La réponse à nos problèmes

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QUAND SURGISSENT LES DIFFICULTÉS

Après deux mois de mariage, ma femme et moi sommes plus éloignés l’un de l’autre que jamais. En fait, nous désirerions tous deux ne jamais nous être rencontrés. Pouvez-vous nous expliquer ce qui est arrivé, car nous nous aimions vraiment.

Si votre amour était réel, il y a toutes les chances pour que vous continuiez à vous aimer. Actuellement vous traversez une crise d’adaptation qui est toujours une épreuve. Vous avez tous deux de nouveaux problèmes et vous désireriez l’un et l’autre que votre mode de vie n’ait pas changé : cela n’est pas possible. Vous devez vous rendre compte que soit l’un soit l’autre, vous devez céder sur plusieurs points et changer un nombre plus ou moins grand d’habitudes ou de manières d’agir. Le temps résoudra la plupart de ces problèmes.

Il y a une démarche que vous pouvez tenter immédiatement : c’est un pas qui a satisfait les besoins d’un nombre infini de jeunes couples. Vous avez des problèmes et des conflits d’ordre spirituel. Quand deux époux ne parviennent pas à s’accorder, une troisième personne peut venir faire partie de leur foyer et résoudre leur problème. Jésus-Christ peut changer votre vie personnelle et votre maison. Il peut faire cela en vous transformant : vous cesserez l’un et l’autre de vivre uniquement pour vous et vous commencerez à vivre pour Lui. Il créera un nouveau lien entre vous.


Mon mari et moi sommes mariés depuis un peu plus d’un an. Jusqu’au jour où je suis devenue chrétienne, nous nous entendions très bien, mais depuis que j’ai accepté Christ nous nous querellons continuellement. Je suis sur le point de le quitter, mais je vous demande conseil.

L’apôtre Pierre a quelque chose à dire à ce propos. Voici ce qu’il déclare : « Femmes, soyez de même soumises à vos maris, afin que, si quelques-uns n’obéissent point à la parole, ils soient gagnés sans parole par la conduite de leurs femmes. »1

1 1 Pierre 3.1.

Votre tâche n’est pas facile, mais la responsabilité repose sur vous et non sur votre mari, de vivre une vie qui le décide là prendre position, lui. Vous n’atteindrez pas ce but en le querellant ou en le sermonnant, mais en manifestant un esprit de douceur et de soumission qu’il n’a pas pu découvrir en vous jusqu’ici. Que ce soit le mari ou la femme qui soit chrétien, en tant que disciple de Christ, il doit toujours attendre et accepter quelques railleries, ou même parfois des brimades pour sa foi. Souvenez-vous bien de ceci : personne n’est dans une meilleure situation pour gagner quelqu’un à Christ que son conjoint. Si vous n’y parvenez pas, personne d’autre, probablement, ne réussira.


Nous sommes mariés depuis quatre ans. Peu de temps après notre mariage, tout amour s’était déjà envolé. Comment pouvons-nous retrouver l’affection que nous nous portions ?

Un mariage réussi demande un effort continuel des conjoints s’ils veulent que leur amour ne s’éteigne pas. La femme que vous retrouvez le soir à la maison et dont les mains portent les traces du labeur quotidien est une personne bien différente de la jeune fille aux yeux pétillants que vous courtisiez. Et puis, il faut le dire, quand vous rentrez de votre travail, vous n’avez plus grande ressemblance avec le don Juan que vous étiez avant votre mariage. Vous vous voyez l’un l’autre maintenant, non plus dans un halo artificiel, mais sous les feux de la réalité. Mais les mariages ne s’embourbent pas nécessairement si les deux conjoints font un petit effort. La femme qui vous a accepté avec tous vos défauts, pour le meilleur et pour le pire, dans la santé et la maladie, a droit à votre respect et à votre amour suprêmes — et réciproquement. La cour que vous faisiez à votre femme n’était qu’un prélude au mariage. Maintenant que vous êtes un couple marié, vous ne pouvez revenir au temps de vos fiançailles. Mais votre amour peut croître avec les années. Vous avez goûté une union plus profonde et plus intime que du temps où vous étiez fiancés. Ne languissez pas après le portique quand vous êtes dans la maison. Si vous vous donniez maintenant la moitié autant de peine que quand vous vous courtisiez, vous seriez surpris de voir combien les choses s’embelliraient.


Notre mariage fut fixé pour nous alors que nous n’étions encore que des enfants. Nous ne sommes pas vraiment heureux parce que nous nous demandons s’il n’eût pas mieux valu que nous ayons pu faire notre choix nous-mêmes. Aurions-nous tort de nous séparer ?

Il me semble que la seule chose qui vous chicane est que vous n’ayez pas pu choisir vous-mêmes. Votre lettre ne m’amène pas à penser que vous ne vous aimiez pas. Maintenant que vous avez vécu ensemble un certain temps et que vous vous êtes adaptés, votre meilleure chance de bonheur est d’accepter simplement le fait que vous êtes mari et femme, et de ne pas imaginer ce qu’aurait pu être votre choix. Je n’approuve pas le fait qu’on ait choisi pour vous et qu’on vous ait forcés d’accepter cette décision, mais maintenant que la chose est ainsi, pourquoi ne faites-vous pas ce qui est nécessaire pour réaliser une vie conjugale satisfaisante ? De nos jours, on donne trop d’importance au côté sentimental du mariage et pas assez au côté pratique. Si vous vous respectez l’un l’autre, si vous avez des intérêts communs, et si vous donnez à votre union un fondement spirituel et chrétien, vous pouvez avoir davantage de bonheur que la moyenne des gens, en dépit de la manière inhabituelle par laquelle vous êtes devenus mari et femme. Laissez Christ avoir la première place en chacun de vous.


J’ai la preuve infaillible que mon mari me trompe. Il y a dix ans que nous sommes mariés et nous avons trois enfants. Que dois-je faire ?

