La dernière chevauchée

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LE CHEVAL BLANC ET SON CAVALIER
1ère partie

Le cavalier séducteur

Ceci est une image que Jean eut en vision quelque part au-dessus de Patmos, image qui touchait le trône même de la majesté divine. L’Agneau s’apprête à ouvrir le livre de Dieu. Les quatre créatures se prosternent en silence. Les vingt-quatre vieillards tremblent d’avance. Le chœur des milliers de milliers d’anges cesse de chanter et se tient sur la pointe des pieds dans l’attente de ce qui va arriver. Alors, comme le dit Jean, témoin oculaire, dans l’Apocalypse : « L’Agneau ouvrit le premier des sept sceaux ».

La suite des événements est dès lors tout à fait prévisible : une page d’écriture devrait être détachée du rouleau de parchemin de peau, Jean, les créatures vivantes ainsi que les vieillards devraient s’assembler tous autour afin de lire cette page. Mais ce n’est pas un livre commun ! C’est un livre illustré et inspiré de Dieu, les images dont les pages surgissent avec expression pour exprimer leur vision de manière fulgurante. Apparemment peu de temps s’écoule entre le moment où l’Agneau ouvre le sceau et celui où les quatre cavaliers sautent en selle. A ce moment précis, ils attendent l’ordre de Dieu comme des chevaux de course derrière leur barrière prêts à s’élancer. Les quatre cavaliers ne peuvent décider d’eux-mêmes du moment de leur chevauchée à cause du contrôle souverain de Dieu ; ils attendent son ordre pour commencer leur parcours. Durant cette pose, tandis que les cavaliers attendent l’ordre, nous apprenons plusieurs grandes leçons au sujet de ces jugements.

Premièrement, la Bible dit que le jugement des cavaliers est soumis à certaines conditions. Alors que j’écrivais ce livre, j’ai spéculé à plusieurs reprises sur une question fondamentale ayant trait à ces jugements. La voici : les jugements prévus par Jean sont-ils inévitables ? se produiront-ils de manière catégorique ou y a-t-il une possibilité de les retarder d’une manière ou d’une autre ou même d’empêcher qu’ils aient lieu ? En d’autres termes, sont-ils inconditionnels, auront-ils lieu d’une manière inéluctable en dépit de tout événement ou sont-ils inconditionnels, susceptibles d’être empêchés dans certaines conditions telles que la repentance et la foi ?

Ce n’est pas une question facile à traiter et je suis conscient qu’elle peut être source de polémique chez ceux qui étudient la Bible. Néanmoins, après ample réflexion, j’en suis venu à la conclusion que les deux solutions sont possibles. Dans quelques temps futurs, à un moment inconnu de nous, viendra finalement le martèlement des terribles sabots des quatre cavaliers avec un fracas jusqu’alors inégalé sur la scène de l’histoire des hommes, amenant dans leur sillage la tromperie, la guerre, la faim et la mort avec une ampleur dépassant toute imagination. Dieu utilisera ces quatre cavaliers pour dresser un acte impressionnant de jugements sur la terre et, tel un immense raz-de-marée, rien ne pourra l’en empêcher. La Bible nous dit qu’un jour le jugement viendra inévitablement. « Car il a fixé un jour où il jugera le monde selon la justice, par l’homme qu’il a désigné ».

Cependant, jusqu’à ce que vienne ce moment choisi par Dieu, il y aura de multiples occasions où Dieu retardera ou empêchera apparemment son jugement pour un certain temps parce que les hommes se seront repentis ou tournés vers lui dans un acte de foi et d’obéissance. Le bruit de sabots des quatre cavaliers a retenti maintes fois au travers des siècles dans les pages de l’histoire : le mensonge, la guerre, la faim et la mort ont hanté la race humaine à des degrés divers depuis le jour où Adam et Eve ont choisi de se rebeller contre Dieu. Dans les moments où ces coups de sabots ont martelé bruyamment, porteurs de souffrance et de mort sur une échelle considérable, dans les moments où ils ont été beaucoup plus atténués : quelle explication pouvons-nous donner à tout cela ? Je crois que l’explication vient de ce que Dieu à des moments particuliers, retarde ses jugements, éventuellement jusqu’à plusieurs générations parce que bon nombre d’hommes ont été sensibles à son message de mise en garde et se sont tournés vers lui par la repentance et la foi.

