L’un des temps forts de ma vie d’évangéliste est l’instant où, face à des milliers de personnes, je les appelle à s’avancer et à recevoir Christ comme Sauveur et Seigneur. Leurs visages reflètent la lutte intérieure alors que l’Esprit de Dieu touche leurs cœurs un à un et les pousse à s’avancer et à prendre cet engagement public. Je vois souvent couler leurs larmes de repentance, près de la tribune, en compagnie d’un conseiller. Leur joie est visible lorsqu’ils se tiennent debout, pardonnés par leur Sauveur, pleins d’amour, nés de nouveau et réorientés. Sur la plupart des visages, je lis un sentiment de soulagement. Parfois, ils embrassent même leur conseiller et leurs amis, et sortent de l’auditorium ou du stade comme des membres nouveaux-nés du Corps de Christ, l’Eglise. D’autre part, je remarque certains visages partagés et sceptiques, se demandant même pourquoi ils se sont avancés. Beaucoup d’entre eux trouvent alors le Christ grâce aux services du travail de suite.
Sur Patmos, ce jour-là, je crois que notre Seigneur pensait à ces nouveaux convertis, de l’époque et d’aujourd’hui. Le Christ connaissait les tribulations et les douloureux problèmes qui attendaient les fidèles de ces sept églises d’Asie et de chaque église de la terre formée dans les siècles à venir. Il connaissait le prix qu’ils avaient à payer pour triompher du mal. Il savait que sa puissance pour combattre, et sa promesse d’essuyer toute larme dans le futur leur seraient nécessaires. En terminant les sept lettres, il adresse un appel aux chrétiens et non aux incroyants, comme je le fais. Je pense que cet appel de l’Apocalypse est le plus beau et le plus puissant de tous les récits bibliques.
Voyez la scène. Jean venait juste d’écrire ces paroles énergiques et dures aux églises de la part de son Seigneur. Il n’ignorait pas quelle avait été leur souffrance pour rester fidèle. Peut-être se demandait-il si le Christ ressuscité ne devenait pas trop exigeant vis-à-vis de ses disciples ? Essayez de visualiser cet instant. Notre Seigneur voyait-il le souci sur le visage du vieil homme ? S’est-il alors penché vers Jean qui écrivait pour lui murmurer : « Moi, je reprends et je châtie tous ceux que j’aime. Aie donc du zèle, et repens-toi ». Face à cet ultime appel à la repentance, Jean se demanda-t-il comment ces simples croyants d’Asie seraient jamais capables de suivre les ordres de marche du Seigneur désormais vivant ? D’où viendra la puissance pour vaincre ? Christ a-t-il deviné la question sur le visage du vieil homme, a-t-il étendu les bras en geste accueillant et dit les merveilleuses paroles suivantes : « Me voici, je me tiens à la porte et je frappe. Quiconque entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai, je souperai avec lui et lui avec moi ».
Cette promesse de sa présence dans des temps troublés prochains est une promesse donnée par le Christ aux églises. Ces paroles sont trop souvent adressées aux non-croyants lors d’un appel, mais elles concernent ici les croyants de ces églises d’Asie en difficulté. En ces jours pénibles pour eux et pour nous, le Christ se tient lui-même à la porte, attendant d’être invité à entrer. Il est impatient de partager la joie d’un repas en notre compagnie, désireux de partager nos peines, de renouveler notre courage, d’entrer et de nous parler. Nous ne sommes pas seuls et nous ne le serons jamais, il a fait cette promesse alors et maintenant d’être juste à la porte, toujours frappant à celle de notre cœur. Il nous faut lui ouvrir la porte. Quel est votre besoin actuel ? Avez-vous besoin du pardon de vos péchés ? du don du salut que Christ vous offre par la foi en lui ? d’une reconsécration sérieuse à Dieu, de faire sa volonté pour votre vie ? Quel que soit votre besoin spirituel, le Christ frappe maintenant à la porte de votre cœur. Il est Seigneur de l’univers et il désire être celui de votre vie aussi. Lors du jugement de Jésus, Ponce Pilate, le gouverneur romain se tourna vers la foule et demanda : « Que ferai-je de ce Jésus qu’on appelle le Christ ? ». Vous devez aussi répondre à cette question. Personne ne peut décider à votre place. Acceptez Christ, et, par la foi, invitez-le à régner dans votre vie à l’instant même en Sauveur et Seigneur.
