Dieu n’est pas loin

Evangile selon saint Luc 15.11 à 32

Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père : Mon père, donne-moi la part de biens qui doit me revenir. Et le père leur partagea son bien. Peu de jours après, le plus jeune fils, ayant tout ramassé, partit pour un pays éloigné, où il dissipa son bien en vivant dans la débauche. Lorsqu’il eut tout dépensé, une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin. Il alla se mettre au service d’un des habitants du pays, qui l’envoya dans ses champs pour garder les pourceaux. Il aurait bien voulu se rassasier des carouges que mangeaient les pourceaux, mais personne ne lui en donnait. Etant rentré en lui-même, il se dit: Combien de mercenaires chez mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim ! Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Mon père, j’ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d’être appelé ton fils ; traite-moi comme l’un de tes mercenaires. Et il se leva, et alla vers son père. Comme il était encore loin, son père le vit et fut ému de compassion, il courut se jeter à son cou et le baisa. Le fils lui dit : Mon père, j’ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Mais le père dit à ses serviteurs : Apportez vite la plus belle robe, et l’en revêtez ; mettez-lui un anneau au doigt, et des souliers aux pieds. Amenez le veau gras, et tuez-le. Mangeons et réjouissons-nous; car mon fils que voici était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé. Et ils commencèrent à se réjouir. Or, le fils aîné était dans les champs. Lorsqu’il revint et approcha de la maison, il entendit la musique et les danses. Il appela un des serviteurs, et lui demanda ce que c’était. Ce serviteur lui dit : Ton frère est de retour, et, parce qu’il l’a retrouvé en bonne santé, ton père a tué le veau gras. Il se mit en colère, et ne voulut pas entrer. Son père sortit, et le pria d’entrer. Mais il répondit à son père : Voici, il y a tant d’années que je te sers, sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour que je me réjouisse avec mes amis. Et quand ton fils est arrivé, celui qui a mangé ton bien avec des prostituées, c’est pour lui que tu as tué le veau gras ! Mon enfant, lui dit le père, tu es toujours avec moi, et tout ce que j’ai est à toi ; mais il fallait bien s’égayer et se réjouir, parce que ton frère que voici était mort et qu’il est revenu à la vie, parce qu’il était perdu et qu’il est retrouvé.


4
LE FILS PRODIGUE

Ce soir, nous nous pencherons sur le quinzième chapitre de l’Evangile selon saint Luc. C’est une histoire familière que nous avons tous lue et entendue depuis notre enfance. C’est l’histoire du « Fils prodigue&nbs;». C’est ainsi que nous l’appelons. On pourrait appeler ce passage de l’Evangile de Luc de bien des manières. Il pourrait s’intituler : « l’histoire du Père aimant » ou « l’histoire du membre d’Eglise sans Christ », parce que c’est exactement ce qu’était le frère aîné.

Mais ce soir je vais m’arrêter à l’histoire du fils cadet, parce que c’était un révolté. Il s’était révolté contre son père. Savez-vous ce que j’ai lu l’autre jour ? Chaque mois, plus de deux mille jeunes s’enfuient de la maison et viennent à New York, cherchant la célébrité et la fortune. Ils deviennent la proie de bandits, d’escrocs, de marchands de drogue, de pervertis sexuels et de beaucoup d’autres. Deux mille jeunes par mois se détournent de leurs parents pour venir à New York.

New York est une ville où les jeunes font aussi beaucoup de dégâts. Savez-vous combien de fenêtres d’école furent brisées l’année dernière ? Plus de deux cent mille. Savez-vous combien de cabines téléphoniques furent pillées l’année dernière ? Plus de trois cent mille. Savez-vous que ces actes sont faits en grande partie par les jeunes ? Je vous accorde que ce sont des gens plus âgés qui leur disent comment faire, et que ce sont eux qui impriment la pornographie, qui produisent les films, qui prônent la violence à la télévision et qui ont légué aux jeunes le monde et le pétrin dans lequel nous sommes.

