Hommes neufs pour un monde neuf

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LA FOI

MESSAGE DU 8 AVRIL 1970

Il y a un côté du racisme aux États-Unis qui n’est pas souvent mentionné par les journaux. Il y a des millions de noirs américains qui sont des chrétiens, qui aiment Dieu, qui se sont engagés pour Jésus-Christ. Il y a des millions de blancs américains qui appartiennent à Jésus-Christ et ces chrétiens blancs et noirs ensemble, s’aiment et travaillent. Malheureusement, nous sommes une minorité. Mais il ne s’agit pas seulement des brutalités de la police, des révoltes et des horreurs que les journaux racontent. Dans de nombreux endroits des États-Unis, nous avons une réelle collaboration interraciale. J’ai dix évangélistes qui travaillent avec moi, à plein-temps. Deux sont des noirs, un autre est indien, et nous sommes des frères travaillant ensemble, dans une communion parfaite.

La réponse au problème racial, c’est la croix de Jésus-Christ. Dans le monde entier, il y a des problèmes raciaux. Dès que vous avez deux races vivant côte à côte, vous avez un problème. Et même parfois quand vous avez deux nationalités, vous avez un problème. Vous pouvez aller dans le nord de l’Irlande et voir des protestants et des catholiques s’opposer. Il y a des problèmes partout. La solution se trouve dans le changement du cœur de l’homme. C’est la même chose pour la question de la guerre. Je suis contre la guerre, je suis contre la violence et l’assassinat, le meurtre, que ce soit par des américains, par des allemands, peu importe. Quelle est la réponse à la guerre ? Un changement du cœur de l’homme ! Il faut s’aimer au lieu de se haïr. Mais l’homme ne veut pas se tourner vers Dieu, et l’humanité se dirige vers ce qui pourrait être le suicide collectif. Dieu doit intervenir afin de sauver la race humaine de la destruction.

Ce soir, j’aimerais que vous vous tourniez vers le troisième chapitre de la lettre de saint Paul aux Romains. Ce passage était très connu de Martin Luther. Du verset 21 au verset 28 : « Mais maintenant sans la loi, s’est manifesté la justice de Dieu à laquelle rendent témoignage la loi et les prophètes, justice de Dieu par la foi en Jésus-Christ pour tous ceux qui croient. Il n’y a pas de distinction car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu. Ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ. C’est lui que Dieu a destiné par son sang à être pour ceux qui croiraient la victime propitiatoire afin de montrer sa justice parce qu’il avait laissé impunis les péchés commis auparavant au temps de sa patience, afin, dis-je, de montrer sa justice dans le temps présent, de manière à être juste tout en justifiant celui qui a la foi en Jésus. Où donc est le sujet de se glorifier ? Il est exclu. Par quelle loi ? Par la loi des œuvres ? non, mais par la loi de la grâce parce que nous pensons que l’homme est justifié par la foi, sans les œuvres de la loi, ou bien Dieu est-il seulement le Dieu des Juifs ? Ne l’est-il pas aussi des païens ? »

Dans le premier chapitre de cette lettre, au verset 17, nous lisons : « Le juste vivra par la foi. » C’est le passage des Écritures Saintes qui secoua le monde, lorsque Martin Luther vivait son agonie spirituelle. Il comprit soudain que le juste doit vivre par la foi. Il comprit que nous ne pouvons pas être sauvés par nos propres actions, par nos œuvres et par notre vertu. Il vivait une agonie effroyable. Il souffrait dans son cœur, et quand il comprit soudain cette vérité, que nous ne sommes pas sauvés par les œuvres, que nous ne sommes pas sauvés par notre vertu, mais par la grâce de Dieu seulement, et par la foi en Dieu, l’Europe fut transformée. Ce même texte, et cette même vérité pourrait secouer l’Europe aujourd’hui, si des hommes et des femmes pouvaient comprendre que nous sommes sauvés par la grâce de Dieu en Jésus-Christ. Le message de la Bible n’a pas changé. C’est la Bible qu’avait Luther entre ses mains. Le même message s’adresse à notre cœur. La nature humaine n’a pas changé. Elle cherche toujours à mentir, à voler, à tricher, à envier. Le message de Dieu n’a pas changé. Ce soir, je voudrais parler de la foi et je voudrais le faire aussi simplement que possible. Vous êtes sauvés par la foi, vous allez au ciel par la foi. Vous vivez la vie chrétienne par la foi. Il est donc important que vous sachiez ce qu’est la foi.