Aveuglé par les larmes, Jean écarquillait les yeux sur les paroles de promesse qu’il venait d’écrire. Mais le Seigneur n’avait pas terminé. Peut-être s’est-il penché sur Jean et a-t-il posé son regard sur ces yeux fatigués, les yeux qui avaient vu tant de souffrance, tant de morts, les yeux du vieux disciple en exil, loin de la famille et des amis, les yeux du pasteur inquiet pour l’avenir de son troupeau.
Le Seigneur choisit-il ce moment précis pour sourire à son vieil ami dont la main d’écrivain tremblait ? « Celui qui vaincra » dit le Seigneur, « je le ferai asseoir avec moi sur mon trône ». Jean se revoyait-il alors avec Jacques son frère, implorant du Maître l’honneur de s’asseoir à sa droite et à sa gauche quand il règnerait ? « Pouvez-vous boire la coupe que je dois boire ? Nous le pouvons » avaient-ils déclaré, fanfarons, ignorant la souffrance à venir. « Il est vrai que vous boirez ma coupe », répliqua le Seigneur, « mais pour ce qui est d’être assis à ma droite et à ma gauche, cela ne dépend pas de moi, et ne sera donné qu’à ceux à qui mon Père l’a réservé ».
Jean a maintenant pris connaissance du prix. Jean a vraiment bu la coupe dans une vie de souffrance aux côtés du Sauveur. Le Seigneur ressuscité a-t-il mis sa main sur la main tremblante de Jean et lui a-t-il répété la promesse, et au travers de lui, à nous tous ? « Celui qui vaincra, je le ferai asseoir avec moi sur mon trône, comme j’ai vaincu et me suis assis avec mon Père sur son trône ».
Réconforté et encouragé, Jean termine sa lettre en ces termes : « Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Eglises ».
Ce qui arrive après est troublant et dépasse l’imagination. Jean vient de terminer les sept courtes lettres quand le Ressuscité disparaît. Jean a peut-être scruté sa cellule puis en est sorti en boitillant au soleil. Il écrit : « Après cela je regardai, et voici, une porte était ouverte dans le ciel. La première voix que j’avais entendue, comme le son d’une trompette, et qui me parlait, dit : Monte ici, et je te ferai voir ce qui doit arriver dans la suite ».
Les paroles suivantes ont déconcerté des étudiants en théologie pendant des siècles. « Aussitôt je fus saisi par l’Esprit ». Nous ne savons pas ce que cela signifiait pour Jean. Mais ce n’est rien. Ce qu’il a vu est clair et net. Le mystère demeure quant au lieu et aux circonstances. Efforçons-nous de considérer, dans un esprit de prière, l’impact de sa vision, pour Jean, les croyants de l’époque et pour nous, disciples actuels de Christ.
On trouve blottie entre deux chapitres, entre les conseils pratiques aux églises et l’avertissement terrible des quatre cavaliers de l’Apocalypse, la vision suivante qui est au centre de l’espoir du chrétien et au cœur de la révélation dans son ensemble. Si la condition du monde, la bonne santé du troupeau étaient source d’inquiétudes pour Jean, si la puissance du mal et l’apparente faiblesse du bien sur la planète le déconcertaient, la vision suivante faisait toute la différence. Si vous vous sentez également concernés par tous ces problèmes, cette vision pourrait également faire la différence.
« Et voici, il y avait un trône dans le ciel et sur ce trône quelqu’un était assis ». Décrire la personne assise sur le trône relevait du défi : un mélange de pierre de jaspe, de verre semblable à du cristal, …et d’une pierre d’un rouge flamboyant. Jean semble avoir été presque complètement aveuglé par la gloire émanant du trône et l’enveloppant. Un arc-en-ciel d’émeraude environnait le trône duquel « sortent des éclairs, des voix et des coups de tonnerre » et en face de celui-ci, réfléchissant intégralement la scène, « une mer de verre, semblable à du cristal ».
