Hommes neufs pour un monde neuf

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HOMMES NOUVEAUX POUR UN JOUR NOUVEAU

MESSAGE DU 10 AVRIL 1970

J’aimerais que nous nous tournions vers l’Évangile de saint Jean au chapitre 3, du verset 1 au verset 7. « Mais il y eut un homme d’entre les pharisiens nommé Nicodème, un chef des Juifs, qui vint, lui auprès de Jésus, de nuit, et lui dit : Rabbi, nous savons que tu es un docteur venu de Dieu car personne ne peut faire ces miracles que tu fais, si Dieu n’est avec lui. Jésus lui répondit : En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu. Nicodème lui dit : Comment un homme peut-il naître quand il est vieux ? Peut-il rentrer dans le sein de sa mère et naître ? Jésus répondit : En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît d’eau et d’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l’Esprit est esprit. Ne t’étonne pas que je t’aie dit : Il faut que vous naissiez de nouveau. »

Aujourd’hui il y a un chant très populaire traduit dans beaucoup de langues. C’est « Voilà le nouveau monde ». Un journal disait l’autre jour à Londres, « Nous assistons à la naissance d’un nouveau monde. » Nous vivons dans un monde en plein bouleversement. Technologiquement, nous avançons rapidement. Si le monde dure encore 20 ans, nous ne le reconnaîtrons plus. Il sera totalement différent en raison des progrès technologiques. Mais le malheur, c’est que la capacité morale de l’homme traîne en arrière. Si ce retard subsiste, l’homme utilisera sa technique pour détruire le monde. Le plus grand besoin du monde aujourd’hui, c’est la transformation de la nature de l’homme. Un grand économiste parlait à Londres récemment. Il a dit : « L’homme doit naître de nouveau ». C’est exactement ce que Jésus a dit : « Vous devez naître de nouveau ». Voilà la grande question : Êtes-vous né de nouveau ?

Il y avait une foule qui suivait Jésus, mais Jésus lit dans le cœur de ces hommes, de ces femmes. Il leur dit : « Vous voulez me servir avec vos lèvres, mais votre cœur est éloigné de moi. » C’est le péché de notre époque, c’est l’hypocrisie. Nous nous appelons chrétiens mais nous ne vivons pas comme des chrétiens. Jésus a parlé à cet homme religieux. C’est avec les gens religieux que Jésus a eu le plus de problèmes. Il n’a jamais eu d’ennuis avec le gouvernement. En fait, son problème était avec les gens religieux. Ils professaient une chose et en faisaient une autre. Et il a dit à Nicodème, l’un d’entre eux, « Tu dois naître de nouveau. »

J’ai entendu parler d’un petit garçon de dix ans, à qui on demanda à l’école d’écrire une rédaction sur la naissance. Il a été trouver sa maman en disant : « Comment est-ce que je suis né ? » « Une cigogne t’a apporté. » « Et toi, maman, comment est-ce que tu es née ? » « Eh bien, c’est aussi une cigogne. » Alors il est allé vers sa grand’mère et lui a demandé : « Grand’maman, comment est-ce que tu es née ? » Elle aussi a répondu : « C’est une cigogne qui m’a apportée. » Voilà comment il a commencé sa rédaction : « Depuis trois générations, il n’y a pas eu de naissance naturelle dans ma famille. » La Bible dit que nous devons passer par deux naissances. Vous êtes né physiquement la première fois, mais la Bible dit que vous devez renaître spirituellement. Vous avez un corps, mais à l’intérieur de votre corps, vous avez un esprit, une âme. Votre corps est né mais quand vous êtes né, votre âme était morte vis-à-vis de Dieu. David a dit, « Je suis né dans le péché, j’ai été engendré dans le péché. » Parce que nous sommes tous infectés par la maladie du péché, et que ce péché tue notre âme, il nous faut naître de nouveau. Nicodème fut très surpris quand Jésus lui a dit cela. Il aurait compris si Jésus l’avait dit à un meurtrier. Vous le comprendriez s’il avait dit cela au brigand sur la croix, ou à la femme surprise en flagrant délit d’adultère. Mais ce n’est pas à eux qu’il l’a dit, mais à un pharisien, un des chefs religieux de son époque. Regardons une minute la vie religieuse de Nicodème. Il jeûnait deux fois par semaine ; il passait deux heures par jour en prière ; il donnait dix pour cent de tous ses revenus à l’œuvre de Dieu ; il était probablement professeur de théologie. Mais Jésus lui a dit : « Toi, tu dois naître de nouveau. » Combien d’entre vous passent deux heures en prière par jour ? Combien jeûnent deux fois par semaine ? Combien donnent dix pour cent de leur revenu total à l’œuvre de Dieu ? N’importe quelle église aurait été contente de compter Nicodème parmi ses membres, en disant, « c’est un des meilleurs de mon église ! » Mais Jésus a dit : « Nicodème, cela ne suffit pas, il faut naître de nouveau. » Qu’est-ce qu’il voulait dire ? Ce mot grec a plusieurs sens. L’un signifie « quelque chose de radical », le deuxième « de nouveau », « encore une fois », le troisième « d’en-haut, de Dieu. » Né une deuxième fois, par en haut, par Dieu. Il s’agit de changer votre cœur, votre âme, votre esprit. Est-ce que cela vous est arrivé ? Si je n’étais pas certain d’être né de nouveau ce soir, je ne quitterais pas cette estrade sans le savoir avec certitude ! Pourquoi Jésus a-t-il dit cela ? Parce qu’il connaissait le cœur humain.