Si je vous demandais ce qu’est la foi, quelle serait votre réponse ? La plupart des gens ne savent pas quoi répondre. Je voudrais illustrer la foi en relisant une vieille histoire de la Bible. Nous la voyons dans le deuxième chapitre des Rois au chapitre 5. C’est l’histoire d’un général en chef de toutes les armées de Syrie. La Bible nous raconte cette histoire. C’était un honnête homme, comblé d’honneurs, un homme courageux. Nous avons besoin d’hommes de cette trempe aujourd’hui. Nous avons besoin d’hommes qui ont le courage de dire : « Voilà le message qu’il faut à l’humanité d’aujourd’hui ! » Nous avons besoin de théologiens et de pasteurs qui disent : « Ainsi parle l’Éternel ! ». Nous avons besoin de chrétiens laïques qui, dans leurs affaires, disent : « Ainsi parle l’Éternel ! » Cet homme était un homme riche, il était populaire, il était puissant, il était un honnête homme. Le peuple tout entier l’admirait. Il était le favori du roi, mais il y avait quelque chose qui n’allait pas chez lui. Qu’est-ce que c’était ? Il était lépreux. A cette époque, c’était la maladie la plus horrible qu’on pouvait avoir. Je peux vous regarder, je peux voir que vous êtes bien habillé, vous avez un bon métier, vous avez une famille, mais profondément dans votre cœur, si vraiment je voyais votre cœur, j’y verrais l’obscurité ; peut-être un ami vous a-t-il déçu. Peut-être ressentez-vous quelque culpabilité pour une faute commise. Peut- être votre fils se révolte-t-il, peut-être est-ce un rêve non accompli. Personne n’est parfait. Profondément dans votre cœur, je trouve une maladie que nous avons tous. La Bible l’appelle le péché, la révolte contre Dieu, qui nous sépare de Dieu. Naaman avait tout pour lui, mais il était un lépreux. La lèpre représente souvent le péché dans la Bible. Cette maladie montre comment fonctionne le péché. (Cela ne veut pas dire qu’un lépreux est plus pécheur que quelqu’un qui n’est pas malade). Un lépreux, à cette époque, devait se promener en agitant une clochette. Quand quelqu’un l’approchait de trop près, il devait agiter la sonnette en criant : « Impur, impur ! » Personne ne savait encore que l’illustre général était lépreux. Il n’y avait que sa famille qui le savait. Il ne pouvait pas jouir des honneurs dont le comblait le roi. Il savait que bientôt, il serait rejeté par la société. Un jour, il serait obligé de se promener avec sa petite clochette en criant : « Impur, impur ». Il savait que cette maladie était incurable. La Bible dit que le péché est sans remède. Nous l’avons tous. Et ce péché nous sépare de Dieu. Il engendre la guerre, les problèmes dont souffre le monde, l’envie, et la haine qui se multiplient de nos jours. La Bible dit que « par le péché la mort est entrée dans le monde, et la mort par le péché s’est étendue à tous parce que tous ont péché. » Chaque homme est sous cette condamnation à mort.