Autour du trône, il y avait vingt-quatre autres trônes occupés par vingt-quatre vieillards, vêtus de blanc et portant des couronnes d’or. Il y avait aussi quatre être vivants : le premier semblable à un lion, le second, à un veau, le troisième, à un homme, le quatrième, à un aigle qui vole. Les quatre êtres vivants avaient chacun six ailes et ils étaient remplis d’yeux. L’impact visuel de cet instant a dû être extraordinaire. Des commentateurs bibliques ont analysé cette scène pendant dix neuf siècles, donnant le détail des noms des vieillards (attribués en général aux douze patriarches de l’Ancien Testament et aux douze apôtres du Nouveau Testament) et décrivant les êtres vivants (souvent assimilés aux séraphins et aux chérubins, ces créatures angéliques créées pour exécuter les ordres de Dieu).
Jean n’analysa pas la vision en profondeur, mais il détailla ce qu’il entendit, ces créatures célestes et majestueuses chantant sans discontinuer cet hymne :
Saint, saint, saint
Est le Seigneur Dieu Tout-Puissant
Qui était, qui est et qui vient !
Quand les êtres vivants rendaient « gloire, honneur et louanges à Celui qui est assis sur le trône, à Celui qui vit aux siècles des siècles, « les vingt-quatre vieillards se prosternaient devant lui, l’adoraient et jetaient leurs couronnes, en disant :
« Tu es digne, notre Seigneur, notre Dieu
de recevoir la gloire, l’honneur et la puissance,
Car tu as créé toutes choses,
et c’est par ta volonté qu’elles existent
et qu’elles ont été créées ».
Pendant cet instant précis, le vieil apôtre fut placé devant le mystère de l’univers. Il est impossible de décrire Dieu. Jean pouvait seulement saisir la réaction des êtres humains et célestes présents devant Dieu. Il mentionnait la couleur, la beauté, la majesté et la puissance. Malgré la proximité, Dieu demeurait un mystère pour Jean et pour nous, le mystère qui était, est et sera toujours le mystère de notre création et de notre survie, le mystère digne de notre gloire, honneur et puissance.
Le Ressuscité avait convié Jean à entrer dans la présence de Dieu pour qu’il sache ce fait et, au travers de lui, nous ensuite, Derrière l’univers, il y a une puissance digne de notre louange et de notre confiance. Malgré les rumeurs, bien au contraire, nous ne sommes pas des créatures abandonnées sur une planète tournoyant follement autour de l’univers, perdus de galaxies en galaxies, de soleils embrasés ou de lunes brûlées. Nous sommes les enfants d’un Dieu grand et merveilleux, assis sur un trône de puissance, veillant à l’accomplissement de ses desseins pour sa création.
Au cœur de ce mystère, il y a un grand espoir. Les puissances des nations qui ont une optique machiavélique de destruction – amassant des armes, tuant et se faisant tuer – ne représentent pas la puissance ultime. Les individus dominant nos vies ne sont pas non plus les autorités suprêmes ; les mères, les pères, les enseignants, les pasteurs, les conseillers, les hommes politiques, les diplomates, les banquiers, les officiers de police, les travailleurs sociaux, les directeurs, gardiens et surveillants de prison, les inspecteurs des impôts, les dictateurs et leurs soldats, les rois et les présidents se tiendront tous un jour tremblant devant le Dieu de la vision de Jean.
La révélation est intelligemment formulée pour rétablir et renouveler l’espoir dans le cœur de Jean et dans le nôtre. Je me demande quelle fut la réaction de Jean à cette vision, mais je suis certain de sa véracité.