On m’a demandé une douzaine de fois : « Qu’est-ce qui engendre la guerre ? » Il y a de nombreuses guerres dans le monde, et nous allons vers ce qui pourrait être une guerre totale. Le Moyen-Orient prépare la guerre et je supplie Dieu d’épargner au monde une autre guerre. Partout, de petites guerres éclatent. De nouveau nous voyons le monde multiplier les armements. Qu’est-ce qui cause la guerre ? Nous avons beaucoup d’instruction ; nous avons des techniques développées, mais nous ne pouvons résoudre les simples problèmes de la pauvreté, de la guerre, de la maladie. Nous ne pouvons résoudre le grand problème de la mort. Et ce sont les problèmes fondamentaux de la race humaine. Pourquoi ? A cause de notre nature humaine. Jésus a dit que les choses qui sortent de notre bouche viennent du cœur et souillent l’homme. « Hors du cœur viennent les mauvaises pensées, les meurtres, l’adultère, l’impudicité, le vol, le mensonge, le blasphème, voilà ce qui souille un homme » dit Jésus. Et l’apôtre saint Paul : « D’où viennent toutes ces guerres ? Elles viennent des passions qui sont dans notre cœur. »

J’ai entendu parler d’un petit garçon ; son père voulait qu’il s’occupe et il lui a donné un puzzle. Ce jeu de patience représentait le monde, et était en mille morceaux. Il pensait que le gamin serait occupé toute la journée : il avait à remettre le monde en place ! Une demi-heure après, le garçon le ramena tout terminé. Le père lui a dit, « Mais qu’est-ce que tu as fait ? » Le garçon a répondu : « Mais c’était très facile. Sur l’autre face, j’ai vu la figure d’un homme. Quand j’ai mis l’homme en place, le monde était en place. »

Le problème, c’est l’homme. Et voilà pourquoi Jésus a dit : « Il faut que vous naissiez de nouveau. La psychologie nous dit que quelque chose ne va pas. Qu’est-ce que c’est ? La Bible dit que vous êtes malade. Je suis malade, la race humaine est infectée et le péché est partout. Vous êtes pécheur ; le péché est intervenu entre Dieu et moi. Il y a beaucoup de mots dans le Nouveau Testament que nous traduisons par péché ; nous en prendrons trois : « transgression » tout d’abord.

Dans la première lettre de saint Jean 3.4 « le péché est la transgression de la loi ». Quelle loi ? Les Dix Commandements. Est-ce que vous avez parfois désobéi aux commandements de Dieu ? Oui, je dois dire Oui. Et toute personne ici présente a certainement désobéi à ces commandements. Vous me direz : « Mais je n’ai jamais tué personne. » Mais si vous avez haï un frère, vous avez commis le meurtre dans votre cœur. Vous dites : « Je n’ai jamais commis d’adultère. » Mais Jésus a dit que si vous avez de la convoitise dans votre cœur, vous avez déjà commis l’adultère. Tous, nous sommes coupables, nous avons désobéi à la loi de Dieu. C’est un péché. Supposez que vous ayez obéi à toute la loi, toute votre vie et en ne disant qu’un seul mensonge, une seule fois. Ce serait suffisant, Car la Bible dit qu’il suffit d’une faute pour être coupable devant Dieu. Un jour, nous rendrons compte de nos actes devant le tribunal de Dieu. Il dira : « Partez, je ne vous connais pas. » Mais vous direz : « Seigneur, j’ai été à l’église. Seigneur, j’ai fait ceci, j’ai fait cela. » Mais il dira : « Partez, je ne veux pas vous voir. » C’est l’histoire qu’il raconte dans le Sermon sur la Montagne. Il y avait des gens qui se croyaient des honnêtes gens, en règle. Ils avaient fait de grandes œuvres, de bonnes œuvres, cela n’a pas sauvé leur âme. Le péché, c’est la transgression de la loi, nous sommes tous coupables.

