La paix avec Dieu

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Le Diable

Car nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre Les dominations, contre Les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes.
Ephésiens 6.12

Un principe satanique régit tous les événements contemporains, à l’insu des grands chefs qui s’imaginent diriger le monde. La Bible le décrit ainsi : « Le serpent ancien appelé le Diable et Satan, celui qui séduit toute la terre. » (Apocalypse 12.9.) Il agit en semant la confusion parmi tous les peuples et toutes les nations. Il est à l’œuvre partout.

Nous aimerions bien que la paix universelle soit à notre portée, et pourtant il apparaît que nous sommes à la veille de la bataille d’Harmaguédon. De 1945 à 1979, des centaines de « petites » guerres ont causé, paraît-il, entre douze et treize millions de victimes. Car Satan est bien décidé à ce que le flot lugubre et sombre de l’humanité continue sa course tourmentée jusqu’à la fin des temps. Il a eu la victoire sur Adam dans le jardin d’Eden, et il compte l’avoir également sur l’âme de ses descendants.

Tout être pensant s’est posé la question de l’existence du Diable. Qu’il existe, il n’y a pas de doute. Partout nous voyons sa puissance et son influence. La question n’est donc pas de savoir si Satan es, mais comment et pourquoi il existe.

Nous savons par l’histoire d’Adam et d’Eve que le Diable était déjà présent sur la terre avant que Dieu créât le premier homme. Le mal existait déjà, autrement Dieu n’aurait pas fait un arbre dont les fruits donnaient la connaissance du bien et du mal. Un tel arbre aurait été inutile et impossible si le mal n’avait pas existé et si l’homme n’avait pas eu besoin d’en être protégé.

Dieu a-t-il créé le mal ?

Ici, nous nous trouvons en face du plus grand de tous les mystères, du plus incompréhensible de tous les secrets, de la plus insoluble de toutes les questions. Comment Dieu qui détient la Toute-Puissance, la Sainteté parfaite et l’Amour absolu, a-t-il pu créer le mal ou permettre au Diable de le créer ? Pourquoi fallait-il qu’Adam fût tenté ? Pourquoi Dieu n’a-t-il pas mis le Diable à mort quand il entra dans le serpent pour suggérer à Eve de mauvaises pensées ?

La Bible fait quelques allusions à ce que la réponse pourrait être. Mais elle nous dit aussi que l’homme n’est pas censé connaître la réponse complète avant que les temps soient révolus et que Dieu se soit servi des œuvres du Diable pour accomplir ses propres desseins.

Avant la chute d’Adam, longtemps même avant son existence, il semble que l’univers de Dieu ait été divisé en sphères d’influence, chacune d’elles placée sous la surveillance et le contrôle d’un ange ou d’un prince céleste responsable directement envers Dieu. Paul nous parle de « trônes, dignités, dominations et autorités dans les cieux et sur la terre » (Colossiens 1.16 ; Ephésiens 1.21). La Bible mentionne fréquemment des anges et des archanges, montrant ainsi qu’il y avait une hiérarchie entre eux.

Satan a peut-être été un puissant prince céleste, à qui la Terre avait été confiée. Son nom, Lucifer, le « porteur de lumière », montre qu’il a dû être très près de Dieu — si près que l’ambition entra dans son cœur et qu’il décida de ne plus être le prince bien-aimé de Dieu, mais de se faire l’égal même de Dieu. Lucifer n’était pas la contrepartie de Dieu, mais la contrepartie des archanges Michel ou Gabriel, il n’était pas un dieu déchu, mais un ange déchu.

C’est à ce moment que la rupture eut lieu dans l’univers. C’est à ce moment que le monde — qui avait été toute perfection et toute harmonie par la volonté divine — se partagea et qu’une des parties s’opposa à Dieu. Comme il y a aujourd’hui des régimes politiques et des sectes qui nient l’existence de Dieu ou qui défient son autorité, de même, Satan jeta un défi. Satan jeta un défi à Dieu et voulut établir sa propre autorité. Il abandonna sa position aux côtés de Dieu, descendit dans les lieux célestes inférieurs, et proclama qu’il voulait être égal au Dieu Tout-Puissant. Dieu l’avait établi prince de ce monde et il la laissé en place bien que Christ, par sa mort, ait donné la preuve légale de sa déposition. Depuis lors, le Diable à toujours été en lutte avec Dieu sur la terre.

