Jeunesse

La puissance transformatrice de Christ

Il ne fait pas l’ombre d’un doute que notre génération souffre d’incertitude morale. Nous nous amusons beaucoup, mais la vraie joie est rare. Les jeunes courent après le plaisir, mais trouvent bien peu de bonheur authentique. On entend beaucoup rire à la télévision, mais ce sont des rires vides.

Nous recherchons la liberté avec zèle, mais nous montrons bien peu d’empressement pour adorer Dieu. Nous nous glorifions de notre force militaire, mais nos écrans de télévision nous montrent que cette force est brutale dans son application.

Nous avons tout mais nous ne possédons rien. Nous cherchons la connaissance et nous manquons de compréhension. Nous luttons pour nous élever mais nous continuons à nous enfoncer.

John Steinbeck a dit : « Notre civilisation a besoin de la panique d’une grande crise pour se secouer de son pharisaïsme. » Nous devons travailler à la renaissance de nos convictions morales et à la régénération de milliers d’individus si nous voulons sauver notre génération.

Une base de confiance

Roger Babson a déclaré : « En général, les gens se rendent compte que sans réveil spirituel aucune paix ni aucun plan ne servira à grand-chose. On ne peut pas compter sur les nations pour coopérer ou tenir leurs engagements si elles ne reconnaissent pas Dieu comme leur vrai Chef et leur vrai Guide. » Le monde a besoin d’un réveil spirituel.

Comme un réveil ne vient pas en général dans le monde avant de venir premièrement dans l’Eglise, il faut que les sources du péché soient taries dans l’Eglise. Les chrétiens rétrogrades doivent être amenés à la repentance et ils doivent renouveler leur foi. Avant de pouvoir changer le monde, nous devons raviver l’image de Christ en nous. Ce n’est que dérision de la part de l’Eglise de demander aux gens d’aimer leur prochain quand elle-même, la première, a cessé d’aimer Christ.

Le cri de millions de chrétiens est : « Ne nous rendras-tu pas à la vie, afin que ton peuple se réjouisse en toi ? » (Psaumes 85.7.) « Oh ! si tu déchirais les cieux, et si tu descendais, les montagnes s’ébranleraient devant toi. » (Esaïe 63.19.)

Dans le quatrième chapitre de son Evangile, Jean nous raconte l’histoire du réveil de Sychar : Jésus passait par la Samarie, Il était fatigué du voyage et s’arrêta près d’un ancien puits pour boire. Les disciples Le quittèrent pour aller en ville acheter de la nourriture.

Pendant que Jésus attendait assis, une femme vint pour puiser de l’eau. Jésus engagea la conversation avec elle et lui demanda de l’eau pour boire. Elle fut étonnée que Jésus, qui était Juif, demandât à boire à une femme de Samarie car, comme le dit l’Evangile de Jean : « Les Juifs n’ont pas de relations avec les Samaritains. » (Jean 4.9.)

Une discussion théologique s’engagea durant laquelle Jésus déclara : « Tout homme qui boit de cette eau aura de nouveau soif ; mais celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura plus jamais soif. Car l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’où coulera la vie éternelle. » (Versets 13 et 14.)

Les premières choses d’abord

Alors, la femme lui demanda : « Maître, donne-moi cette eau. » Jésus, cependant, ne voulut pas lui donner la vie éternelle avant de lui avoir montré le péché d’immoralité qui régnait dans sa vie. Elle confessa son péché et crut en Jésus-Christ comme son Seigneur et son Sauveur. Puis elle laissa sa cruche et alla immédiatement dans la ville annoncer que Jésus était le Christ et qu’il était dans les environs. (Versets 15 à 30.)

Il y a plusieurs choses dans ce passage qui nous parlent du réveil spirituel dont nous avons désespérément besoin aujourd’hui.

Tout d’abord un avertissement : le réveil qui commença au puits de Sychar se produisit en l’absence des disciples, qui ne semblent pas avoir joué un rôle quelconque dans cet événement. Quand ils arrivèrent dans la ville pour y acheter du pain, leur venue ne suscita qu’un intérêt insignifiant. En d’autres mots, ce jour-là Dieu fit une œuvre puissante à Sychar mais les disciples furent laissés en dehors de la chose.

