Comment lire la Bible

2. LA MÉDITATION D’UN CHAPITRE DE L’ÉVANGILE

Marc 1.

C’est par l’Evangile que nous commencerons notre lecture et notre méditation de la Bible, car l’Evangile est le centre de la révélation divine. Comme il s’agit d’histoires de la vie de Jésus, il sera relativement facile d’en tirer des applications pour notre vie.

L’Evangile le plus simple est celui de Marc. Nous le lirons pour commencer, chapitre par chapitre, en nous posant quelques questions très élémentaires sur le sens de ces récits pour nous.

Le premier chapitre nous présente le « commencement de l’Evangile de Jésus-Christ ». Il débute par le ministère de Jean-Baptiste : à la fin du chapitre, Jésus, suivi de ses disciples, a déjà accompli plusieurs miracles, il est si connu qu’il ne peut « plus entrer publiquement dans une ville » (v. 45).

Que m’apprend ce chapitre sur Dieu ?

Commencez par le lire en vous posant cette question et en vous demandant comment vous pourriez transformer ce que l’Evangile vous dit de Dieu en louange et adoration.

V. 2 : « Voici j’envoie devant toi mon messager… » ; toi désigne Jésus-Christ ; celui qui parle, c’est Dieu. Il a envoyé Jean-Baptiste. Par l’une des références de ma Bible à parallèles (Luc 7.27), j’apprends que Jésus lui-même a appliqué cette citation de Malachie 3.1 à Jean-Baptiste. Tout ce que ce Précurseur dira et fera a donc une grande importance, puisqu’il agit en tant qu’ambassadeur divin, « messager » du Très-haut.

Prière :

« Donne-moi, Seigneur, d’être attentif à ce que ton messager Jean-Baptiste avait à dire. Que j’accepte son message afin que tu puisses préparer, par lui, le chemin de Jésus dans mon cœur ».

V. 11 : « Une voix fit entendre des cieux ces paroles : Tu es mon fils bien-aimé, en toi j’ai mis toute mon affection ».

Dès le début de son ministère, Jésus est accrédité par Dieu, c’est-à-dire par l’instance la plus haute. Qu’importent dès lors l’attitude réservée ou hostile des chefs religieux de la Palestine, les doutes et les moqueries de ceux qui m’entourent. Dieu a parlé, cela me suffit.

Un des parallèles (Jean 5.37) me montre que, même pour Jésus, entouré de l’hostilité des chefs de son peuple, ce témoignage du Père a été d’un grand secours. « Seigneur, je te bénis de ce que tu as envoyé ton Fils bien-aimé dans ce monde ; tu as donné celui en qui tu avais mis toute ton affection. Que je puisse l’écouter avec attention et respect ».

Que m’apprend ce chapitre sur Jésus-Christ ?

Qu’est-il ?

V. 1 : Fils de Dieu.
V. 3 : Le Seigneur.
V. 7 : Jean ne se sent pas digne de délier la courroie de ses souliers, et pourtant il était « le plus grand parmi ceux qui sont nés de femmes », au dire de Jésus.
V. 8 : Il baptise du Saint-Esprit.
V. 11 : Fils bien-aimé de Dieu en qui il a mis toute son affection.
V. 24 : Le Saint de Dieu (selon le témoignage des esprits impurs eux-mêmes).

Prière :

« Seigneur, accorde-moi, par la lecture de ton évangile, de te reconnaître comme le Fils de Dieu, le Seigneur. Donne-moi, devant toi, l’attitude humble de Jean-Baptiste. Baptise-moi de ton Saint-Esprit ».

Qu’a-t-il fait ?

V. 9 : Il s’est fait baptiser par Jean.
V. 13 : Il a été tenté par Satan.
V. 14-15 : Il a prêché l’Evangile disant : « Repentez-vous et croyez à la bonne nouvelle. »
V. 16-20 : Il a appelé des hommes à le suivre.
V. 22 : Il enseignait comme ayant autorité.
V. 27 : Il commande aux esprits impurs et se fait obéir par eux.
V. 31, 34, 41 : Il guérit des malades
V. 35 : Il se lève très tôt pour aller prier
V. 39 : Il prêche dans les synagogues et chasse les démons.

Les actes de Jésus révèlent sa nature divine et fondent notre confiance en lui. Puisqu’il est le même hier et aujourd’hui, nous pouvons encore venir à lui avec nos maladies et nos faiblesses, nous trouverons le secours dont nous avons besoin. Sa voix retentit encore, avec autorité, à travers les évangiles. Le premier message qu’il nous adresse est toujours : « Repentez-vous et croyez à la bonne nouvelle ». Avons-nous obéi ? Il nous appelle nous aussi à le suivre ; l’avons-nous fait ? Les esprits impurs sont forcés de lui obéir, mais il laisse les hommes libres, ils peuvent accepter de le faire ou non. Comment avons-nous employé cette liberté ?

Certaines actions de Jésus peuvent nous servir d’exemples : si, tout Fils de Dieu qu’il était, il s’est fait baptiser, hésiterions-nous à le faire ? S’il a été tenté, serons-nous étonnés de l’être ? S’il a eu besoin d’un moment silencieux de prière, ceci n’est-il pas indispensable pour nous ?

Ces différentes actions de Jésus nous permettent de nous interroger sur notre comportement envers lui.

Qu’est-ce que ce texte nous apprend sur l’homme ?

V. 4 : Il a besoin de se repentir et d’obtenir le pardon de ses péchés.
V. 5 : Il doit les confesser. L’ai-je fait ?
V. 17 : Jésus l’appelle à le suivre. L’ai-je suivi « aussitôt » comme ses premiers disciples ?
V. 22 : Les contemporains de Jésus « étaient saisis de stupéfaction, frappés » de sa doctrine. L’habitude n’a-t-elle pas émoussé en moi cette faculté d’étonnement ?
V. 30 : On annonce à Jésus que la belle-mère de Simon est malade. Suis-je aussi prompt pour lui apporter, dans l’intercession, tous ceux qui passent par l’épreuve ?
V. 40 : Le lépreux croit sincèrement que Jésus peut tout : « Si tu le veux, tu peux me rendre pur ». Ai-je la même foi dans la puissance de Jésus que ce lépreux ?
V. 45 : Cet homme pensait qu’il servirait mieux la gloire de Jésus en publiant sa guérison au lieu de suivre l’ordre reçu. Résultat : Jésus ne peut plus entrer publiquement dans une ville. N’aurions-nous pas aussi, à notre actif, des désobéissances parce que nous croyons connaître les intérêts de Dieu mieux que lui-même ?

Ce ne sont là, bien entendu, que quelques-unes des réflexions, questions et prières, que ce chapitre peut nous suggérer. Je soulignerai les paroles qui m’auront le plus frappé. J’inscrirai dans mon carnet les résolutions que la lecture de ce texte m’aura amené à prendre : confession d’un péché précis — laisser tel « filet » pour suivre Jésus — prier régulièrement pour tel malade — me lever plus tôt pour prier — réparer les conséquences de telle désobéissance où j’ai pensé être plus intelligent que Dieu.

Je peux aussi noter les sujets de prière que ce chapitre m’aura inspirés pour m’éviter de me trouver devant Dieu sans savoir quoi prier ou d’oublier des requêtes que j’aurai reconnues importantes.

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