Un jour que j’arrivais dans une université pour y donner une conférence, un étudiant s’est approché de moi et m’a dit : « Monsieur Graham, ne nous laissez pas tomber, s’il vous plaît. » Je fus étonné de sa remarque et lui demandai ce qu’il entendait. Il compléta en disant : « Dites-nous comment nous pouvons trouver Dieu, c’est de cela dont nous avons besoin. »
Une autre fois, alors que je parlais aussi dans une grande université, un étudiant me déclara : « Nous entendons beaucoup parler de ce que Christ a fait pour nous, de la valeur de la religion et de ce qu’est le salut personnel. Mais personne ne nous dit comment trouver Christ. »
Ces requêtes venant de la part d’étudiants sincères sont devenues un fardeau pour moi, et, depuis ce moment, j’ai essayé dans mes sermons d’expliquer simplement et clairement comment trouver Christ.
Des millions de personnes admettent aujourd’hui, sans se poser de questions, les éléments fondamentaux de la foi chrétienne. Cependant, il y a également une quantité innombrable de gens qui ignorent autant que les païens le chemin du salut tel que l’enseigne le Nouveau Testament.
La Bible nous dit que Dieu a fait le chemin du salut si simple que « ceux qui le suivront, même les insensés, ne pourront s’égarer ».1 Mais connaître Christ, la croix et le chemin du salut est une chose, se l’approprier est une tout autre chose. Des milliers de personnes ont une compréhension intellectuelle de la foi chrétienne, mais sans connaître Christ personnellement. J’aimerais vous expliquer très simplement comment on peut obtenir l’assurance du salut.
1 Esaïe 35.8.
Vous devez tout d’abord reconnaître que vous avez besoin du salut.
Vous ne viendrez jamais à Christ à moins d’être convaincu d’avoir besoin de lui. Si vous êtes satisfait de vous-même et que vous pensez être capable de vivre par votre propre force, vous ne rencontrerez probablement jamais Jésus-Christ face à face. Une lecture des Evangiles vous révélera qu’il ne répondait qu’à l’appel de ceux qui étaient conscients de leurs besoins. Il ne s’impose pas à ceux qui se sentent suffisants, justes et satisfaits d’eux-mêmes.
Il s’est arrêté pour ouvrir les yeux de l’aveugle Bartimée, qui s’était écrié : « Jésus, ait pitié de moi ! »2 Il a donné l’eau de la vie à la Samaritaine qui lui avait demandé : « Seigneur, donne-moi cette eau, afin que je n’aie plus soif. »3 Il a immédiatement tendu la main à Pierre qui s’enfonçait parce qu’il lui avait crié : « Seigneur, sauve-moi ! »4
3 Jean 4.15.
Nous n’avons pas d’exemple nous montrant Christ refuser aide à ceux qui voyaient en lui la réponse à leurs besoins les plus profonds. Mais en aucun cas Jésus ne s’impose à une personne qui refuse sa présence et sa puissance.
Vous devez reconnaître votre état de péché et votre indigence spirituelle avant que Christ puisse vous répondre. Il a dit : « Je ne suis pas venu appeler à la repentance des justes, mais des pécheurs. »5 Avant de pouvoir être sauvé, vous devez vous rendre compte que vous êtes perdu ; avant d’être pardonné, que vous avez péché ; avant de vous convertir, que vous allez dans la fausse direction.
5 Luc 5.32.
Bien des promesses divines dépendent d’une condition humaine. « A tous ceux qui ont reçu Jésus, à ceux qui croient en son nom, il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu. »6 « Si nous marchons dans la lumière… le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché. »7 « Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité. »8 Une promesse nous est faite si nous remplissons les conditions de Dieu. Nous devons être réceptifs avant de recevoir Christ, nous devons marcher dans la lumière avant d’être purifiés et nous devons confesser avant d’être pardonnés.
6 D’après Jean 1.12.
7 1 Jean 1.7.
8 1 Jean 1.9.