Nous en voyons un exemple particulièrement probant lors de la conduite de Dieu avec les gens de l’ancienne capitale assyrienne, Ninive, C’était un peuple en proie au mal, païen, qui adorait des idoles et luttait souvent contre le peuple de Dieu. Dieu envoya le prophète Jonas à Ninive afin de lui faire connaître l’imminence de son jugement : « Lève-toi, va à Ninive, la grande ville, et proclames-y la publication que je t’ordonne !… Encore quarante jours et Ninive sera détruite ! ». Mais lorsque le roi de Ninive eut entendu l’avertissement de Jonas, il se repentit et ordonna à la population entière de faire de même. Ceci eut pour conséquence d’empêcher le jugement de Dieu. Ce n’est que plus tard que le jugement de Dieu tomba finalement sur Ninive alors que le mal prenait de l’ampleur et que le peuple ne se repentait pas. Il est fréquent de voir Dieu agir de cette manière. Un jour viendra où le jugement de Dieu touchera à son terme, irrévocablement, mais jusqu’à ce qu’il soit prononcé, il se peut que la main de Dieu s’abstienne un temps de juger, lorsque nous nous repentons, de même que le premier cheval marque un temps avant d’être lâché plein de fougue dans le monde.

Comme nous allons toujours plus profondément dans notre étude des quatre cavaliers et de leurs jugements, nous ne devons pas, par conséquent, avoir une attitude distante ou ne rien faire pour combattre le mal, sous prétexte qu’ils viendront un jour sur la terre au summum de leur force pour l’acte final. Oui, le jugement dernier de Dieu est inévitable, mais lui seul en connaît la date et avant celle-ci, nous nous devons de tirer leçon des quatre cavaliers et d’agir de telle façon que Dieu puisse se réjouir d’avoir à retarder son jugement et ainsi donner plus de temps au monde pour entendre plus sa parole et se tourner vers lui.

Bien qu’imparfaite, je vous donnerai une illustration à l’appui : Nous savons que personne ne peut échapper à la mort. Mais lorsque nous tombons malade, nous ne disons pas : « oh ! de toute façon, je mourrai bien un jour, donc je ne vois pas un grand intérêt à m’occuper de ma maladie ». Non ! Nous cherchons la meilleure aide médicale possible, parce que nous espérons guérir de notre maladie et vivre encore de nombreuses années. Le jugement dernier de Dieu sur le monde est de la même manière inévitable. Mais au moment où nous entendrons approcher le bruit des sabots des quatre cavaliers, Dieu fera en sorte que nous soyons attentifs à leur avertissement et que nous nous repentions avant qu’il ne soit trop tard.

Dans sa grâce, Dieu se réjouira de détourner son jugement pour un moment comme il l’a fait dans le passé.

Sont-ils encore loin, les cavaliers, en ce moment-même ? Je ne le sais pas ! Tout ce que je peux dire avec certitude, c’est que tous les signes convergent vers le même fait : le bruit des sabots des quatre cavaliers approche, leur piétinement s’amplifiant chaque jour davantage. C’est la raison pour laquelle mon livre pourrait s’intituler : « L’approche du martèlement des sabots », parce que chaque heure qui passe vient confirmer les signes précurseurs du jugement de Dieu.

Deuxièmement, nous comprenons que le jugement des quatre cavaliers peut être salutaire. Le jugement de Dieu est en quelque sorte semblable à la douleur dans nos corps physiques. En lisant cela, certains d’entre vous peuvent réaliser qu’un jour ils ont ressenti une douleur anodine à un endroit quelconque de leur corps. Peut-être l’aviez-vous ignorée tout au début mais alors que le temps s’écoulait, elle devenait de plus en plus forte à tel point que vous ne pouviez plus la supporter. Vous vous êtes rendu compte que la seule chose sensée que vous aviez à faire était d’aller consulter un médecin, afin de déceler la cause de votre douleur. Pour quelques-uns d’entre vous le diagnostic du médecin a révélé la naissance d’un cancer mortel, gagnant petit à petit tout votre corps. La chirurgie seule pouvait vous en débarrasser, mais ce n’est qu’après l’opération que vous avez retrouvé la santé et qu’à nouveau vous vous êtes senti bien. La douleur était comme l’alarme retentissant dans la nuit, voulant vous avertir de l’imminence du désastre. Le but de cette douleur était préventif, savoir vous faire connaître que quelque chose n’allait pas, afin de vous faire prendre les mesures nécessaires pour aller à l’encontre de ce problème naissant.