Mais aujourd’hui les jeunes se rebiffent contre la société de toutes les manières possibles. Parfois d’une manière violente et destructrice, parfois en une révolte pure et simple, et parfois d’une manière justifiée.

Le fils prodigue, c’est l’histoire d’un jeune homme qui s’est enfui de la maison. Dans ce message, Jésus nous raconte trois brèves histoires. Jésus a toujours raconté des histoires pour illustrer des vérités spirituelles. Dans la Bible, on les appelle paraboles. Il a raconté l’histoire d’une brebis perdue, celle d’une pièce de monnaie perdue et celle de ce fils perdu, et dans ces trois histoires Il peint le portrait de quelqu’un qui aime et qui cherche ce qui est perdu : et ce Quelqu’un, c’est Dieu. Dieu vous cherche ce soir. Dieu vous aime. Il vous cherche, et cette recherche L’a amené sur le chemin de la Croix où Il a donné son Fils pour vous. Voilà combien Dieu vous aime.

Mais c’est aussi l’histoire de notre égarement loin de Dieu. La Bible nous enseigne que nous sommes semblables à la brebis perdue, à la pièce de monnaie perdue ou au fils perdu. Nous sommes éloignés de Dieu. Nous nous sommes révoltés contre Dieu, nous nous sommes enfuis loin de Lui, mais Dieu nous aime. Il veut que nous revenions et Il accepte de venir à notre rencontre le plus loin possible. Mais Il ne nous offre pas de compromis quand Il nous dit comment revenir. Certaines personnes essaient de venir à Lui par d’autres chemins. Mais Il a dit qu’il n’y avait qu’un chemin de retour : par la Croix, et qu’il n’y avait qu’une seule voie : son Fils Jésus-Christ. Il a dit aussi que si nous acceptions de venir par cette voie-là, Il nous recevrait et nous pardonnerait.

Voilà l’histoire de ce fils. Un jour, il est allé vers son père et lui a dit : « Papa, écoute, j’en ai assez de vivre ici à la campagne — j’en ai assez de la discipline et du travail pénible — j’ai dix-huit ans. J’aimerais avoir mon héritage maintenant et j’aimerais aller à la ville, parce que j’aimerais réussir là-bas. » Il avait entendu parler du monde du spectacle et de ses lumières scintillantes. Il avait entendu parler de tout ce qui s’y passait, et il avait décidé d’y aller.

Et le père lui dit : « Mon fils, je ne te le conseille pas, mais si tu es décidé, vas-y. » Le fils partit.

On a beaucoup parlé ces temps-ci d’une jeune et brillante étudiante de dernière année de l’Université Wellesley, qui a tenté d’exprimer combien les jeunes se sentent perdus aujourd’hui. Elle a décrit comment ils explorent un monde qu’aucun de nous ne comprend et comment ils recherchent des modes de vie plus immédiats et plus concrets. Elle disait que les jeunes sont perdus, troublés et frustrés, et qu’ils cherchent un chemin de retour.

C’est ce que Jésus Lui-même a dit : « Le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. »1

1 Luc 19.10.

Le fils prodigue venait d’une famille aisée. On s’aimait beaucoup à la maison ; il y régnait la discipline et on croyait en Dieu. J’imagine que le père réunissait chaque jour la famille pour prier et lire la Bible et que le garçon disait : « Je ne veux pas entendre parler de Dieu, j’en ai assez de la religion, je ne peux plus attendre de quitter la maison. »

Combien de jeunes sont ainsi ce soir ici ?

Peut-être qu’il devait aussi aller à l’église et qu’il se disait : « Je ne veux pas y aller, je ne peux plus attendre de partir, d’aller à l’université et d’aller à la ville — d’aller ailleurs, afin de ne plus être obligé d’aller à l’église. »

Ainsi, il se révoltait contre son père, et la révolte est devenue pour lui une manière de vivre.