Il y a trois choses que vous devez considérer et pour lesquelles vous devez demander l’aide et les directives de Dieu. Premièrement, l’âme de votre mari est en jeu, il doit reconnaître son péché et demander le pardon de Dieu. Priez Dieu de vous donner la grâce et la sagesse de voir votre mari chargé de son péché et de lui faire entendre que vous l’aimez malgré tout et que vous êtes préoccupée du salut de son âme. Peut-être Dieu vous utilisera-t-Il pour résoudre ce problème et pour regagner votre mari par la même occasion.

Ensuite, pensez à vous : votre cœur est lourd et votre orgueil blessé : vous avez un grand fardeau à porter. A nouveau vous devez prier pour obtenir l’amour et la grâce nécessaires pour faire ce qu’il faut. Vous pouvez quitter votre mari, ce qui ne résoudra rien. Si vous pouvez le reconquérir, ce serait de beaucoup préférable.

Enfin, songez à vos enfants. Si vous vous séparez de votre mari, vos enfants auront immédiatement à affronter le problème d’un foyer brisé, et cela peut avoir de sérieuses conséquences pour eux. Ils ont besoin d’un père dans la même mesure où vous avez besoin d’un mari. De plus, malgré ce qu’il a fait, votre mari a besoin de sa femme et de ses enfants. Laissez-moi vous encourager à prier sérieusement à ce propos, puis agissez avec la sagesse et la force que Dieu vous donnera.


J’ai un mari admirable, mais je lui ai été infidèle. Maintenant je me rends compte à quel point j’ai eu tort. Que dois-je faire ?

Dans la Bible, il nous est dit que quand David s’est rendu compte qu’il était coupable du même péché, il cria à Dieu pour lui demander son pardon ; et il fut pardonné. Lisez le Psaume 51 après avoir lu les chapitres 11 et 12 du deuxième livre de Samuel. Vous verrez que la conviction de péché, le regret et la demande de pardon à Dieu sont les étapes de la purification et du pardon. Le péché de David était connu de beaucoup de personnes, et le prophète Nathan lui dit qu’il avait « fait blasphémer les ennemis de l’Eternel »2. Dans votre cas, une confession publique ferait plus de mal que de bien. Après avoir confessé votre péché à Dieu et demandé votre pardon à Christ, demandez-Lui aussi la force de vivre une vie qui Le glorifie. Montrez à votre mari que vous l’aimez profondément. Essayez d’être la meilleure épouse, maîtresse de maison, mère, voisine et amie qui soit. Rappelez-vous que vous ne pourrez jamais faire cela avec vos propres moyens. Chaque jour demandez à Dieu la force nécessaire pour surmonter le péché et pour vivre pour Lui. Passez du temps à étudier la Bible et à prier. Si vous faites ces choses, vous découvrirez que ce passé sordide ne sera plus qu’un malheureux souvenir parce que Christ vous aura sauvée du péché et qu’Il sera devenu le Seigneur de votre vie.

2 2 Samuel 12.14.


Mon mari est à beaucoup d’égards un homme remarquable et un vrai chrétien, mais il n’aime pas travailler et quitte constamment son emploi. Je crains que pour finir il n’en trouve plus. Il dit ne pas se tourmenter de cela, parce que Dieu, pourvoira à nos besoins. Pensez-vous que cela soit juste dans un tel cas ?

A la Création, Dieu a ordonné le monde de telle a qu’il suffit aux besoins de l’homme. A cause du péché, Dieu a décrété que c’est à la sueur de son front que l’homme tirerait de la terre sa nourriture. Le travail est une partie de notre condition humaine, et chercher à l’éviter, c’est tenter d’échapper à une des lois vitales données par Dieu. Il peut y avoir une raison physique qui prive votre mari d’énergie. Elle pourrait être décelée par votre médecin. Il peut aussi y avoir une raison psychologique qui lui enlève le goût du travail. Dans un tel cas, un conseiller compétent pourrait l’aider. Lorsque votre mari dit que Dieu pourvoira à vos besoins, il montre que sa conception de Dieu et de ses promesses manque de clairvoyance. Le travail est une coopération avec Dieu pour assurer le pain quotidien. Dieu travaille avec ceux qui se conforment à ses lois et qui suivent ses sentiers. La vie de l’homme est heureuse quand, dans tous les domaines, il coopère avec Dieu. Montrez à votre mari qu’il peut travailler avec Dieu pour subvenir aux besoins de chaque jour.


Ma femme et moi avons eu de violentes disputes au sujet de nos enfants. Nous en avons trois qui sont magnifiques, et je voudrais que nous en ayons encore un immédiatement. Ma femme voudrait au contraire que nous attendions encore.

Il est bien certain qu’une femme a le droit de choisir quand elle veut donner naissance à un enfant, fardeau qu’elle doit porter seule. La maternité est magnifique, c’est une expérience spirituelle exaltante, malgré ses fatigues, si elle est désirée du fond du cœur. Mais quand elle ne l’est pas et qu’elle s’accompagne de pensées et de sentiments amers, elle est une épreuve physique morne et tragique. Aucune femme ne devrait passer par la maternité sans la vouloir vraiment ; elle ne devrait pas non plus être obligée de vivre dans la perpétuelle crainte de devoir en subir une.

A mon avis, vous êtes totalement dans votre tort. Vous et votre femme devez avec amour et dans la prière vous mettre d’accord sur ce point.

Le fait que vous vous querelliez indique que votre foyer n’est pas un foyer chrétien victorieux. Je vous conseille de vous mettre à lire la Bible et à prier sans plus tarder. Allez vers votre femme, avouez-lui que vous avez tort et demandez-lui son pardon : je suis sûr que vous l’obtiendrez. Un couple qui se fonde sur autre chose que sur une affinité spirituelle est en danger.


Plusieurs soirs par semaine, mon mari ne rentre pas à la maison avant minuit. Je l’aime encore et ne désire pas le divorce. Que dois-je faire ?

Dites à votre mari que vous l’aimez et essayez de le lui montrer dans de petites choses. Ne l’accueillez pas avec des reproches et des plaintes. En attendant son retour, veillez à ce que la maison soit en ordre ; prenez soin de votre présentation personnelle comme au temps où il vous faisait la cour.