La Bible nous enseigne que « tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu »!9. Vous n’avez peut-être jamais senti que vous étiez un pécheur. Il est possible que vous n’ayez jamais commis un acte immoral grossier. Cependant, vous devez admettre l’enseignement de la Parole de Dieu, qui dit que vous n’avez pas répondu aux exigences de Dieu. Vous devez le faire par la foi. Peut-être que vous ne le sentez pas, ni ne le savez, mais par la foi vous devez accepter le fait que vous êtes pécheur. Même les personnes les meilleures qui aient vécu étaient pécheresses, excepté Jésus-Christ, bien sûr.
9 Romains 3.23.
Esaïe, le grand prophète, considérant la pureté et la sainteté de Dieu, s’écriait : « Malheur à moi ! je suis perdu, car je suis un homme dont les lèvres sont impures, j’habite au milieu d’un peuple dont les lèvres sont impures. »10
10 Esaïe 6.5.
Job, qui avait souffert longtemps à cause de sa foi en Dieu, a dit : « Je me condamne et je me repens. »11
11 Job 42.6.
Pierre, le grand apôtre qui a accepté d’être crucifié pour son Sauveur, a déclaré : « Je suis un homme pécheur. »12
12 Luc 5.8.
Nous sommes ainsi tous pécheurs aux yeux de Dieu. Nous devons reconnaître nos péchés et accepter de les confesser à Dieu. Lorsque nous souffrons physiquement, nous allons consulter un médecin. Quand nous admettons que nous sommes malades moralement et spirituellement, nous devons aller vers le Sauveur, le Seigneur Jésus-Christ. Il est le seul, au ciel ou sur la terre, qui puisse démêler les problèmes complexes du cœur humain.
Si les hommes voulaient se rendre compte que le problème fondamental du monde est spirituel et moral, ce serait le premier pas vers la paix. Dans les grandes délibérations à l’échelle mondiale, on refait toujours la même faute : on s’occupe d’effets plutôt que de cause. La cause, c’est le péché.
C’est la faute que beaucoup d’entre vous commettez dans votre propre vie : vous avez pensé que votre problème était le résultat d’un mariage malheureux, de conditions de travail déplorables ou que vos ennuis étaient d’ordre physique ou psychologique, alors que le vrai problème est dans votre âme. Vous avez offensé Dieu par votre péché et vous n’avez pas trouvé la force de vivre la vie que vous saviez devoir être la bonne. Au moment où vous reconnaissez votre besoin et où vous acceptez de vous tourner vers Christ par la foi, vous faites le premier pas vers le salut et la rédemption.
Vous devez ensuite comprendre ce qu’est la croix.
Cela paraît presque impossible, car même les plus grands théologiens n’ont jamais compris le mystère de la croix. C’est une difficulté qui, du point de vue humain, semble pratiquement insurmontable. Même la Bible dit que l’homme par lui-même ne peut saisir les choses de Dieu ; alors comment peut-on comprendre la croix avant d’avoir l’assurance chrétienne ? Lorsque nous voyons Christ mourir et répandre son sang pour nos péchés, nous ne pouvons que rester ébahis, terrifiés et émerveillés. Nous sommes étrangement touchés, il nous est même impossible de comprendre nos propres sentiments. Nous n’arrivons pas à comprendre un amour aussi grand.
Beaucoup d’intellectuels ont bâti des théories sur le pourquoi de la mort de Christ et sur sa signification éternelle. Aucune d’elles n’est satisfaisante. C’est seulement lorsque nous comprenons que Christ est mort à la place des pécheurs, pour le péché, que nous trouvons une explication qui nous satisfasse. Voilà le miracle. L’apôtre Pierre, par une révélation divine, a dit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. »13 C’est par un miracle que la signification de la croix vous sera donnée par le Saint-Esprit.