Il est tout à fait normal pour un jeune homme de se séparer de son père. La Bible dit : « L’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair. »2 Quand vous vous mariez, vous allez au-devant d’ennuis si vous commencez à vivre avec vos parents et à dépendre d’eux. Vivez avec votre femme, soyez chez vous, faites-vous des amis personnels. Mais, dans cette histoire, le fils était adolescent, célibataire, et il voulait quitter la maison, car il n’aimait pas la discipline qui y régnait. Il voulait partir et s’amuser. S’il avait voulu partir pour travailler, pour trouver un emploi, c’eût été autre chose ; mais ce n’était pas cela qu’il désirait. Il avait envie de faire la foire. Il ne voulait plus aller à l’école, il ne voulait plus se lever et traire les vaches. Il voulait partir et s’amuser, c’était pour son plaisir à lui.

2 Matthieu 19.5.

Je me suis promené à Time Square et j’ai vu qu’un des grands théâtres portait l’affiche d’un spectacle dont le titre était : Insatisfait. Et vous connaissez la chanson que les Rolling Stones ont rendue si célèbre : I can’t get no Satisfaction ?3

3 Je n’ai pas de satisfaction.

Ce jeune garçon voulait trouver épanouissement, satisfaction et bonheur, et il pensait qu’il les trouverait là où sont les lumières, la musique, les boîtes de nuit et tout le reste. Il se disait : « Je vais vraiment m’amuser. »

L’autre jour, j’ai entendu parler de l’histoire d’une jeune fille. Un garçon lui avait fait la cour et lui avait fait des promesses de mariage. Elle devint enceinte, et son ami la quitta. Elle, ses parents et sa famille connurent la honte et la disgrâce à cause de l’égoïsme d’un garçon, et c’est là la vraie essence du péché — l’égoïsme. C’est cela, le péché : soi-même. Le péché pousse à vouloir se satisfaire soi-même.

La semaine dernière, j’ai été interviewé à la télévision par un groupe d’étudiants, et l’un d’eux me demanda : « Qu’y a-t-il de mal à l’excitation sexuelle ? Je sors et j’achète ma satisfaction sexuelle ; qu’y a-t-il de mal à cela ? » Eh bien ! ce qu’il y a de mal, c’est que la sexualité n’a pas été faite pour cela, mais pour l’amour dans le mariage. Certains vont l’acheter comme ils font des achats dans un supermarché — comme un bifteck, comme un repas, sans amour, sans relation personnelle.

La Bible va plus loin : elle dit que c’est mal en dehors du mariage.

Mais, voyez-vous, ce garçon de la parabole errait déjà loin du foyer même quand il était encore à la maison. Il pensait à partir. On ne part pas tout d’un coup. Comme des moutons, nous nous éloignons graduellement. La Bible dit : « Nous étions tous errants comme des brebis. »4 Ainsi, ce jeune homme est parti, et quand il est arrivé en ville, il était comme ce gars de Londres dont j’ai lu l’histoire dans un journal anglais ; il avait une maison à la campagne et une maison en ville et il déclarait : « Quand je suis à la campagne, j’ai envie d’être en ville, et quand je suis en ville, j’ai envie d’être à la campagne. » Le problème n’était pas le lieu où il était, mais l’état de son propre cœur. Ce n’est pas satisfaire ses envies que d’aller en ville et ce n’est pas non plus satisfaire ses envies que d’aller à la campagne.

4 Esaie 53.6.

Avant-hier, je parlais à un jeune homme qui m’a dit : « Ah ! ce que j’aimerais me sortir de cette bousculade de la ville et aller à la campagne, écouter les oiseaux et regarder l’herbe. » Eh bien ! s’il y allait, au bout de trois jours il désirerait réentendre les klaxons des voitures et les hurlements des sirènes.

Voyez-vous, le problème auquel nous avons affaire, c’est celui de notre vie intérieure. Nous désirons la plénitude dans notre vie. Nous voulons la paix, la joie et le bonheur que nous ne trouvons nulle part. On ne les trouve tout simplement pas en dehors de Dieu. On ne peut pas les trouver ainsi n’importe où.