Ne vous imaginez pas, sans avoir de preuves, que votre mari fasse le mal, mais demandez-lui ouvertement ce qui le retient dehors si tard. Si c’est pour sa distraction, arrangez-vous pour aller avec lui plus souvent. Peut-être sera-t-il nécessaire de lui faire comprendre qu’il doit vous être fidèle s’il veut que votre mariage dure; mais avant, faites tout ce qui est en votre pouvoir pour raviver l’amour qui vous a unis.

Avez-vous tous deux oublié Dieu ? Un mariage ne se brise pas contre les écueils quand le mari et la femme ont Christ avec eux. Chaque jour consacrez un moment à la lecture de la Bible et à la prière en commun. Beaucoup de foyers ont été sauvés par ce moyen : le vôtre pourrait l’être aussi. Si l’un et l’autre vous aimez Dieu et si vous Lui abandonnez vos vies, le gouffre qui vous sépare maintenant sera comblé.


Ma femme attend son premier bébé, et son attitude a tellement changé que je ne la reconnais presque plus. Il me semble parfois qu’elle me hait et cela me brise le cœur. Que puis-je faire ?

Je crois que votre médecin pourrait vous expliquer votre problème et vous donner quelques bons conseils qui vous aideraient l’un et l’autre. On m’a dit que de tels changements se produisent parfois dans ces circonstances, mais qu’habituellement tout redevient normal après la naissance du bébé. Votre femme a plus que jamais besoin de votre amour. Il lui sera peut-être dur de vous payer de retour, mais elle appréciera votre prévenance et votre amabilité. Je présume que vous êtes chrétiens ; en tout cas, laissez-moi vous engager à prendre Christ dans votre cœur. Remerciez-Le pour cette nouvelle vie qui vous est confiée à l’un et à l’autre et journellement demandez à Dieu la sagesse et la force pour élever cet enfant pour Lui. Laissez-moi aussi vous dire qu’aucun couple n’échappe aux problèmes d’adaptation et aux chocs des personnalités. Ces difficultés peuvent être affrontées et résolues en exerçant mutuellement l’amour et la considération que tous les chrétiens doivent avoir les uns pour les autres. Rien n’aide plus efficacement dans un foyer que le culte familial, ce moment où vous et votre femme êtes ensemble pour lire une portion de la Bible et pour prier.


Récemment j’ai épousé une veuve qui ne cesse de me parler de son premier mari. J’en suis fatigué et je me demande si je n’ai pas commis une erreur en l’épousant. Pensez-vous qu’il y ait quelque chose d’anormal à cela ?

Lorsqu’un homme épouse une veuve, il doit s’attendre, dans une certaine mesure, à entendre parler du premier mari. Il faut qu’il voie la chose d’une manière très réaliste et qu’il n’oublie pas qu’un amour de jeunesse est beaucoup plus sentimental qu’un amour d’âge mûr. Votre femme avait certainement fait un premier mariage d’amour tout simplement. Elle a convolé pour des raisons d’ordre pratique. Il ne vous faut cependant pas penser qu’elle n’est pas heureuse avec vous, mais prenez ses réminiscences comme un désir de quelque chose que vous ne lui donnez pas. Ce qu’elle souhaite peut-être le plus est une marque des sentiments que vous oubliez de lui témoigner. Une petite attention, une boîte de douceurs ou quelques fleurs feront beaucoup pour lui faire comprendre qu’elle est aussi bien maintenant qu’avant. N’attendez pas pour demander la de la bénédiction présence de Dieu dans vos vies.


J’avais épousé un jeune homme qui m’avait complètement caché qui il était. Peu de temps après notre mariage, j’ai découvert qu’il était divorcé ; il ne m’en avait pas parlé. J’ai aussi appris qu’il avait trompé sa première femme. Grâce à une irrégularité dans son divorce, j’ai pu faire annuler notre mariage. Mais maintenant je suis troublée car je me demande si, après tout, une annulation n’est pas semblable à un divorce.

Il y a une différence de procédure ; vous n’aviez pas tous les éléments voulus. Je m’étonne que vous ayez vraiment pu épouser ce jeune homme en le connaissant si peu. N’aviez-vous pas compris que le mariage était une union pour la vie ? Je pense plutôt que vous basiez l’idéal du mariage sur le sentiment en excluant le côté spirituel et raisonnable. Quoi que vous choisissiez de faire à l’avenir, rappelez-vous toujours, comme avertissement, l’erreur que vous avez commise. Il vous faut aussi reconnaître que le Seigneur ne vous conduisait pas dans cette expérience. Si vous aviez été en communion avez Lui, Il vous aurait guidée de telle sorte que vous n’ayez pas à vivre une semblable tragédie. Je ne sais pas dans quelle mesure votre mariage a été consommé, c’est pourquoi je ne suis pas à même de vous donner une réponse précise. Cette connaissance vous permet de la faire vous- même et vous mettra en mesure de prendre la décision qui s’impose.


Mon mari s’était laissé entraîner par une autre femme. Il est devenu chrétien et s’en est repenti sincèrement. Nous avons décidé de déménager dans une autre localité, mais cette femme nous a suivis dans la ville où nous sommes maintenant. Que devons-nous faire ?

Ne connaissant pas la situation de cette femme, je ne puis vous conseiller que d’une manière générale. Je pense qu’on peut vous féliciter, vous et votre mari, de votre amour mutuel et de la confiance que vous avez l’un pour l’autre. Vous êtes tous deux passés par de grandes eaux et Dieu, d’une manière évidente, vous a donné le pardon et la grâce nécessaires. Je vous engage vivement à vous unir l’un à l’autre plus que jamais et à vous mettre d’accord sur tous vos projets. Je vous conseille d’ignorer simplement cette personne. Si elle fait des avances, ce dont elle est capable, faites-lui comprendre que l’affaire est terminée et que sa présence est indésirable. Dans tout cela je vous encourage à prier journellement pour recevoir les directives de Dieu dans les problèmes qui peuvent surgir. Demandez-Lui de vous donner la sagesse, l’amour et le bon sens qui vous assureront que cette difficulté est affrontée comme Il le veut. Si cette femme est une intrigante, faites particulièrement attention à ce qu’elle ne manœuvre pas pour vous com- promettre l’un et l’autre. Je me rends compte de la difficulté et de l’embarras de votre situation, mais vous avez une source d’aide et de bénédiction dans le Seigneur Jésus-Christ qui vous soutiendra certainement. Enfin, priez pour cette femme : demandez à Dieu de la convaincre de son péché, comme Il l’a fait pour votre mari. Elle a une âme pour laquelle Christ aussi est mort.