13 Matthieu 16.16.
Je me souviens d’un jeune journaliste de Glasgow qui, de par sa profession, avait assisté aux réunions que nous avions eues dans cette ville. Il entendit l’Evangile tous les soirs, mais cela n’eut pas d’effet visible sur lui. Cependant, un jour, un de ses collègues lui demanda : « Qu’est-ce qu’ils prêchent dans ces réunions ? » Il essaya d’expliquer l’Evangile et pour ce faire il dit : « Eh bien ! voilà, Christ est mort pour moi… Christ est mort pour mes péchés. » En disant ces mots, il se rendit soudain compte que cela était vrai ! La signification de ces paroles, comme par miracle, lui sauta aux yeux, et, sans attendre, là où il était, il reçut l’assurance du salut.
L’apôtre Paul avait en lui les germes du scepticisme, mais alors qu’Etienne le martyr parlait de Christ à ceux qui l’avaient livré et dont ils avaient été les meurtriers, la signification de la croix pénétra dans son esprit. Cela l’amena plus tard à une rencontre personnelle avec celui qui avait été crucifié.
Voyez comme la croix devient vivante et actuelle quand Paul en parle avec amour : « J’ai été crucifié avec Christ ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi. »14 Lorsque vous voyez Christ élevé sur la croix, le Fils de Dieu, battu, frappé, blessé et mourant pour vous, vous pouvez dire avec l’apôtre Paul : « Il m’a aimé et s’est livré lui-même pour moi »15 et vous avez fait le second pas vers l’assurance chrétienne.
14 Galates 2.20.
15 Galates 2.20.
Vous devez encore considérer le prix que vous aurez à payer.
Jésus a découragé l’enthousiasme superficiel. Il voulait que les gens considèrent bien le prix à payer pour être disciples. Souvent, quand de grandes foules le suivaient, il se retournait et les mettait en garde en disant : « Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge chaque jour de sa croix, et qu’il me suive. »16
16 Luc 9.23.
Il dit aussi : « Lequel de vous, s’il veut bâtir une tour, ne s’assied d’abord pour calculer la dépense ; … ainsi donc, quiconque d’entre vous ne renonce pas à tout ce qu’il possède ne peut être mon disciple. »17
17 Luc 14.28, 33.
Bien des gens viennent à Christ sans en calculer d’abord le prix. Ce prix à payer, c’est la repentance, l’abandon du péché et une acceptation visible, continuelle, journalière, de Christ dans votre vie. La vie chrétienne n’est pas pour les faibles, les peureux et les lâches.
Je connais un homme qui à New York s’occupe d’évangélisation parmi les blousons noirs. Voilà ce qu’il dit : « Etre chrétien est la chose la plus dure qui soit. Qu’y a-t-il de plus dur que d’aimer son ennemi ? »
Un des gars avec qui il entra en contact et qui devint un disciple de Christ déclara récemment : « Au début, c’était trop dur pour moi, puis j’appris que par Christ toute chose était possible. La difficulté s’en est alors allée. Je dis qu’un homme n’est pas un homme, un homme complet, avant de connaître Jésus-Christ. »
Oui, la vie chrétienne est dure et rude, elle est un défi. Mais il vaut la peine de payer n’importe quoi pour être un disciple de Jésus-Christ. Vous vous rendrez vite compte que la croix que vous avez à porter n’est pas plus grande que la grâce de Dieu. Lorsque vous serez chargé de la croix de l’impopularité, parmi votre entourage par exemple, vous découvrirez que la grâce de Dieu est plus que suffisante pour satisfaire tous vos besoins.
Il vous faut encore faire un pas décisif.
J’ai rencontré un jour un étudiant qui avait été élevé dans une religion autre que le christianisme. Il me dit qu’il était convaincu que Jésus-Christ était le Fils de Dieu, mais qu’il ne pouvait pas le déclarer publiquement. Il m’avoua que lorsqu’il serait de retour dans son pays le prix qu’il aurait à payer, socialement parlant, serait trop grand. Je lui dis ce que la Bible nous enseigne : « Tout homme qui déclarera publiquement m’appartenir, je déclarerai moi aussi devant mon Père qui est dans les cieux qu’il m’appartient. »18
18 Matthieu 10.32.
Comme le jeune homme riche de l’Antiquité, il s’en alla tout triste. Il avait compté mais ne pouvait pas payer le prix de reconnaître ouvertement Jésus-Christ comme son Sauveur.
