Lorsque je me suis livré à une recherche systématique dans la Bible, j’ai été surpris de voir à quel point on rencontre souvent des termes comme bonheur, joie et autres mots semblables.
Trop de gens associent christianisme avec restrictions, interdictions ou ordres arbitraires.
L’église a souvent attaqué négativement le mal, en laissant les hommes vides, sans leur rappeler que Dieu veut que nous ayons ici-bas et maintenant une vie satisfaisante. Nous, les chrétiens, nous avons beaucoup parlé du côté négatif de l’expérience chrétienne et nous avons souvent oublié de faire ressortir le côté positif, joyeux, enthousiasmant et victorieux de la communion journalière avec Christ.
Le prophète Esaïe avait devant les yeux un peuple qui aspirait au bonheur et à la sécurité mais qui les cherchait au faux endroit. Ces gens couraient sur la place du marché et là où l’on s’amusait, dépensant follement leur argent pour des choses qui ne leur apportaient aucune satisfaction permanente.
Il se tint un jour devant eux et leur annonça la Parole de Dieu. « Venez tous qui avez soif, venez aux eaux, même celui qui n’a pas d’argent ! Venez, achetez et mangez, venez, achetez du vin et du lait, sans argent, sans rien payer ! Pourquoi pesez-vous de l’argent pour ce qui ne nourrit pas ? Pourquoi travaillez-vous pour ce qui ne rassasie pas ? Ecoutez-moi donc, et vous mangerez ce qui est bon, et votre âme se délectera de mets succulents. » (Esaïe 55.1-2.)
Remarquez qu’Esaïe ne leur a pas parlé négativement, il ne les a pas sermonnés à cause de leurs péchés. Il n’a pas enlevé la bouteille de la main du buveur, il ne les a pas repris pour leur gloutonnerie, il ne les a pas humiliés à cause de leurs pratiques immorales. Il a laissé cela de côté tout d’abord. Il leur a simplement demandé : « Obtenez-vous de la vie ce que vous en désirez ? » « Pourquoi dépensez-vous votre argent pour ce qui ne nourrit pas et pourquoi travaillez-vous pour ce qui ne vous satisfait pas ? »
Si Esaïe parlait aujourd’hui, il se tiendrait probablement dans les carrefours les plus animés de nos grandes villes et demanderait simplement aux gens qui s’y pressent et s’y bousculent : « Obtenez-vous de la vie ce que vous en désirez ? Y trouvez-vous une satisfaction ? »
Il demanderait à l’actrice, comblée par la célébrité et la fortune, mais errant dans la vie comme une affamée : « Obtenez-vous ce que vous désirez ? » Il demanderait à l’homme d’affaires prospère à la tête de sa flotte ou de ses industries : « Obtenez-vous ce que vous désirez ? »
Il dirait aux travailleurs et aux ouvriers du monde occidental qui jouissent du plus haut niveau de vie de l’histoire : « Obtenez-vous ce que vous désirez ? » Il demanderait aux jeunes qui dansent sur le dernier tube : « Obtenez-vous ce que vous désirez de la vie ? »
Il demanderait aux clients de cette société de consommation qui ont les maisons les plus somptueuses, les meubles les plus confortables, la nourriture la meilleure, les gadgets les plus subtils et les plus belles voitures : « Obtenez-vous ce que vous désirez ? »
Esaïe n’a pas quitté ses interlocuteurs sans leur donner une réponse à cette question. Il leur a dit qu’il existait une manière satisfaisante de vivre, et qu’ils pouvaient la trouver s’ils la cherchaient. Il les a exhortés à abandonner leur vaine recherche de lingots d’or et de se mettre à rechercher le bonheur où il pouvait vraiment se trouver.
Son conseil est aussi actuel et valable aujourd’hui qu’il l’était alors, car, malgré les changements que l’homme a amenés dans le domaine matériel, l’homme, lui, reste le même. L’homme moderne a les mêmes désirs, les mêmes anxiétés, les mêmes rêves et les mêmes aspirations que l’homme de l’antiquité. Ce qui est étrange, c’est qu’il commet encore les mêmes péchés et qu’il tombe dans les mêmes erreurs que ses pères du temps passé. Quel est le contenu des paroles du prophète pour son peuple et pour nous aujourd’hui ?
