerai dans son cœur » a dit Jésus. Allez-vous le chasser de chez vous, ou allez-vous dire : « oui, Seigneur » ?