L’autre jour, j’ai vu qu’un homme de 103 ans est mort. Tout le monde doit mourir un jour ; la totalité de la race humaine doit mourir. Dieu n’a pas voulu cela. Il voulait que nous vivions toujours ; il ne voulait pas notre mort ; mais à cause de notre révolte, de notre péché, Dieu a condamné la race humaine à la mort. Peut-être êtes-vous riche, vous allez mourir un jour ; peut-être êtes-vous puissant, vous allez mourir un jour ; peut-être êtes-vous illustre, vous mourrez un jour. Tous les hommes doivent mourir un jour. C’est une partie du jugement qui tombe sur nous en raison de notre péché. Comment me débarrasser de mon péché ? Voilà ce que demande la race humaine. Ce n’est pas par la science, ce n’est pas par tous les moyens qu’on utilise pour avoir la paix, pour accomplir notre ambition, pour sortir de notre complexe de culpabilité, pour résoudre tous les problèmes politiques et sociaux du monde. Nous allons de crise en crise, de problème en problème et nous n’avons jamais la solution radicale de tous ces problèmes incurables !

La lèpre est aussi lente à évoluer et elle est mortelle. Le péché est comme cela. Peut-être qu’au début vous n’en prenez pas conscience. C’est caché profondément dans votre cœur et cela progresse lentement mais c’est toujours mortel. Là où je vis, au sud des États-Unis, nous avons beaucoup de serpents et un de ces serpents très venimeux est le serpent à sonnettes, un gros serpent très long. Avant d’attaquer l’homme, il remue ses sonnettes et parfois la nuit, j’entends ces serpents. Il y a quelques années, j’en ai tué 25 en une année, un seul été. Attention où vous mettez les pieds, si vous venez me voir car ils sont très venimeux et si vous ne partez très vite chez le docteur, vous ne vivez que deux ou trois heures. Une fois, un est entré dans notre cuisine. Il a tué un de nos chiens ; j’étais content qu’il tue mon chien et non un de nos enfants. J’ai un ami qui a voulu ramasser un petit serpent, tout jeune. Il voulait l’élever pour le domestiquer ; il l’a mis dans une espèce de boîte et il l’a élevé, Il avait l’impression que ce serpent se domestiquait, qu’il commençait à l’aimer. Il avait appris quelques trucs à son serpent. Ses voisins venaient voir cette merveille. Un jour son petit garçon ouvrit la porte de la cage. Le serpent sortit, s’enroula, se dressa et frappa l’enfant. En quelques heures le petit garçon mourut. Voilà ce que fait le péché. Nous nous amusons avec, nous en jouissons. Nous aimons le plaisir qu’il nous donne, nous aimons le sentir parce qu’il a l’air si gentil, si inoffensif et on croit que tout va bien. On dit qu’il faut enlever les tabous. Nous sommes dans une société de tolérance. Il faut jouir de la vie. Cela a l’air très bon, très bien, cela nous fait plaisir, mais dans ce péché se trouve un poison et un poison mortel. Il détruit non seulement le corps mais aussi l’âme de l’homme.

Autre chose, Naaman, le général a compris son besoin. Il savait qu’il était un lépreux. Il savait qu’il devait trouver un remède, d’une façon ou de l’autre. Un jour il regarda sa main et il aperçut une tache blanche. Il dit, « Ça y est. Je suis pris ». Il essaya de l’enlever, et tout à coup il pensa que cela pouvait être la lèpre. Il descendit sa manche pour que personne ne le voit, mais cette tache grandit et il fut effrayé. Il dit : « Il faut que je fasse quelque chose. Qu’est ce que je peux faire ? Je sais que la lèpre est incurable. » Le premier pas vers Dieu, c’est de comprendre notre besoin, admettre devant Dieu que nous avons péché. J’ai péché. Admettez que vous êtes un pécheur. Lorsque vous arrivez à ce point là, c’est un grand pas vers le royaume de Dieu.