Tout d’abord, Dieu déclare que les biens matériels ne satisfont pas. « Pourquoi pesez-vous de l’argent pour ce qui ne nourrit pas ? Pourquoi travaillez-vous pour ce qui ne rassasie pas ? » (Esaïe 55.2.)
Salomon, qui acquit plus de biens, plus de connaissances et plus de célébrité qu’aucun homme sur la terre, a bien avoué que tout cela ne lui avait pas apporté de satisfaction permanente. Il se lamentait en ces termes : « Vanité des vanités, tout est vanité. » (Ecclésiaste 1.2.) En langage moderne, il aurait dit : « Croyez-moi, les biens matériels ne satisferont jamais. »
Cependant, ce n’était pas en premier lieu contre l’argent qu’Esaïe prêchait, mais contre le mauvais emploi qu’on en faisait. Pourquoi vilipender votre argent si durement gagné pour ce qui ne nourrit pas ? disait-il, pourquoi le gaspiller pour ce qui ne donne aucune satisfaction ?
Rudyard Kipling, parlant à des étudiants de l’Université McGill à Montréal, leur conseilla de ne pas attacher trop d’importance à l’argent, à la puissance ou à la renommée le jour où ils auraient fini leurs études. « Un jour, leur dit-il, vous rencontrerez peut-être un homme d’une valeur telle qu’il n’attache aucun prix à ces choses et alors vous vous rendrez compte à quel point vous êtes pauvres. »
Esaïe disait aussi que le plaisir ne satisfait pas. Parfois, je me représente l’homme qui court après le plaisir comme celui qui se croit obligé d’aller dans des endroits qu’il n’aime pas, pour boire des boissons qu’il déteste, afin de se distraire par des amusements dont il ne jouit pas. Un philosophe a dit, en voyant les foules se presser sur la plage de Coney1 : « Comme ils doivent être malheureux pour venir ici chercher le bonheur. » Esaïe ne se serait pas contenté de cette remarque, il aurait demandé aux milliers de baigneurs : « Obtenez-vous ici ce que vous désirez ? Trouvez-vous une satisfaction à venir ici ? »
1 Coney Island, quartier de New York, parc d’attractions et plage.
Avez-vous déjà observé les gens qui sortent d’un night-club ou qui quittent un casino ? Bien peu d’entre eux sourient, et leurs visages sont souvent aussi moroses que quand ils sont entrés. Esaïe leur demanderait : « Avez-vous trouvé ce que vous cherchiez ? Etes-vous satisfaits ? »
La vérité que l’on trouve ensuite dans les paroles d’Esaïe, c’est : Dieu satisfait ! « Ecoutez-moi donc, et vous mangerez ce qui est bon, et votre âme se délectera de mets succulents. Prêtez l’oreille et venez à moi, écoutez et votre âme vivra. » (Esaïe 55.2-3.)
Jésus a dit à la femme samaritaine rejetée de tous, assoiffée et insatisfaite : « Celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura plus jamais soif, car l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’où coulera la vie éternelle. » (Jean 4.14.)
Comme le corps humain ne peut vivre sans eau, de même l’esprit de l’homme ne peut être satisfait loin de Dieu. Ce n’est pas un cliché de dire : « Dieu satisfait. » Lui seul peut étancher notre soif spirituelle. David a dit : « Qu’ils (les hommes) louent l’Eternel pour sa bonté et pour ses merveilles en faveur des fils de l’homme ! Car il a satisfait l’âme altérée, il a comblé de biens l’âme affamée. » (Psaumes 107.8-9.)
Quand Satan tenta Jésus en essayant de le faire tomber dans le piège des « biens » matériels — comme il le fait pour les hommes aujourd’hui — il lui fut répondu : « L’homme ne peut pas vivre de pain seulement, mais de toute parole que Dieu prononce. » (Matthieu 4.4.) Le pain est important — mais n’est pas la chose la plus importante. Le plaisir et les loisirs ont leur place — mais ils ne doivent pas prendre la première place. L’argent est nécessaire, mais la fortune ne saurait remplacer Dieu.
Maintenant, comme alors, la Parole de Dieu résonne à nos oreilles : « Ecoutez-moi donc et vous mangerez ce qui est bon et votre âme se délectera de mets succulents. » Voilà le secret de la satisfaction de l’âme. « Votre âme se délectera de mets succulents. » Enlevez les obstacles, détruisez les barrières et permettez à votre âme de trouver l’accomplissement de ses désirs les plus profonds en étant en communion avec Dieu.