Cette dernière semaine, j’ai été très intéressé de lire quelques-unes des allocutions faites dans plusieurs universités par des étudiants arrivant au terme de leurs études, par des professeurs et des gens célèbres. Elles étaient presque toutes pessimistes. Toutes disaient que les jeunes cherchent quelque chose qu’ils ne peuvent trouver, et ce sont les jeunes eux-mêmes, me semble-t-il, qui ont apporté les messages les plus intéressants. Ils disaient : « Nous vivons dans un monde raté, pourri. Nous nous sentons ratés nous-mêmes, nous ne connaissons pas de réponse à cela. » Ces quelques semaines, au cours desquelles ont eu lieu ces promotions, ont été partout très pessimistes. Un jeune gars s’est levé et a dit : « Cette université tient debout maintenant, mais nous reviendrons cet automne et nous la brûlerons. » Voilà ce qu’il ressentait.

Il y a quelques jours, je parlais à un jeune, et il m’a dit ceci : « Oui, on va complètement brûler la ville. » Je lui ai demandé ce qu’il allait mettre à la place. « Oh ! dit:il, nous n’avons encore aucun plan pour cela, mais n’importe quoi sera mieux que ce que nous avons maintenant. Nous allons la démolir. »

Je suis d’accord qu’il y a beaucoup de choses qui ne vont pas et qui devraient être remises d’aplomb, mais je ne crois pas que la manière de le faire soit de détruire et de brûler. Essayons d’utiliser les moyens démocratiques et de rétablir l’ordre, car je ne suis pas si sûr que quelques-unes des personnes que j’ai vues défiler en disant qu’elles allaient tout changer feraient mieux que les gens qui dirigent maintenant. Ces personnes ne semblent pas avoir d’idées, pas d’idées constructives en tout cas.

Le jeune homme de la parabole partit pour la ville, et, quand il y arriva, il avait les poches pleines d’argent. Quiconque a de l’argent a une foule de gens pour l’entourer. Vous vous faites des amis rapidement, si vous avez de l’argent. Je détesterais être riche, car je ne saurais jamais qui sont mes vrais amis. Tout le monde court après l’argent, et, quand votre argent a disparu, vos amis aussi ont disparu. Certains amis ne sont que des flatteurs intéressés. Les siens l’étaient. Il avait un tas d’amis autour de lui.

Ce gars avait beaucoup d’argent — il alla à la ville et se fit beaucoup d’amis. La Bible dit qu’il y a du plaisir dans le péché. Il commença à faire des choses qu’il apprit de ses cousins de la ville. Il tâta un peu de la drogue. Il fit quelques voyages. Au début, c’était juste pour s’amuser, pour rire. Mais il ne se passa pas longtemps avant qu’il fût intoxiqué. Il commença à boire un peu d’alcool, et rapidement il dut en boire dès le matin. Il commença à traîner avec une fille, et il eut vite des ennuis, si bien qu’il dut déménager à l’autre bout de la ville.

Voyez-vous, le diable pêche avec des appâts. Il vient et vous murmure à l’oreille que l’herbe est plus verte de l’autre côté de la barrière. Tout est mieux là-bas. Vous vous révoltez simplement contre vos parents, contre Dieu, contre la religion ; vous allez là-bas tout seul et vous pensez que ce sera mieux. Mais le diable ne vous dit pas qu’il vous a harponné. Les fous se moquent du péché. La Bible dit : « Sachez que votre péché vous atteindra. »5 Elle dit aussi que l’on peut « connaître la jouissance éphémère du péché »6. Pour un peu de temps, vous pouvez avoir du plaisir, mais ce temps-là est court, il disparaît, il s’évapore. Et soudain vous êtes désillusionné, désenchanté !