Deuxièmement, le péché, c’est « ne pas atteindre le but ». C’est manquer la cible. C’est la faillite, c’est ne pas faire ce que nous devrions faire. Je vous regarde, vous avez l’air très aimable, très poli, et vous me regardez et vous dites : « C’est un brave homme. » Mais Dieu ne juge pas comme nous. Nous sommes jugés en comparaison avec Jésus. Il a été l’homme parfait, que nous devrions tous être. Il était Dieu et aussi parfait homme. Est-ce que vous vivez comme Jésus ? Sinon, vous êtes un pécheur, vous avez fait faillite. Vous avez raté le niveau de Dieu.

Troisièmement, le péché, c’est « dévier, se détourner du droit chemin. » La Bible nous dit que nous sommes comme des brebis, chacun suivant sa propre voie. Beaucoup d’entre vous, vous connaissez la campagne. Moi, j’ai été élevé sur une ferme. Je connais un peu ce qui se passe chez les boucs et chez les moutons. Je vis dans les montagnes, dans une région boisée, à un kilomètre de mon plus proche voisin. Il y a quelque temps, se présenta chez nous un énorme bouc puant. Nous ne savions pas quoi faire de lui. Nous avons essayé de le chasser, mais il voulait rester. Il nous avait adoptés. Nous ne savions d’où il venait. On pouvait le sentir à la trace. Nous avons essayé de nous en débarrasser en le chassant de l’autre côté de la montagne, et pour cela, nous l’avons mis dans une camionnette, et nous l’avons conduit à des kilomètres et nous l’avons lâché en nous disant : « Maintenant c’est fini, nous en sommes débarrassés. » Deux heures après, nous sommes rentrés à la maison et vous savez qui nous attendait devant la porte ? Le bouc ! qui nous a souhaité la bienvenue ! Il était revenu. Les chèvres, ont, paraît-il, un grand sens de la direction mais pas les moutons. Une fois, nous avons eu deux moutons, et voilà que deux jours après, ils avaient franchi la clôture et s’étaient perdus dans la montagne. Quand nous les avons trouvés deux jours après, ils étaient en train de bêler sans savoir où aller. La Bible dit que nous sommes comme des moutons, perdus si facilement. Et voilà ce qu’est le péché, c’est s’égarer, ne pas être où nous devrions être. Vous êtes pécheur, je suis pécheur. Jésus dit que nous devons naître de nouveau. Nous devons être convertis, devenir comme un petit enfant. Qu’est-ce que c’est que la conversion ? C’est très simple. Faire demi-tour, changer la direction de votre vie, changer votre pensée, changer votre conduite et commencer à vivre pour Dieu. Donner votre vie à Christ, vous savez ce que cela veut dire. Jésus dit que si nous ne devenons pas comme un petit enfant, et ne nous convertissons, nous ne pourrons entrer dans le royaume de Dieu. Pourquoi ? Voyez-vous, nous essayons de tout compliquer, mais l’Évangile du Christ n’est pas compliqué. Jésus a parlé aux gens ordinaires, aux ouvriers, aux pauvres. Ils l’ont compris. Il l’a fait simple, si simple que n’importe qui peut comprendre et croire. Il y a des gens qui passent toute leur vie à discuter des problèmes de la théologie, et n’arrivent jamais à une décision. Ils n’arrivent jamais à un engagement personnel. Un moment arrive où vous ne comprendrez rien ; mais vous devrez l’admettre en disant, « Je l’admets comme un petit enfant. Je ne le comprends pas mais je m’abandonne au Christ, je veux être sauvé, je veux que mes péchés soient pardonnés, je veux savoir que je vais au ciel. »

