Sache que, dans les derniers jours, il y aura des temps difficiles. Car les hommes seront égoïstes, amis de l’argent, fanfarons, hautains, blasphémateurs, rebelles à leurs parents, ingrats, irréligieux, insensibles, déloyaux, calomniateurs, intempérants, cruels, ennemis des gens de bien, traîtres, emportés, enflés d’orgueil, aimant le plaisir plutôt que Dieu, ayant l’apparence de la piété, mais reniant ce qui en fait la force. Eloigne-toi de ces hommes-là.
Je vais vous demander d’incliner la tête pendant la prière, et j’aimerais que chacun soit dans une attitude de respect et de prière. Il y a des centaines de personnes ici, ce soir, qui sont venues avec des fardeaux qui doivent être ôtés, avec des problèmes qui doivent être résolus et avec un sentiment de culpabilité qui doit être enlevé. Vous êtes à la recherche d’une plénitude, d’un but et d’une signification dans votre vie. Plusieurs parmi vous ont des problèmes insolubles de diverses sortes : le mariage, la profession, la formation professionnelle, le devoir militaire. Ce sont là des problèmes que doivent affronter les jeunes.
Je désire vous dire que vous pouvez trouver la paix, la joie et un sentiment de plénitude en abandonnant votre vie à Christ. Je vais vous demander d’écouter tranquillement et respectueusement.
Prions : « Notre Père et notre Dieu, que ton Saint-Esprit attire à Toi ceux dont Tu as préparé les cœurs pour cette heure. Nous Te le demandons au nom de Christ. Amen. »
Ce soir, j’aimerais que nous nous penchions sur le troisième chapitre de la seconde épître de Paul à Timothée. Dans ce passage, l’apôtre Paul parle des derniers jours. Cette expression se retrouve tout au long de la Bible,spécialement dans le Nouveau Testament et surtout dans les enseignements de Jésus. On nous parle des derniers jours et on nous en donne les caractéristiques. Que veut dire cette expression « les derniers jours » ? Cela veut dire que nous nous avançons vers la fin de l’histoire telle que nous la connaissons ; non pas la fin du monde, ni la fin de la terre, mais la fin d’une étape de l’histoire dans laquelle nous sommes maintenant, le temps où travaille l’Esprit de Dieu, le temps de la grâce. Plus nous avançons vers la fin de cette étape, plus certaines manifestations caractéristiques s’accentueront. L’une d’elles sera l’anarchie, la délinquance et la révolte universelle, venant surtout de la part des jeunes.
Bien des gens ont été troublés par ce qui s’est passé ces dernières semaines dans les universités américaines. Mais ceci n’est pas spécifique des Etats-Unis seulement. La visite du gouverneur Rockefeller en Amérique latine a montré que les mêmes choses s’y passaient. Les étudiants tchécoslovaques ont manifesté tout l’été dernier pour obtenir la fin de ce qu’ils estimaient être une oppression. Dans le monde entier les jeunes font des marches, des démonstrations. Ils attaquent et se révoltent. Et bien des gens se demandent: « Pourquoi ? que se passe-t-il ? »
John Kenneth Galbraith a prononcé ces paroles publiées par le New York Times de ce matin : « Je suis frappé par la tristesse qui envahit les communautés universitaires modernes. C’est un fait bien connu que Harvard titube au bord du précipice. Encore une petite secousse et elle s’écroulera. »
Une étudiante de vingt et un ans a écrit ses plaintes récemment, et elles ont été publiées. Elles résument, je crois, les pensées de la génération actuelle. Ecoutez. Souvenez-vous que cette jeune fille a vingt et un ans et qu’elle est étudiante. Voici ce qu’elle dit : « A dix-neuf ans, nous sommes prêts à mourir. Nous passons notre jeunesse à nous écorcher aux liens du système de protection qui nous étouffe et nous détruit. Nous nous débattons comme des petits enfants qui se mettent en colère. Nos armes sont nombreuses: le rejet de nos parents, l’étalage de notre vie sexuelle. La révolte qui bouillonne parmi la jeunesse aujourd’hui n’a pas de fondement. Les jeunes ne savent pas contre quoi ils se révoltent. Ils recherchent quelque chose, mais ils ne peuvent pas dire quoi. Nous voyons nos parents intriguer et se dégrader eux-mêmes, ignorant volontairement les valeurs qu’ils nous présentent comme sacrées, si même ils se donnent encore la peine de nous les présenter. Que devons-nous faire sinon rejeter cette hypocrisie ? Nous sommes l’espoir du monde, mais nous n’avons pas d’espérance. Nous n’avons d’espoir qu’en nous-mêmes, et qui sommes-nous ? Nous ne pouvons même pas le découvrir. »
John Kennedy a déclaré dans un discours : « C’est le sort de notre génération de vivre une bagarre que nous n’avons pas commencée, dans un monde que nous n’avons pas fait. »
Les révoltes et l’agitation se rencontrent aujourd’hui dans toutes les universités. Tout le système d’instruction est maintenant en danger. Aux Etats-Unis, cet été, trois cent cinquante collèges universitaires et universités sont à la recherche d’un directeur et un millier cherchent un doyen.