5 Nombres 32.23.

6 Hébreux 11.25, version de Jérusalem.

L’été dernier, j’étais en Europe, et un jeune m’a dit ceci : « La société est relâchée depuis une génération maintenant. Tout est admis ; nous en avons jusque par-dessus la tête et nous en sommes malades. Promenons-nous un moment dans les rues de Stockholm, me dit-il : y voit-on beaucoup de gens qui rient, beaucoup de joie et beaucoup de bonheur ? » En effet, il y a une foule de jeunes gens et de jeunes filles, mais il leur manque quelque chose. Ils ont l’air de s’ennuyer. Leur pays a un des taux de suicides les plus élevés au monde. Pourquoi ? Parce que toute cette liberté sans discipline n’appelle pas le bonheur. Le bonheur, la paix et la joie se trouvent en Dieu, dans une relation avec Jésus-Christ et dans une vie disciplinée.

La Bible dit : « Le péché, étant consommé, produit la mort. »7

7 Jacques 1.15.

Et la Bible nous dit que ce jeune homme commença à être dans le besoin. Son argent fondit rapidement. Et quand il n’en eut plus, il n’eut plus d’amis.

J’ai lu dernièrement dans le Daily News un article intitulé, je crois, « La fille prodigue ». C’est l’histoire d’une jeune fille de dix-neuf ans qui avait un ami auquel elle était fiancée et auquel elle fut infidèle un jour. Ecoutez ce qu’elle dit : « J’ai des ennuis avec un gars que je n’aime même pas, parce que je suis allée à une party où on s’est saoulé et drogué. J’ai complètement perdu le contrôle de moi-même et je n’ai même pas su ce qui s’était passé, sauf que le gars dont je porte l’enfant a disparu quand il apprit ma situation. J’ai apporté la honte à ma famille et à mes amis et maintenant, le soir, je pleure jusqu’à l’épuisement de mes forces. J’ai l’impression de m’écrouler. Je ne suis plus sortie de la maison depuis que ça s’est passé. »

Elle a commencé par être insatisfaite, elle est allée à une party pour s’amuser, mais il vient un moment où le péché exige son salaire. Il le fait toujours. Vous ne pouvez commettre un seul péché sans devoir le payer. Il est possible que vous n’ayez pas à le faire immédiatement : il se peut que vous n’ayez pas à payer aussi rapidement que cette jeune fille, mais vous devrez payer.

La Bible dit : « Ce qu’un homme aura semé, il le moissonnera aussi. »8

8 Galates 6.7.

Ce jeune homme commença à être dans le besoin.

La Bible dit : « L’Eternel est mon berger : je ne manquerai de rien. »9

9 Psaume 23.1.

Mais le Seigneur n’était pas le berger de ce garçon. Il commença à être dans le besoin : son corps fut dans le besoin. Votre corps manque-t-il ce soir de sensations plus grandes, de drogues plus puissantes, de déviations sexuelles nouvelles — restez-vous éveillé la nuit à imaginer des choses que vous pourriez faire pour vous exciter ? Votre esprit est-il dans le besoin ?

La Bible dit que nos esprits ont été affectés par le péché : plus nous en apprenons, moins nous connaissons la vérité — « apprenant toujours et ne pouvant jamais arriver à la connaissance de la vérité »10. Car, voyez-vous Dieu est la vérité, Christ est la vérité; et, si vous ne connaissez pas Christ, vous n’avez pas le fondement de la vérité.

10 2 Timothée 3.7.

De très nombreux savants commencent aujourd’hui à découvrir de nouveaux domaines de connaissances dont ils ignoraient l’existence il y a quelques années. Les connaissances doublent maintenant tous les dix ans ; aucun savant ne peut tout savoir. Il ne peut que se spécialiser dans un petit domaine et il se sent frustré et limité.

Le docteur Elmer Engstrom qui vous a parlé il y a un instant, et qui est le directeur de cette campagne d’évangélisation, est un grand homme de science, et il pourrait vous dire que les savants se sentent frustrés, car ils doivent se spécialiser dans des sujets limités et ils ne peuvent plus avoir les connaissances étendues qu’ils avaient autrefois.