Le royaume du Diable

Ce prince, qui commande à des multitudes d’anges, a établi son royaume sur la terre. C’est à cause de sa puissance et de sa position ici-bas que la Bible à été écrite. Si Satan n’avait pas défié Dieu et tenté de rivaliser avec sa puissance et son autorité, l’histoire d’Adam, dans le jardin d’Eden, eût été très différente. Si Satan ne s’était pas opposé à Dieu, il n’aurait pas été nécessaire de donner à l’humanité les dix commandements et Dieu n’aurait pas eu besoin de sacrifier son Fils sur la croix.

Jésus et ses apôtres étaient conscients de l’existence du Diable, Matthieu nous rapporte une conversation entre lui et Jésus (Matthieu 4.1-10). Le Diable était une réalité pour les pharisiens — à tel point qu’ils accusaient Jésus d’être le Diable lui-même (Matthieu 12.24). Il n’y avait pas de doute dans l’esprit de Jésus quant à l’existence de Satan, ni quant à la puissance qu’il exerce sur la terre.

La force du Diable est clairement démontrée dans ce passage de l’épître de Jude: «Or, l’archange Michel, lorsqu’il contestait avec le Diable et lui disputait le corps de Moïse, n’osa pas porter contre lui un jugement injurieux, mais il dit : « Que le Seigneur te réprime ! » (Jude 9.)

Si, aujourd’hui, on nie la personnalité du Diable, c’est en grande partie à cause des caricatures qu’on en fit au Moyen Age. Pour en avoir moins peur, on essaya d’en rire en le représentant comme une créature ridicule et grotesque, avec des cornes et une longue queue. On lui mit un trident en main, on lui donna l’allure d’un faible d’esprit, puis on se dit : « Pourquoi avoir peur d’une créature aussi ridicule ? » La vérité, c’est que le Diable est d’une intelligence supérieure, un esprit puissant et plein de ressources. Nous oublions qu’il était peut-être le plus grand et le plus élevé des anges de Dieu, un être sublime, qui décida d’employer ses dons divins pour satisfaire ses propres intérêts au lieu de ceux de Dieu. Son raisonnement est brillant, ses plans ingénieux, sa logique sans défaut. Le puissant adversaire de Dieu n’est pas une créature maladroite avec des cornes et une queue — il est un prince majestueux, d’une force et d’une ruse sans limites. Il peut mettre à profit chaque événement, faire tourner à son avantage toutes les situations. Il est impitoyable et cruel, mais pourtant il n’est pas tout-puissant, omniscient ni omniprésent.

Le Diable est à même de susciter le faux prophète annoncé par la Bible. Sur les épaves de l’incrédulité et du doute, Satan édifiera son chef-d’œuvre : l’Antichrist. Il créera une religion sans rédempteur. Il construira une Eglise sans Christ. Il établira un culte sans la Parole de Dieu.

L’apôtre Paul l’a prédit : « Toutefois, de même que le serpent séduisit Eve par sa ruse, je crains que vos pensées ne se corrompent et ne se détournent de la simplicité à l’égard de Christ. Car, si quelqu’un vient vous prêcher un autre Jésus que celui que nous avons prêché, ou si vous recevez un autre Esprit que celui que vous avez reçu, où un autre Evangile que celui que vous avez embrassé, vous le supportez fort bien. Ces hommes-là sont de faux apôtres, des ouvriers trompeurs, déguisés en apôtres de Christ. » (2 Corinthiens 11.3-4, 13.)

Le Diable et l’Antichrist

Nous savons que l’Antichrist apparaîtra et cherchera à séduire l’esprit et le cœur des hommes. L’heure va sonner, le décor se dresse — la confusion, la panique et la peur se répandent. Les signes du faux prophète se manifestent partout, et beaucoup d’entre nous pourraient bien être témoins du moment terrible où commencera l’acte final de cette tragédie. Ce moment pourrait arriver à notre époque, le rythme s’accélère, les événements se précipitent, et de tous côtés nous voyons les hommes prendre parti consciemment ou inconsciemment, soit pour le Diable soit pour Dieu.