J’ai entendu parler d’un gars qui écrivit à ses parents pour leur dire que l’année prochaine il ne voulait plus son allocation régulière, mais qu’il voulait sa prime de combat.1
1 La prime de combat est accordée aux soldats américains, en plus de la solde, pour les jours de combat.
On se pose des questions: qu’est-ce qui ne va pas ? Où avons-nous failli ? Qui sont les révoltés ? Que veulent-ils ? Où cela va-t-il mener ? J’espère que vous gardez toujours présent à l’esprit que seule une petite minorité d’étudiants américains se révoltent. Cent trente-cinq mille d’entre eux sont actifs, cinq cent mille sont des sympathisants, mais des millions d’autres ne se manifestent pas. Ils n’ont pas encore choisi leur drapeau, ni le credo auquel ils vont souscrire. Beaucoup d’entre eux sont malheureux ; ils sont dans la confusion et la frustration. Des milliers se sont raccrochés à la sexualité, aux drogues et à l’alcool.
Mais la jeunesse d’aujourd’hui, voyez-vous, est la première génération à grandir avec des parents « modernes » C’est la première génération postmoderne. Quand ces jeunes ont atteint l’âge de la prise de conscience, ils ont découvert que l’avion à réaction, la bombe nucléaire, la télévision, le cerveau électronique, la pilule, la capsule spatiale étaient à leur disposition. Ils ont trouvé du LSD et de la marijuana au coin de la rue. Ils ont pu voir une société adulte dont les plaisanteries sales meublent les conversations des rencontres mondaines. Mais, mieux encore, ils sont entrés dans une vie où la science était censée être transcendante. Ainsi cette génération de jeunes a grandi avec l’abondance matérielle, la technologie, les changements rapides et la violence. Et la télévision les a bombardés dès leur enfance de suggestions, de faux besoins, et tout ceci a créé en eux un abîme d’envies. Ils veulent les choses qu’ils voient sur leurs écrans, et ils les veulent immédiatement.
Ces jeunes ont grandi dans un système d’éducation qui a vu le jour, ici à New York, au début du siècle. Cette nouvelle sorte d’éducation prétendait que la vérité est relative et que chaque individu doit la découvrir par lui-même. La vérité n’est pas objective, mais subjective. « Est-ce vrai pour moi ? Est-ce vrai pour vous ? » proclamait cette théorie. Elle rejette la déclaration de Jésus qui a dit : « Je suis le chemin, la vérité et la vie. »2 Elle repousse ses paroles : « Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira »3, car la vérité absolue n’existe pas selon cette philosophie.
2 Jean 14.6.
3 Jean 8.32.
Ainsi la philosophie d’une grande partie de l’éducation moderne était de guider les étudiants dans une expérience dont ils pouvaient tirer certaines propositions valables pour eux-mêmes. Ceci nous a conduits à une société qui tolère tout. Vous n’avez qu’à aller jusqu’à Times Square ou dans une université pour voir jusqu’où nous a conduits cette tolérance. Le fossé séparant les générations a commencé ainsi. Les anciennes valeurs de la dernière génération étaient basées sur le concept judéo-chrétien, les Dix commandements et le Sermon sur la montagne ; et la nouvelle génération s’y est tenue encore pendant ses années d’école primaire. Mais les doutes ont commencé à surgir pendant ses années de collège, et les idées de cette génération ont complètement changé au moment où elle entrait à l’université. Ainsi, il y a un fossé presque infranchissable entre un jeune et ses parents : ils sont divisés à propos des questions les plus essentielles.
