« … le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bienveillance, la bonté, la fidélité, la douceur et la maîtrise de soi ; la loi n’est pas contre ces choses. Ceux qui sont à Jésus-Christ ont fait mourir leur nature humaine avec ses passions et ses désirs. Si nous vivons par l’Esprit, marchons aussi selon l’Esprit. Ne cherchons pas une vaine gloire, en nous provoquant les uns les autres, en nous portant envie les uns aux autres. »1
L’apôtre Paul a dit : « Pour ce qui concerne les dons spirituels, je ne veux pas, frères, que vous soyez dans l’ignorance. »2 Il est impossible de comprendre la Bible, la structure de l’Eglise ou la vie chrétienne sans connaître la personne et l’œuvre du Saint-Esprit.
La Bible nous enseigne que Dieu est un, mais qu’il se manifeste à nous en trois personnes : Dieu le Père, Dieu le Fils et Dieu le Saint-Esprit. Ne me demandez pas d’expliquer cela — je ne le peux pas. Il ne m’est pas possible de vous expliquer la Sainte Trinité, je l’accepte par la foi. Dieu le Père, Dieu le Fils et Dieu le Saint-Esprit sont égaux à tous égards.
La Bible nous dit que le Saint-Esprit est égal au Père et au Fils ; elle nous dit également que le Saint-Esprit est une personne. Il n’est pas une chose, une force ou une simple influence, il est une personne puissante : le Saint-Esprit de Dieu.
La Bible nous apprend qu’il est omnipotent — c’est-à-dire qu’il est tout-puissant — qu’il est omniprésent — il est partout au même moment — et qu’il est omniscient — donc, qu’il connaît toute chose. Il sait tout ce que vous faites, il vous observe. « Ne vend-on pas cinq moineaux pour deux sous ? Cependant, pas un d’eux n’est oublié devant Dieu. »3 Si Dieu veille ainsi sur les moineaux, combien plus veille-t-il sur vous à chaque instant !
3 Luc 12.6.
Il connaît les mensonges que vous dites. Il voit les pensées et les intentions de votre cœur. Il sonde votre esprit et vos désirs. Tout cela, il le voit, il connaît toute chose. La Bible dit qu’il écrit dans un livre tout ce que vous faites et qu’il le révélera au jour du jugement de Dieu.
La Bible dit que le Saint-Esprit est éternel et qu’il est saint. Il est mentionné une centaine de fois dans le Nouveau Testament comme l’Esprit de parfaite sainteté, de parfaite pureté et d’absolue justice.
La Bible nous parle aussi de l’œuvre du Saint-Esprit. Que fait-il ? Les Saintes Ecritures déclarent qu’il convainc l’homme de péché. « Quand il sera venu, il convaincra le monde en ce qui concerne le péché, la justice et le jugement. »4 C’est la raison pour laquelle vous devez reconnaître que vous êtes pécheur avant de pouvoir venir à Christ. Vous devez renoncer à vos péchés, et c’est le Saint-Esprit qui vous en convainc. Il vous met mal à l’aise, il tourmente de remords votre conscience. Il vous fait reconnaître et admettre que vous êtes pécheur, puis il vous donne la force et la capacité de vous détourner du mal.
4 Jean 16.8.
Personne ne peut par soi-même se détourner de ses péchés : personne n’a la force — ni la volonté — d’abandonner le mal, car c’est le péché qui nous domine. Le Saint-Esprit vient et nous convainc : il travaille notre conscience, notre cœur et notre esprit. J’ai connu des hommes qui, étant venus dans nos réunions, étaient partis en brandissant le poing contre nous, mais ils sont toujours revenus, car c’était le Saint-Esprit qui leur parlait, or il n’est pas possible de venir à Christ à moins que le Saint-Esprit n’en donne la conviction.
La Bible dit ensuite que quand il vous a convaincu de péché et que vous avez accepté de vous donner à Christ, il vous communique une vie nouvelle. C’est le travail du Saint-Esprit: au moment où vous recevez Jésus-Christ comme Sauveur, l’Esprit de Dieu vient en vous et vous régénère.
