J’étais un jour dans un avion quand un homme ivre monta à bord. Il parlait grossièrement, firtait avec l’hôtesse et gênait tout le monde. Enfin, il s’assit. Quand l’avion a décollé, l’homme a décidé d’aller dans la cabine de pilotage pour aider le pilote. Alors, le co-pilote a dû venir le remettre de force dans son siège. Enfin il se tenait tranquille quand quelqu’un, à côté de lui, lui dit : « Savez-vous qui est derrière vous ? » Il s’écria, « Mais non, j’en sais rien. » « Eh bien, c’est Billy Graham ». Alors d’un seul coup, il s’est levé, s’est retourné en me regardant dans les yeux. « C’est bien vous, Billy Graham ? » J’ai dit, « Oui. » « Ah, eh bien, j’aimerais serrer votre main, parce que vos sermons m’ont fait beaucoup de bien. » J’espère que les réunions de cette semaine vous aideront plus que mes sermons n’ont aidé cet homme. Je suis désolé de savoir qu’il n’y a pas assez de place pour tout le monde ce soir et que plusieurs ont dû repartir sans pouvoir entrer. Demain, c’est la dernière réunion, J’espère que ce sera le point culminant de notre croisade.
Je veux ce soir que vous lisiez avec moi le quinzième chapitre de l’évangile selon saint Luc. C’est l’histoire de deux fils que Jésus raconte pour illustrer la manière dont Dieu nous aime. Nous n’allons pas lire cette longue histoire mais seulement les versets 18, 19 et 20 lorsque le fils s’en retourne vers son père : « Le fils dit, je me lèverai, j’irai vers mon père, je lui dirai, Mon père, j’ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Traite-moi comme l’un de tes mercenaires. Et il se leva et il alla vers son père. Comme il était encore loin, son père le vit et tout ému de compassion, il courut se jeter à son cou et l’embrassa. » Jésus aimait raconter des histoires qui illustraient des vérités spirituelles. Dans ce chapitre, il raconte trois histoires : celles de la pièce perdue, de la brebis perdue, et du fils perdu. A travers ces histoires, nous trouvons la même caractéristique : le propriétaire de la chose perdue est à sa recherche. Le second trait commun à ces trois histoires, c’est que lorsque la chose est retrouvée, il y a une joie immense. Jésus veut illustrer la façon dont l’homme s’est éloigné de Dieu, et comment Dieu l’aime et est à sa recherche ! Et lorsque Dieu vous retrouve, il y a une grande joie dans le ciel. Dans ce chapitre, nous lisons que si une seule personne se repent, les anges du ciel se réjouissent. Si seulement une personne venait à Jésus-Christ ce soir, tout le ciel s’en réjouirait. Voilà la valeur que Dieu attache à un seul homme. Vous êtes important aux yeux de Dieu. Il vous regarde comme si vous étiez la seule personne dans tout l’univers. Il s’intéresse à vous et vos problèmes. Il vous voit non pas dans une foule, mais comme si vous étiez tout seul, avec votre cœur, vos problèmes, et votre péché. Écoutez ce soir, comme si vous étiez tout seul dans cet immense stade. La Bible dit que vous avez deux paires d’oreilles : les oreilles physiques pour écouter ma voix et les oreilles intérieures pour écouter Dieu parlant à votre cœur.
C’est donc l’histoire d’un fils qui a quitté la maison paternelle, parce qu’il s’est révolté contre ses parents. Nous appelons cela le conflit des générations. Il y a bien des jeunes qui se révoltent aujourd’hui contre leurs parents. Est-ce que vous savez que dans la seule ville de New York, chaque année 2000 adolescentes, entre 13 et 17 ans, font une fugue ? Loin de la maison, dans la grande ville. Elles espèrent devenir actrice de la radio, de la télévision ; elles veulent être libres, simplement. Et elles se découvrent solitaires et la vie n’est pas aussi splendide qu’elles ne l’imaginaient. Elles ont honte de rentrer chez elles. Beaucoup d’entre elles sont séduites par le crime, la prostitution, la drogue. La race humaine est comme un fils qui s’est enfui loin de Dieu. La Bible, c’est l’histoire d’hommes qui se sont enfuis. Le premier homme que Dieu a créé, était un ami de Dieu, mais il s’est révolté contre lui. Il a péché contre lui. Il s’est sauvé loin de Dieu. Il n’y avait pas de ville pour se cacher, alors, il s’est fait un slip en feuilles de figuier, pour se cacher. Jonas était un prophète, Dieu lui avait dit qu’il devait aller à Ninive, la grande ville, et Jonas a dit : « Non. Je veux suivre ma propre route. » Il a essayé de s’enfuir loin de Dieu en montant sur un bateau… Cette histoire est celle d’un fils qui s’est sauvé loin de son père.