D’autres se préoccupaient aussi du général Naaman. Au cours d’une de ses batailles, il avait été en pays d’Israël et avait capturé une jeune fille dont il avait fait une domestique pour sa femme. Elle découvrit ce qui s’était passé chez Naaman. Elle sut qu’il était lépreux. Devant le désespoir de son regard, l’angoisse de cet homme, elle dit un jour : « Je connais un prophète en Israël. Il s’appelle Elisée. Il peut vous guérir, Monsieur. » Naaman ne pouvait pas le croire. Et pourtant il était désespéré. C’était le premier rayon de lumière qu’il apercevait. Il y a ici beaucoup de gens qui sont amenés par leurs amis chrétiens. Des amis qui s’occupent de vous. Vous devez les remercier. Il y a des gens dans le monde entier qui prient pour cette croisade. La plupart des gens qui sont venus à Jésus ont été amenés par des amis. Par exemple, André a amené Pierre. Naaman s’est dit qu’après tout, il y avait quelque espoir, ce que cette fillette raconte pouvait être vrai. Il alla trouver le roi de Syrie, son ami, et il lui raconta toute l’histoire. Le roi fut très triste. Il aimait Naaman. Il lui dit : « Voilà ce que je vais faire : Je vais envoyer beaucoup d’argent avec toi, et une lettre de recommandation au roi d’Israël, et s’il y a une puissance quelconque pour te guérir, j’exige qu’il te guérisse. » Ainsi, Naaman partit. Mais il est allé au mauvais endroit, avec une mauvaise attitude. Il a été trouver le roi et la petite fille avait dit « le prophète. » Mais il était trop orgueilleux pour aller voir un prophète. Il prit tout son argent ; il avait derrière lui toute la puissance militaire de la Syrie. Qu’est-ce qui s’est passé ? Le roi d’Israël n’y pouvait rien. Voyez-vous, Naaman était plein du matérialisme de son époque. Il croyait qu’on peut tout acheter avec de l’argent. En Amérique, c’est notre péché ; nous croyons que nous pouvons tout acheter avec de l’argent. Et si nous avons un problème, nous avons toujours une solution : nous disons au Congrès : « Donnez-nous des milliards de dollars et nous résoudrons le problème ». Et maintenant, nous découvrons que nous n’avons pas assez d’argent pour résoudre nos problèmes. Pourquoi ? Parce que le problème de l’Amérique aujourd’hui est un problème spirituel. L’argent ne peut pas acheter la miséricorde et l’amour de Dieu. Et je crois que c’est aussi le problème fondamental de l’Europe, et de tout le monde.

Le prophète Élisée apprit que le général Naaman était là. Il lui envoya un mot et lui dit : « Viens chez moi, et je te guérirai. » Et le général sur son grand cheval alla vers le prophète. Avec ses officiers et toute une caravane de richesses derrière lui pour payer la guérison. Maintenant, Naaman était arrivé au bon endroit, mais il avait la mauvaise attitude. La bonne adresse, c’est la croix de Jésus-Christ où le Christ est mort pour vos péchés. C’est l’endroit où il faut aller, mais il faut venir dans la bonne attitude. Quelle est votre attitude ? L’’orgueil ? Il faut venir dans l’humilité, il faut reconnaître son péché, et dire : « Je suis un pécheur », être prêt à se repentir de son péché. Beaucoup de gens vont à l’église de la mauvaise manière. Ils y vont comme s’ils faisaient à Dieu un grand honneur, au lieu d’y aller dans l’humilité et en priant pour le pasteur. Alors Élisée ne sortit même pas à sa rencontre. Il envoya son serviteur pour lui parler et le serviteur lui fit la révérence et dit : « Le prophète dit que tu dois aller te plonger dans la rivière Jourdain sept fois et alors, tu seras guéri. » Le général devint furieux. Il se dit : « Pourquoi le prophète n’est-il pas venu lui-même à ma rencontre pour me saluer en personne ? Ne sait-il pas que je suis général en chef de toutes les armées de la Syrie ? Et d’autre part quelle idée stupide et ridicule de m’ordonner de me plonger sept fois dans cette rivière. En Syrie, nous avons des rivières bien plus belles et bien plus propres que cette infâme rivière, le Jourdain. » Il se détourna et se préparait à repartir. Alors un de ses officiers d’état major vint le trouver et le salua en disant : « Mon général, si le prophète avait exigé que tu fasses quelque chose de très difficile, tu l’aurais fait, mais il t’a demandé quelque chose de très facile, cela paraît ridicule, mais pourquoi est-ce que tu n’essaies pas au moins ? » Et Naaman dit, « Mais je ne vois pas comment cela va marcher, cette histoire-là. Et surtout me baigner dans cette espèce d’eau infâme, devant tous mes officiers ».