Mais qui sont ces gens ? Il y a d’abord les extrémistes qui parlent du « mouvement » et de la « révolution ». C’est une petite minorité. Puis il y a les idéalistes, la génération du « maintenant ». Ils veulent refaire la société, mais ils ne savent pas comment. Ils croient que le monde est malade, ils sont bouleversés par la pauvreté, les problèmes raciaux et la guerre. Il y a encore un autre groupe, celui qui se révolte pour le plaisir de se révolter. Certains d’entre eux échouent dans leurs études, et ils veulent justifier leur échec en attaquant le système. Ils ne se blâment pas eux-mêmes; car plus personne ne s’accuse aujourd’hui, « C’est le système qui ne va plus, ce sont les autorités qui ont tort ; c’est le gouvernement qui se trompe ; moi je ne pourrais faire une erreur. :» Nous ne nous blâmons plus nous-mêmes.
Il y a enfin le groupe de ceux qui tout simplement s’ennuient : trop de loisirs, trop d’argent, aucune lutte pour la vie. Ils ont tendance à blâmer la société pour tout. La Bible dit que, au moment où vous atteignez l’âge de raison, vers dix à douze ans, vous êtes responsables. Bien sûr, la société est responsable de beaucoup de drames sociaux ; mais, quant à notre relation avec Dieu et à nos relations avec autrui, la Bible dit que nous en sommes responsables.
Plusieurs des livres de la Bible ont été écrits en prison. Vous parlez de discrimination : Paul en a subi les conséquences. On l’attaquait partout où il allait. Il a finalement été en prison, mais il écrivait aux Philippiens : « Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur; je le répète, réjouissez-vous. »4
On peut vivre dans une maison riche et être heureux : on peut vivre dans un ghetto et être heureux avec Christ dans le cœur. Il est possible de vivre en prison ou dans un asile psychiatrique et d’avoir Christ dans le cœur et de trouver la paix et le bonheur.
Une quantité de jeunes gens en ont assez du paternalisme. Ils sont traités comme de petits enfants, et ils désirent participer aux décisions prises à l’université. Ils se révoltent contre les règles rigides et les exigences, même pour obtenir leur baccalauréat. Ils voudraient ne pas avoir à passer ces examens. Ils ne veulent pas s’instruire en faisant des études disciplinées ; aussi se rebellent-ils parfois.
Et puis ils en ont assez de l’hypocrisie. Leurs parents leur prêchent l’honnêteté, l’intégrité et le travail sérieux, mais ils ne voient pas leurs parents être honnêtes, ni intègres, ni vraiment sérieux dans leur travail. Ils acquièrent ainsi une fausse échelle des valeurs, et ils dénoncent l’hypocrisie.
Ils en ont aussi assez des enseignements hors de propos des universités, des gymnases, des collèges ou des lycées — et c’est si vrai aujourd’hui. Nous avons commis l’erreur d’enseigner aux jeunes gens comment se faire une situation — et cela seulement. En soi, cela est bien : apprendre à se créer une situation — mais la vie, c’est bien plus que du pain et du beurre, une nouvelle voiture et un nouveau poste de télévision. Jésus a dit : « L’homme ne vivra pas de pain seulement »5 et : « … la vie d’un homme ne dépend pas de ses biens, fût-il dans l’abondance. »6 L’homme est une trinité. Il a une intelligence qui a besoin d’instruction, il a un corps qui a besoin de nourriture et de médicaments, mais il a un esprit qui a besoin de Dieu. Il a besoin de la foi, il a besoin de quelque chose à quoi il puisse se consacrer. Il n’est pas étonnant qu’un étudiant, l’autre jour, ait déchiré son diplôme devant des milliers de personnes en disant : « Mon instruction à l’université n’a pas eu de sens pour moi. » Il avait appris comment se faire une situation, mais il n’avait pas appris comment vivre. Il n’avait pas appris à vivre et à faire face aux problèmes et aux difficultés de la vie, et il n’avait certainement pas non plus appris à mourir. Et je ne crois pas qu’on sache vivre avant de savoir comment mourir.
5 Luc 4.4.
6 Luc 12.15.
C’est là qu’intervient la bonne nouvelle de Christ. Il pardonne le péché et l’échec passé. Il vous donne maintenant une force nouvelle, Il vous donne confiance, sérénité et assurance pour affronter l’avenir.