Ce sera une bataille à mort, au vrai sens du mot — une bataille qui ne fera pas de quartier, sans indulgence ni exception. La phase humaine de cette bataille commença dans le jardin d’Eden quand le Diable séduisit l’humanité, permettant à des multitudes d’opposer leur volonté à celle de Dieu. « Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait sa propre voie, et l’Eternel a fait retomber sur Lui (Christ) l’iniquité de nous tous. » (Esaïe 53.6.) Et cela continuera jusqu’à la fin des temps, jusqu’à ce que l’une ou l’autre de ces forces — la force du bien ou celle du mal — triomphe et place le vrai Roi ou le faux roi sur le trône.

A ce moment de l’histoire, deux puissantes trinités s’affrontent : la Trinité de Dieu (le Père, le Fils et le Saint-Esprit) et la fausse trinité que Satan voudrait nous faire adorer (le Diable, l’Antichrist et le faux prophète). Cette dernière est décrite dans le livre de l’Apocalypse : « Et je vis sortir de la bouche du dragon et de la bouche de la bête et de la bouche du faux prophète trois esprits impurs semblables à des grenouilles. » (Apocalypse 16.13.)

A aucun moment de votre vie consciente ou inconsciente ces deux forces ne vous quittent, et il n’y a pas d’instant où vous ne puissiez choisir délibérément de suivre l’une ou l’autre. Le Diable est toujours à votre côté, vous tentant, vous flattant, vous menaçant ou vous cajolant. Et Jésus est toujours de l’autre côté, aimant et pardonnant, attendant que vous vous tourniez vers Lui pour obtenir son aide, désirant vous donner sa force surnaturelle pour résister au Malin. Vous appartenez à l’un ou à l’autre. Il n’y a aucun terrain neutre sur lequel vous puissiez vous cacher.

Dans les pires moments de crainte et d’anxiété, quand vous vous sentez abandonné, dans le tourbillon des événements que vous ne pouvez contrôler, quand le désespoir et les déceptions vous submergent, alors le Diable essaie de vous attaquer par votre point faible et de vous pousser sur le chemin qu’Adam a pris.

Dans ces moments périlleux, rappelez-vous que Christ ne vous a pas abandonné. Il ne vous a pas laissé sans défense. De même qu’Il a triomphé dans son heure de tentation et d’épreuve, de même Il a promis de vous donner aussi la victoire, chaque jour, sur le Tentateur. Rappelez-vous que « vous êtes de Dieu, et vous les avez vaincus, parce que celui qui est en vous est plus grand que celui qui est dans le monde » (1 Jean 4.4).

Le livre qui nous parle sans cesse de l’amour de Dieu nous met aussi constamment en garde contre le Diable qui voudrait se placer entre nous et Dieu, guettant toujours afin de séduire l’âme des hommes. « Soyez sobres, veillez. Votre adversaire, le diable, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui il dévorera. » (1 Pierre 5.8.) La Bible décrit le Diable comme une personne qui a sous ses ordres une foule d’esprits démoniaques, lesquels tentent de dominer et de contrôler toutes les activités humaines. « Le prince de la puissance de l’air, l’esprit qui agit maintenant dans les fils de la rébellion. » (Ephésiens 2.2.)

Ne doutez pas de l’existence du Diable

Ne doutez pas un instant de l’existence du Diable ! Il est très personnel, très réel et extrêmement intelligent ! La chose la plus intelligente qu’il ait jamais faite est probablement d’avoir convaincu les gens qu’il n’existait pas. Si vous avez encore des doutes, regardez la première page du journal d’aujourd’hui. Ouvrez votre poste de radio ou de télévision, et écoutez les nouvelles ; regardez les titres des pièces de théâtre que l’on joue ; jetez un coup d’œil aux devantures de librairies et des kiosques à journaux — en un mot regardez simplement autour de vous si vous avez besoin de preuves concrètes !