La Bible dit encore que vous êtes mort dans vos péchés et dans vos transgressions. Cela ne veut pas dire que votre corps soit mort, votre corps est parfaitement normal, parfaitement vivant, mais votre esprit — votre véritable personne — qui est destiné à exister pour toujours, est mort aux yeux de Dieu. C’est ce qu’on appelle la mort spirituelle. Au moment où vous venez à Christ — où vous venez à Dieu — le Saint-Esprit apporte la vie de Dieu en vous et vous commencez à Vivre avec un grand V. Cette vie vous donne de l’élan, la joie dans votre âme et la paix dans votre cœur. La vie prend une tout autre dimension, elle prend une autre direction, car l’Esprit de Dieu vous a communiqué la vie même de Dieu, et Dieu est éternel — ce qui revient à dire que vous vivrez éternellement.
La Bible nous dit que l’Esprit de Dieu produit le fruit de l’Esprit. « Le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la fidélité, la douceur, la maîtrise de soi. »5 Ces neuf choses, ces neuf « fruits » doivent caractériser la vie de chaque enfant de Dieu. Nous devons être remplis d’amour, nous devons avoir la joie, la paix, la patience — ou l’endurance — nous devons être aimables et polis, pleins de bonté, nous devons être fidèles et doux et savoir nous contrôler. Trouvons-nous cela aujourd’hui ? Chez beaucoup de ceux qui se disent chrétiens, nous trouvons plutôt le contraire.
Chaque homme, avant de venir à Christ, est dominé par sa propre nature — le vieil homme que l’on appelle la nature humaine, le monde ou le Diable. Votre « ego » vous domine. Au moment où vous recevez Christ comme Sauveur, ce « moi » égoïste est mis de côté et Christ prend possession de votre vie, et c’est l’Esprit de Dieu qui la dirige. Cependant, votre moi existe encore — parfois caché et tranquille, mais il est là, attendant l’occasion d’attaquer la citadelle de votre âme et d’en reprendre possession.
Vous avez la force, la volonté et le choix, en tant que chrétien, de céder soit à la nature humaine, et de vivre une vie charnelle, soit à l’Esprit, et de vivre une vie spirituelle. Comme chrétien — si vous en êtes un — quelle vie vivez-vous ? Vivez-vous sur le plan humain, une vie charnelle, lisant peu votre Bible et priant peu ? Peut-être allez-vous à l’église, mais vous ne marchez pas journellement avec Dieu, vous n’avez pas de communion avec Christ ; vous n’avez pas la joie et la vitalité qu’un chrétien devrait avoir. Votre vie est une suite de victoires et d’échecs. Dieu ne veut pas qu’il en soit ainsi : il veut que la vie chrétienne soit vécue en tout temps au plus haut niveau possible et qu’elle porte le fruit de l’Esprit.
Il ne m’est pas possible par moi-même de porter le fruit de l’Esprit. Le fruit de l’Esprit, c’est l’amour. Je ne puis aimer, je ne puis avoir la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la fidélité, la douceur et la maîtrise de soi. Je n’en ai pas la force. Mais le Saint-Esprit qui vient habiter mon cœur au moment où je reçois Christ est celui qui me donne la force d’aimer. Il me donne la joie, la paix et la patience. Il porte du fruit dans ma vie.
Mais vous dites peut-être : « Je suis chrétien. » L’êtes-vous vraiment? Quelle sorte de fruit portez-vous ? Votre vie est-elle immorale et idolâtre ? C’est-à-dire, consacrez-vous moins de temps à Dieu qu’aux autres choses ? Y a-t-il de la haine en vous, de la colère, de la rancune, de l’inconduite ? Y a-t-il de l’envie et de la jalousie ? Est-ce cela qui remplit votre vie ? Vous prétendez être chrétien, un enfant de Dieu ? Quel est le fruit que vous portez ? Quelqu’un demanda un jour à George Whitefield si un homme qu’il venait de rencontrer était chrétien. « Je ne sais pas, répondit-il, je n’ai jamais parlé à sa femme. »
Quelle sorte de fruit produisez-vous ? Portez-vous le fruit de la nature humaine ou le fruit de l’Esprit ? « Je ne suis pas un assassin », dites-vous. Vraiment ? Jésus a dit que si nous avons de la haine dans notre cœur pour un autre homme, nous commettons un crime. Si vous ne pardonnez pas, si vous gardez rancune ou si vous êtes continuellement jaloux de quelqu’un, vous cultivez en vous l’esprit de rivalité. C’est l’œuvre — le fruit — de la nature humaine. Dieu a dit que ceux qui sont coupables de telles choses n’hériteront pas du Royaume de Dieu. Si vous êtes coupable de péché contre Dieu, assurez-vous que ce péché soit effacé par le sang de Christ.