Mais il y a cependant encore quelque chose de plus dans tout cela. La race humaine, automatiquement, se révolte. Nous sommes tous des rebelles. Adam et Eve se sont révoltés contre Dieu dans le jardin d’Eden. Caïn s’est rebellé contre les enseignements de Dieu et de ses parents, et il a tué son frère. La Tour de Babel dont parle la Bible n’a été rien d’autre qu’une révolte. Lot s’est soulevé contre Abraham. Esaü s’est rebellé contre Dieu : il a vendu son droit d’aînesse contre un potage de lentilles. A sept reprises, dans le livre des Juges, nous voyons que le peuple s’est soulevé, puis, sous la brûlure du serpent de Dieu, il a demandé un libérateur. Absalom s’est révolté contre David. Nous lisons dans le livre de Josué : « Tout homme qui sera rebelle à ton ordre, et qui n’obéira pas à tout ce que tu lui commanderas, sera puni de mort. »7 Job a dit : « D’autres sont ennemis de la lumière, ils n’en connaissent pas les voies, ils n’en pratiquent pas les sentiers. »8 Esaïe, le grand prophète d’Israël, a parlé du jugement de Dieu et a dit : « J’ai nourri et élevé des enfants, mais ils se sont révoltés contre moi. »9
7 Josué 1.18.
8 Job 24.13.
9 Esaïe 1.2.
Vous voyez que dans la Bible entière l’homme se révolte. Il est décrit comme étant en rébellion contre Dieu. Nous sommes des rebelles par nature : et, à la moindre occasion, nous ruons, nous ripostons à tout ce qui nous limite, comme des fauves, parce que nous sommes des révoltés. La Bible dit : « Tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu »10 une des définitions du péché est la rébellion. Lucifer, fils du Malin, s’est révolté contre Dieu, dans un passé mystérieux. Nous ne savons pas grand-chose à ce sujet, mais c’est là que tout a commencé.
10 Romains 3.23.
Adam et Eve se sont soulevés contre Dieu dans le jardin d’Eden, et chacun d’entre nous ici est en révolte. Nous ne voulons pas que Dieu nous dise comment nous devons vivre. Nous ne voulons pas que Dieu nous montre la route du ciel. Nous désirons aller notre chemin. « Telle voie paraît droite à un homme, mais son issue, c’est la voie de la mort. »11 La Bible nous dit que la route qui mène au ciel passe par une porte étroite, mais nous n’aimons pas être étroits. Nous nous estimons larges d’esprit et tolérants, sauf dans le domaine des sciences.
11 Proverbes 14.12.
Imaginez que les cosmonautes d’Apollo 11, quand ils iront sur la lune en juillet, disent : « Nous sommes tout à fait en dehors de la trajectoire », et supposez que, des centres de contrôle, des hommes larges d’esprit et tolérants leur répondent : « Oh ! cela ne fait rien. Il y a beaucoup de chemins qui mènent à la lune. Prenez celui sur lequel vous êtes, n’importe lequel peut convenir. »
Il y a bien des gens qui disent cela en parlant du chemin qui conduit au ciel. « Tous les chemins y mènent. » Jésus a dit qu’il n’y avait qu’une seule route, qu’un seul chemin. Il a déclaré : « Je suis le chemin, la vérité et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. »12
12 Jean 14.6.
Il y a des milliers de jeunes gens ici au Madison Square Garden, ce soir, qui cherchent un but et une signification à leur vie. Un étudiant de l’Université Columbia a dit, il y a deux ans : « L’Amérique a perdu son âme et nous avons l’intention de la reconstituer. » La grande question qui se pose dans les universités maintenant est celle-ci : « Quels sont le but et la signification de mon existence ? » Nietzsche a déclaré : « Si l’homme a le « pourquoi » de sa vie, il peut endurer presque n’importe quel « comment ». Albert Camus a dit : « L’homme ne peut vivre sans but », et il avait raison. Plusieurs de nos philosophes modernes parlent de situations ultimes auxquelles nous devons faire face dans notre vie, et pour lesquelles nous ne pouvons rien faire. « Je meurs; tout le monde doit mourir ; je dois y passer. » « Je souffre, tout le monde souffre. Spirituellement, moralement, physiquement, en fait tout le monde souffre. Comment est-ce que j’affronte la souffrance ? » « Je dois lutter. » « Je suis pris dans un tourbillon et à la merci de la chance. » « J’ai un sentiment de culpabilité. »
« Qui suis-je ? » Ce sont des questions que les jeunes se posent partout.