Croyez-vous que des hommes et des femmes sains d’esprit et capables de discernement agiraient de cette façon s’ils n’étaient pas sous l’empire du Diable ? Des cœurs remplis par l’amour et la bonté de Dieu concevraient-ils et accompliraient-ils les actes de violence et les crimes qui nous sont rapportés chaque jour ? Des hommes instruits, intelligents et ayant de bonnes intentions, se réunissant autour du tapis vert d’une conférence mondiale, manifesteraient-ils une incompréhension aussi totale des besoins et de l’idéal des autres, si leurs pensées n’étaient pas obscurcies et corrompues à dessein ? Chaque fois que j’entends une personne « éclairée » contester l’existence du Diable, chef d’une multitude d’esprits mauvais, il me souvient de ce poème d’Alfred J. Hough :

Les Hommes ne croient plus au Diable, c’est vieux jeu ;
Plus question de pieds fourchus ni de dards enflammés,
Ainsi en a décidé le monde.
Maïs qui donc alors met des entraves et tend des pièges aux hommes de bonne volonté ?
Qui donc s’empresse de semer l’ivraie dès que Dieu a semé le bon grain ?
Puisqu’ils ont décidé que ce n’est pas le diable, il faut les croire,
Mais qui donc alors fait le travail que lui seul faisait jusqu’ici ?
Il n’est plus, nous dit-on, le lion rugissant cherchant qui il dévorera,
Mais alors pourquoi ces querelles incessantes
Dans les familles, dans l’Eglise, dans les gouvernements et entre les Etats ?
De grâce, que quelqu’un se présente et nous explique enfin
Comment tant de violences et tant de crimes se commettent chaque jour.
Le Diable est hors de cause, on a voté qu’il n’existait pas !
Mais nous, les simples, nous voudrions savoir qui donc l’a remplacé ?

Qui, en effet, est responsable de l’infamie, de la terreur et de l’angoisse que nous voyons autour de nous ? Comment pouvons-nous expliquer les souffrances que nous endurons tous, si le mal n’est pas une force agissante ? La culture moderne a-t-elle réussi, par ses prétendues découvertes scientifiques, à nous faire perdre la notion de la puissance surnaturelle de Satan alors que d’autres l’adorent ?

Georges Galloway résume cette affirmation de l’enseignement moderne par ces mots : « La théorie qui affirme que dans l’univers il y a une puissance ou un principe, personnel ou non, en éternelle opposition avec Dieu, est généralement écartée par l’opinion moderne. »

L’opinion moderne peut mettre Satan de côté, mais cela ne fera pas disparaître pour autant le principe du mal.

Le péché existe réellement

Le péché est certainement un fait effrayant ! C’est une force gigantesque luttant contre tout le bien que les hommes essaient d’accomplir. C’est comme une ombre épaisse, toujours prête à obscurcir la lumière qui nous vient d’En haut. Nous le connaissons tous, nous le voyons tous, nous en sommes conscients dans chacun de nos actes. Appelons-le comme nous le voudrons, nous savons tous qu’il existe réellement. « Car nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes. » (Ephésiens 6.12.)

Comment ceux qui nient l’existence du Diable et de ses suppôts expliquent-ils la vitesse à laquelle se répand le mal ? Comment expliquent-ils les innombrables écueils placés sur le chemin des justes ? Comment peuvent-ils oublier le fait que les destructions et les désastres ne sont qu’une affaire de secondes, alors que les constructions et les réhabilitations sont souvent mortellement longues ?

Proférez un mensonge ou une calomnie, et instantanément, comme par magie, ces paroles se répandront partout ! Dites une vérité, faites un acte généreux et honnête, et aussitôt des forces invisibles essaieront de cacher ce faible rayon de lumière et d’espoir.

Quand ce livre a été premièrement écrit, il y a une trentaine d’années, personne ne bâtissait des temples à la gloire du Diable, ni n’érigeait des chaires pour prêcher sa doctrine. Et pourtant, aujourd’hui, cela se fait. Sa parole se trouve partout et se traduit souvent en actes désespérés. Si aucune force invisible ne travaille à corrompre le cœur des hommes et à fausser leurs pensées, pourquoi les hommes prêtent-ils une oreille si favorable à ce qui est méprisable, vulgaire et vil, alors qu’ils font la sourde oreille à ce qui est bon, propre et pur ? Il n’y a qu’à écouter les paroles blasphématoires de la musique rock punk pour comprendre que Satan est bien vivant et réel sur la terre.