Parlons maintenant du fruit de l’Esprit. Le premier est l’amour. Ce fruit est le plus important de tous, car quand l’amour existe tout le reste suit. Tous les autres fruits se retrouvent dans le mot « amour ». En grec, il y a trois mots pour exprimer l’amour. Il est regrettable que nous n’ayons en français qu’un seul mot, car, de ce fait, il doit s’appliquer à trop de choses différentes. Il s’emploie pour l’amour pur d’un homme et de sa femme, et c’est le même mot que nous employons pour l’amour impur, l’amour sensuel. Le premier mot grec est « eros » ou amour sensuel. Le second, « philia », exprime l’amour que se portent des amis ou un couple. Le troisième, « agape », ne s’emploie que pour décrire un amour surnaturel, l’amour de Dieu pour nous.
Penchez-vous un instant sur l’amour de Dieu. La Bible nous dit que « Dieu est amour ».6 Vous et moi, nous étions des pécheurs, nous étions étrangers à Dieu, nous étions ses ennemis, Car nous nous sommes révoltés contre lui. Nous méritions donc l’enfer, mais, en dépit du fait que nous ayons résisté à Dieu, que nous ayons péché contre lui et que nous soyons ses ennemis — en dépit de cela, la Bible nous dit que Dieu nous aime d’un amour éternel et qu’il a accepté de donner son Fils pour qu’il meure sur la croix pour nos péchés. Quand je vois Jésus-Christ mourir sur la croix, quand je vois les clous dans ses mains et dans ses pieds, quand je vois l’épée perçant son côté et la couronne d’épines sur son front, quand je vois Christ souffrir et mourir ainsi, je vois l’amour de Dieu manifesté pour nous.
6 1 Jean 4.16.
Si Christ était mort pour des amis, ce serait déjà extraordinaire, mais il est mort pour des ennemis, car c’est ce que nous sommes par nature envers Dieu : nous avons péché et nous nous sommes révoltés contre lui. Mais, malgré cela, il a envoyé son Fils pour se charger de notre responsabilité, subir notre enfer et tout ce que nous méritons. Il est mort sur la croix, voilà l’amour de Dieu, « agape » ou amour surnaturel. La Bible nous enseigne qu’au moment où vous donnez votre vie à Christ, Dieu répand dans vos cœurs ce même amour « agape ».
Personne ne peut aimer de cette manière, à moins de venir vraiment à Christ, à moins que le Saint-Esprit ne dirige sa vie. Nous n’avons pas la force d’aimer. C’est la raison pour laquelle nous avons tant de problèmes dans le monde. Nous avons bien des lois — nous en avons besoin — mais nous continuerons à vivre dans une atmosphère de guerre froide tant que nous n’aurons pas l’amour de Dieu dans nos cœurs. C’est pourquoi il nous faut un renouveau spirituel. Aux hommes qui se tournent vers lui, Dieu donne son amour « agape » ; alors, ils peuvent aimer leurs voisins, quelle que soit la couleur de leur peau et quels qu’ils soient : c’est de cet amour que Dieu nous fait don, et il est produit dans nos cœurs par le Saint-Esprit qui y vit.
Un chrétien doit aimer les autres chrétiens. « A cela tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres. »7 Avons-nous de l’amour les uns pour les autres ? Savez-vous ce que l’apôtre Paul dit à ce sujet ? Il dit : « Quand je parlerais les langues des hommes et des anges… » Parler les langues des anges ! Etre le plus grand orateur de l’univers ! Parler de nombreuses langues avec l’éloquence des plus grands orateurs de tous les temps ! Et pourtant Paul dit : « … si je n’ai pas l’amour » — cet amour « agape », cet amour divin que seul Dieu peut donner — « je suis un airain qui résonne ou une cymbale qui retentit. »8
7 Jean 13.35.
Supposons que je comprenne toute la Bible, que j’aie le don de la prédication et le don de prophétie. Paul dirait que si je n’ai pas l’amour « cela ne me sert à rien ». Supposons encore que j’aie la science de tous les mystères et toute la connaissance, que je lise ma Bible chaque jour, que je la prenne avec moi partout et que j’aie la foi : si je n’ai pas l’amour, je ne suis rien.
Imaginons que j’aie la foi jusqu’à transporter des montagnes : elle ne serait pourtant rien si je n’ai pas l’amour.