Je pourrais vous nommer bien des gens qui ont exploré toutes les ressources terrestres pour trouver le bonheur et qui n’y sont pas parvenus : mais certains sont venus à Christ dans la repentance et la foi et ont trouvé satisfaction en Lui. La principale raison pour laquelle le communisme perd du terrain dans certaines parties du monde, c’est qu’il promet la prospérité matérielle sans donner la satisfaction spirituelle. Les biens terrestres sans Dieu ne valent pas mieux que la misère. Cette équation est aussi évidente que deux et deux font quatre.
Dans notre texte, Dieu dit encore une chose importante : « Venez, achetez, même celui qui n’a pas d’argent. » (Esaïe 55.1.) En d’autres termes, Il dit : « Le salut est gratuit. »
Dieu ne met pas d’étiquette de prix sur le Don des dons — il est gratuit ! Les prédicateurs ne sont pas des vendeurs, car ils n’ont rien à vendre ; ils sont les porteurs d’une Bonne Nouvelle — la bonne nouvelle que « Christ est mort pour nos péchés, comme l’avaient annoncé les Ecritures » (1 Corinthiens 15.3) et « Dieu a révélé sa grâce pour le salut de tous les hommes » (Tite 2.11). L’argent ne peut acheter ce salut, la justice des hommes ne peut la mériter, le prestige social ne peut l’acquérir, une bonne conduite ne peut l’obtenir. Esaïe a dit : « Sans argent, sans rien payer ! »
Dieu n’est pas un Dieu avec lequel on puisse marchander. Vous devez traiter avec Lui selon ses exigences. Il tient dans ses mains toutes-puissantes le don éternel du salut précieux et sans prix et Il vous presse de le prendre sans argent, sans rien payer. Les meilleures choses de la vie sont gratuites, ne trouvez-vous pas ? L’air que nous respirons n’est pas vendu au mètre cube, l’eau qui coule des montagnes, claire comme du cristal, est libre. L’amour est gratuit, la foi est gratuite, l’espérance est gratuite.
Vous ne pouvez rejeter la grâce de Dieu en prétendant qu’elle est trop bon marché, car les choses les plus précieuses de la vie nous sont données sans argent et sans prix. Seules les choses matérielles ont une étiquette de prix. Alors, vous qui avez dépensé votre argent pour ce qui ne nourrit pas et qui avez travaillé pour ce qui ne satisfait pas, venez et recevez de la main de Dieu ce don de la vie, qui satisfait l’âme, le salut par Jésus-Christ, notre Seigneur !
Encore une remarque : cette offre est valable pour tout le monde : « Vous tous qui avez soif, venez aux eaux. » (Esaïe 55.1.) La grâce de Dieu franchit les barrières raciales, ignore les distinctions de classe, saute par-dessus les fossés des différences sociales et s’adresse à chaque âme qui a faim et qui languit.
Quand Christ est allé à Jéricho, Il a touché la vie de deux hommes : Zachée et Bartimée. L’un était au sommet de l’échelle sociale de son temps, il était chef des percepteurs d’impôts, et l’autre était au bas de l’échelle, c’était un mendiant. Christ les vit les deux, non pas l’un comme riche et l’autre comme pauvre, mais tous deux comme des hommes misérables, malheureux et ayant perdu leurs illusions. Gratuitement, Il dispensa sa grâce à chacun selon ses besoins et les renvoya heureux et satisfaits.
Je vous affirme ceci : si Christ peut satisfaire les besoins des gens haut placés comme les besoins de ceux qui sont les plus déshérités, Il peut satisfaire nos besoins, à nous qui sommes entre ces deux extrêmes.
Avez-vous trouvé la paix et la satisfaction ? Ne dépensez ni votre argent, ni votre temps, ni vos ressources morales pour ce qui ne satisfait jamais. Dieu a dépouillé le ciel pour vous enrichir : Il a donné son Fils unique afin que vous trouviez la paix et la réconciliation.
Tournez votre vie vers Dieu aujourd’hui.
Inclinez-vous, où que vous soyez, et dites : « Seigneur, je suis fatigué de chercher la paix pour mon âme. Je n’obtiens pas de la vie ce que je désire. Maintenant, je veux faire confiance au sang rédempteur de ton Fils. Par un miracle de ta grâce, rends-moi semblable à ton image et lave mon cœur de mon péché. Au nom de Jésus, Amen ! »