De même, c’est à dessein que les jugements de Dieu sont préventifs. Ils sont là pour nous rappeler vivement notre besoin de Dieu ainsi que son exigence de suivre ses principes dans la vie. Dieu peut utiliser des jugements ainsi que des difficultés (même si ces jugements ne nous concernent pas directement) pour nous enseigner et parfaire notre être pour sa gloire : « Mon fils, ne méprise pas le châtiment du Seigneur, et ne perd pas courage lorsqu’il te reprend ; car le Seigneur châtie celui qu’il aime… Il est vrai que tout châtiment semble d’abord un sujet de tristesse, et non de joie ; mais il produit plus tard pour ceux qui ont été ainsi éprouvés, un fruit paisible de justice ».

Les quatre cavaliers de l’Apocalypse mettent inévitablement en relief les problèmes moraux et spirituels profonds qui affectent notre vie. Que Dieu puisse utiliser leur avertissement afin que nous puissions traiter ces problèmes et nous tourner vers lui ; lui seul qui peut nous apporter le pardon et la force du Saint-Esprit Pour que nous vivions une vie nouvelle.

Chacun des quatre cavaliers a sa spécificité et porte son ordre du jour particulier. Les chapitres prochains nous permettront de regarder de près ces cavaliers afin de comprendre ce que Dieu dit à chacun de nous par leur intermédiaire. De tous temps, des précurseurs de ces cavaliers ont paru, chevauchant sur la terre. Ils avaient un ordre du jour précis pour ces églises du premier siècle en Asie. Aujourd’hui, le programme qu’ils ont pour nous est aussi très précis.

Ils nous indiquent le chemin. Nous devons oser regarder dans la direction qu’ils nous montrent, car ils chevauchent en messager de Dieu pour ces deux dernières décennies du 20ème siècle afin de nous amener aux problèmes réels de notre temps. C’est à nous d’avoir le courage de résoudre ces problèmes. Nous ne pouvons plus les ignorer. Le jugement dernier n’est plus si loin désormais !

Quelque part au-dessus de Patmos, le sceau fut ouvert. Les quatre cavaliers étaient prêts à enfourcher leur coursier. Alors Jean entendit le cri d’impatience de l’un des quatre vivants, créé pour servir Dieu auprès de son trône de puissance : « Viens ! ». Jean a-t-il sursauté de terreur et fait demi-tour en chancelant alors que, devant lui, arrivait à vive allure un cheval blanc géant ? Le cavalier a-t-il ramené cette bête au pas ? N’était-il qu’une image fugace, piaffant de toutes ses forces, martelant impatiemment le sol de ses sabots, faisant résonner les pavés ? Jean regardait-il, émerveillé, le grand arc que tenait le cavalier ? Et à ce moment précis, un des êtres vivants au service de Dieu a-t-il déposé la couronne de victoire sur la tête du cavalier ? Le texte mentionne qu’« une couronne lui fut donnée ». Puis aussi soudainement qu’il était apparu, le cavalier donna un coup de talon au flanc splendide et palpitant de l’étalon blanc et partit vers la terre au galop « tel un conquérant assoiffé de conquête ».

Jean dut sans doute avoir une vision très claire de la scène. Peut-être avait-il déjà observé les armées conquérantes de Rome entrer dans Jérusalem avec, en tête, un centurion victorieux chevauchant un cheval blanc fringuant, à la main un arc en signe de victoire et de puissance. Peut-être est-ce même un subtil flash-back historique évoquant un événement de l’occupation romaine peu avant l’exil de Jean à Patmos. Les Romains craignaient leurs voisins Parthes qui menaçaient les lointaines frontières orientales de l’Empire. Les Parthes montaient de rapides chevaux blancs, maniaient arcs et flèches avec une dextérité mortelle. En 62 avant Jésus-Christ, les Parthes anéantirent une importante armée romaine, contrainte de se rendre au roi parthe Vologases. Les Parthes étaient, semble-t-il, de si brillants archers qu’il leur était possible, sur leur cheval au galop, l’arc à la hauteur de la taille de transpercer un ennemi, lui-même à cheval, au galop, sur le champ de bataille. William Barclay nous rappelle la vieille expression anglaise, « a Parthian shot », « un coup de Parthes », le «coup final, destructeur et fatal ».