Il y a un Dieu derrière la création et, bien qu’il demeure un mystère dans bien des cas, je suis sûr qu’il a créé notre planète ; qu’il m’a créé et qu’il aime sa créature et a un plan de salut pour elle. Si ce n’était pas le cas, il ne serait pas digne de notre louange. George Ladd a commenté cette scène : « Même si les formes du mal sur la terre sont, semble-t-il, terribles et incontrôlables, elles ne peuvent annuler ou éclipser le fait extraordinaire que, au-delà des circonstances, Dieu gouverne l’univers du haut de son trône céleste ». (Commentaire de l’ Apocalypse de Jean). Dieu est aux commandes. Cette étrange vérité imprègne chaque page écrite par Jean – et vous pouvez être changé si elle imprègne tous les domaines de votre vie. Vous pouvez confier votre vie et votre avenir à Dieu car lui seul connaît l’avenir. Vous pouvez lui faire confiance car il vous aime et qu’il est en définitive le Maître de l’Univers. Comment savoir s’il nous aime ? Je le sais car il a envoyé son fils unique mourir sur une croix pour nos péchés. « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son fils unique afin que quiconque croit en lui ne périsse point mais qu’il ait la vie éternelle ». Comment savoir qu’il maîtrise l’univers ? J’ai cette assurance car Jésus-Christ a brisé la puissance du mal et du péché en ressuscitant des morts. Christ est vivant.
Jean était là, bouche bée, émerveillé quand soudain Dieu déroula un parchemin « écrit des deux côtés, scellé de sept sceaux ». Une voix puissante d’ange cria d’une voix forte : « Qui est digne d’ouvrir le livre d’en rompre les sceaux ? » Apparemment le drame qui suivit fit pleurer Jean, car « personne ne fut trouvé digne d’ouvrir le livre ni de le regarder ».
Pourquoi les pleurs ? Imaginez-vous devant ce Dieu de puissance et de mystère, votre créateur et celui de l’univers. Vous rappelez-vous ce vieux chant des camps de jeunes : « Nous en reparlerons là-haut, l’homme a rêvé d’être en relation directe avec son créateur. Parler à Dieu est le rêve de tous. « Je poserai les questions » continue ce vieux chant. « Il me dira pourquoi ; quand nous en reparlerons, mon Dieu et moi ».
A cet instant, alors que Dieu allait révéler une lettre, un communiqué, un flash d’information, une liste, personne ne fut trouvé digne de l’ouvrir. Alors Jean pleura. Personne ne peut-il nous dire ce qui est écrit sur le livre ? Personne n’est-il digne de nous communiquer le message de Dieu ?
Un des vingt-quatre vieillards s’approcha soudain de Jean qui pleurait et lui dit : « Ne pleure point ; voici le lion de la tribu de Juda, le rejeton de David, a vaincu pour ouvrir le livre et ses sept sceaux ». Jean se tourna tout de suite vers l’endroit indiqué par l’ange. Que s’attendait-il à voir ? Un lion, bien sûr – le traditionnel symbole juif du Messie conquérant qui viendrait délivrer son peuple du mal. Au lieu de cela, Jean écrit : « Je vis un agneau qui était là comme immolé, au milieu du trône ». Jean était de nouveau confronté au mystère. Qui était l’Agneau assis sur le trône ? Des années auparavant, Jean avait lui-même écrit, à propos de Jésus : « Voici l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde ». Cet Agneau, Jésus, était le Messie, l’oint de Dieu, son fils unique ayant deux rôles à jouer en ce qui concerne la rédemption de cette terre. D’une part, il vint sous une humble forme humaine, dans laquelle il souffrit et mourut. Ce parfait sacrifice allait en quelque sorte payer le prix du péché de l’humanité. D’autre part, il règnerait comme Seigneur, Messie promis, Lion de David dans toute sa splendeur et sa puissance.