C’est une des plus belles histoires de toute la littérature humaine. Regardons tout d’abord le cadre : le foyer de ce garçon. Le père était prospère. L’autre jour, lorsque la grande exposition d’Osaka fut ouverte, les journaux ont cité les paroles d’un économiste japonais : « Pendant des années, le Japon a dû faire face à la pauvreté, mais à présent nous sommes dans l’abondance et nous ne savons pas comment y faire face. » L’abondance pose de nombreux problèmes. Il y a plus de drogue, plus de malheur, plus de suicides et de crimes dans une société d’abondance que dans toute autre société. Le matérialisme ne suffit pas. L’homme est bien plus qu’un corps dont les appétits ont besoin d’être satisfaits. Ce garçon venait d’une bonne famille où il y avait de l’amour. On y trouvait aussi de la discipline, et de la foi en Dieu. Mais ce garçon n’aimait pas ça. Il voulait aller dans une grande ville où il y a les plaisirs, le champagne et tout ce qui peut tenter un jeune homme. Il était au carrefour de sa vie, comme beaucoup d’entre vous. Jésus a dit qu’il y a deux routes, la route étroite et la route large. La route étroite mène à l’éternité, la route large mène à la destruction et à la mort. Chaque homme doit choisir. Le garçon se trouvait au carrefour. Est-ce que je vais rester à la maison et être fidèle à Dieu ou est-ce que je vais partir en ville ? L’autre jour, des étudiants de Cambridge, au Massachussetts, étaient dans un autobus à deux étages qu’ils avaient importé d’Angleterre. Voilà que le chauffeur ayant pris un mauvais chemin est passé sous un pont trop bas et l’étage supérieur de l’autocar a été rasé. Ils avaient pris le mauvais chemin. Cela peut vous arriver aussi. Vous devez choisir quelle route vous allez suivre. Est-ce que dans votre vie, Jésus sera le maître ? Ou est-ce que vous voulez vivre votre vie, selon votre propre chemin, selon vos idées ? Qui sera votre maître ? Le « Moi » ou Dieu ? Chaque personne ici doit choisir. Vous me direz : « Non, moi je ne choisirai pas. » Mais il le faut, parce que, si vous ne le faites pas, c’est la vie qui décidera pour vous. Supposez que j’aille à l’aéroport et que j’ai envie d’aller à New York : j’ai ma place réservée mais je me dis : « Est-ce que j’y vais ou je n’y vais pas ? » J’ai le billet, mais je ne sais pas si je dois monter à bord ou pas, et pendant que j’hésite, le temps passe. L’avion décidera pour moi, car il partira avec ou sans moi. Il faut que vous preniez votre décision. Vous ne pouvez pas faire autrement. Jésus a dit : « Vous devez choisir. » Qui allez-vous servir ? Votre moi ? Votre chair ? Vos ambitions ? ou allez-vous livrer votre vie à Jésus-Christ ? Voilà le choix qu’il faut faire. Le jeune homme a choisi. Il a pris le chemin large. « C’est là que je trouverai le plaisir », a-t-il dit. « Je sais que mon père m’aime, mais il ne me comprend pas. La vie ici est beaucoup trop ennuyeuse. Je veux aller là où il y a de la lumière, là où on s’amuse, là où on vit. » Ainsi il est allé trouver son père et lui a dit : « Papa, je suis majeur. Je veux que tu me donnes ma part d’héritage. Je veux aller vivre ma vie dans une grande ville. » « Bon », a répondu son père. La Bible dit que l’homme quittera son père et sa mère et s’attachera à sa femme. En fait, un homme n’est vraiment un homme que lorsqu’il a fait cela. Il ne peut être béni de Dieu que lorsqu’il est indépendant et maître de lui. Mais il doit choisir Dieu dans sa vie. Cet homme a choisi de vivre de la mauvaise manière. Il voulait suivre sa propre voie. Il voulait les plaisirs du monde. Il voulait être satisfait.