Quel est donc ce cavalier au cheval blanc ? Serait-ce le Christ, comme on l’a suggéré ? Depuis des siècles, l’identité de ce cavalier est l’objet de discussions animées chez les savants et commentateurs bibliques. Vous noterez sa couronne de victoire et l’arc destructeur dans sa main. Dans l’Apocalypse, au chapitre 19, l’arc destructeur dans sa main. Dans l’Apocalypse, au chapitre 19, Christ est représenté sur un cheval blanc portant de nombreuses couronnes, de quoi conclure que le cavalier au cheval blanc du chapitre 6 du même livre était le Christ lui-même.

Néanmoins, après une étude plus poussée, je n’en suis pas convaincu. En grec, la couronne du premier de nos quatre cavaliers est « stephanos », couronne de victoire, portée par un conquérant. Par contre, les couronnes portées par le Christ portent le nom de « diadema », couronnes de la royauté. En outre, malgré la ressemblance du cavalier avec le Christ, l’apparence est, en réalité, trompeuse, car un examen plus approfondi nous révèle sa véritable nature. C’est un « conquérant, avide de conquêtes » prêt à piétiner tout obstacle à sa course acharnée vers la puissance.

Quel est donc le cavalier sur le cheval blanc ? Ce n’est pas le Christ, mais un séducteur qui chercher à captiver les cœurs et les âmes des hommes et des femmes. C’est celui qui désire être reconnu comme Seigneur, supplantant le Christ véritable !

Nous devrions toujours nous souvenir d’une des accusations principales de la Bible eu égard à Satan : c’est le menteur, séducteur, résolument opposé à la vérité de Dieu. Jésus a dit de lui : « Il a été meurtrier dès le commencement et il ne se tient pas dans la vérité parce qu’il n’y a pas de vérité en lui. Lorsqu’il profère le mensonge, il parle de son propre fonds, car il est menteur et le père du mensonge ». Jean nous parle du dernier jugement de Dieu en ces termes : « Le diable. les séduisait ».

Ce cavalier séducteur est à l’œuvre dans le monde depuis l’aube de l’humanité. Il sévissait déjà dans le jardin d’Eden lorsque Satan s’approcha d’Adam et d’Eve et que, par son pouvoir diabolique de séduction, il les a convaincus d’ignorer le commandement formel de Dieu et d’y désobéir. Le résultat de cette action fut pour l’humanité, la déchéance de sa gloire sans tache ; ce qui fut source de désespoir et de mort.

Adam et Eve, premiers êtres humains, ont été créés dans l’amour du Père, libres d’obéir à leur Créateur ou de le défier. L’obéissance leur aurait apporté de vivre éternellement. La rébellion leur apporta la ruine et la mort. Dès le commencement, l’homme a découvert que le monde est une zone de guerre enflammée. Une bataille fait rage à l’échelle mondiale entre les forces de Dieu et de Satan, entre la lumière et les ténèbres, entre le bien et le mal. Chaque homme, femme, garçon ou fille qui a vécu, vit ou vivra, est pris dans cette croisée brûlante. D’un pas triomphateur, le mal s’avance dans le monde cherchant à dominer et à détruire la création de Dieu. Parallèlement, notre Créateur dans son amour et sa miséricorde travaille à sauver ce qu’il a créé. Le Jardin d’Eden était la « première manche » de cette bataille. Les choses ont évolué, se dégradant, d’où l’expression du Dr Arno C. Gaebelein : « le conflit des époques ». Un jour viendra où Satan et ses œuvres seront complètement détruits et où le Christ sera victorieux, mais jusqu’à maintenant, la bataille fait toujours rage.

Juste après la désobéissance d’Adam et d’Eve, Dieu était sur les lieux pour condamner le mal et promettre la rédemption à ses enfants des conséquences du mal.