Je suis chrétienne mais mon mari ne l’est pas. Je le trouve irraisonnablement exigeant et la plupart du temps il est très désagréable. Que dois-je supporter de sa part avant de me révolter et de le quitter ?

Il n’est pas possible de répondre à une telle question sans savoir exactement pourquoi vous vous querellez si violemment. Il me semble qu’un chrétien doit toujours manifester une patience et une compréhension extrêmes. Votre bonne volonté à lui être soumise à tout prix, pour autant que cela n’entre pas en conflit avec votre foi, sera l’attitude la plus efficace pour le gagner à Dieu. Insister sur vos droits ne vous donnera pas toujours le résultat souhaité. En réalité vous ne désirez pas vous révolter et quitter votre mari. Comme chrétienne, vous désirez l’amener à reconnaître votre Sauveur et à devenir ainsi une nouvelle créature.

Seul Christ peut créer une nouvelle personne. Aucun des défauts de votre mari ne sont ceux de l’homme que vous avez épousé, mais ils sont ceux d’un homme qui vit sous la domination des forces du mal et de Satan. Priez pour qu’il devienne une nouvelle créature en Christ, car la Bible dit « Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. »3

3 2 Corinthiens 5.17.


J’ai toujours pensé que ma femme m’était fidèle. La semaine dernière, elle m’a confessé une liaison avec un autre homme. Elle ne me l’aurait pas avouée si elle n’avait pas passé par une conversion religieuse. Dois-je continuer notre vie conjugale ?

Il est bien certain que les promesses de mariage doivent être tenues et que la fidélité est demandée aux deux conjoints. Souvenez-vous que, si la conversion religieuse est authentique, elle est une action de Dieu, et qu’elle change toutes choses. Votre femme est devenue une nouvelle créature aux yeux de Dieu et vous devez également la juger de cette manière. Elle n’est plus aujourd’hui ce qu’elle était quand elle vous a été infidèle. C’est le moment de repartir à zéro. Il est temps de faire de nouvelles promesses, et un nouveau lien familial peut commencer à partir de sa conversion. La Bible dit : « Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature (création). Les choses anciennes sont passées ; voici toutes choses sont devenues nouvelles. »4

4 2 Corinthiens 5.17.


Mon mari me trompe et on m’a dit qu’il recherchait des adolescentes. Nous avons un fils de dix ans. Dois-je quitter mon mari ou que puis-je faire ? Je suis effondrée.

Vous ne m’avez pas indiqué l’âge de votre mari, mais de telles incartades ne sont pas rares chez des hommes d’un certain âge.

Je remarque cependant que vous dites : «on m’a dit ». Les femmes passent aussi par une époque où elles deviennent très méfiantes à l’égard de leurs maris. La nature les avertit que les années de vitalité touchent à leur fin, et leur première pensée est : « Que va faire mon mari ? Va-t-il chercher une liaison ailleurs ? » Bien des mariages se sont disloqués à ce moment, et, dans beaucoup de cas, les doutes souvent imaginaires de la femme y étaient pour quelque chose. Je vous conseille, avant tout, de vous assurer si vos soupçons sont fondés. Vous êtes à un moment de la vie où vous avez plus que jamais besoin l’un de l’autre. C’est tragique pour des couples d’âge mûr de dissoudre leur mariage. Mais surtout, prenez Christ dans votre vie. Il vous donnera l’amour et le désir de comprendre votre mari. Ne le quittez sous aucun prétexte. Efforcez-vous d’affronter ce problème avec foi en Dieu et d’une manière réfléchie. Vous avez des chances de mener cela à bien, et peut-être que vos plus belles années sont devant vous.


J’ai épousé un homme remarquable. Quoique je le respecte beaucoup, je suis tombée amoureuse d’un autre homme. Cet ami me prête toute l’attention que je désire, alors que mon mari ne fait plus grand cas de moi. Je sens que je ne peux pas rompre avec l’homme que j’aime, mais je ne sais comment l’annoncer à mon mari. Que faut-il faire ?

Vous ne devriez même pas poser de question pour savoir ce qu’il vous faut faire. La réponse de Dieu, c’est que vous devez oublier votre engouement passager et vous ressaisir, comme le ferait une personne ayant de la maturité. Il est facile pour un ami de vous témoigner des attentions quand il ne s’agit que de démonstrations et de faveurs passagères n’impliquant pas la responsabilité du mariage. Si vous considérez encore votre mari comme une personne honorable et si vous le respectez, vous jouez un jeu d’enfant ridicule en entretenant les pensées d’une amourette qui sont de l’âge d’une collégienne. Votre mari ne fait plus grand cas de vous ? Considérez cela comme un compliment montrant la pleine confiance qu’il met en vous. Bien sûr, une femme est beaucoup plus sentimentale qu’un homme, mais vous n’avez aucune preuve que vous auriez plus de satisfaction avec votre ami. Suivez l’exhortation de la Bible, soyez obéissante et soumise à votre mari et vous le trouverez beaucoup plus affectueux que vous ne le pensez. Enfin, l’amour que vous portez à cet homme est un péché aux yeux de Dieu. Confessez-le et que cette expérience vous amène à une vraie communion en Christ avec votre mari.


J’étais divorcée et, il y a quelques années, j’ai épousé un homme admirable que j’aime profondément. Depuis, je me suis jointe à une Eglise et je vis ce que je considère être une vie chrétienne. Je ne suis pas sûre que Dieu veuille me pardonner ma faute passée. J’ai prié pour demander à Dieu de me guider, mais il me semble que je n’ai pas reçu d’indication. Voulez-vous me dire ce que je dois faire ?

