Un des plus grands mathématiciens du monde est venu un jour me rendre visite. Je me rendis compte que le poids de ses problèmes personnels était devenu si lourd qu’il était au bord de la dépression. Les tensions de la vie moderne étaient devenues trop fortes. Il était sur le point de venir grossir les statistiques relatives aux maladies mentales.
Le climat intellectuel dans lequel l’homme moderne vit, est un paradoxe. Notre technique crée des miracles de la science, mais elle n’arrive pas à satisfaire nos besoins les plus profonds. Elle met des roues sous nos pieds mais des craintes et des appréhensions dans nos cœurs. Notre vie est plus longue mais nous ne vivons pas mieux. Nous avons davantage de confort mais pas davantage de contentement.
Aujourd’hui des dizaines de millions de personnes souffrent d’une forme ou d’une autre de maladie mentale. Des millions d’entre elles sont soignées chaque année dans des institutions. Près de la moitié des lits d’hôpitaux sont occupés par des patients souffrant de problèmes mentaux ou psychologiques. Un bébé sur dix naissant aujourd’hui sera une fois dans sa vie soigné dans un hôpital pour maladie mentale.
Bien des malades mentaux sont littéralement atteints dans leur cœur et dans leur âme. Leur maladie n’affecte ni n’abîme leur cerveau. Les gens ne perdent pas l’esprit ni ne brisent leurs nerfs dans ce que l’on appelle les dépressions nerveuses : ils se perdent eux-mêmes ! Ils disparaissent dans des mondes de leur propre création essayant ainsi d’échapper au monde réel. Il est effrayant de constater combien les maladies mentales et émotionnelles envahissent la génération montante. Un grand magazine a publié récemment un article dans lequel la jeunesse d’aujourd’hui était appelée « la génération tourmentée » (Saturday Evening Post, 1963). « A l’Université de Pennsylvanie, rapportait cet article, vingt pour cent des étudiants ont recours au service de la santé mentale durant leurs études. A Harvard, vingt-cinq pour cent des étudiants consultent un psychiatre ou un assistant social. » Ces chiffres ne jettent pas un discrédit spécial sur les Universités de Pennsylvanie ou de Harvard : un sondage récent effectué auprès de six cents psychiatres attachés à des universités révèle qu’environ quinze pour cent des étudiants de leurs institutions ont déjà recours à la psychiatrie et que trente pour cent devraient le faire.
Des millions de personnes cachent leur tête dans le sable et prétendent que les événements dévastateurs de notre époque ne se produisent pas réellement. Ils essaient désespérément d’échapper aux réalités des pressions de la vie actuelle.
La fuite psychologique n’est pas en elle-même une maladie mentale, mais un mécanisme du subconscient permettant d’échapper à la réalité. C’est un mode de comportement adopté afin de se soustraire aux circonstances et aux faits déplaisants. Il peut prendre des formes diverses. Une ménagère harassée s’étourdira peut-être en faisant des achats ; quelqu’un d’autre se réfugiera dans une aventure sentimentale clandestine. Un des moyens de fuite les plus fréquents est l’’alcoolisme ; il est si répandu qu’il en devient catastrophique.
Notre bureau de Minneapolis reçoit chaque semaine des milliers de lettres. La moitié d’entre elles nous parlent de problèmes familiaux ; et le cinquante pour cent de ces problèmes sont causés par la boisson. L’alcoolisme est devenu un de nos problèmes sociaux les plus sérieux. A la base, il est la manifestation d’une tentative d’échapper aux responsabilités et aux réalités de la vie. Une femme nous écrit : « Chaque fois que mon mari et moi avons un différend, il se précipite au bar du coin. »
Il faudrait des livres entiers pour traiter des problèmes que cause l’emploi des stupéfiants. Des millions de somnifères sont avalés chaque soir pour aider les gens à dormir ; des millions de calmants sont consommés chaque jour pour les maintenir détendus durant la journée et des millions de pilules stimulantes réparent le matin les excès de la veille.
La Bible nous avertit que ces fuites loin de la réalité ne nous apportent aucune satisfaction durable : « Leur fin sera la perdition, ils ont pour dieu leur ventre, ils mettent leur gloire dans ce qui fait leur honte, ils ne pensent qu’aux choses de la terre. » (Philippiens 3.19.)
Les historiens de l’avenir pourront appeler notre époque « le temps de l’anxiété ». Bien que dans beaucoup de domaines nous ayons moins à nous faire de souci que les générations qui nous ont précédés, il semble que nous soyons plus préoccupés. Notre vie est plus facile que celle de nos ancêtres, et pourtant nous sommes plus inquiets ; nous avons moins de raison de nous tracasser qu’eux, et nous sommes cependant plus anxieux. Les mains calleuses étaient la marque de ceux qui ont façonné notre civilisation, et les rides profondes sont l’insigne de l’homme moderne.