Jean contemplait maintenant la vision de ce parfait sacrifice, l’Agneau de Dieu « au milieu du trône ». Ensuite, fait étrange mais parfait de logique comme un rêve, Jean vit l’Agneau s’avancer et prendre le livre de la main de Dieu, ce livre que personne n’osait ouvrir. Soudain, les vieillards et les êtres célestes se prosternèrent tous devant l’Agneau dans un hymne de louange, l’univers se faisait l’écho d’un « chant nouveau » :
« Tu es digne de prendre le livre,
Et d’en ouvrir les sceaux ;
Car tu as été immolé,
Et tu as racheté pour Dieu par ton sang
Des hommes de toute tribu,
De toute langue, de tout peuple
Et de toute nation
Tu as fait d’eux un royaume
Et des sacrificateurs pour notre Dieu,
Et ils règneront sur la terre ».
Ajoutant ensuite sa voix à ce chant, Jean entendit « des milliers de milliers d’anges » entourant le trône et chantant d’une voix forte les louanges de l’Agneau qui comblaient le gouffre de silence séparant Dieu de sa création :
« L’Agneau qui a été immolé
Est digne de recevoir la puissance, la richesse,
La sagesse, la force,
L’honneur, la gloire et la louange ».
La vision grandissait et le chant s’étoffait. Emerveillé, Jean déclara :
« A celui qui est assis sur le trône,
et à l’Agneau, soient la louange,
l’honneur, la gloire et la force,
aux siècles des siècles ! »
De nouveau, tous les vieillards se prosternèrent devant le trône pour adorer et les quatre créatures célestes prononcèrent un « Amen ! » solennel.
Cette vision des chapitres 4 et 5, entre les lettres aux églises et la lecture du livre mystérieux, contient deux grandes vérités spirituelles qu’il ne faut pas oublier. J’ai déjà mentionné la première. Au centre de la création, le Dieu Tout-Puissant est digne de notre confiance et de notre louange pour les jours difficiles à venir. D’autre part, au cœur de cette compréhension, ce Dieu est Jésus, notre Sauveur et Seigneur. Dieu nous aveugle par sa présence et sa glorieuse splendeur. Nous ne pouvons nous intégrer au monde et saisir qui il est vraiment. Mais en Jésus, l’Agneau, nous ne voyons de Dieu que l’essentiel. Par Jésus, nous n’apprenons que l’essentiel de la personne de Dieu.
Cette vision double est une source primordiale d’espoir à laquelle nous pouvons nous référer pendant les temps d’épreuves futures. Il serait erroné de concevoir Dieu, être isolé, là-haut et élevé sur un trône d’où sortent éclairs et tonnerre. Quel espoir tirer d’un tel Dieu, puissant mais distant et impersonnel ? Ce générateur du centre de l’univers serait aussi affectueux que la chaufferie d’une tour ou aussi réconfortant que les turbines d’un barrage hydroélectrique. Ce serait une erreur aussi grave de ne voir en Jésus qu’un homme fantastique qui a souffert, est mort, nous donnant le parfait exemple d’une humanité idéale – un homme bon, assassiné par des malfaiteurs, comme Lincoln et Gandhi. Car Jésus fut plus qu’un homme bon, il est ce même Dieu puissant qui se révèle dans la faiblesse et dans l’amour. Les deux se fondent en un sur le trône : la force et l’amour. La vision de Jean nous fait connaître le Père à travers la vie, la mort et la résurrection de Jésus, le Fils. Qui expliquera ce mystère ? Personne. De tous temps, les savants ont essayé de le faire, de grands conciles d’églises ont été réunis pour débattre du sujet. Pour imprimer les millions de pages relatives au mystère de cet instant, il a sans doute fallu couper une forêt entière. C’est un mystère certes, mais un mystère chargé d’espoir !
Jean ne nous demande pas d’arrêter là notre réflexion. Mais, pour ce moment privilégié, il aimerait nous voir rejoindre la grande foule autour du trône, fléchir les genoux dans un geste d’adoration et chanter de tout notre cœur. Devant nos yeux, l’Agneau partageant le trône de Dieu environné d’éclairs et de tonnerre, tels la représentation vivante d’une réalité presque inexprimable : Jésus, l’Agneau de Dieu, immolé est le seul qui soit trouvé digne d’ouvrir le livre et de nous communiquer la Parole de Dieu : Jésus, le Ressuscité, le seul qui soit assez puissant pour voir nos vies dans le futur révélé par le livre.