Josué un conquérant selon le cœur de Dieu

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La consécration du peuple

Durant la traversée du désert, le peuple bien des ordonnances de Dieu, en particulier la circoncision de tous les hommes. Avant de pénétrer plus avant dans la Terre promise, il fallait rattraper cette erreur. C’est pourquoi, « à cette même époque, l’Eternel dit à Josué : Fais-toi des couteaux de silex et circoncis cette deuxième génération d’Israélites » (5.2). La circoncision était le signe que les hommes d’Israël avaient ratifié l’alliance faite entre Dieu et Abraham, lui promettant un pays, une descendance et la bénédiction de la nation (Genèse 17.10-14). Par la circoncision, les hommes d’Israël se replaçaient sous les bénédictions de l’alliance conclue entre Dieu et Abraham (Genèse 17.10-14), qui avait promis à ses descendants un pays, une postérité et une bénédiction.

La circoncision marque tous les Israélites mâles comme descendants d’Abraham (Genèse 17.10-11). Elle était exigée pour célébrer la Pâque (Exode 12.44, 48). Pour ces hommes, c’était un acte de foi anticipant les bénédictions divines sur le pays.

« Lorsque Dieu a réaffirmé son alliance avec Abraham, lui promettant le pays de Canaan, il l’a averti que ceux qui ne seraient pas circoncis violeraient l’alliance (Genèse 17.7-14). Par conséquent, Israël ne pouvait pas prétendre au Pays promis sans que le signe de l’alliance ne soit restauré. Nous avons là un autre parallèle entre Josué et Moïse : lorsque Moïse fut appelé à faire sortir le peuple de l’alliance d’Egypte, il devait restaurer l’alliance exprimée par la circoncision dans sa propre famille (Exode 4.24-26). Dans les instructions que Dieu a données au sujet de la Pâque, il était dit qu’aucun mâle incirconcis ne pouvait y participer (cf. Exode 12.44-48) » (D.H. Madvig EBC III p. 273).

L’apôtre Paul nous enseigne que le chrétien a été circoncis dans l’union avec le Christ : « C’est aussi dans l’union avec lui que vous avez été circoncis, non d’une circoncision opérée par les hommes, mais de la circoncision que demande le Christ et qui consiste à être dépouillé de ce qui fait l’homme livré à lui-même. Vous avez été ensevelis avec le Christ par le baptême, et c’est aussi dans l’union avec lui que vous êtes ressuscités avec lui, par la foi en la puissance de Dieu qui l’a ressuscité des morts » (Colossiens 2.11-12).

Jos 5.10-12 raconte la célébration de la Pâque dans les plaines de Jéricho. « Le lendemain, ils mangèrent des produits du pays : des pains sans levain et des épis grillés. A partir du lendemain de ce jour-là, la manne cessa de tomber puisqu’ils pouvaient se nourrir des produits du pays ; il n’y eut plus de manne pour les Israélites qui vécurent des productions du pays de Canaan cette année-là » (v. 11-12). C’est la troisième fois que les Israélites célèbrent la Pâque : d’abord, à la sortie d’Egypte (Exode 12.1-14), puis au Sinaï (Nombres 9.1-14). La même année, ils se sont révoltés contre Dieu, rompant par leur incrédulité et leur désobéissance les clauses de l’alliance : la Pâque, signe d’appartenance au peuple de l’alliance délivré de la colère de Dieu, n’avait donc plus de raison d’être (Nombres 14.21-23, 29-35). Maintenant que le peuple est réintégré dans l’alliance par la circoncision qui rompt avec ce passé, cette fête peut de nouveau être observée.

Cette célébration à l’entrée du Pays Promis a un parallèle dans la vie du chrétien : puisque « nous avons un agneau pascal qui a été sacrifié pour nous, le Christ lui-même… Faites donc disparaître tout ‘vieux levain’ du milieu de vous afin que vous soyez comme ‘une pâte toute nouvelle’, puisque, en fait, vous êtes ‘sans levain’. C’est pourquoi célébrons la fête de la Pâque, non plus avec le ‘vieux levain’, le levain du mal et de la méchanceté, mais uniquement avec les pains sans levain de la pureté et de la vérité » (1 Corinthiens 5.7-8). Au-delà du Jourdain (= de notre baptême), nous devons vivre d’une vie nouvelle.

Puisque le peuple avait obéi aux commandements de l’Eternel par la circoncision et la célébration de la Pâque, Dieu bénit la nation en lui accordant les premiers fruits du pays comme un gage du don du pays entier. Par conséquent le don de la manne cessa à partir du lendemain de ce jour-là : ce sont les produits de Canaan qui nourriront le peuple à présent. Le chrétien qui a pénétré dans la vie nouvelle doit aussi croître et adapter son alimentation spirituelle à son état nouveau d’adulte en Christ, renoncer au lait (enseignement élémentaire qui l’a nourri après sa conversion) et prendre de la « nourriture solide » (Hebreux 5.11-14) afin de pouvoir se développer.

« Puis l’Eternel dit à Josué : Aujourd’hui, j’ai fait rouler loin de vous l’opprobre de l’Egypte. C’est pourquoi cet endroit fut appelé Guilgal (Le roulement), nom qu’il a conservé jusqu’à ce jour » (5.9) Dieu rattache au nom de Guilgal (= le roulement) le fait qu’il a fait rouler de dessus l’épaule du peuple l’opprobre de l’Egypte, c.-à-d. la honte de l’état d’esclaves. Le peuple avait passé la frontière qui l’a définitivement séparé de l’Egypte. Tant qu’ils étaient encore dans le désert et au-delà du Jourdain, ils étaient toujours théoriquement ressortissants de l’Egypte et le pharaon aurait pu les rattraper avec ses armées. A présent, ils en sont manifestement séparés. Ainsi en est-il du baptême qui est « l’engagement d’une conscience pure envers Dieu » (1 Pierre 3.21) à renoncer définitivement au monde et à mener une vie nouvelle.

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