A ceux qui sont à l’université aujourd’hui, j’aimerais poser une question. Combien de savants, dans votre université, considèrent la mort comme un problème à étudier scientifiquement ? Combien d’universités abordent les sujets de la mort, de la souffrance, du destin, du péché ou de l’existence à venir ? L’instruction moderne a tendance à éviter et à supprimer toutes ces questions profondes que les étudiants se posent. Mais la Bible parle de ces questions. Elle parle avec autorité du péché et de la vie future. La Bible parle avec autorité de votre origine, de la raison pour laquelle vous êtes ici et de l’endroit où vous allez.
Il y a le problème de Dieu. Tolstoï a dit une fois que chacun de nous avait en lui un vide en forme de Dieu. Oui, il y a un Dieu. Non pas quelque part là-bas, mais ici. Dieu est partout. Dans l’univers tout entier. Il est une personne. Il est esprit. Il n’a pas un corps comme vous et moi, Il est esprit. Il peut être à la fois sur Mars et sur la terre. S’Il avait un corps comme le nôtre, Il ne pourrait être qu’à une seule place à la fois. Dieu est d’éternité en éternité.
Je parlais à Walter Cronkite la semaine dernière et nous avons abordé le sujet de l’espace. Savez-vous que plusieurs savants pensent que vers la fin du siècle, si la vie humaine dure jusque-là, nous serons capables de passer le mur de la lumière comme nous avons passé le mur du son ? En d’autres termes, l’homme pourra voyager à la vitesse de la lumière. Quand nous voyagerons à la vitesse de la lumière et que nous irons sur l’étoile la plus proche — souvenez-vous qu’il y a des milliards et des milliards d’étoiles — mais quand nous irons sur celle qui est la plus proche, savez-vous combien de temps nous mettrons ? Cinq ans pour aller, cinq ans pour revenir, et ceci à la vitesse de la lumière. Et maintenant, voici une chose intéressante : entre le moment où ces hommes auront quitté Cap Kennedy dans leur capsule spatiale et le moment où ils reviendront, vous aurez vécu dix ans. J’aurai dix ans de plus ; mais ces astronautes n’auront que dix jours de plus. Pourquoi ? Parce que, au moment où on franchit le mur de la lumière, on atteint le point où le temps cesse pratiquement d’exister. Il n’y a pas de temps dans l’espace. Ni hier, ni demain. Et il a fallu arriver en 1969 pour que la science découvre ce que la Bible enseigne de tout temps. Dieu est d’’éternité en éternité. Il n’y a pas de futur avec Dieu, pas de passé avec Dieu, tout est dans le présent éternel avec Lui. « Devant le Seigneur, un jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un jour. »13
13 2 Pierre 3.8.
Oui, Dieu est. Le croyez-vous ? Le premier pas à faire est de le croire.