Vous êtes une des nombreuses victimes de la plaie moderne du divorce. Mais rappelez-vous que deux erreurs ne font pas compte. Vous dites que vous craignez que Dieu ne vous pardonne pas : une telle crainte n’est pas fondée, car la Bible dit qu’il nous pardonne tout péché dont on se repent vraiment. Une seconde séparation ne ferait que compliquer votre problème.

Puisque votre vie passée est votre principal souci, je vous conseille de rattraper les occasions et le temps perdus en vous efforçant d’améliorer l’avenir. La Bible dit : « Oubliant ce qui est en arrière et me portant vers ce qui est en avant, je cours vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus-Christ. »5

5 Philippiens 3.13-14.

Satan aimerait attirer vos regards vers un passé sombre, mais Dieu voudrait tourner vos yeux vers un avenir lumineux de service et d’utilité. Laissez la foi en l’avenir vaincre l’impiété du passé.


Combien de fois dois-je encore recevoir mon mari quand il me revient ? Il m’a déjà quittée trois fois et désire à nouveau revenir à la maison.

Une bonne épouse fait tout ce qui est en son pouvoir pour maintenir les liens de son foyer. Cependant, à moins d’un réel changement de votre cœur et de celui de votre mari, ce manège risque de continuer indéfiniment. Vous avez besoin de quelque chose qui soude votre ménage. Seule une foi mutuelle en Christ peut unir des époux et procurer un fondement à un foyer heureux et satisfaisant. Christ nous enseigne à pardonner septante fois sept fois. Avec le pardon, de la tendresse, de la compréhension, de l’amour et par la prière, vous devez essayer de gagner votre mari à Christ, car il ne changera pas s’il ne devient pas une autre créature.


Après le mariage, est-il nécessaire de confesser à son conjoint les détails d’une vie de péché ? Si oui, cette confession comprend-elle les noms de ceux avec qui on a vécu dans l’irrégularité ?

Il est regrettable qu’un mariage ait un fond de souvenirs sordides constitué par les fautes passées de l’un ou de l’autre conjoint. Si seulement les jeunes pouvaient se rendre compte qu’un mariage heureux ne dépend pas uniquement du présent mais aussi du passé, ils seraient plus prudents avant de s’abandonner à la débauche, aux relations intimes avec n’importe qui. Bien des mariages ont été ébranlés par la morsure de péchés passés, qui n’avaient pas été confessés mais découverts.

Quant à la nécessité de confesser ses péchés passés à son conjoint, je ne pense pas qu’elle soit toujours recommandable.

J’ai entendu parler de foyers qui avaient été brisés par de telles confessions. L’essentiel est de confesser à Dieu tous vos torts passés, de vous décider à tenir vos promesses de mariage et de compenser un passé chargé par un présent irréprochable. La Bible dit : « Si nous confessons nos péchés, Il est fidèle et juste pour nous les pardonner et pour nous purifier de toute iniquité. »6

6 1 Jean 1.9.


Je me suis mariée quand j’étais très jeune, mais ce mariage n’a duré que deux ans. De mon second mari j’ai deux ravissants enfants. Je suis constamment troublée par une parole que j’ai entendue concernant le divorce et le remariage. Est-ce que je vis dans le péché parce que j’ai eu un mari dont je me suis séparée ?

Avant que nous venions à Christ, toutes nos vies sont plongées dans le péché et dans le mal. C’est la raison pour laquelle Dieu nous a préparé un salut qui couvre et éloigne tous nos péchés et qui fait, d’une nature pécheresse, une nouvelle créature. Parce que vous avez eu confiance en Christ, Il vous a pardonné tous vos péchés passés. La Bible parle du péché des enfants d’Israël qui répudiaient un mari ou une femme avec l’intention précise d’en prendre un ou une autre.7

7 Matthieu 19.1-10.

Je vous conseille de remercier simplement Dieu de vous avoir réellement pardonné votre passé et de vous décider à vivre entièrement pour Lui. Soyez la femme et la mère dévouée que vous devez être à la lumière de votre actuelle foi chrétienne. Si Dieu vous a pardonné vos péchés, pourquoi refusez-vous de vous pardonner à vous-même ? Vous ne glorifiez pas Dieu comme vous le devriez si vous ne vous emparez pas de son pardon et de la liberté qu’Il vous a acquise. « C’est pour la liberté que Christ nous a affranchis. Demeurez donc fermes, et ne vous laissez pas mettre de nouveau sous Je joug de la servitude. »8

8 Galates 5.1.


J’ai été mariée onze ans à un homme de vingt-quatre ans mon aîné. Depuis cinq ans, il souffre d’une affection cardiaque. Il est bon pour mon enfant et pour moi, et il nous entretient bien. Je crois que ma santé serait meilleure si je le quittais, car chaque jour il se plaint. Que dois-je faire ?

D’une manière évidente vous avez oublié la promesse que vous avez faite devant l’autel : « Je promets de t’aimer, de t’honorer et de t’obéir dans la santé et dans la maladie jusqu’à ce que la mort nous sépare. » Vous auriez dû considérer la différence d’âge et prévoir que votre mari vieillirait avant vous lorsque vous vous êtes engagée par votre contrat de mariage. Vous dites que votre mari est bon pour votre enfant et pour vous et qu’il vous entretient bien. Il me semble que le seul tort qu’il ait soit d’être malade : on ne peut pas commander son état de santé.

Je vous demande de vous repentir de votre égoïsme et de demander à cet homme remarquable de vous pardonner de constamment entretenir la pensée de le quitter. Avec une mentalité comme la vôtre, je doute qu’un homme plus jeune vous supporterait. Pardonnez-moi d’être si franc, mais j’aimerais vous secouer et vous amener à réfléchir honnêtement à ce problème. Remerciez Dieu d’avoir un mari bon, malgré son âge, et procurez-lui un peu de joie dans son épreuve.