Nicodème posa une question très simple à Jésus : « Comment puis-je entrer une deuxième fois dans le sein de ma mère pour naître une deuxième fois ? » Nicodème vous ressemblait. Il voulait d’abord comprendre avant de venir. Il voulait entrer dans le royaume de Dieu la tête la première au lieu d’y entrer avec le cœur et le reste. Il y a bien des choses que nous ne pouvons comprendre, et que nous acceptons. Je ne peux pas comprendre comment je parle là devant votre écran et qu’il y a des milliers de gens dans tous les coins de l’Europe qui peuvent me voir. Je n’y comprends rien. Quelquefois je suis assis à la maison. Nous avons une télévision en couleurs. Je vois des choses qui se passent à Tokyo ou en Italie, ou ailleurs. Tout cela me parvient par satellite. Je n’y comprends rien, mais je regarde, j’accepte. J’ai eu déjà plusieurs opérations, et je ne comprends pas les termes utilisés par le chirurgien. Si je dois être opéré, je vais à la plus célèbre clinique des États-Unis, la clinique Mayo à Rochester dans le Minnesota. Ils sont là plus de mille docteurs, c’est quelque chose d’extraordinaire ! Je me mets entre les mains de ces hommes, ils me donnent des remèdes ; ils font des tas de choses sur moi. Mais je ne demande pas : « Pourquoi ceci, pourquoi cela ? » La dernière opération que j’ai eue, j’étais là, sur la table, et le docteur est entré, plusieurs même ainsi qu’une infirmière. Ils ont planté une aiguille dans mon bras, on voulait m’endormir et là, sur un plateau, il y avait des instruments qui allaient me découper et je n’ai pas dit : « Docteur, expliquez-moi ce que vous allez faire, à quoi sert cela, et cela ? » J’ai fait confiance au chirurgien.

C’est vrai aussi pour votre âme. Vous vous confiez entre les mains du Christ. Il a dit : « Je suis le chemin, la vérité et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. » J’accepte cela et je le crois. Il a dit : « Si vous ne vous repentez pas, vous périrez. » Il m’a donné l’ordre de me repentir. La repentance veut dire que je regrette mon péché, et que je suis prêt à changer ma manière de vivre. Il m’a dit de me repentir. Peut-être je ne comprends pas, et pourquoi ? Mais je le fais parce qu’il l’a dit. Il a aussi dit : « Crois ». Nous devons croire en lui, cela veut dire : avoir parfaite confiance en lui. Parce qu’il l’a dit, je le fais. Nous ne serons jamais arrivés avant de venir à Christ et parce que l’homme naturel ne comprend pas ce qui appartient au royaume de Dieu.

Vous ne pouvez mettre Dieu dans une éprouvette. Vous ne pouvez scientifiquement prouver que Dieu existe. Tous les faits observés montrent qu’il existe, mais si vous devez venir à lui, vous devez le faire par la foi. Un de mes traducteurs a dit l’autre jour : « Lorsque je suis venu à Christ, je me suis mis à genoux en disant : O Dieu, s’il y a un Dieu, sauve mon âme si j’en ai une. » Sa vie a été transformée. Vous ne pouvez pas mettre les choses spirituelles dans un ordinateur. Vous ne choisissez pas votre femme de cette manière. Aux États-Unis, peut-être faites-vous de même ici, on a une émission de télévision où on essaie par ordinateur de mettre jeunes gens et jeunes filles ensemble. Cela ne marche pas très bien parce qu’il y a une autre dimension à l’amour. Ce n’est pas simplement par la logique qu’on tombe amoureux. Il y a quelque chose d’autre qui se passe, quelque chose qui appartient à un autre domaine que vous ne comprenez pas, que la science elle-même ne peut expliquer : c’est l’amour. Qui peut mettre l’amour d’une mère dans une éprouvette ? C’est vrai aussi de celui de Jésus. Il dit : « Il faut que vous naissiez de nouveau. » Ce n’est pas quelque chose qu’on hérite. On doit naître non du sang, non pas de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme mais de Dieu. Parce que vos parents sont chrétiens ne vous rend pas chrétiens automatiquement. Parce que vous avez un foyer chrétien ne vous fait pas chrétien automatiquement. Ce n’est pas parce que vous êtes né dans un pays chrétien que vous êtes chrétien. Vous êtes chrétien comme on dit, je suis hindou, musulman, bouddhiste. Et c’est ainsi que la plupart des américains disent : « Je suis chrétien. » Un jour je suis allé dans une de nos grandes prisons et le gouverneur de l’État qui me conduisait fut très fier de me dire : « 65 % de tous nos prisonniers appartiennent à votre église. » Il pensait que j’en serais flatté parce que mon église est aussi nombreuse dans cet État que les Luthériens en Allemagne. Si je vous demande : « Est-ce que vous êtes chrétien ? » Vous répondez : « Bien sûr, je suis né en Allemagne. Je suis chrétien. » Naître dans un pays chrétien et être élevé dans une famille chrétienne ne fait pas de vous un homme né de nouveau ! Je peux naître dans un garage mais cela ne fait pas de moi une automobile.