Le problème suivant est celui de l’homme. Un écrivain célèbre a dit que rien n’avait de sens dans la vie, et Eugène O’Neill a déclaré : « La seule signification de la vie, c’est la mort. » Les étudiants, et ceci je l’ai trouvé partout, se sentent un peu comme des cartes perforées de cerveaux électroniques. Ils ne sont plus que des numéros. Et ceci est un des problèmes du système d’instruction actuel. Il n’y a aucune relation personnelle, aucune interaction, entre les étudiants et les professeurs. Ils sont de simples numéros. Et beaucoup d’étudiants vivent dans un état de nihilisme spirituel. Le nihilisme ne croit à rien — ni moralité, ni but, ni signification à quoi que ce soit ; et beaucoup de gens vivent ainsi aujourd’hui. Mais la Bible enseigne que Dieu a un but pour la race humaine. Dieu nous a créés à son image, et chacun de nous, en tant que personne, a de la valeur aux yeux de Dieu. La Bible dit que Dieu a compté les cheveux de notre tête. Elle dit que Dieu nous observe du moment de la conception, dans le ventre de notre mère, au moment de notre naissance. Chaque moment de notre vie est observé par Dieu. Il nous voit au moment de notre mort. Tout est retenu et considéré. Il connaît tous les choix moraux que nous avons à faire, Il connaît toutes les options que nous devons prendre. Par exemple, quand nous sommes immoraux, quand nous disons un mensonge — Il connaît les possibilités que nous avons. Nous aurions pu dire la vérité. Il y avait un moyen d’échapper à cette immoralité, comme Joseph a échappé à la femme de Potiphar, mais nous ne l’avons pas voulu. Tout ceci est relevé dans les cerveaux électroniques divins ; aussi, au jour du jugement, personne ne pourra dire : « Dieu, tu es injuste. » Il connaît tous les facteurs qui ont formé notre vie, et tout sera équitablement évalué et pesé. Nous ne pourrons jamais dire : « Dieu, tu n’as pas été juste. »
Il y a encore le problème de l’iniquité humaine, Qu’est-ce qui produit l’envie, la convoitise, les préjugés et la guerre ? Nous luttons avec le problème racial aux Etats-Unis, nous nous débattons contre le problème de la criminalité et de la guerre. Nous luttons avec le problème de la pauvreté. D’où tout cela est-il venu ? L’Ecriture dit : « Le mystère de l’iniquité agit déjà. »14 Il y a un mystère. C’est un esprit. Il y a un esprit du mal qui agit dans notre monde, ne l’oubliez pas. Il y a Dieu, mais il y a aussi un esprit du mal — le diable. Vous pouvez l’appeler comme vous voulez. Il y a une puissance du mal dans le monde, et vous ne pouvez expliquer tout le mal qui arrive aujourd’hui à moins de comprendre que, derrière tout cela, il y a une force surnaturelle, appelée le diable, et à laquelle Jésus fait allusion à maintes reprises. Oui, la Bible dit que le mal vient de nos cœurs. Jésus a déclaré : « C’est du cœur que viennent les mauvaises pensées, les meurtres, les adultères, les impudicités, les vols, les faux témoignages, les calomnies. »15
15 Matthieu 5.19.
John Lennon, le Beatle, a dit l’autre jour au Canada une parole très intéressante, qui a été rapportée par la presse. Il a déclaré : « Si le péché signifie manquer le but, alors je suis un pécheur. » John Lennon a raison, il est un pécheur, et moi aussi. Vous aussi, parce que pécher c’est faillir aux demandes et aux exigences de Dieu pour nous. Nous avons manqué le but : nous avons besoin d’une réconciliation. Nous avons besoin de pardon. C’est pour cela que Christ est venu et qu’Il est mort sur la Croix.
Il y a encore le problème de la culpabilité contre lequel beaucoup de jeunes se révoltent. Le journal Time rapporte les paroles d’une étudiante de Radcliffe qui a dit : « Je me sens toujours coupable. » D’où cela vient-il ? Y a-t-il une loi morale universelle, après tout ? La psychologie a reconnu l’universalité de la culpabilité. La Bible dit : « Ta loi est au fond de mon cœur. »16
16 Psaume 40.9.
Un grand psychologue a été cité il y a quelque temps — je n’ai pas eu l’occasion de vérifier cette citation, mais je vous la donne quand même. Il a dit que quatre-vingt-quinze pour cent des cas d’aliénation mentale que l’on trouve dans ce pays étaient causés par le fait que la victime, à un moment crucial de sa vie, avait refusé le pardon du péché. Tout le monde désire être pardonné. Nous savons tous que nous avons péché, nous savons tous que nous avons failli, mais savez-vous que vous êtes pardonnés ? C’est pour cela que Christ est venu, c’est pour cela qu’il est mort sur la Croix.
Le grand écrivain allemand Gœthe a dit : « Si j’étais Dieu, ce monde de péché et de souffrance me briserait le cœur. » Eh bien, c’est ce que je désire vous dire, cela a bien brisé le cœur de Dieu, et c’est pour cela que Christ est mort sur la Croix, c’est pour cela qu’il a versé son sang, parce que Dieu a pris nos péchés, mes péchés, et les a mis sur Christ : « Celui qui n’a point connu le péché, il l’a fait devenir péché pour nous. »17 Vous pouvez être pardonnés, vos péchés peuvent être effacés.