Lorsque nous sommes arrivés à New York, on y montrait un film dont le titre était : « Insatisfait ». C’est la description de notre monde actuel. Il y a aussi un « pop song » que chantent les Rolling Stones. Le titre en est : « Je ne peux trouver de satisfaction. » Voilà donc ce garçon qui quitte sa maison et part pour la ville. Quelle vie magnifique ! Mais après un certain temps cela ne va plus aussi bien. Lorsque nous étions à Londres, les journaux parlaient d’une femme qui avait dit : « J’ai une maison à la campagne et un appartement à la ville. Quand je suis à la campagne, je veux être à la ville et quand je suis à la ville, je veux être à la campagne. Je ne suis jamais satisfaite. » Une célèbre actrice américaine (une de nos grandes vedettes de la télévision) a dit l’autre jour : « Peut-être que je ne serai jamais vraiment heureuse, car lorsque je suis seule, je veux voir du monde, et quand je suis avec les autres, je veux être seule. Je suis malheureuse tout le temps. » Voyez-vous, ce jeune homme voulait quitter son père. Il pensait trouver la joie, le bonheur, la paix sur la grande route ; mais la Bible dit que ce n’est pas vrai : ce sont les fous qui se moquent du péché. La Bible dit qu’il y a un certain plaisir dans le péché pendant un certain temps. Vivez votre vie, laissez Dieu en dehors et bien sûr, vous aurez un certain plaisir pendant un an, deux ans, ou quelques années ; mais alors cela va-t-il durer toute l’éternité ? Sans Dieu, Jésus a dit que le chemin large mène à la destruction. La Bible dit que nos péchés nous retrouveront un jour. Elle dit aussi que lorsque le péché est consommé, il engendre la mort. Le fils prodigue avait quitté sa maison. Pendant un certain temps il s’amusa beaucoup. Les filles étaient jolies, le vin délicieux, la musique agréable. Il s’engagea de plus en plus dans ce genre de vie, et comme il avait de l’argent à dépenser, il avait beaucoup d’amis. Mais la Bible nous dit qu’il commença un jour à être dans le besoin. Toute personne qui choisit le chemin large un jour éprouve ce vide, ce besoin. Allez, marchez là où vous voulez. Faites votre choix. Laissez Dieu en dehors de votre vie et vous verrez un jour venir le malheur. La Bible dit : « Certainement votre péché vous retrouvera. » Chaque péché commis reviendra vers vous. Quand vous péchez, c’est comme un boomerang australien qui vous revient en pleine figure pour vous frapper.
Il y a quelque temps j’ai lu une histoire de cambrioleurs qui est arrivée à Vienne. Ils ont réussi à faire un trou d’un mètre d’épaisseur dans un mur. Ils pensaient arriver chez un bijoutier. En réalité ils étaient chez un marchand de chiens. Ainsi, vous poursuivez le péché, et vous espérez trouver des diamants, et vous tombez sur des chiens qui vous mordent. Quand ce garçon n’eut plus d’argent, ses amis l’abandonnèrent. Il est impossible, pour nous qui avons été créés pour l’éternité, de trouver notre satisfaction dans les choses de ce monde. David a dit : « Je n’aurai besoin de rien parce que l’Éternel est mon Berger. » Ce garçon avait des besoins physiques. Lorsque vous recherchez l’excitation, par le sexe ou la drogue, vous arrivez à un certain moment, à devenir si blasé que cela ne vous satisfait plus. Alors, vous voulez une excitation plus forte. Vous arrivez à la perversion sexuelle, ou une dose plus forte de drogue ou d’alcool, et, après un moment, vous découvrez que vous êtes devenu esclave de tout cela. Vous ne pouvez être satisfait. Beaucoup de nos adolescents se suicident avec la drogue, aujourd’hui, aux États-Unis. Le mois dernier dans la ville de New York seulement, pendant un week-end, dix adolescents sont morts pour avoir abusé de la drogue. Cela se passe aussi dans d’autres villes. La Bible dit que le résultat du péché, c’est la mort. Des millions de jeunes ne le croient pas. Ils choisissent le mauvais chemin. Le corps du jeune homme fut dans le besoin, sa pensée fut dans le besoin. Vous pouvez aussi être drogué par des fausses idéologies. Vous me dites : « Comment savez-vous que la Bible est vraie ? Comment savez-vous que Dieu existe ? » Je ne puis le prouver. Je ne peux pas mettre Dieu dans une éprouvette. Je ne peux pas le prouver scientifiquement. Mais toutes les preuves nous montrent que Dieu existe. Il faut l’accepter par la foi, et lorsque je le fais, alors je sais qu’il existe. C’est la même chose pour Jésus-Christ. Je viens par la foi à Jésus-Christ. J’ai la certitude que mes péchés sont pardonnés. Je sais que je vais au ciel ; il n’y a aucun doute dans mon cœur à ce sujet. Mais il faut que je vienne par la foi.