C’est quelque chose qu’on ne peut obtenir par les bonnes actions que nous avons pu faire. Nous sommes sauvés selon sa miséricorde. Et vous dites : « Comment est-ce que je vais naître de nouveau ? Comment est-ce que je vais avoir cette transformation intérieure ? Faudra-t-il que je suive la règle d’or, que j’obéisse aux Dix Commandements ? » Si Dieu posait cette condition, ce serait une mauvaise nouvelle pour moi, parce que je ne pourrais pas le faire. Je serais perdu. Je lis dans la Bible qu’il ne s’agit pas des œuvres mais de la foi. C’est ce que tout d’un coup a compris Martin Luther. Il souffrait une véritable agonie. Il était prêtre et disait : « Je ne suis pas assez bon pour aller au ciel ; je sais que mes œuvres ne sont pas assez bonnes. » Alors, il a découvert que l’Écriture n’enseignait pas cela. La Bible dit que c’est par la foi en la miséricorde de Dieu. La grâce de Dieu, ce n’est pas quelque chose que je mérite, que j’achète, mais quelque chose que je reçois comme un cadeau parce que Christ est mort sur la croix pour moi. Le salut, ce n’est pas l’amélioration de l’homme. Il y a des gens qui prennent des bonnes résolutions chaque année. Il ne s’agit pas de dire : « Je vais mieux faire maintenant. » Ce n’est pas cela du tout. C’est une transformation totale, à l’intérieur de vous-même que Dieu seul peut accomplir.

Et ce n’est pas seulement imiter Jésus-Christ. Un livre célèbre a été écrit il y a quelque temps : Dans les pas de Jésus. J’ai lu le livre, et je me suis efforcé de faire comme Jésus. J’ai essayé mais je n’ai pas réussi. C’était impossible. On ne peut pas être comme Jésus, car nous n’avons pas cette puissance intérieure qui était en lui. J’ai entendu parler de gens qui habitaient dans l’Oklahoma. A ce moment là on jouait à New York avec grand succès l’opérette My Fair Lady. Pendant deux ans, c’était impossible d’avoir une place. Ces gens ne savaient pas cela, dans leur village. Ils avaient dit à tous leurs voisins : Nous allons aller à New York voir My Fair Lady. Ils sont arrivés à New York pour découvrir que toutes les places étaient prises pour des semaines. Que faire ? Retourner à Oklahoma ? Ils auraient honte de rencontrer leurs amis. Alors, il ont élaboré tout un plan. Ils se sont mis à l’extérieur du théâtre et ont acheté un programme, puis ils ont attendu la fin de la pièce. Ils ont vu sortir les spectateurs qui jetaient leurs tickets. Ils ont ramassé ces tickets déchirés et ils ont appris quelques chants de la pièce. Puis ils sont rentrés chez eux avec le programme, les tickets, et ils fredonnaient partout « Je pourrais danser toute la nuit ». Tous les voisins les enviaient parce qu’ils avaient vu My Fair Lady. Ils avaient le langage, le programme, la musique, les tickets, le seul malheur c’est qu’ils n’avaient pas vu la pièce. Voilà Nicodème. Il avait toute la terminologie, la théologie, les bonnes œuvres, mais il n’était jamais né de nouveau. Est-ce que vous êtes né de nouveau ? Est-ce que vous vous êtes repenti de vos péchés ? Avez-vous reçu Christ ? Mais vous me dites : « J’ai été baptisé » et beau- coup d’entre vous avez été confirmés. Ou peut-être baptisés dans une église, et quelque chose alors s’est produit. Nous ne nions pas cela. Mais un moment doit arriver dans votre vie comme pour Luther, vous découvrez la pleine signification de tout cela, ainsi que la réalité de Christ dans votre vie. Appelez cela comme vous voulez. Jésus dans l’Évangile n’utilise jamais des termes compliqués.