Il pourrait sembler normal que les disciples du Christ jouent un rôle de premier plan au moment où Dieu veut susciter un réveil spirituel. Il n’en fut pas ainsi en l’occurrence. Ils furent laissés de côté pendant que le flot de bénédiction se déversait.

Une question importante

Quel avertissement pour nous, chrétiens ! Quel défi dans ce passage pour ceux qui travaillent dans l’Eglise, qui y ont une situation importante, les pasteurs, les évêques, les anciens, les diacres et les présidents de quelque organisation ecclésiastique que ce soit !

Si un réveil spirituel se manifestait dans le monde, Dieu devrait-ll passer à côté des chefs religieux et commencer ce mouvement parmi les laïques ? L’histoire semble le prouver : quand un réveil spirituel se manifeste, il ne commence pas par les conducteurs de l’Eglise. L’Esprit de Dieu semble éviter ceux-là mêmes que l’on s’attendrait à trouver au cœur du mouvement.

Nous vivons actuellement un grand réveil spirituel en Amérique et ailleurs dans le monde. Cependant, beaucoup de nos chefs spirituels en sont complètement inconscients. Le mouvement de l’Esprit de Dieu semble se manifester parmi les laïques.

De nombreuses organisations ont surgi ces quelques dernières années pour évangéliser et enseigner la Bible dans toutes les couches de la société. Plusieurs d’entre elles sont devenues des grandes manifestations de l’Esprit de Dieu, et des milliers de chrétiens et d’indifférents ont été touchés par leurs efforts.

Quand nous lisons ce passage de Jean 4, nous nous demandons pourquoi les disciples furent laissés de côté alors qu’il y avait un grand travail spirituel à faire. Deux versets pourraient donner une raison.

Nous lisons qu’ils se rendirent en ville pour acheter des vivres (verset 8). Bien sûr, se procurer de la nourriture était un souci nécessaire et légitime, mais il est possible que le problème de leur subsistance occupait leurs esprits au point de leur faire oublier qu’ils pouvaient communiquer des bénédictions aux autres. Il se peut qu’ils aient été trop occupés par les choses matérielles pour sentir le besoin spirituel qui les entourait.

C’était là leur préoccupation et c’est celle de milliers de chrétiens aujourd’hui. Ils sont si accaparés par les problèmes matériels et sociaux qu’ils n’ont pas le temps de répondre aux besoins spirituels des hommes : on a peu de temps pour la réunion de prières de l’Eglise, on a peu de temps pour gagner les autres à Christ.

Combien de chrétiens sont enlisés dans le matérialisme du monde actuel ! C’est pour cela que, à tant de reprises, les Saintes Ecritures nous mettent en garde contre le monde. Dans nos pays occidentaux si riches, des milliers de chrétiens vivent d’une manière trop confortable. Nous sommes trop à l’aise dans le monde : nous ne le bouleversons plus, et si Dieu voulait faire une grande œuvre à notre époque, Il nous laisserait probablement de côté.

Dans un autre verset, nous lisons : « Les Juifs n’ont pas de relations avec les Samaritains. » (Verset 9.) Les disciples ont peut- être pensé que les Samaritains étaient tout à fait en dehors du Royaume de Dieu. Ils estimaient probablement que ces « étrangers » étaient inatteignables et peu susceptibles d’être touchés par le message.

Combien de chrétiens ont cessé d’essayer de gagner à Jésus-Christ leurs voisins, leurs collègues de travail ou leurs camarades d’école ? Ils pensent que ceux-ci ne sont absolument pas intéressés.

Cet ami ou ce voisin vous observe peut-être très scrupuleusement pour voir si vous vivez ce que vous croyez.

Certains d’entre nous ont déjà décidé que Dieu n’a pas l’intention d’atteindre telle personne ou telle autre : elles sont trop difficiles à approcher, elles ne sont pas intéressées, elles sont si matérialistes et si pleines de péchés, de luxure et d’orgueil qu’elles sont inatteignables ! C’est pourquoi, quand la femme de Sychar qui avait eu six « maris » se convertit à Christ, les disciples ne purent pas être utilisés.