Voyez-vous, la croix apparaît une folie pour ceux qui périssent. Dans toute la Bible, Dieu dit aux hommes de faire des choses qui apparaissent des folies. Pourquoi ? Pour nous enseigner la foi. Nous sommes sauvés par la foi. Martin Luther arriva à cette conviction. La foi dans la croix de Jésus-Christ. Et c’est toujours vrai aujourd’hui. Le chemin du salut n’a pas changé. Naaman réfléchit sur son cheval. Puis il dit, « D’accord. Je suis venu jusqu’ici, j’ai cette maladie incurable. Cela ne me fera pas de mal, en tout cas. » Il descendit de son cheval. Il entra dans l’eau et se plongea. Et il sortit. Il regarda sa main. La lèpre était toujours là. Il s’écria : « Je l’avais bien dit ». L’’officier dit, « Attention, le prophète a dit « sept fois ». Alors, il se replongea, et encore et encore. Cinq fois, la lèpre était toujours là. Six fois, quelques officiers commencèrent à rire sous cape, regardant leur général agir en insensé, ne pouvant pas imaginer qu’il descendrait jusque là. Agir en insensé de cette manière là. Alors, il se plongea une septième fois. Fou, ridicule. Il sortit de l’eau, il regarda sa main. La tache avait disparu. Il n’y avait aucune puissance miraculeuse dans l’eau. C’était Dieu qui avait agi. Dieu voulait lui apprendre qu’il faut agir par la foi. La foi en ce que Dieu avait dit de faire. Il fallait qu’il montre qu’il croyait.

Lorsque je vous demande d’accepter Jésus-Christ, comme votre maître et votre sauveur, et quand je vous dis que sa mort et sa résurrection, il y a deux mille ans, vous concernent aujourd’hui, c’est insensé. C’est exactement ce que saint Paul a dit : « La prédication de la croix est une folie pour ceux qui périssent. » Si vous venez à Jésus-Christ, des gens vont se moquer de vous, ils vont rire. Ils diront : « Regardez-moi ces gens-là, ils agissent en insensés, ils deviennent des fous religieux. » Naaman fut guéri ; Dieu n’a pas fait la guérison coûteuse, il ne l’a pas faite compliquée. Ce n’était pas quelque chose d’émotionnel, ou de rationnel, mais cela comprenait l’émotion, et l’intelligence, et d’abord la guérison exigeait la volonté. Naaman a dû dire : « Je veux, je décide de me plonger dans l’eau. » Dieu dit que chacun de nous doit venir dans le royaume de Dieu par la foi.