Nos prédécesseurs se plaignaient d’être « épuisés » par les efforts physiques, et nous, nous souffrons d’être excités par l’hypertension. Cette différence est due en grande partie à un changement d’appréciation des valeurs.
Il y a un siècle, le souci principal de l’homme était sa vie spirituelle; aujourd’hui sa préoccupation primordiale est temporelle et matérielle. Un grand nombre de personnes croient, en effet, que si on donne aux hommes de la nourriture en suffisance, un logement, des habits, de l’instruction et des distractions, nous aurons le paradis sur terre.
Le psychanaliste Erich Fromm affirme que la vie moderne transforme les hommes en ombres anxieuses et dépourvues d’amour. Il dit que l’on croit généralement que « notre société… de gens joyeux, aimant s’amuser et voyageant en « jets » crée le plus grand bonheur possible pour le plus grand nombre d’hommes possible. Contrairement à cette opinion, ajoute-t:il, je crois que notre vie actuelle nous pousse à l’anxiété, à l’inquiétude et par la suite à la désintégration de notre culture. Se pourrait-il que le rêve qui nous fait croire que l’aisance matérielle pour elle-même conduit au bonheur ne soit qu’un mythe ? »
Un autre problème qui se pose à des millions de personnes dans le monde occidental est l’utilisation des loisirs. Nous n’envisageons peut-être pas cela comme une difficulté, mais les psychologues, les psychiatres et les sociologues commencent à se rendre compte que cela pourrait devenir le principal problème psychologique de la génération prochaine.
Dans les civilisations où les loisirs sont déjà une réalité, l’ennui est maintenant devenu le grand problème. Il y a quelque temps, je me trouvais dans un pays jouissant d’une grande prospérité. Un des dirigeants d’une Eglise de ce pays me dit : « Dans notre Eglise nous avons lutté pour obtenir de meilleures conditions d’existence et un standard de vie élevé. Nous jouissons maintenant d’une grande sécurité, du berceau à la tombe : mais nous devons faire face à des problèmes psychologiques — l’ennui, par exemple — qui sont aussi grands et aussi dévastateurs que les problèmes sociaux du siècle passé. »
La vulgarisation des loisirs et la diminution des responsabilités pose le problème du « que faut-il faire ? » sur une grande échelle. La diminution des heures de travail hebdomadaires et l’accroissement des semaines de vacances, ainsi que l’automation qui accroîtra le nombre des sans-travail, deviennent les causes d’un des problèmes sociaux les plus sérieux de notre siècle. La multiplication rapide des loisirs peut produire plus de délits, plus de séparations et de divorces et plus de problèmes psychologiques que nous n’en pourrons soigner. Le mécontentement qui en résulterait pourrait amener plus de malheurs que nous n’en avons dans l’état actuel de notre prospérité.
Nous constatons déjà cette délinquance naissante dans le vandalisme des adolescents désœuvrés. Nous la voyons dans les bars où ceux qui s’ennuient et les anxieux tuent leurs heures de loisirs. Nous la remarquons dans les cabarets où des hommes d’affaires surmenés et frustrés regardent des artistes présenter leurs numéros avec frénésie, laissant les spectateurs insatisfaits et blasés. Nous avons tous lu des histoires décrivant l’ennui ressenti dans le traditionnel cocktail. J’ai entendu plus d’une fois cette phrase : « Si je dois encore aller à un cocktail, je me fais sauter la cervelle ! » Un membre du Sénat américain m’a confié une fois que ce dont Washington avait le plus besoin était la suppression des réceptions. Il me déclara ceci : « Les réceptions nous prennent tellement de temps qu’il ne nous en reste plus assez pour le travail officiel. »
Au cours d’une interview, Arnold J. Toybee dut répondre à cette question : « Est-ce que l’abolition de la pauvreté assurerait la croissance et le dynamisme de la civilisation occidentale ? » Sa réponse fut : « Non. Il faut plus que cela dans notre ère d’automation. Je pense que la question essentielle est de savoir ce que les gens font de leurs loisirs. Il arrivera un moment où nous ne travaillerons plus que quelques heures par jour et où nous aurons toujours plus de loisirs. Si nous les passons à regarder l’écran de la télévision ou à jouer à des machines à sous, l’avenir de notre civilisation ne sera pas très sain. » (U.S. Newsand World Report, March 30, 1964.)
