Parfois notre petit garçon refuse de faire sa prière. Que devons-nous faire ?
Ne forcez pas votre enfant à prier. Chaque soir avant qu’il aille se coucher, consacrez un quart d’heure ou une demi-heure pour lire et parler avec lui. Racontez-lui les histoires de notre Sauveur. Parlez-lui de son Père céleste. Expliquez-lui que c’est Dieu qui nous envoie le soleil et La pluie, que c’est Lui qui fait pousser les fleurs et qui nous donne notre nourriture.
Que votre enfant vous entende prier avec des mots simples qu’il puisse comprendre. Dites par exemple : « Je te remercie Seigneur pour les bonnes choses que Tu m’as données. » Faites cette prière pendant quelques jours. Puis un soir, quand vous avez fini de prier, demandez-lui s’il n’y a pas une chose pour laquelle il aimerait remercier Dieu. Soyez contente même s’il ne dit que quelques mots.
Il n’y a pas de meilleur moyen pour encourager un garçon ou une fillette à prier. Plus tard vous apprendrez à votre enfant à demander pardon à Dieu pour les fautes qu’il a commises et à demander la force de faire le bien. Mais ne vous impatientez pas, et n’essayez pas de l’y forcer. Il faut qu’il vous entende prier. Entourez-le d’amour, parlez-lui de Jésus et de notre Père céleste. Bientôt il exprimera ses pensées dans la prière.
Ma femme et moi ne sommes pas d’accord sur la manière d’élever nos enfants. Je prétends qu’un enfant a besoin d’une main ferme et d’une correction de temps à autre. Ma femme dit que les seules choses à donner à un enfant, c’est l’amour et la compréhension. Qui a raison ?
Vous avez tous deux également raison et tort. Les enfants ont besoin à la fois de fermeté et d’amour. Une discipline froide et sévère, sans amour, peut causer un tort irréparable. Mais un amour trop indulgent peut également faire beaucoup de mal.
Il y a aussi une grande différence entre les enfants. Une de mes filles a rarement besoin d’être punie. Il suffit de lui parler sur un ton de reproche pour lui briser le cœur. Un autre de mes enfants a besoin d’une discipline ferme, parce qu’une légère réprimande ne le touche que très peu. Je pense qu’il est difficile d’établir des règles strictes et précises, car les enfants sont tous différents. La Bible nous dit que les punitions doivent être employées quand c’est nécessaire ; mais elle dit aussi que la punition et l’amour doivent aller de pair. Elle dit : « L’Eternel châtie celui qu’il aime, comme un père l’enfant qu’il chérit. »1
Le manque de fermeté peut donc être un signe de manque d’amour. Il est beaucoup plus facile pour les nerfs de laisser les enfants faire ce qu’ils veulent plutôt que d’appliquer la sorte de discipline dont ils ont besoin. Mais l’effet d’un bon exemple est encore plus grand. Les enfants sont plus influencés par une conduite qu’ils peuvent voir que par des semonces ou des punitions. Si les parents vivaient une vie chrétienne, l’influence qu’ils exerceraient sur leurs enfants serait immense.
Ma femme et moi ne nous rattachons à aucune Eglise. Maintenant que nous avons un enfant, nous aimerions le baptiser, mais nous ne savons pas où aller. Pouvez-vous nous aider ?
Vous avez un problème plus sérieux encore que celui de trouver une Eglise où faire baptiser votre enfant. Il est cependant réjouissant de voir que vous avez un intérêt à l’égard des choses spirituelles. La Bible dit : « Instruis l’enfant selon la voie qu’il doit suivre ; et quand il sera vieux, il ne s’en détournera pas. »2
Vous avez la responsabilité de trouver la vérité de l’Evangile, d’accepter ses exigences et ses promesses pour vous-mêmes d’abord. C’est seulement quand vous aurez entièrement abandonné vos vies à Christ et que vous vous serez familiarisés avec le message de la Bible que vous pourrez faire pour votre enfant ce qui doit être fait. Rattachez-vous à une Eglise où la Bible est prêchée et où Christ est annoncé. Recevez le Sauveur pour vous-mêmes et alors vous pourrez procurer à votre enfant le foyer religieux dont il a besoin pour s’épanouir spirituellement, intellectuellement et physiquement.