Un jour, Abraham et Sara étaient très vieux, nous dit la Bible. Depuis longtemps, elle avait passé l’âge d’avoir un enfant. Et Dieu dit : « Tu vas avoir un fils ». Elle se mit à rire. Ridicule. Mais Abraham, son mari crut en Dieu. Pouvez-vous imaginer la rigolade de ses amis lorsqu’il raconta la chose ? « Vous savez, Sara va avoir un enfant. » Et depuis bien longtemps déjà, elle ne pouvait plus en avoir. Elle avait plus de soixante et dix ans. Elle avait des rides, elle avait un corps fané. Avoir un enfant. Quel amusement ! Tout le monde s’est moqué, mais pas Abraham. Il a fait confiance en Dieu. Et Dieu compta sa foi comme justice. Sara eut un enfant. Elle lui donna le nom d’Isaac. Lisez le chapitre 11 de l’épître aux Hébreux : « Par la foi », « par la foi », « par la foi, ils ont fait ceci ou cela ». Qu’est-ce que c’est que la foi ? La Bible nous dit que la foi est agréable à Dieu plus que tout autre chose. Hébreux 11.6 : « Sans la foi il est impossible de plaire à Dieu. » C’est agréable à Dieu quand vous avez la foi. J’ai des enfants, et lorsqu’ils étaient petits et qu’ils venaient me voir, ils ne comprenaient pas tout ce que je leur disais de faire, mais ils avaient confiance en leur père. Ils ont fait des choses sans comprendre, par la foi, parce qu’ils pensaient que j’avais raison. Ainsi nous venons à Dieu, comme des petits enfants, par la foi, en ne comprenant pas toujours, n’ayant pas même des sentiments à ce propos. Nous venons à Dieu en disant, « Seigneur, je ne comprends rien. Je ne sens rien, mais je viens comme un petit enfant. » Tous les théologiens du monde ne peuvent comprendre la profondeur de Dieu. Auraient-ils mille vies, ils ne pourraient comprendre l’immensité de Dieu. On a demandé un jour à un de mes amis : « Qu’est-ce que vous savez de Dieu ? Et il a répondu : « Pas grand chose. Mais ce que je sais a transformé ma vie. » Votre vie a-t-elle été changée ? Est-ce que Jésus vit dans votre cœur ? Est-ce qu’il vous a permis de vous accomplir ? La Bible nous dit que c’est la seule façon de nous approcher de Dieu. Ceux qui s’approchent de Dieu doivent croire qu’il existe, c’est notre seule relation possible avec Dieu. Et la Bible exige la foi. Jésus a dit : « Ayez la foi en Dieu ». La Bible dit que nous n’irons au ciel que par la foi. « A ceux qui ont cru en son nom, il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu. » Romains 4.5, « Et à celui qui ne fait pas d’œuvre mais qui croit en lui, il justifie l’impie, sa foi lui est comptée comme justice. » La Bible dit que nous sommes sauvés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par la foi.

Un soir, l’apôtre saint Paul et l’un de ses amis étaient en prison et voilà un tremblement de terre est arrivé, qui ébranla les murs de la prison. Le gardien crut que les prisonniers avaient fui et comme il se savait responsable, il tira son épée pour se suicider. Il préférait cela à la mort par torture qu’il devrait subir le lendemain. Mais Paul cria : « Attendez, les prisonniers sont là. » Le gardien vit que c’était vrai. Il vint devant eux, rempli d’émotion et de peur et leur demanda : « Que faut-il que je fasse pour être sauvé ? » Qu’est-ce que nous dirions ? Maintenant, beaucoup de gens diraient : « Vous êtes trop ému pour être sauvé, surtout pas d’émotion. Vous avez subi trop de pressions psychologiques, attendez encore un moment. » Non, Paul n’a pas dit cela. A ce moment là, l’apôtre Paul lui répondit : « Crois au Seigneur Jésus et tu seras sauvé toi et ta maison. » Et cette nuit là, il fut baptisé par saint Paul. Et avant que la nuit soit achevée, il commença à faire du travail social. Il se mit à panser les plaies de ses prisonniers. Est-ce qu’il a fait partie d’une organisation nouvelle ? Est-ce qu’il a fait des rites compliqués ? Il y a peut-être des gens qui viennent à Christ de cette façon-là. Mais beaucoup de gens ont juste assez de religion pour se tuer eux-mêmes. Je vous explique ce que je veux dire : Lorsque je suis allé au Japon en été, j’ai été vacciné contre le choléra. Chaque fois que j’ai une piqûre de ce genre, je suis malade, j’ai une réaction au vaccin ; il me faut passer un jour au lit. En réalité, j’ai une petite atteinte de choléra afin d’être immunisé contre la véritable maladie. Vous pouvez être vacciné contre la religion, avec un peu de religion et c’est ainsi que vous ne connaîtrez jamais Jésus-Christ. Et ça, c’est le danger de tant de pays christianisés ; c’est vrai de l’Amérique où il est bien vu d’aller à l’église. La plupart des Américains vont à l’église le dimanche, mais des millions d’entre eux n’ont jamais vraiment rencontré Jésus-Christ. Ils vont à l’église parce que c’est bien au point de vue social, que c’est une habitude traditionnelle, et même quelquefois parce que c’est utile pour les affaires ! Alors on va à l’église, mais on ne connaît pas Jésus-Christ comme un Sauveur personnel, par la foi. Qu’est-ce que c’est que la foi ?