Dieu peut utiliser les « inutilisables »

L’Histoire nous montre que beaucoup d’hommes qui furent utilisés par Dieu étaient de grands pécheurs et semblaient inatteignables. Augustin était un playboy riche et avide de plaisirs. John Newton, qui écrivit le cantique Amazing Grace, travaillait pour un marchand d’esclaves en Afrique et fut un des pires pécheurs qui aient jamais vécu. Qui aurait pu croire qu’il serait un jour pasteur dans l’église anglicane et qu’il deviendrait un des plus grands auteurs de cantiques de tous les temps ! L’apôtre Paul lui-même était le persécuteur Saul.

Bien souvent Dieu prend la personne la plus absolument inutilisable, la transforme par sa grâce, sa miséricorde et sa providence et en fait un serviteur de Dieu puissant. N’abandonnez pas qui que ce soit. Personne n’est au-delà de la grâce de Dieu.

La seconde chose qui frappe à propos de ce grand réveil de Sychar, au moment où la ville entière écoute l’Evangile, c’est la manière dont Dieu utilise une ancienne pécheresse comme cette femme samaritaine pour répandre la Bonne Nouvelle. Les disciples étaient allés en ville mais n’avaient suscité que peu d’intérêt. Cependant, une heure ou deux plus tard, une femme qui avait été une prostituée mit toute la population dans l’effervescence : en quelques minutes tout le monde se rua à la rencontre de Christ. Dieu n’avait pas choisi d’utiliser les chefs de l’Eglise, mais une prostituée convertie.

Si nous étudions l’Histoire, nous sommes de nouveau frappés de voir qu’à de nombreuses reprises Dieu s’est servi des instruments les plus inattendus et les plus indignes pour amener un réveil spirituel. Encore et toujours nous retrouvons ce principe que Paul a expliqué dans l’épître aux Corinthiens : « Dieu a choisi ce que le monde estime fou pour couvrir de honte les sages : il a choisi ce que le monde estime faible pour couvrir de honte les forts ; et il a choisi ce que le monde estime bas et méprisable, ce qui est rien à ses yeux, pour détruire ce qu’il estime important. » (1 Corinthiens 1.27-28.)

Ainsi, même si vous pensez être aujourd’hui pécheur et indigne, Dieu peut vous utiliser. Tout au long de l’histoire Dieu a choisi des gens ordinaires, indignes et inattendus. Si Dieu a pu utiliser une telle femme il y a deux mille ans pour amener un réveil spirituel dans la ville de Sychar, à combien plus forte raison peut-ll vous utiliser aujourd’hui si vous vous en remettez à Lui. Il peut se servir de vous dans votre communauté, dans votre ville et dans votre pays.

Le secret

Cette femme qui étonne la ville, qui envoie les gens à la rencontre du Christ, était une femme transformée. La puissance du Christ l’avait changée et, dans cette transformation, il y avait deux éléments :

Tout d’abord, elle s’était repentie de son péché. La seule chose qui puisse empêcher un réveil dans votre vie, dans votre église, dans votre foyer ou dans votre communauté, c’est le péché dont on ne s’est pas repenti. Dieu ne peut utiliser que des canaux purifiés.

La seconde chose qui permit cette transformation, c’est la prière. Elle dit : « Donne-moi. » Quelle intensité de désir il dut y avoir dans cette prière ! Ainsi donc, elle se repentit de son péché, elle crut que Christ était le Messie et elle commença à prier. Cette simple femme fut utilisée pour bouleverser une ville entière.

Après l’expérience de ce jour-là, l’Ecriture nous dit que Jésus resta là (verset 40). Un réveil, ce n’est ni plus ni moins que la présence de Christ dans le cœur, dans la maison, la communauté ou la nation. Nous en avons un urgent besoin dans notre vie, dans notre vie de tous les jours.

Le cri du prophète de l’Ancien Testament était : « Les montagnes s’ébranleraient devant toi. » (Esaïe 63.19.) C’est cela qui arrivera. Le psalmiste s’écriait : « Ne nous rendras-tu pas à la vie, afin que ton peuple se réjouisse en toi ? » (Psaumes 85.7.)

Notre besoin le plus urgent en ces temps de confusion et de révolution, c’est un réveil moral et spirituel, Mais ce réveil ne viendra que lorsque le peuple de Dieu se sera repenti de ses péchés, croira de tout son cœur et se mettra à prier.

N’importe qui peut être utilisé par Dieu pour amener un réveil spirituel, là où il est, pour autant qu’il accepte de payer le prix. Voulez-vous être cette femme, cet homme, ce garçon, cette jeune fille ?

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