L’esprit a commencé à être dans le besoin. Il s’est révolté contre Dieu. L’âme humaine est si vaste que le monde ne peut la satisfaire. « Que servirait-il à un homme de gagner tout le monde, s’il perdait son âme ? »11

11 Matthieu 16.26.

Alors quelque chose d’intéressant se produisit. Le jeune homme devint esclave. Il devait chercher du travail, mais, comme il y avait eu une crise, il ne put en trouver. Finalement, le seul emploi qu’il réussit à obtenir fut d’aller garder les troupeaux, et Jésus dit qu’il alla et commença à nourrir les porcs. Puis il eut si faim qu’il se mit à manger avec les pourceaux. Etre dans la porcherie avec les pourceaux — lui qui venait d’un foyer aisé — alors qu’il était parti pour s’amuser dans la grande ville. Combien de jeunes sont semblables à lui, ce soir, à New York ? ou dans n’importe quelle autre grande ville d’Amérique et du monde ? En révolte, commettant toutes sortes de péchés, mais devenant esclaves du péché. Jésus a dit : « Quiconque se livre au péché est esclave du péché. »12

12 Jean 8.34.

Il s’était séparé de son père, de l’amour et de la discipline de son père pour se laisser lier par les chaînes d’un étranger. Quel marché ! « Que donnerait un homme en échange de son âme ? »13

13 Matthieu 16.26.

La Bible dit que nous ne pouvons être neutres. Beaucoup essaient de l’être. Ils disent : « Je ne suis pas pour Dieu, je ne suis pas contre Lui, je ne prends simplement pas position. » Mais Dieu dit que vous devez prendre position. Vous devez choisir — vous devez choisir quelle route de la vie vous allez emprunter — une route large ou une route étroite. La voie étroite mène au ciel, la voie large mène à l’enfer, et vous devez faire votre choix.

Et un beau jour ce jeune homme se mit à réfléchir ; c’est une bonne chose quand on commence à réfléchir sur soi-même. Il commença à penser et l’Esprit de Dieu se mit à lui parler. Il commença à penser à son père, là-bas, à la maison. Il se dit en lui-même : « Qu’est-ce que je fais ici, en haillons, dans cette boue, cette saleté, en train de manger avec les porcs, quand mon père a une magnifique ferme avec beaucoup d’ouvriers et du bétail ; je pourrais aller là-bas et être un de ses serviteurs. Quel fou je suis ! »

Savez-vous que la Bible enseigne que le péché est une forme d’aliénation ? Elle dit que si notre Evangile est caché ou voilé, le voile est dans l’esprit de ceux qui sont morts spirituellement. L’esprit de ce monde a aveuglé les esprits de ceux qui ne croient pas et il empêche la lumière du glorieux Evangile de Christ, l’image de Dieu, de briller ici. Remarquez : « L’esprit de ce monde. » Il y a un esprit du mal dans notre monde qui nous aveugle et nous cache ce que Dieu peut faire. Il nous aveugle sur notre propre condition. Puis le Saint-Esprit vient, nous bouscule et nous convainc de nos péchés ; alors nous nous arrêtons, nous réfléchissons et nous sommes insatisfaits et malheureux de notre condition. Nous ne savons pas où nous échapper, nous ne savons pas quel chemin prendre. Mais le jeune homme de la parabole décida de faire la chose juste. Il prit la décision de se lever et de rentrer. Il dit : « J’ai péché contre le ciel. » Il ne dit pas simplement : « J’ai péché contre mon père », mais il dit : « J’ai péché contre Dieu. » C’est cela votre problème ; ce n’est pas un problème de relations familiales, ni un problème racial. Votre problème est un problème avec Dieu. Si vous le résolvez, vous aurez une nouvelle perspective quant à la manière de résoudre quelques-uns des autres problèmes. Ce qui grince vraiment dans notre vie, c’est de savoir ce que vous voulez faire de Dieu, de Christ. Laissez-Le venir changer et transformer votre vie.