Vous devez faire face au problème de la souffrance, et vous pouvez dire avec l’apôtre : « Nos légères afflictions du moment présent produisent pour nous, au-delà de toute mesure, un poids éternel de gloire. »18 Vous pouvez affronter le problème de la mort. La Bible dit qu’il y a « un temps pour naître, et un temps pour mourir »19. Paul dit : « J’ai combattu le bon combat » — « le moment de mon départ approche » — « la mort m’est un gain »20. Wilhelm Stekel a dit : « Chacune de nos craintes est en fait, finalement, la peur de la mort. » La Bible dit que Dieu n’a pas créé l’homme pour qu’il meure. L’Ecriture déclare que « Christ a détruit la mort et mis en évidence la vie et l’immortalité par l’Evangile »21, La foi chrétienne est une foi de résurrection. La crainte de la mort s’efface quand vous donnez votre vie à Christ.
19 Ecclésiaste 3.2.
21 2 Timothée 1.10.
Bien sûr, face à la mort, il restera toujours un malaise. Il y a une tension devant l’inconnu, mais, quand vous recevez Christ, l’aiguillon de la mort est enlevé. Vous pouvez envisager la vie avec un œil clair, un élan dans votre démarche et un sourire sur le visage parce que votre passé est pardonné. Vous savez que vous êtes ici, créés à l’image de Dieu pour Le glorifier. Vous savez où vous allez : vous allez passer l’éternité avec Christ. Vous pouvez dire : « O mort, où est ton aiguillon ? »22
Voilà le drapeau que je vous demande de suivre. C’est pour cela que je vous demande de croire. C’est à cela que j’aimerais que vous vous soumettiez. Nous avons vu ce soir ici ces hommes et ces femmes de l’Armée du Salut, et nous sommes très honorés d’avoir le général Coutts avec nous. Ces gens remarquables servent une cause : ils apportent d’une main un verre d’eau fraiche : une activité sociale du plus haut ordre. Ils vont vraiment aider ceux qui sont dans le besoin ; mais, de l’autre main, ils apportent aussi l’amour de Christ. Ils apportent l’Evangile de Jésus-Christ.
Ce soir, l’Amérique et le monde ont besoin de jeunes qui marchent sous la bannière de Jésus-Christ. Vous n’aurez pas honte de Lui. Vous prendrez position pour Lui en tout temps. Vous serez prêts à être ridiculisés et persécutés. Vous accepterez que vos amis se moquent de vous et vous traitent de vieux jeu ou d’autres noms encore. Mais ce soir vous êtes prêts à Lui remettre votre vie, à Le suivre, à Le servir, à vous enrôler dans son armée et à dire : « Je désire partir d’ici avec l’amour dans mon cœur. Je veux aider à changer le monde en changeant les hommes. Je veux suivre Christ et Le servir, quel qu’en soit le prix. » Et cela vous coûtera quelque chose, car je veux vous dire une chose : il n’est pas facile d’être chrétien. Il n’est pas facile de suivre Christ. Dans le monde actuel, avec ses pressions matérialistes et ses pressions sensuelles, il n’est pas facile de vivre propre et pur devant Dieu ; mais vous le pouvez avec l’aide de Christ.
Je vous demande ce soir de Le recevoir. Vous vous dites peut-être : « Que faut-il que je fasse ? » Vous devez tout d’abord vous repentir de votre péché ; cela veut dire que vous acceptez de vous détourner de votre péché, cela veut aussi dire que vous acceptez de reconnaître que vous avez péché. Acceptez-vous de faire cela ? C’est cela, la repentance. Puis, par la foi, vous recevez Jésus-Christ comme votre Seigneur, votre Maître et votre Sauveur. « Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé. »23
23 Romains 10.9.
Je vous demande de le faire publiquement. Pourquoi cela ? Jésus a dit : « Quiconque-me confessera devant les hommes, je le confesserai aussi devant mon Père qui est dans les cieux ; mais quiconque me reniera devant les hommes, je le renierai aussi devant mon Père qui est dans les cieux. »24 Faire un acte public aide à consolider la décision de votre cœur. Quand vous vous êtes mariés, vous l’avez fait devant témoins. Quand vous venez à Christ, vous venez ouvertement prendre votre place devant Lui. Vous pouvez être membre d’une Eglise ou non. Vous pouvez être catholique, protestant, juif, musulman, ou d’aucune religion. Mais ce soir vous désirez venir et abandonner votre vie à Christ, Le recevoir comme votre Sauveur, et placer votre confiance en Lui.
Le 15 juin 1969.