Nous nous demandons, ma femme et moi, s’il ne serait pas mieux d’attendre pour envoyer nos enfants à l’école du dimanche ou à l’église, qu’ils désirent y aller. Nous ne désirons pas leur causer de préjudice, mais nous pensons que c’est à eux de prendre cette décision.
Je suppose que vous ne les enverrez pas à l’école non plus, de peur que leur individualité ne soit déformée et leur liberté entravée ! Ne comprenez-vous pas que seuls ceux qui sont bien renseignés sont vraiment libres de prendre des décisions sages ? Le but d’une bonne école du dimanche est de présenter aux enfants la vérité fondamentale de la foi chrétienne. Les parents ont la responsabilité de former leurs enfants et de leur accorder la meilleure éducation possible. Un gouvernement démocratique est fondé sur le principe fondamental de l’information du peuple, afin que celui-ci soit en mesure de voter intelligemment. Pourquoi hésitez-vous à donner à vos enfants un bon enseignement de la foi chrétienne qui leur permette de faire un choix sage et éclairé ? Un jour Dieu vous demandera de rendre compte de l’éducation religieuse que vous aurez donnée ou refusée à vos enfants. Donnez-leur la meilleure instruction chrétienne possible et, par-dessus tout, parlez-leur de Christ et de son amour.
Nous sommes depuis très peu de temps les parents d’une petite fille. Jusqu’à maintenant nous n’avons jamais pensé à la religion. Nous apprécierions votre aide pour nous dire ce que nous devons faire dès à présent.
La première fois que nous sommes chargés d’une responsabilité, nous nous rendons compte à quel point nous avons besoin de l’aide et des directives de Dieu. Le fait que vous soyez devenus parents vous a fait sentir que vous aviez la responsabilité d’une autre âme. Vous devez lui montrer la voie et lui donner l’instruction jusqu’à ce qu’elle puisse prendre elle-même ses décisions. Je vous conseille de vous procurer premièrement une Bible et de la lire ensemble systématiquement et d’une manière réfléchie. Prenez d’abord l’Evangile de Jean. Quand vous lirez un passage de l’Ecriture qui demande une décision ou une action, prenez-la et agissez selon ce qui est écrit. Par exemple, quand vous lisez Jean chapitre 1, verset 12 : « à tous ceux qui ont reçu la Parole (Christ), à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu », posez-vous la question : « Avons-nous reçu Christ et avons-nous le droit de devenir enfants de Dieu ? » Continuez de cette manière à vivre d’une foi personnelle. Obéissez par-dessus tout à la Parole de Dieu et résolvez à sa lumière chaque question que vous rencontrez. Les problèmes que vous ne comprenez pas trouveront bientôt leur solution à mesure que vous avancerez dans votre recherche de la vérité.
Dans l’école que mes enfants fréquentent, l’inconduite et même l’immoralité sont courantes. Je n’aime pas sentir mes enfants mêlés à une telle ambiance, mais je ne puis les envoyer dans une école privée. Que puis-je faire pour les protéger ?
Il est dangereux de trop protéger les enfants. Si nous les retirons de la société, nous risquons de leur donner une attitude de pharisiens. Il nous faut voir les choses telles qu’elles sont. Ces enfants malhonnêtes et immoraux sont un échantillon conforme de l’humanité avec laquelle vos enfants devront vivre. C’est à vous de leur montrer un exemple et de leur donner la formation spirituelle et morale qui les équipera pour frayer avec de telles personnes dans leur travail et dans leur profession. Ils développeront vraisemblablement plus de force spirituelle au sein de l’opposition que dans une vie qui les dispense de prendre des décisions. L’important est de leur donner la connaissance des Ecritures dont ils ont besoin, de leur faire voir le péché sous son vrai jour et de leur montrer qu’avec Christ comme Sauveur et comme guide, ils peuvent affronter l’adversité et être victorieux. Les petites victoires qu’ils remporteront les prépareront aux batailles plus rudes qui les attendent.
Il y a quelques années nous avons adopté un enfant. Nous avions décidé de ne pas lui révéler son origine, mais de le laisser croire qu’il était notre propre enfant. Maintenant, à l’âge de quatorze ans, il a appris d’une autre source qu’il a été adopté. Il ne nous en a pas parlé, mais il est très froid avec nous et cela malgré tout ce que nous avons fait pour le rendre heureux. Comment pouvons-nous corriger cette erreur dans nos rapports avec lui ?