Ce jeune homme réfléchit, puis il prit une résolution. Il dit : « Je me lèverai, j’irai vers mon père. »14

14 Luc 15.18.

Seize mille jeunes gens ont participé à une manifestation à Miami, l’autre jour, en faveur de la décence. Des milliers d’autres jeunes ont suivi un champion olympique de course dans les rues de Toronto pour témoigner pour Christ. Ils ont appelé leur manifestation : « Un mille mètres pour la morale. » Quand allons-nous nous réveiller ? Quand est-ce que les jeunes de ce pays qui croient en Dieu vont enfin commencer à porter leur drapeau ? Peut-être verrons-nous un grand raz de marée, mais nous ne changerons jamais rien si nous ne faisons pas de Christ le vrai centre de nos vies. Il n’y a rien à mettre dans l’arène de la pensée et de la philosophie américaines aujourd’hui, sinon le Christ. C’est soit Christ, soit le chaos. Lequel des deux sera-ce ?

Un des derniers disques des Beatles s’intitule : Oh, Christ, it Ain’t Easy (Oh, Christ, ce n’est pas facile). En effet, ce n’est pas facile de suivre Christ, ce n’est pas facile d’être chrétien. Ce n’est pas facile de vivre à New York ou dans n’importe quelle autre métropole et de vivre une vie disciplinée pour Jésus-Christ. Ce n’est pas facile pour un jeune homme de résister à la tentation de cette heure.

Jésus nous a dit de nous asseoir et de calculer la la dépense. Si vous voulez quelque chose de facile, alors allez ailleurs. Il n’est pas Celui qu’il vous faut. Il nous dit de calculer le prix : cela signifie la mort à soi-même, à ses propres intérêts, à son orgueil. Il a dit que cela signifiait une croix et que l’on pouvait être crucifié. Il n’a pas dit cela d’une manière figurative seulement, Il l’a aussi entendu littéralement. Cela veut dire que votre personne passe au second plan, avec ses désirs et ses ambitions. Christ va devoir être le premier, et Il vous mettra à l’épreuve. Il vous mènera vers plusieurs croix et Il verra si vous acceptez d’y aller sans flancher. C’est le prix à payer pour suivre Christ.

Ce jeune homme a dit : « Je me lèverai et j’irai vers mon père. »

Il partit pour la maison et, comme il en était encore éloigné, son père le vit. Remarquez ceci : le père est une image de Dieu. Jésus raconte une histoire pour illustrer une vérité spirituelle. C’est l’image d’un Dieu qui vous regarde tout le temps. Il vous voit venir. Le fils est couvert de honte, de poussière, de saleté, de péchés et de rébellion. Son père a-t-il été apathique et indifférent ? Non ! La Bible nous dit qu’il regardait, qu’il attendait le retour de son fils, espérant et priant pour qu’il revienne. Quand il le vit, il courut dans la rue et jeta ses bras autour de lui, et les yeux de son fils se voilèrent de larmes. « Père, j’ai péché contre toi. Je le regrette. Je suis venu à la maison pour être serviteur. » Mais le père dit : « Rien de cela, apportez un anneau, l’anneau de l’autorité du fils, et mettez-le à son doigt. Qu’il prenne un bain et donnez-lui les plus beaux habits, et puis tuez le veau gras. Nous allons manger, nous allons avoir une fête qui sera la plus grande que nous ayons jamais eue. Mon fils qui était perdu est retrouvé, mon fils est revenu. » La Bible dit : « Il y aura… de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent. »15 C’est pourquoi cette campagne d’évangélisation au Madison Square Garden vaut toute la dépense, tout le remue-ménage et tout le travail qu’elle aura occasionnés si une seule personne vient à Christ. Si vous connaissiez la valeur d’une seule âme, si vous saviez la joie que produit au ciel une seule personne qui retourne au Père, vous recevriez Christ, vous retourneriez vers le Père. Vous vous dites peut-être : « Mais Billy, tu ne connais pas les péchés que j’ai commis, tu ne sais pas comme mon cœur a été rebelle, tu ne sais pas combien de mensonges j’ai dits, combien d’immoralités j’ai commises, combien de drogues j’ai absorbées ; tu ne sais pas tout ce que j’ai fait ; je ne pourrai vraiment pas venir. »

15 Luc 15.7.

Alors vous êtes le type de personne qu’il est vraiment en train de chercher. Il vous reçoit ce soir. Jésus reçoit les hommes pécheurs, c’est pour cela qu’Il est mort. C’est pour cela qu’Il est ressuscité : pour vous recevoir.