L’avenir de notre civilisation dépend donc, du moins en partie, de la manière dont les gens emploieront leur temps. Un des plus grands défis qui nous est lancé est de savoir si nous l’emploierons d’une manière constructive. Les problèmes des loisirs de demain peuvent être plus grands que les problèmes de travail d’aujourd’hui. Un psychiatre a déclaré : « La grande majorité des gens n’est pas prête, émotionnellement et psychologiquement, à avoir du temps libre. »
Si la vie n’est bientôt plus que jeux et amusements, qu’allons-nous faire de nos loisirs ? Shakespeare a dit : « Si tous les jours de l’an n’étaient que jours de fête, le plaisir serait aussi ennuyeux que le travail » (Henri IV.) Carlysle a dit : « Une vie oisive n’est bonne pour aucun homme ni pour aucun dieu. » Et la Bible déclare : « L’Eternel Dieu prit l’homme, et le plaça dans le jardin d’Eden pour le cultiver et pour le garder. » (Genèse 2.15.) Le plan que Dieu avait établi pour la race humaine prévoyait que l’homme soit occupé. C’était pour son bien psychologique, physiologique et spirituel. Si par nos progrès techniques nous arrivons à échapper à ce principe, ce sera à nos risques et périls. Déjà nous voyons vaguement quel pourrait être ce danger.
Comment une société développe-t-elle le genre de psychose qui nous paralyse aujourd’hui ? Cette psychose est le produit de plusieurs facteurs : la perte de la foi religieuse, une éducation malheureuse et trop de facilité. Dans son livre « 1984 », George Orwell décrit ce qu’il appelle la « double pensée ». Son idée n’est pas originale, car la Bible a parlé d’« un homme irrésolu, inconstant dans toutes ses voies ». (Jacques 1.8.) Nous vivons dans un état d’irrésolution qui pourrait mettre en danger notre vie même. La « double pensée » ou l’irrésolution est la faculté de maintenir deux croyances contradictoires dans son esprit et de les accepter toutes deux. Le monde entier connaît maintenant le double sens des déclarations communistes. Quand ils parlent de paix, ils entendent « paix selon notre idée ». Mais nous aussi nous parlons d’une manière contradictoire. Nous déclarons que nous sommes chrétiens mais une grande partie de notre littérature, de nos habitudes sociales et de nos intérêts profonds ne sont pas chrétiens du tout, ils sont entièrement séculiers.
Erich Fromm dans son livre « Will Man Prevail », écrit : « Même si les hommes croient en Dieu, ils ne s’en préoccupent pas. C’est-à-dire qu’ils ne se tracassent ni ne perdent le sommeil à propos de problèmes religieux ou spirituels. La plupart des habitants de l’hémispère occidental prétendent croire en Dieu et par conséquent aux principes divin d’amour, de justice, de vérité et d’humilité. Et pourtant ces notions ont peu d’influence sur notre comportement. Beaucoup d’entre nous agissent par désir d’avoir davantage de confort matériel, de sécurité et de prestige. »
Nous déclarons que nous croyons l’Eglise et pourtant beaucoup d’entre nous passent sans scrupules devant une église aux heures de culte pour aller jouer au golf, faire de la voile, nager ou même passer une soirée dans un cabaret.
Les idéaux peuvent facilement se changer en mots d’ordre, en simples slogans. L’idéal s’adultère ; il cesse d’être une expérience authentique et devient une idole extérieure à laquelle nous rendons hommage et que nous employons pour couvrir notre immoralité et notre manque d’honnêteté.
Freud a appris ce que la Bible enseigne, c’est-à-dire qu’une personne peut être entièrement sincère tout en étant dans l’erreur. La sincérité peut même être un masque, un déguisement de la vraie raison qui la fait agir. Ce phénomène peut être vrai aussi pour une nation entière. Nous pouvons pratiquer la « double pensée » sans y voir quoi que ce soit de mal.
En plus de la « double pensée », nous sommes handicapés par une nouvelle méthode de pensée appelée « pensée collective ». L’’attrait de l’identification, de la sécurité et de l’acceptation nous mène à des types de pensée, d’action et de conduite. Nous cherchons à penser, à agir et à parler comme ceux qui nous entourent. Une de nos craintes les plus enracinées est que l’on puisse dire que nous sommes « différents ».
Cette crainte nous a fait avancer sur la voie du conformisme, a mis sur nos âmes l’empreinte de « l’homme-appartenant-à-une-organisation » ; elle nous a volé notre individualité et notre activité constructive. Elle a envahi non seulement notre vie séculière mais notre vie religieuse également.
Il n’est pas facile de se désolidariser de la « pensée collective ». Nous sommes influencés par la publicité qui affecte notre manière de voter, le choix de la nourriture que nous mangeons, de la voiture que nous conduisons, de l’essence que nous consommons et des croyances religieuses que nous adoptons.