Il n’est plus très utile maintenant de vous dire qu’il eût mieux valu lui expliquer la chose il y a longtemps. Sa froideur n’a cependant pas d’excuse et je crois qu’il apprécierait une explication claire. Un jeune homme à qui on a donné un bon foyer et dont on a pris soin durant l’enfance comprendra que vous avez agi par amour. Il n’y a qu’une chose que vous puissiez faire : parlez-lui à cœur ouvert, reconnaissez votre erreur et dites-lui pourquoi vous l’avez laissé croire qu’il était votre fils. Assurez-le que votre amour pour lui est toujours le même, que tout ce que vous attendez de lui c’est qu’il vous aime comme ses parents, qu’il accepte votre amour et votre tendresse dans l’esprit avec lequel vous les lui avez donnés. Ce qu’il n’admet pas maintenant, c’est que vous lui ayez dissimulé la vérité : si vous dissipez ce malentendu, j’ai confiance qu’il sera compréhensif.
Nous avons un fils insoumis et indiscipliné. Nous avons essayé de lui montrer à quel point sa désobéissance nous faisait souffrir, et nous avons essayé de lui faire entendre raison, mais en vain. Bien qu’il ne soit qu’un adolescent, nous craignons de ne plus avoir d’influence sur lui. Dans notre désespoir, nous nous demandons s’il y a une chose que nous n’avons pas su faire pour lui et ce que nous devons faire maintenant pour le sauver.
Dieu peut faire pour vous ce que vous n’avez pas su faire pour votre fils. La discipline et l’acceptation d’une autorité peuvent rarement être enseignées quand l’enfant atteint l’adolescence. L’éducation et la formation dans une quantité de domaines commencent au berceau. Ce n’est pas une preuve d’amour de laisser un enfant faire ce qu’il veut dès son plus jeune âge. Il payera plus tard une telle liberté et cela vous causera bien des soucis.
C’est un problème spirituel qui se pose maintenant et c’est au Seigneur que vous devez le présenter. Vous verrez, Dieu est patient et compréhensif quand on s’adresse à Lui. Il vous faut tout d’abord résoudre les problèmes spirituels que vous avez, vous. Prenez Christ comme Sauveur et Seigneur et laissez sa Parole agir dans vos vies. Demandez ensuite à Dieu de vous permettre, par la consécration de votre vie, d’influencer votre fils pour Christ. J’ai confiance que même si tous les autres moyens échouent, Dieu peut faire de votre fils un homme respectable et un fils aimant.
De nos jours beaucoup de psychologues déconseillent de donner une correction à un enfant. Qu’en pensez-vous ?
Je crois que le résultat d’une punition est plus important que la façon de punir. Chaque enfant a un tempérament différent, et des parents patients et attentifs observeront soigneusement quel est le moyen le plus efficace pour diriger chaque enfant. Les punitions sont le côté négatif de la discipline. Bien que celles-ci soient nécessaires, nous devons veiller à en faire ressortir le côté positif. Il faut occuper les enfants ; la Bible dit : « L’enfant livré à lui-même fait honte à sa mère. »3 Gardez vos enfants intelligemment et judicieusement occupés et ils vous éviteront des ennuis.
Nous habitons un quartier populeux d’une grande ville. Ma femme craint constamment que nos deux garçons ne se joignent à une bande de vauriens. J’aimerais que nous déménagions dans un autre quartier, mais nous n’en avons pas les moyens. Que nous conseillez-vous de faire ?
Si vous et votre femme êtes des chrétiens sincères et que vous ameniez vos enfants à une foi personnelle en Jésus-Christ, vous n’avez pas besoin de vous tracasser à leur sujet. Quatre-vingt-dix pour cent des adolescents délinquants sortent de foyers où manque l’amour. La Bible dit : « Instruis l’enfant selon la voie qu’il doit suivre, et quand il sera vieux, il ne s’en détournera pas. »4
Je comprends que votre femme désire changer de voisinage. Faites-le si vous le pouvez. Mais rappelez-vous que des délinquants ont grandi dans des châteaux, entourés de serviteurs. Ce n’est pas un plafond haut, de beaux meubles ou un circuit d’air conditionné qui font un bon foyer. Ce qui compte, c’est le caractère des parents et l’exemple qu’ils donnent à leurs enfants. Que votre discipline soit dirigée par l’amour. Soyez scrupuleusement honnêtes. Vos fils se rendront bien vite compte si vous essayez d’escroquer votre épicier ou le fisc.