Imaginez la scène lorsque Moïse rapporte les événements dans le livre de la Genèse. Adam et Eve avaient désobéi à Dieu. Ils auraient à payer le prix de leur désobéissance. Mais de même que Dieu, par son jugement, les a exilés du jardin, son amour avait déjà prévu un plan de rachat, l’énorme coût était lui-même : la mort de son fils sur la croix.

C’est une des caractéristiques du péché d’affecter toujours quelqu’un d’autre. Les conséquences tragiques de la désobéissance d’Adam et Eve, ébauchées dans le jardin d’Eden, les ont sans cesse poursuivis. Nous avons bien vite le récit de Caïn, qui par jalousie, tua son frère Abel.

Caïn, envieux d’Abel, entendit la voix de Dieu : « Pourquoi es-tu irrité ?… certainement, si tu agis bien, tu relèveras ton visage et si tu agis mal, le péché couche à ta porte, et ses désirs se portent vers toi : mais, toi, domine sur lui ». A ce moment précis, Abel a-t-il entendu la dernière chevauchée ? tout ce que nous savons, c’est que le mal a gagné la bataille. Et alors que Caïn avait encore sur les mains le sang d’Abel, Dieu dit : « Qu’’as-tu fait ? La voix du sang de ton frère crie de la terre jusqu’à moi ». Une fois encore, Dieu condamna cet acte de haine ! Une fois encore, Dieu manifesta sa miséricorde pour sauver celui qui agissait mal et une fois encore, le séducteur put s’enfuir avec un triomphe provisoire, laissant Caïn marqué par son péché jusqu’à la fin de sa vie.

Pendant l’exode des Israélites fuyant l’Egypte et l’esclavage, le séducteur, encore lui, œuvrait parmi eux, les persuadant qu’un veau d’or les sauverait ou qu’ils devraient retourner vers la bonne chère d’Egypte. Le séducteur rôdait dans le désert du Sinaï et répandait ses mensonges au sein des enfants d’Israël afin de les faire douter des promesses de Dieu, les dissuadant d’entrer dans la Terre Promise, les jetant dans les griffes des ennemis de Dieu. Oui, il traîna à leurs côtés assez longtemps pour les narguer alors que les os de ceux qui avaient défié Dieu et ses commandements blanchissaient au soleil de plomb du désert. Il s’écarta une fois encore, car le mal ne peut indéfiniment entraver la volonté de Dieu. Au moyen de la nuée et de la colonne de feu, Dieu a de nouveau appelé les fidèles à reprendre le chemin du pays promis.

Devant et derrière, la bataille fit rage : d’une part, Dieu qui encourageait les hommes à le suivre, pour leur sécurité et leur paix et d’autre part le mal qui, sur son cheval blanc, avançait son dard au dehors et au dedans des rangs, attirant l’insouciant dans une embuscade, séduisant, mentant, trompant et apportant la mort à ceux qui le suivaient. Le cavalier séducteur a chevauché jusqu’à Samson, le juge hébreu à la force herculéenne, et l’a subtilement séduit par les bras de Dalilah. C’est le même cavalier séducteur qui alla promettre à David, roi d’Israël, un bonheur suprême en faisant tuer le mari de Bathshéba. Puis le sceptre de David fut rompu par une épée qui ne s’éloignera plus. Le cavalier séducteur a chevauché jusqu’à Judas lui promettant la puissance par la trahison du Fils unique de Dieu, mais Judas a vite découvert qu’il se mettait lui-même la corde autour du cou. Par cet acte, il allait tout droit en enfer ! Le cavalier séducteur agit dans nos vies aujourd’hui comme autrefois au cours de l’histoire. En ce moment même, dans les rues de notre monde troublé, on peut entendre toujours plus fort le martèlement des sabots du cheval blanc. Il nous promet tout ce que nous voulons, à condition de désobéir à Dieu, et de le suivre dans la procession tragique des captifs marchant inexorablement vers leur destin. Nous devons faire de notre mieux avec l’aide de Dieu pour résister à ses supercheries séduisantes. Pierre nous a avertis : « Soyez sobres, veillez. Votre adversaire, le diable, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui il dévorera. Résistez-lui avec une foi ferme ».

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