Un homme choisirait-il un fruit véreux et pourri, plutôt qu’un fruit mûr et délicieux, s’il n’était pas poussé dans ce choix par une puissance sinistre ? C’est pourtant là ce que nous faisons tous sans cesse. Nous laissons constamment de côté des expériences riches, belles et édifiantes, pour en choisir d’autres, douteuses, mesquines et dégradantes. Ce sont là les œuvres du Diable, et elles foisonnent partout.

La lutte entre le bien et le mal

Ce qui se passe sur la terre n’est que le reflet des luttes pigantesques, entre le bien et le mal, qui ont lieu dans le monde invisible. Nous nous plaisons à penser que notre terre est le centre de l’univers, et nous attachons trop d’importance aux événements terrestres. La folie de notre orgueil est telle que nous ne reconnaissons et ne prenons en considération que ce qui est apparent à l’œil humain. Mais une lutte infiniment plus formidable se livre dans le monde que nous ne voyons pas !

Les sages de l’Antiquité savaient que beaucoup de choses échappent à l’œil de l’homme et que son oreille est souvent sourde. L’homme moderne, par contre, se plaît à croire qu’il a « créé » la radio, la télévision et les ordinateurs, qu’il a rendu possible la transmission des sons et des images à travers l’espace, et l’enregistrement de quantités inimaginables de renseignements et de données. Mais ces ondes ont toujours existé, et des merveilles infiniment plus grandes encore existent dans l’espace dont nous ne pourrons jamais avoir la moindre connaissance. Les anciens prophètes avaient reçu la révélation des mystères du monde invisible, mais ils n’avaient qu’une faible idée de la puissance des forces à l’œuvre et ne pouvaient saisir que des échos bien faibles de la bataille formidable livrée dans les lieux célestes.

Pour avoir écouté le Diable, Adam perdit la notion des dimensions spirituelles. Il perdit pour lui et pour toute l’humanité la capacité de voir, d’entendre et de comprendre tout ce qui n’est pas bassement matériel. Adam se priva de la vision des splendeurs et des merveilles éternelles du monde invisible. Il perdit la puissance de la vraie prophétie, la possibilité de connaître l’avenir, et par là même de mieux comprendre et de mieux accomplir la tâche présente. Il perdit le sens de la continuité. Il est devenu littéralement « mort dans ses fautes et dans ses péchés ». Il s’est lui-même séparé de Dieu.

Qu’une tragédie ou que la maladie nous frappe, que nous souffrions les conséquences de nos propres péchés, alors nous en accusons immédiatement Dieu ! Nous sommes relativement patients et compréhensifs quand notre appareil de télévision ne nous donne pas ce que nous désirons, mais nous sommes prompts à injurier Dieu lorsque nous voyons une image déformée de son univers.

Quelqu’un obtient-il la promotion que nous désirions pour nous-même, un autre, que nous considérions comme moins capable que nous-même, réussit-il là où nous avons échoué, nous accusons Dieu d’injustice ! Nous nous demandons comment Il permet de telles inégalités. Nous perdons de vue le fait que Dieu, comme un chef de station émettrice de télévision, nous envoie continuellement une image parfaite de l’amour et de la justice, et que si la réception est défectueuse, nous en sommes responsables.

Le mal dans notre manière de voir

Le mal et la déformation en notre nature nous empêchent de voir la parfaite création de Dieu et d’en jouir. C’est notre propre péché qui brouille l’image, qui nous empêche d’être des enfants de Dieu. L’apôtre Paul parle pour nous tous quand il dit : « Car je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas. » (Romains 7.19.) Paul reconnaît l’ennemi terrible, l’adversaire puissant de toute l’humanité et s’écrie : « Misérable que je suis ! Qui me délivrera de ce corps de mort ? Grâces soient rendues à Dieu par Jésus-Christ notre Seigneur ! Ainsi donc, moi-même, je suis par l’intelligence esclave de la loi de Dieu, et je suis par la chair esclave de la loi du péché. » (Romains 7.24-25.)

Pour lui, il était évident que deux forces adverses nous dominent et il se sentait déchiré entre elles. La force du bien poussait son esprit et son cœur vers Dieu, alors que celle du mal essayait d’entraîner son corps dans la mort et la destruction.

Et vous êtes attiré par ces deux mêmes forces : la vie et la mort ! Si vous choisissez Dieu, c’est la vie ; si vous choisissez Satan, c’est la mort !

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