Une des plus merveilleuses illustrations de la foi, c’est la vierge Marie. Elle était une jeune fille, peut-être une adolescente de quinze ou seize ans. Un jour, un ange lui parla, en lui disant : « Marie, tu vas avoir un enfant et son nom sera Jésus. Il sauvera le monde de ses péchés. » « Mais, dit-elle, je ne suis pas mariée. Je n’ai jamais eu de relations avec un homme. » L’ange lui répondit : « C’est le Saint-Esprit qui veillera sur toi. » Et Marie accepta cette responsabilité. Elle acceptait d’être montrée du doigt, par la foi, prête à faire ce que Dieu voulait pour elle. Cette femme a été bienheureuse entre toutes les femmes. Nous protestants, nous ne parlons pas assez de la vierge Marie. Elle a été une femme bénie entre toutes. Par la foi, elle a accepté la honte de porter le Seigneur Jésus, bien qu’elle ait été vierge. Qu’est-ce que c’est que la foi ? La Bible dit qu’elle comprend l’intelligence. Il faut avoir un objet de notre foi. Quel est l’objet de notre foi ? Jésus-Christ. Je le reçois par la foi. Je ne peux pas prouver ce que dit la Bible dans un laboratoire scientifique. Je ne peux pas tout expliquer logiquement. Je l’accepte par la foi, car c’est la Parole de Dieu. Je dois croire par l’intelligence en Jésus-Christ, en Dieu, et cela comprend aussi mes émotions lorsque je regarde la croix, je vois Jésus mourant à ma place. Quand j’y pense mes larmes coulent. Je l’aime, l’amour, c’est de l’émotion. La foi engage aussi ma volonté. Je dois dire : « Je veux accepter Jésus-Christ », car c’est un acte de ma volonté. C’est un engagement que je prends. La foi comprend un acte. Il faut faire quelque chose.

Il y a quelque temps, un Anglais venu aux Etats-Unis a annoncé qu’il allait traverser les chutes du Niagara sur un câble. Alors une immense foule s’est rassemblée le Dimanche après-midi pour le regarder. Ils ont mis un câble à travers les chutes du Niagara. Il a commencé à marcher sur le câble. S’il était tombé, il serait tombé plusieurs centaines de mètres sur des rochers. Les gens ont retenu leur souffle. Il a traversé sur la corde et il est revenu. Alors, il a pris une brouette. Et il a roulé sa brouette sur le câble et a ramené sa brouette ; et tout le monde a applaudi. Ensuite il a mis des sacs qui pesaient cent kilos dans la brouette. Et il a promené sa brouette d’un bout à l’autre du câble et il a ramené sa brouette. Alors ce fut un enthousiasme indescriptible. Jamais on n’avait vu cela auparavant. Il dit : « Attendez, combien d’entre vous pensent que je suis capable de transporter un homme dans la brouette ? » Tout le monde cria, « Bravo, Bravo, nous sommes sûrs que vous pouvez le faire. » Alors, il avisa l’un des spectateurs les plus enthousiastes et dit, « Croyez-vous que je puisse trans- porter un homme de l’autre côté dans ma brouette ? » — « Bien sûr, c’est certain, je le crois. » — « Eh bien, c’est vous qui commencez, venez dans ma brouette. » Mais alors l’homme recula ! C’est ainsi, la foi en Christ.

Vous croyez peut-être intellectuellement que Christ peut vous sauver. Peut-être même émotionnellement. Mais vous n’êtes pas prêt à engager vraiment votre vie, c’est pourtant cela qu’il veut. Il veut être le maître de toute votre vie.

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