Dans nos réunions, nous demandons aux gens de témoigner publiquement parce que Christ demande une consécration précise. Un disciple en secret, cela n’existe pas. Christ a des raisons pour exiger que les hommes le suivent ouvertement. Il sait qu’une décision dont on ne rend pas témoignage n’est pas une vraie décision.
Nous avons en chacun de nous trois facteurs bien définis : l’INTELLECT, les ÉMOTIONS et la VOLONTÉ. Vous pouvez intellectuellement accepter Christ ; vous pouvez avec émotion sentir que vous l’aimez. Cependant, si vous ne vous êtes pas abandonné à Christ par un acte défini de votre volonté, vous n’êtes pas chrétien !
Avez-vous fait ce pas ? La Bible dit : « A tous ceux qui ont reçu Jésus, à ceux qui croient en son nom, il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu. »19
19 D’après Jean 1.12.
Enfin, permettez à Dieu de transformer votre vie.
Lorsque vous venez à Christ, vous êtes un nourrisson spirituel. Si vous lisez le Nouveau Testament, vous verrez comment les premiers disciples, au début de leur carrière avec Christ, ont souvent chancelé et commis des erreurs. Ils se querellaient, se portaient envie, se disputaient, manquaient de fidélité et se mettaient souvent en colère. Mais, à mesure que leurs personnalités disparaissaient et qu’ils étaient remplis du Christ, ils croissaient vers la plénitude de la stature chrétienne.
La conversion est un commencement ; une nouvelle vie est née au moment où vous avez reçu Christ. Le Saint-Esprit s’est établi en vous. Pendant le reste de votre vie, il s’occupera de vous façonner à l’image du Fils, le Seigneur Jésus-Christ. Vous serez cependant une cible pour Satan, l’ennemi de Christ.
Quand vous suiviez le monde, Satan ne s’inquiétait pas de vous. Il vous possédait, vous étiez son enfant. Mais maintenant que vous avez reçu Christ et que vous êtes un enfant de Dieu, il utilisera toutes ses tactiques diaboliques pour vous contrarier, vous gêner et vous abattre.
Lorsque vous venez à Christ, votre conduite morale doit subir une réadaptation. Vous aurez un désir nouveau de faire ce qui est bien et vous trouverez la force de l’accomplir. Votre ancienne vie vous reprendra par instants, il y aura des moments où vous désirerez revenir en arrière. Mais alors, rappelez-vous qui vous êtes maintenant. Vous avez accepté Christ, vous le suivez et le servez. Vous possédez la nature de Christ en vous et « celui qui est en vous est plus grand que celui qui est dans le monde ».20
20 1 Jean 4.4.
Si vous êtes fidèle pour vous rendre à l’église, pour prier, pour lire la Bible et pour témoigner, il travaillera en vous et par vous. Vous pourrez dire avec l’apôtre Paul : « Je puis tout par celui qui me fortifie. »21 Vous verrez des miracles s’accomplir autour de vous si vous conformez votre vie au plan qu’elle doit suivre: le plan d’une vraie vie chrétienne.
21 Philippiens 4.13.
N’aimeriez-vous pas savoir que tous vos péchés sont pardonnés ? N’aimeriez-vous pas savoir que vous êtes prêts à rencontrer Dieu quoi qu’il arrive en ces temps incertains ? Il y a cinq pas qu’il vous faut faire ; les voici :
Avez-vous fait cela ? Sinon, vous pourriez le faire aujourd’hui, en permettant simplement à Dieu de venir dans votre cœur. Invitez-le tout de suite. La Bible dit : « Quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé. »22
22 Romains 10.13.