Veillez à ce que vos fils soient occupés et qu’ils aient des responsabilités. Il faut confier des responsabilités à un enfant dès l’âge de trois ou quatre ans, et les lui augmenter au fur et à mesure qu’il grandit. Les jeunes qui sont heureux de ce qu’ils font n’ont pas envie de faire autre chose.
N’envoyez pas vos enfants à l’église, prenez-les avec vous. Allez à l’église en famille et, à la maison, que votre foi soit vivante. Invitez Christ dans votre foyer. Parlez et agissez comme si vous étiez en sa présence. Lisez la Bible et priez ensemble tous les jours. Edifiez un foyer chrétien et vous pourrez être sûrs que vos garçons rechercheront les bonnes compagnies.
Notre foyer n’est plus le même depuis que nous avons acheté un poste de télévision. Les enfants quittent la table avant d’avoir fini de manger et mon mari s’inquiète davantage des programmes que de moi. Que puis-je faire ?
Vous ne me dites pas depuis combien de temps vous avez votre poste de télévision. S’il n’y a que quelques semaines, je suis certain qu’il n’aura pas toujours l’attrait qu’il a maintenant. Cependant les bonnes manières et la considération envers les autres ne doivent pas être oubliées. La Bible dit : « Mieux vaut un morceau de pain sec, avec la paix, qu’une maison pleine de viande, avec des querelles. »5
Si vous aviez auparavant un foyer chrétien dans lequel régnaient l’amour et la paix, votre mari et vos enfants en regrettent certainement l’ambiance. Voyez la chose en famille : ne discutez pas seulement de l’utilisation de la télévision, mais des règles que vous devez suivre pour maintenir votre foyer heureux et tranquille. Faites connaître à vos enfants ce qu’on attend d’eux. Ne les grondez pas aujourd’hui pour une chose que vous leur avez permise la veille. Il est parfois bon de changer l’heure du repas afin de permettre aux enfants de voir une bonne émission. Parlez de ceci en famille. Décidez, avec l’aide de Dieu, de ce qui est le meilleur pour tous, puis une fois votre décision prise, maintenez-la.
Vous serez aidés en commençant la journée avec Dieu. Le culte de famille est aussi important que le petit déjeuner. Lisez la Bible et priez ensemble. Demandez à Dieu de vous diriger et Il vous montrera comment employer toutes les bonnes choses qu’il vous a données. La télévision, comme la voiture, peut avoir une force destructive ; elle peut aussi vous rapprocher les uns des autres en vous faisant partager le meilleur de ce qu’elle peut vous offrir.
Mon fils qui a dix ans désire passer la plupart de son temps libre à jouer au ballon. Comment puis-je l’empêcher de perdre son temps ?
Il est bien possible qu’il ne perde pas son temps autant que vous le pensez. Les jeunes ont besoin de la détente et de la stimulation que procurent les sports sains. Ils ont de l’énergie à dépenser et une partie de ballon a une grande importance pour un garçon de cet âge. Cela ne signifie pas cependant que votre fils puisse négliger son travail. Vous devez lui attribuer une tâche qu’il doit accomplir. Mais ne faites pas de son travail une corvée : faites-en une part des responsabilités qu’il doit assumer. Puis faites-lui comprendre que vous désirez qu’il ait du plaisir ; je ne connais pas de meilleur moyen d’en avoir que de jouer avec un ballon. Il serait peut-être bien que vous alliez un après-midi assister à ses matches. Il est très important que nos enfants sachent que nous nous intéressons à leurs sports et à leurs amis. Renseignez-vous sur les règles du jeu afin de pouvoir juger des parties. Il sentira ainsi votre intérêt ; en conséquence il sera content de vous parler de ses autres expériences ou amitiés. Par-dessus tout, il faut que votre fils sache que vous l’aimez et que vous vous intéressez à ce qu’il fait. Sa croissance spirituelle doit être votre premier souci ; si vous lui prouvez votre compréhension dans ses intérêts d’enfant, vous aurez un atout de plus pour l’aider dans les questions spirituelles.
Je vous ai entendu parler du culte de famille. Est-il vraiment utile dans les temps agités que nous vivons ?