Comment peut-on réparer le mal qu’on a fait dans sa vie. J’ai divorcé et je suis remarié pour la troisième fois. Ma femme a été mariée deux fois. L’un et l’autre nous savons que nous avons péché ; il y a environ un an, nous nous sommes convertis. Nous ne savons pas comment réparer le gâchis que nous avons fait de nos vies et de celle des autres dans le passé.

Vous avez l’un et l’autre donné vos cœurs et vos vies à Christ et vous devez simplement abandonner entièrement la chose entre ses mains d’amour. C’est une impossibilité morale, matérielle et légale que de retrouver les années perdues et de changer les choses passées. Quand vous avez accepté Christ comme Sauveur, vous Lui avez demandé de vous prendre tels que vous étiez. Vous aviez péché, mais la vraie repentance produit le vrai pardon. Notre Seigneur a dit qu’il était venu pour sauver des pécheurs et non des justes. C’est pourquoi vous avez le droit de vous confier en son amour et en son œuvre rédemptrice.

Il y a des erreurs que l’on peut réparer ; dans votre cas, la restitution doit se manifester par une vie vécue pour la gloire de Dieu. Il vous faut aider les autres à trouver et à connaître le Sauveur qui vous a délivrés. Ne vivez pas avec le passé, regardez en avant, à l’avenir que vous vivrez en communion intime avec Christ. Il n’y a pas de péchés trop grands pour son pardon, alors remerciez-Le de sa grâce et de sa miséricorde, et louez-Le chaque jour.


Je voudrais soulager ma conscience. Voici : j’étais marié et j’ai abandonné ma femme avec deux enfants. Maintenant je vis maritalement avec une femme plus jeune n’ayant point d’enfants. Je n’ai pas divorcé d’avec ma première femme. Quelle serait, dans ce cas, l’attitude chrétienne à avoir ?

Vous comprendrez qu’il est difficile de vous donner une réponse précise, car il doit y avoir dans votre situation d’autres données que vous ne m’avez pas communiquées. Il est évident que vous avez fait tort à ces deux femmes et que de plus vous avez offensé Dieu par votre conduite passée. Il me paraît clair que vous êtes le mari de la femme que vous avez abandonnée et que votre situation présente n’est un mariage ni aux yeux de Dieu ni aux yeux de la loi. Vous êtes également responsable devant vos enfants. Le mal que vous avez fait ne peut être défait et vous en serez marqué toute votre vie. La meilleure chose à faire serait de reprendre votre première responsabilité, si votre femme y consent, bien sûr. Ensuite vous devez faire tout ce que vous pouvez pour dédommager la femme avec laquelle vous vivez maintenant du mal que vous lui avez fait. Puis vous devez vous appuyer sur la miséricorde parfaite de Dieu pour obtenir son pardon. Christ est mort pour tous ceux qui ont péché et qui sont privés de la gloire de Dieu. Votre seule espérance pour l’éternité est en Lui. Confessez-Le comme votre Sauveur, détournez-vous de votre voie de péché et servez-Le.


Mon mari s’est laissé entraîner par une autre femme, et il croit que je ne le sais pas. Ses amis disent qu’il n’a pas le sentiment de mal faire en entretenant une amitié clandestine. Pensez vous que je doive lui dire que je ne puis supporter plus longtemps son infidélité ? Il y a presque neuf ans que nous sommes mariés.

Je dois vous dire que votre silence résigné est en partie responsable des incartades de votre mari. Il pense, soit que vous ne l’aimez pas, que cela vous est donc égal, soit que vous n’êtes pas assez clairvoyante pour voir ce qu’il fait pour ainsi dire sous vos yeux.

Mettez-le donc en face de la situation, et cela immédiatement. Cela touchera peut-être une certaine fibre de son intelligence qui le réveillera. Jusqu’à maintenant, tout a été pour le mieux dans le meilleur des mondes, pense-t-il peut-être. Pourquoi ne continuerait-il pas son aventure, puisqu’il n’y a ni conscience de son côté ni plaintes du vôtre ? D’une manière évidente il ne lui est jamais venu à l’esprit qu’il enfreignait la loi de Dieu en commettant ce péché.

Il est surprenant de voir combien une prise de position courageuse de la part de la femme peut aider un homme qui fait fausse route à changer de conduite. J’ai connu des hommes qui se sont transformés brusquement quand leur femme les plaçait devant un choix à faire. Lorsqu’un des époux transgresse la loi divine de la foi conjugale, l’un d’eux doit expier, et il se pourrait bien que ce soit le fautif.


Une question très importante me préoccupe beaucoup. Je me suis mariée et j’ai eu deux enfants. Mon mari s’est attaché à une autre femme et nous avons divorcé. Peu de temps après j’ai épousé un homme remarquable qui est un vrai père pour mes deux enfants. Après avoir étudié la Bible et demandé à Dieu que sa volonté se fasse dans nos vies, je me suis demandée si j’ai eu raison de me remarier, même si le divorce a été prononcé en ma faveur. Ai-je commis un péché et ai-je entraîné mon mari à pécher ?

Selon les paroles de Jésus, le divorce n’est autorisé qu’en cas d’infidélité. Voici ce qu’Il a dit : « Celui qui répudie sa femme, sauf pour cause d’infidélité, l’expose à devenir adultère, et celui qui épouse une femme répudiée commet un adultère. »9

9 Matthieu 5.32.

Certaines personnes pensent que ces paroles veulent dire qu’en cas d’infidélité, la partie innocente a le droit de se remarier. D’autres disent que le divorce est justifié mais que le remariage n’est pas permis. C’est donc une question de conscience. Vous dites que vous priez à ce sujet : je suis sûr que la ligne à suivre vous sera montrée.

Certaines choses sont irréparables. On ne peut effacer les cicatrices. Vous êtes remariée et un autre divorce ne ferait que compliquer votre cas. Ma prière est que Dieu vous révèle sa volonté et vous donne sa paix. Christ peut pardonner tous les péchés et toutes les fautes passées. Venez à la Croix et laissez-Le toucher votre vie.