Supposons encore que je donne tout l’argent que j’ai à des œuvres charitables : vous diriez que je suis un grand homme — un vrai chrétien. Mais Paul dit que si je n’ai pas cet amour que Dieu peut donner, je ne suis rien.
Imaginons enfin que je meure sur un bûcher pour ma foi en Christ. Vous diriez que je suis un martyr. Mais une fois encore Paul dit que si je n’ai pas l’amour cela n’est rien. Avez-vous cet amour ? Sans Jésus-Christ dans votre cœur, sans le Saint-Esprit, vous ne pouvez pas l’avoir. Vous ne pouvez le manifester sans la puissance du Saint-Esprit. C’est la raison pour laquelle vous devez recevoir Christ. Quand vous le faites, il vous donne par le Saint-Esprit la puissance et la force de manifester cet amour.
Un autre fruit de l’Esprit : la joie. « Le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie. » Pas moins de soixante-dix fois dans le Nouveau Testament nous sommes exhortés à nous réjouir. « Regardez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles vous pouvez être exposés. »9 L’Ecriture nous dit donc de regarder les tribulations, les épreuves et les soucis comme un sujet de joie. Il y a une grande différence entre le plaisir et la joie chrétienne : le plaisir dépend des circonstances, il exige une bonne santé. La joie chrétienne est tout à fait indépendante des circonstances de la vie.
9 Jacques 1.2.
Lorsque les circonstances nous sont adverses, lorsque ce qui nous rend la vie agréable nous est enlevé, il reste ce miracle de la joie, produit par le Saint-Esprit qui vit en nous. J’ai vu des quantités de personnes malades qui connaissaient Christ : elles possédaient une joie rayonnante, le ciel se reflétait sur leur visage.
Amour, joie, paix… Quelle paix il donne ! Des millions d’hommes donneraient tout ce qu’ils possèdent si par ce moyen ils pouvaient trouver la paix. Ils cherchent une paix intérieure, profonde qui les satisfasse.
Vous cherchez, vous soupirez après cette paix. Vous pensiez la trouver en gagnant beaucoup d’argent, mais vous ne l’avez pas découverte. Vous croyiez l’atteindre en ayant des expériences sexuelles, et vous ne l’avez pas trouvée. Vous l’avez recherchée dans l’alcool, mais en vain. Vous avez pensé qu’en acquérant plus d’instruction et davantage de diplômes vous satisferiez votre aspiration, mais. non, une fois encore, ce n’était pas cela. Vous avez essayé les diverses religions du monde et vous ne l’y avez pas trouvée. Vous avez cherché de mille manières, mais sans résultat. Vous vous êtes échappé de la réalité pour un moment, pour quelques heures, puis vous avez à nouveau ressenti votre fardeau, votre souffrance, la monotonie et le vide de votre vie. Donnez votre vie à Christ et laissez-le vous communiquer « la paix de Dieu qui surpasse toute intelligence »10.
10 Philippiens 4.7.
Quand par un acte de foi vous vous abandonnez complètement à Christ comme Sauveur et Seigneur, il vous donne le Saint-Esprit qui produit le fruit de l’Esprit. Quand le Saint-Esprit est en vous, vous devez le laisser diriger votre vie. Ne vous laissez pas dominer par la nature humaine, mais par l’Esprit de Dieu. Alors seulement le péché ne pourra plus vous diriger et vous tenir en sa puissance. « Celui qui est en vous — c’est-à-dire le Saint-Esprit — est plus grand que celui qui est dans le monde. »11 Je serai alors plus fort que le Diable, plus fort que la chair, plus fort que moi-même et que le péché.
11 1 Jean 4.4.
Mais vous direz peut-être : « Que faut-il faire ? Je crois en Dieu, je crois en Jésus-Christ, je crois la Bible, n’est-ce pas assez ? » Non ! Vous devez recevoir Christ par un acte de foi : vous devez lui donner votre vie entière, votre intelligence et vos sentiments. Votre volonté doit s’incliner devant la sienne. Capitulez, abandonnez, recevez. « A tous ceux qui ont reçu Jésus, à ceux qui croient en son nom, il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu. »12 Donnez-lui votre vie. Que rien ne vous retienne ! Vous ne serez peut-être plus jamais aussi proche du Royaume de Dieu que maintenant.
12 D’après Jean 1.12.