Il est terrifiant de constater comment les foules peuvent être poussées à croire à peu près n’importe quoi, de vrai ou de faux, pour autant que ce qu’on leur offre soit présenté d’une manière conforme à leurs habitudes d’information. Il y a quelques années par exemple, un acteur avait provoqué une petite révolution dans l’industrie des vins en commandant, dans l’un de ses rôles, du champagne rose. Immédiatement, les restaurants furent assaillis de commandes pour ce breuvage extraordinaire. Dans le monde entier, les vedettes de cinéma et de télévision régissent les lois de la mode, de la conduite, de la langue et même de la tenue morale. Les salles de bain luxueuses, les téléphones fantaisie et les stores vénitiens furent inspirés par Hollywood et firent leur apparition dans une quantité innombrable de maisons particulières. Ces exemples ne sont que les symptômes superficiels du pouvoir de suggestion que possède Hollywood. Le cinéma et la télévision, avec une égale aisance, dirigent et modifient la pensée des gens en matière de politique, de moralité et de problèmes sociaux de grande importance. Dans la pénombre d’un salon ou d’une salle de spectacle, les conditions psychologiques sont parfaites pour insinuer des idées à l’esprit des gens qui sont assis confortablement et qui prêtent toute leur attention aux images qui défilent devant eux. Des tests nombreux, effectués sur des écoliers et des étudiants d’université, ont prouvé qu’un film ou qu’un programme de télévision peut agir comme un lavage de cerveau.
Nous vivons au sein d’une génération dont les esprits ont été préparés pour le grand mensonge. Dans la seconde épître de Paul aux Thessaloniciens, la Bible parle de la venue du grand Antichrist : « L’apparition de cet impie se fera, par la puissance de Satan, avec toutes sortes de miracles, de signes et de prodiges mensongers, et avec toutes les séductions de l’iniquité pour ceux qui périssent. » (2 Thessaloniciens 2.9, 10.) Le cinéma, la radio, les romans sensuels et les journaux bon marché contribuent tous à rendre les masses incapables de penser d’une manière individuelle et réelle. La capitulation de la discipline dans la famille et l’abondance des distractions et des informations déversant chaque jour du poison dans notre vie sont parmi les causes qui préparent les esprits à accepter n’importe quoi sauf la vérité et qui les prédisposent à croire des mensonges et même Le Mensonge.
La « pensée collective » a démodé et anéanti toute action individuelle. Sommes-nous en train de devenir une civilisation de robots poussés à agir par la masse, pressurés par le conformisme et dirigés par des manœuvres politiques ? Notre esprit est-il devenu semblable à un grand magasin où nous allons puiser des idées toutes faites sur la foi, la politique et la manière de vivre ? L’étudiant devient un numéro sur une carte perforée, il devient partie d’une statistique. Les relations personnelles qui existaient entre professeurs et étudiants ont disparu. L’étudiant n’est plus maintenant qu’un numéro dans la « masse ».
En recherchant un remède aux causes qui produisent cette psychose, nous devrions nous souvenir des paroles de Bernard Iddings Bell : « Toutes les difficultés humaines ne vont pas être résolues en rafistolant les symptômes : nos ennuis ne sont pas de simples ennuis ménagers. C’est tout le système qui ne fonctionne pas. » Dans les moments difficiles nous devrions écouter la voix de Dieu et être conscients des efforts qu’Il fait pour rendre notre pensée conforme à la sienne. Bien souvent nous ne savons pas discerner la raison d’être d’une catastrophe nationale. Charles C. West a dit : « Nous demandons de l’aide à Dieu quand les fondations sur lesquelles nous nous reposons sont ébranlées, et nous apprenons alors que c’est Dieu qui les ébranle. »
Dieu nous parle individuellement et collectivement. Nous n’avons pas été faits pour le vide ni pour l’ennui. Nous n’avons pas été créés pour croupir dans la peur. Notre anxiété, notre angoisse mentale et notre inquiétude tendent toutes à s’élever pour trouver un but et un accomplissement. Il y a des signes dans le ciel : ils présagent d’une vie meilleure, d’un chemin meilleur, d’un jour meilleur.
Vous et moi avons été créés pour quelque chose de beau et de grand. La Bible dit, en parlant de l’homme : « Tu l’as fait de peu inférieur à Dieu, et tu l’as couronné de gloire et de magnificence. Tu lui as donné la domination sur les œuvres de tes mains, tu as tout mis sous ses pieds. » (Psaume 8.6-7.)
C’est Jésus-Christ qui donne dignité et grandeur à l’individu. Il a dit : « Que sert-il à un homme de gagner tout le monde, s’il perd son âme ? » (Marc 8.36.) Christ a enseigné qu’aux yeux de Dieu, une âme valait le monde entier ! Aux yeux de Dieu, l’individu a une valeur suprême. Quand Christ appelle un homme à le suivre, Il le « sort » du « groupe ». Christ peut combler les vides, Il peut restaurer notre identité personnelle. Il peut devenir la Vérité pour notre génération.
Où pouvons-nous trouver Christ ? Où pouvons-nous trouver cette nouvelle vie ? Comment pouvons-nous devenir les hommes et les femmes que Dieu voulait que nous soyons ?