Pour ses affaires, mon mari est absent de la maison la plupart du temps. Me conseillez-vous de m’organiser une vie à moi, sans attendre de lui tout le bonheur ? Aurais-je tort d’avoir des amitiés masculines ?

Quand vous avez fait vos promesses de mariage, vous avez promis de rester fidèle en toutes circonstances. Le terme employé est « pour le meilleur et pour le pire ». Vous paraissez regretter maintenant d’avoir fait un tel vœu. Maïs c’est extraordinaire et merveilleux de découvrir combien l’optique chrétienne de la vie peut répondre aux questions les plus difficiles.

Pour le chrétien, le mariage est une union dans laquelle trois — non pas deux seulement — personnes sont liées. Ce sont : le mari, la femme et Jésus-Christ. Les deux époux appartiennent en premier lieu à Jésus-Christ puis l’un à l’autre. Tous deux cherchent à faire sa volonté et non la leur. Le bonheur est ainsi assuré dans le foyer. Malheureusement, vous n’avez dépendu, pour votre bonheur, que de votre mari, et maintenant, en son absence, vous pensez trouver un substitut. Cela ne vous procurerait que des chagrins. Je vous conseille vivement de considérer Christ, de Le prendre dans votre vie et de Le mêler à vos projets. La Bible dit: « Fais de l’Eternel tes délices, et il te donnera ce que ton cœur désire. »10

10 Psaume 37.4.


A cause de ses affaires, mon mari me laisse seule la plupart du temps. Une femme se lasse parfois de la compagnie d’autres femmes, et je me demande s’il y aurait quelque mal à avoir une amitié avec un homme qui m’inuite fréquemment à sortir avec lui.

Si les expériences passées peuvent nous enseigner quelque chose, elles nous apprennent que de telles amitiés platoniques amènent fréquemment des troubles sérieux dont la rupture du foyer est le résultat. Si avant votre mariage vous connaissiez les exigences du travail de votre mari, vous devez vous conformer aux promesses que vous avez faites à cette époque. Avez-vous parlé à votre mari de votre besoin de le voir plus souvent à la maison ou jouez-vous à l’enfant gâtée qui veut tout pour elle ? Cette situation n’est probablement pas agréable pour votre mari non plus.

Je vous suggère trois choses : parlez-en ouvertement à votre mari à la prochaine occasion. Peut-être trouverez-vous une solution. Ensuite apportez ensemble votre problème à Dieu, dans la prière. On n’imagine pas à quel point la prière est efficace. Enfin, considérez le fait brutal que votre désir l’une amitié masculine pendant l’absence de votre mari ne peut manquer d’amener une intimité que vous ne pouvez prévoir maintenant, mais qui se produit dans la majorité des cas.


Une amitié clandestine est-elle une chose innocente pour un homme marié, si celui-ci n’est pas vraiment infidèle à sa femme ?

Je ne peux que m’étonner d’une telle question, car elle a pour origine une mauvaise conscience. Comment une amitié « clandestine » comme vous dites peut-elle être une « chose innocente » ? La fidélité que vous devez à votre femme ne se limite pas aux relations physiques. Une amitié secrète avec une autre femme comprend plusieurs aspects qu’il faut clairement considérer. Vous trompez votre femme, car elle a le droit d’attendre de vous une fidélité et un attachement non partagés. Ceux-ci se volatilisent si vous commencez à rechercher l’amitié intime d’autres personnes. Vous trompez également cette autre femme, car vous n’avez moralement pas le droit de lui donner les attentions qu’une telle amitié comporte. Vous vous trompez vous-même, car vous entretenez une relation qui peut — et cela arrive souvent — vous amener à l’infidélité conjugale. Enfin, vous péchez contre Dieu, car Il nous a dit que la relation de deux conjoints est une des plus tendres au monde et qu’elle doit être entretenue de toutes nos forces. Au lieu de faire cela, vous vivez une double vie et jouez avec le feu. Ce qui commence si facilement comme « amitié innocente » porte la graine de chagrins indicibles pour tous ceux qu’elle affecte et la perte éternelle de leur âme.


Il y a six mois que ma mère, veuve, habite avec nous. Elle est intelligente, capable et nous aime tous, mais elle s’est mise à diriger notre ménage et à essayer de nous dominer complètement, mon mari, nos trois enfants et moi-même. Nous sommes chrétiens ; j’aimerais faire ce qui est juste.

Ce que vous devez faire, c’est avoir une mise au point avec votre mère. Mais ne le faites qu’après avoir demandé à Dieu de vous donner la sagesse dans vos paroles. Puis veillez à lui témoigner tout l’amour et toute l’estime qu’elle mérite. En même temps, il est nécessaire que vous et votre mari montriez que vous dirigez votre foyer avec toute la sagesse et l’expérience voulues. J’ai le sentiment que votre mère reconnaîtra son erreur et qu’elle changera d’attitude. Si elle ne le faisait pas, il vous faudrait, dans la prière, envisager qu’elle vive indépendante, quoique dans votre voisinage, afin que vous puissiez lui rendre visite. Cela vous permettrait alors de diriger librement votre maison. Mais tout d’abord il serait bon que vous considériez de quelle façon vous le faites. Il est possible que quelques-uns des changements que votre mère a essayé d’opérer soient judicieux. Dans tout cela, confiez-vous à votre mari et ne faites rien sans avoir demandé la bénédiction et l’aide de Dieu.


Mon mari est un invalide incurable. Nous sommes encore tous deux relativement jeunes, et il me semble que je passe à côté de beaucoup de choses dans la vie. Pensez-vous que j’aurais raison de le mettre dans une clinique ?