Le culte de famille n’est pas seulement utile, il est essentiel dans un foyer harmonieux. J’ai fait une liste de sept raisons pour lesquelles je considère important le culte de famille :
« Tu les inculqueras (ces commandements) à tes enfants, et tu en parleras quand tu seras dans ta maison, quand tu iras en voyage, quand tu te coucheras et quand tu te lèveras. »6
Depuis peu de temps, notre jeune fils est très critique à l’égard des choses concernant notre foi. Nous lui avons toujours enseigné la vérité et jusqu’à récemment il l’acceptait. En quoi avons-nous failli pour qu’il discute maintenant tout ce qu’il acceptait auparavant ?
Les arguments que votre fils avance contre votre foi ne signifient pas qu’il n’a plus la foi. Il est maintenant à l’âge où l’on doit baser ses convictions sur autre chose que sur ce que les parents croient. C’est une chose tout à fait normale, pour un adolescent, que de mettre en doute les croyances établies. Vous constaterez que dans le fond de son cœur, il désire réellement voir se confirmer cette foi. Il désire savoir pourquoi vous avez cru la Parole de Dieu et comment vous avez commencé à vous confier en Christ. Vous auriez bien plus de raisons de vous faire du souci s’il devenait complètement indifférent ou passif. Il désire croire, mais il doit avoir une foi pour lui-même et non une foi transmise. Il a besoin de votre compréhension. La Bible dit : « Sanctifiez dans vos cœurs Christ le Seigneur, étant toujours prêts à vous défendre, avec douceur et respect, devant quiconque vous demande raison de l’espérance qui est en vous. »7
Je suis un membre actif de mon Eglise. Récemment j’ai découvert, à ma honte, que mon fils cadet avait volé. J’ai quatre autres enfants qui sont tous des exemples d’éducation chrétienne. Pourquoi leur frère ne suit-il pas leurs traces ? Comment puis-je sauver la face dans un tel cas ?
Il est tragique que vous vous préoccupiez seulement de l’apparence de la chose et de ses conséquences pour vous. C’est de votre fils qu’il faut vous occuper maintenant. Il est certain que l’orgueil que vous avez placé dans vos autres enfants est une des raisons du problème que vous avez aujourd’hui avec votre fils cadet.
Dieu nous a donné des enfants en témoignage de confiance, et notre utilité se mesure au souci que nous avons de leur développement spirituel. La Bible dit : « Je l’ai choisi, afin qu’il ordonne à ses fils et à sa maison après lui de garder la voie de l’Eternel, en pratiquant la droiture et la justice. »8 La faute de votre fils a deux raisons possibles. Il est probable que vous avez négligé ce garçon, voyant que les autres tournaient si bien ; peut-être aussi l’avez-vous aigri par vos fréquentes comparaisons avec vos autres enfants. Donnez de votre temps à ce garçon, et avec l’aide de Dieu vous pourrez le diriger dans une communion véritable avec Christ et la société. Préoccupez-vous de son état spirituel plutôt que de votre situation dans le monde.
8 Genèse 18.19.
Ma sœur et son mari sont des chrétiens admirables. Leur foyer est harmonieux et paisible et pourtant une de leurs filles est complètement révoltée contre la Bible, l’Eglise et la religion. M’expliquerez-vous cela ?
Ce cas n’est pas du tout exceptionnel. Dans l’éthique chrétienne, personne n’est forcé de suivre Christ. La Bible dit que celui qui veut peut venir. Le christianisme est un enrôlement volontaire : on ne peut obliger personne à devenir chrétien.
J’ai remarqué que beaucoup d’enfants venant de foyers chrétiens se révoltaient : mais cet état n’est, en général, qu’une étape dans leur développement. C’est souvent le signe d’une forte personnalité. Certains enfants croient les choses telles qu’on les leur dit, et d’autres ne veulent pas accepter la vérité avant de l’avoir analysée soigneusement. Plus tard, ces derniers font les meilleurs chrétiens.
La Bible dit : « Instruis l’enfant selon la voie qu’il doit suivre ; et quand il sera vieux, il ne s’en détournera pas. »9 Nous ne désirons pas que nos enfants croient exactement ce que nous croyons, simplement pour nous faire plaisir. Nous voulons que leur foi soit profondément enracinée et solide. Ne vous découragez pas si vous constatez une révolte temporaire contre Christ et ses exigences. Quand l’enfant sera adulte, il ne se détournera pas de ce qui est vrai et juste. Parmi les chrétiens les plus solides que je connaisse, plusieurs n’acceptèrent Christ que vers la fin de leur adolescence.