Ce qui compte, c’est cela : « Connaissez-vous Jésus-Christ ? » A travers toute l’Écriture, il nous est dit que nous devons naître de nouveau. Même dans l’Ancien Testament, nous lisons que Dieu a dit qu’il nous donnerait un cœur nouveau, et qu’il mettrait en nous un esprit nouveau. Vous avez besoin d’un nouveau cœur, d’un nouvel esprit. L’apôtre saint Paul dit : « C’est comme si l’on ressuscitait d’entre les morts. » Vous êtes mort pour Dieu, quand vous recevez Jésus-Christ, l’esprit de Dieu vient en vous et vous fait vivre. Vous me dites : « Comment cela se passe-t-il ? » C’est exactement ce qu’a demandé Nicodème. Jésus lui a dit : « C’est un mystère ». On a dit : « Tu ne peux savoir d’où vient le vent. Tu ne sais pas où il va. Tout ce que tu peux voir, c’est l’effet du vent. » Je ne peux pas dire avec précision ce que Dieu fait, mais je sais que quand vous l’invitez à venir chez vous, il entre chez vous. Et je crois que c’est un peu comme la naissance naturelle. Il y a le moment de la conception, puis les mois de gestation, alors c’est la naissance. Lorsque ce soir, vous prendrez votre décision pour Jésus-Christ, pour quelques-uns ce sera peut-être la conception, spirituellement ; pour d’autres, ce sera peut-être un pas nouveau vers la gestation, pour d’autres ce sera la naissance. Mais vous avez besoin de cela. Comment Dieu accomplit-il cela ? Il faut recevoir la Parole de Dieu. Saint Pierre a dit : « Étant nés de nouveau, pas de la semence corruptible mais de la semence incorruptible, par la Parole de Dieu. »

L’apôtre saint Paul a dit : « La foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la Parole de Dieu. » C’est une œuvre surnaturelle, c’est l’œuvre du Saint-Esprit. Il vous convainc de votre péché. Il vous trouble. Il y a même des gens qui en deviennent furieux. Il y en a qui ne veulent pas entendre. Le Saint-Esprit convainc le monde de péché, de justice et de jugement. Et le Saint-Esprit régénère. Et il vient vivre en nous. Il ne faut pas retourner chez vous dans votre école, parmi vos amis et vous efforcer de vivre par vous-même. C’est le Saint-Esprit qui viendra vivre en vous afin de vous donner la puissance de vivre cette vie-là. Vous dites : « Je ne comprends toujours pas. » Ce n’est pas nécessaire. Venez à Jésus comme un petit enfant. Laissez-le entrer chez vous.

Il y a une histoire à laquelle Jésus se rapporte dans ce chapitre. C’est une histoire de l’Ancien Testament lorsque Dieu était mécontent des enfants d’Israël. Pour les punir, il les fit piquer par des serpents venimeux dans le désert. Des gens mouraient. Et Moïse se mit à prier. Dieu lui dit : « Bon, Moïse, construis un serpent en bronze et mets-le devant les yeux du peuple. Tous les malades qui regarderont ce serpent seront sauvés, guéris. » Cela avait l’air ridicule. Cela avait l’air complètement insensé. Il ne peut y avoir une puissance dans le bronze capable de guérir une morsure de serpent. Mais Dieu voulait qu’ils regardent par la foi. Ce remède semblait fou. A travers toute la Bible, Dieu veut nous enseigner cette leçon. Dans cette histoire de Nicodème, Jésus dit : « Comme Moïse a élevé le serpent dans le désert, il faut que le fils de l’homme soit élevé. » Jésus parlait de la croix. Tout ce qu’il faut faire, c’est regarder à la croix, par la foi, en disant : « J’abandonne toutes ces idoles, je fais confiance à Jésus et à Jésus tout seul. » Puisque vous avez péché, Dieu qui est parfait ne peut vous recevoir dans sa maison qui est la perfection même. Sans être saint, un homme ne peut pas voir Dieu. Êtes-vous prêt à rencontrer Dieu ?

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