Quand vous vous êtes mariés, vous avez promis de rester attachés l’un à l’autre jusqu’à ce que la mort vous sépare. Vous devez répondre à votre question sur la base de la promesse que vous avez faite alors. Si votre mari a besoin d’un hôpital ou d’un asile pour des soins médicaux ou thérapeutiques, vous avez raison de l’y envoyer. S’il a besoin de l’encouragement spirituel que donne l’amour d’une épouse fidèle et s’il lui faut le sentiment de sécurité de son propre foyer, ce sera votre joie et votre privilège de les lui procurer. A moins que vous soyez incapable financièrement d’entretenir votre foyer, il me semble que la meilleure chose à faire est de lui donner un chez-lui heureux. La Bible enseigne que Dieu veut que l’homme et la femme soient une seule chair. Maintenant, dans ces circonstances où votre mari a plus que jamais besoin de vous, vous manqueriez à votre devoir en le confiant à des mains inconnues pour le soigner, afin d’avoir, vous, un peu de liberté. Vous pouvez vivre la période de votre vie la plus belle et la plus magnifique, en servant celui que vous aimez. Certainement Dieu honorera votre service.


Mon mari et moi sommes tous deux très religieux. Malgré cela, toutes les deux ou trois semaines mon mari va voir un spectacle de variétés. Il prétend ne rien faire de mal en assistant à ce genre de soirées. Je pense pour ma part que regarder de telles choses est un péché ; qu’en pensez-vous ? Cette question me tracasse et me bouleverse.

Le genre de vie que semble apprécier votre mari montre que bien qu’il soit religieux, il ne suit pas fidèlement l’enseignement de la Parole de Dieu. La Bible nous dit : « Revêtez-vous du Seigneur Jésus-Christ, et n’ayez pas soin de la chair pour en satisfaire les convoitises. »11 Votre mari ne pourra pas supporter longtemps la tentation sans tôt ou tard commettre un péché. C’est une déformation de la vie sexuelle normale et saine d’une personne — chrétienne ou non Jésus a dit : « Quiconque regarde une femme pour la convoiter a déjà commis un adultère avec elle dans son cœur. »12 Le danger est grand et aucun homme ne peut fixer ses regards sur de tels spectacles de sensualité et vivre une vie chrétienne réelle.

11 Romains 13.14.

12 Matthieu 5.28.


Je me suis converti récemment et j’ai fait de mon mieux pour amener ma femme à la conversion. Je ne reçois que des réponses sarcastiques. Elle me dit que ma décision ne va pas durer et que je ferais mieux de vivre ma conversion avant de lui faire des sermons. Que puis-je faire ? J’aimerais qu’elle fasse la même expérience que moi.

Vous avez raison de désirer la conversion de votre femme. Chaque croyant véritable recherche le salut de ceux qui lui sont chers. Bien souvent, cependant, c’est dans son propre foyer qu’on est le moins écouté. Votre femme est peut-être sincère quand elle dit que votre expérience ne va pas durer. Je vous propose trois choses : tout d’abord, faites-lui la démonstration de ce qu’est la vie chrétienne avant de commencer à la persuader. Elle se demandera ce qui s’est passé quand elle verra un changement se manifester dans votre vie de tous les jours. Avant qu’il soit longtemps, elle se rendra compte que ce changement est durable. Alors elle désirera, elle aussi, ce que vous avez trouvé en Christ. Lisez 1 Pierre 3.1. Montrez-lui ensuite qu’un mari chrétien est bien meilleur qu’un mari qui ne l’est pas. Celui qui s’abandonne à Christ voit ses qualités d’homme se développer. Enfin, priez pour elle. On n’imagine pas à quel point la prière est efficace. Dieu répondra à votre demande en temps voulu et vous aurez la joie de voir dans la conversion de votre femme l’exaucement de vos prières.


Mon mari qui n’est pas chrétien ne veut jamais venir à l’église avec moi. Par contre, il insiste pour que je m’associe à des mondanités que je désapprouve. Il pense que je refuse parce qu’il ne veut pas me suivre à l’église. Ai-je tort ?

Si vous essayez de forcer votre mari à aller à l’église, vous êtes autant dans votre tort que lui lorsqu’il vous oblige à faire des choses contraires à vos convictions. Plutôt que d’insister pour qu’il vous accompagne au culte, il serait préférable que, tranquillement et avec piété, vous viviez la vie chrétienne devant lui. Rendez-la attrayante, car, d’une manière évidente, il pense que c’est une chose ennuyeuse. Beaucoup d’épouses sont bien intentionnées, mais elles s’inquiètent exagérément si leur mari ne partage pas immédiatement leurs idées. Bien souvent leur insistance devient une forme de querelle ; personne n’a jamais été gagné à Christ de cette manière. Je vous conseille de garder vos convictions en vivant avec patience et foi la vie chrétienne. Un mari normal ne peut résister longtemps à l’influence d’une épouse chrétienne qui prie et qui désire ardemment le voir partager sa foi. Votre déception peut être le prix que vous avez à payer de ne pas avoir épousé avant tout un chrétien. Mais : « toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu. »13

13 Romains 8.28.


Mon mari, qui n’est pas chrétien, s’irrite de mon désir que nous priions en famille, et il refuse de le faire. Dois-je continuer à faire un culte avec mes enfants, même si mon mari ne veut pas s’y associer ?

Ma réponse à votre question est un « oui » catégorique.

Je crois fermement que si vous êtes fidèle dans votre témoignage pour Christ devant votre famille et si vous continuez à faire votre culte avec vos enfants, votre foi aura une influence durable sur votre mari et vos enfants.

Mais souvenez-vous de ceci : étant le chef spirituel de votre maison, vous serez observée dans vos actes par votre entourage, qui ne se bornera pas à écouter vos paroles. Je ne conçois pas que votre mari résiste longtemps à devenir chrétien si votre attitude est profondément chrétienne.

Beaucoup de mères dévouées et bien intentionnées, dans leur désir de voir leur foyer uni dans la foi chrétienne, deviennent parfois insistantes et désagréables dans leur zèle. Une femme querelleuse ne gagnera jamais à Christ un mari non croyant.

Votre tâche n’est pas facile à accomplir. La Bible dit que c’est au mari à être le chef spirituel du foyer. Vous êtes ainsi obligée de cumuler vos devoirs, puisque spirituellement votre mari n’est pas à même de le faire. Que l’Esprit de Dieu vous guide, que la sagesse et la patience divines vous soient données jusqu’à ce que votre famille soit complètement unie par les liens de la communion chrétienne.

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