Vous conseillez avec insistance aux parents d’envoyer leurs enfants à l’école du dimanche. Il me semble qu’en le faisant, nous abusons de notre autorité et les forçons d’accepter notre conception de la religion. Ne pensez-vous pas qu’il serait mieux de les laisser arriver à leurs propres conclusions et de ne pas les contraindre ?
Selon la Bible, nous avons tous une nature pécheresse.10 Si nous laissons cette nature s’exprimer elle-même, elle se dirigera invariablement vers le péché et la méchanceté. En négligeant de diriger vos enfants, vous ne leur permettez pas de faire un choix, mais vous les laissez dans l’ignorance spirituelle. Ce n’est certainement pas cela que doivent faire les parents.
9 Psaume 51.
Comme parents, vous avez la responsabilité de conduire vos enfants dans les voies de Dieu. La Bible dit : « Instruis l’enfant dans la voie qu’il doit suivre ; et quand il sera vieux, il ne s’en détournera pas. »11 Cette parole signifie aussi que vous devez être sûrs de connaître la voie afin de pouvoir y conduire vos enfants. Si vous manquez à cela, vous serez semblables à un aveugle conduisant un autre aveugle.
11 Proverbes 22.6.
Dans quelle mesure les parents sont-ils responsables de la conduite de leurs enfants ? Mon mari et moi nous nous en préoccupons, car notre fils mène une vie passablement déréglée.
Dans la société, la famille joue un rôle très important. Il serait bon que tous les foyers soient chrétiens, mais nous savons que ce n’est pas le cas. La famille ne peut exercer une influence convenable en ignorant les commandements bibliques. La Bible exige de la discipline et la reconnaissance d’une autorité. Si les enfants n’apprennent pas cela à la maison, ils entreront dans la société sans posséder l’attitude juste vis-à-vis de l’autorité et de la loi. Il y a naturellement toujours des exceptions, mais en général un enfant est en grande partie ce que son foyer l’a fait. Le sacrificateur Héli fut jugé par l’Eternel parce qu’il avait placé ses fils au-dessus de Dieu.12 Le seul moyen de donner un foyer correct à vos enfants, c’est de placer le Seigneur au-dessus d’eux et de les enseigner pleinement dans les voies de Dieu. Vous êtes responsables devant Dieu du foyer que vous donnez à vos enfants.
12 1 Samuel 2.29.
Nous travaillons, ma femme le jour et moi la nuit. Nous commençons à ne plus pouvoir suivre nos enfants et nous désirons leur donner un vrai foyer. Comment pouvons-nous le faire ?
Je ne crois pas que vous puissiez avoir une vie de famille normale dans les conditions que vous décrivez. Tout d’abord, un mari et sa femme ont besoin de la compagnie l’un de l’autre. En travaillant à des moments différents, comme c’est le cas pour vous, la chose est très difficile. De plus, avec un tel système, vos enfants doivent avoir un sentiment d’insécurité qui pourrait leur causer un tort permanent. Si votre travail est important, votre foyer l’est aussi d’une manière vitale et vous êtes, vous, seuls responsables de vos enfants. Vous les avez mis au monde et vous avez l’obligation de leur donner le meilleur foyer possible. Ce ne sont pas les objets d’une maison qui font un foyer, mais bien l’amour, la compagnie, la joie, la sympathie et l’intérêt que l’on porte à la vie et aux problèmes les uns des autres. Ne connaissant pas quelle sorte de travail vous avez, je peux seulement conseiller à votre femme de rester à la maison et d’en faire un vrai foyer. Je vous encourage à prendre un travail de jour, afin que vous puissiez passer vos soirées ensemble. Cela représentera un revenu plus modeste ; quel avantage avez-vous d’avoir de l’argent mais des enfants malheureux et probablement lésés, et de mettre votre foyer en péril ? Ce qui importe le plus, c’est que vous fassiez de votre foyer un foyer chrétien en demandant à Christ de vivre dans vos cœurs et de diriger vos vies. Faites un culte de famille en lisant la Bible et en priant ensemble. En faisant cela, vous aurez peut-être moins en ce monde mais vous édifierez pour l’éternité sur le juste fondement.