Mais dans les champs il y avait le frère du jeune homme. Il n’avait pas revu son cadet depuis des années. Il travaillait dans les champs et il entendit tous les cris et tout le branle-bas et il demanda : « Que se passe-t-il ? » Un des serviteurs lui dit : « Ton frère est revenu. » Il répondit « Ce vaurien ? Tu veux dire que ce chenapan, ce pécheur est revenu et qu’il s’attend à ce qu’on lui souhaite la bienvenue ? »

Ce garçon-là avait été dans la maison de son père tout le temps, mais sa loyauté envers son père n’était pas authentique. Il était fidèle à ses propres intérêts, égoïste. Il est possible d’être dans l’Eglise et d’être perdu. Il est possible d’en faire partie sans avoir de relation personnelle avec Jésus-Christ. Il y a plusieurs frères aînés ici ce soir. Vous êtes membres d’une Eglise, vous n’avez pas quitté la maison, mais tout en étant à la maison, dans l’Eglise, votre cœur n’est pas avec Dieu. Vous avez besoin de vous repentir de vos péchés et de recevoir Christ comme votre Seigneur et comme votre Sauveur. On demanda au président Abraham Lincoln comment il allait traiter les rebelles du Sud, et il répondit : « Comme s’ils n’avaient jamais été séparés de nous. » C’est ainsi que Dieu vous traitera si vous recevez Christ ce soir — comme si vous n’étiez jamais partis. Il pardonne tout le passé, Il écrit votre nom dans son livre. Vous avez l’assurance d’aller au ciel. Il est compliqué et difficile de vivre la vie chrétienne. Je ne veux pas vous tromper, je ne veux pas que vous veniez en ayant des idées fausses. Ce n’est pas facile d’être chrétien : il vous faudra lire votre Bible chaque jour, il faudra passer du temps en prière, et cela signifie une lutte constante. Peut-être même serez-vous persécutés.

« Tous ceux qui veulent vivre pieusement en Jésus-Christ seront persécutés »16 dit la Bible.

16 1 Timothée 3.12.

Nous devons vivre des vies disciplinées, sous la seigneurie de Christ. Ce n’est pas facile, Laissez-moi vous le dire. Le Saint-Esprit vient vivre dans votre cœur pour vous aider à vivre en chrétien, puis Il commence à vivre à travers vous et en vous. Ce n’est plus vous qui vivez, c’est Christ qui vit en vous, et la vie devient une vie de joie. Des problèmes ? Oui. Des difficultés ? Oui. Mais une vie de joie, de paix et de pardon. Il peut changer votre vie, ce soir.

Il y a un homme ici, ce soir, dans l’auditoire, que j’ai vu il y a un instant. Peut-être m’avez-vous vu mettre mon bras sur son épaule quand je suis entré. Son nom est Jim Vaus. Jim fait un travail social gigantesque dans la ville de New York. Il y a vingt ans cette année, Jim est entré sous une tente où nous tenions une réunion, à Los Angeles. Jim — je sais que cela ne lui fait rien que je le dise — était un des acolytes de Mickey Cohen et il était connu comme un des grands gangsters de la côte ouest des Etats-Unis. Ce soir-là, Jim trouva le Christ. Lui, Alice et leurs enfants sont ici ce soir, ils aiment le Seigneur de tout leur cœur et Jim en parle dans le monde entier. Des milliers de personnes ont trouvé Christ par son ministère17. Ce que Christ a fait pour Jim Vaus, Il peut le faire pour vous ce soir si vous placez votre foi et votre confiance en Lui. Je vais vous demander de le faire.

17 Arrêté au Dernier Tournant, par Jim Vaus. Ed. L’Eau Vive, Genève.

Le 16 juin 1969.

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