Votre pensée a été infectée par le péché. Chacun d’entre nous a péché, et le péché a infecté notre pensée. Même l’alcool peut affecter notre pensée. Beaucoup de fausses philosophies affectent aussi notre pensée. Il y a une maladie pire que toutes les autres : c’est le péché qui nous aveugle, en face de la réalité de Dieu. Il nous aveugle en ce qui concerne ce que Jésus-Christ fait. Et voilà pourquoi la Bible dit que nous ne pouvons venir à Dieu par pure logique seulement. L’apôtre saint Paul nous dit que l’homme ne peut pas connaître Dieu par la sagesse humaine. Si vous attendez d’avoir tout compris avec votre tête, vous n’arriverez jamais. Vraiment le péché a infecté votre processus mental. L’esprit de ce garçon a commencé à éprouver le besoin. Il est devenu instable. Il s’est senti aliéné. Il est devenu vide, il n’avait rien vers quoi se tourner. L’âme humaine est si grande que le monde entier ne peut la remplir. Votre cœur a été fait pour Dieu. Sans Dieu vous aurez toujours un sens de vide et d’aliénation. Vous avez tous entendu parler de Bertrand Russell. Il est mort il y a quelque temps, à 97 ans. Un de ses livres a pour titre : « Pourquoi je ne suis pas chrétien. » Délibérément, il a rejeté Christ, il a choisi la route large. Et dans son autobiographie, un des livres les plus tristes qu’on puisse lire, voilà ce qu’il dit : « Nous sommes sur le rivage d’un océan, criant dans la nuit et vers le vide. Parfois, une voix nous répond, hors de la nuit, mais c’est la voix de quelqu’un qui est en train de se noyer et puis bientôt le silence se referme sur lui. Le monde est horrible pour moi. Le malheur de tant de gens est si grand, que connaître les hommes c’est connaître leurs tragédies. Leurs tragédies, c’est généralement le centre autour duquel ils construisent leur vie. » Voilà ce qu’on trouve au bout du chemin large.
Vous pouvez arriver à 97 ans mais la désespérance, et le vide, vous y arriverez toujours, un jour. En dehors de Dieu, la vie est une sinistre plaisanterie : elle n’a pas de signification. Nous ne savons pas pourquoi nous sommes ici. Nous ne savons pas où nous allons. Il y a quelques minutes, les Américains ont lancé Appolo XIII. Ils vont vers la lune. On n’a pas encore trouvé de vie sur la lune. Est-ce qu’il y a la vie sur Mars, Vénus, Neptune ? Jupiter ? Et ce n’est que notre petit système solaire. Il y a des milliards de systèmes solaires, et les savants nous disent que notre univers n’a pas de fin. Derrière cet univers, il y a Dieu. Vous êtes important à ses yeux. Mais si vous rejetez Dieu, et Jésus-Christ, et si vous rejetez la Bible, la vie est sans espoir ; elle n’a pas de sens, elle est ridicule. Tout ce qui vous attend, c’est la mort, la fin. Mais la Bible est pleine d’espérance, car Jésus-Christ est ressuscité des morts ; il est vivant ; il revient. Voilà l’espérance qui est dans notre cœur. Il faut l’accepter par la foi. Vous ne pouvez pas venir à Jésus-Christ seulement par votre pensée. Comment votre petite cervelle pourrait-elle concevoir Dieu dans son éternité, son immensité ? Ce jeune homme est arrivé à l’extrémité où nous arriverons tous. Le bout du chemin. Peut-être cela vous prendra-t-il 90 ans, mais ce sera quand même la fin de votre chemin large.
Je voudrais aussi vous parler de l’esclavage du péché. Jésus a dit que celui qui commet le péché est esclave du péché. Nous sommes contre l’esclavage. Le monde civilisé rejette l’esclavage. Mais il y a des millions de gens en Europe et en Amérique qui sont esclaves. Vous êtes esclave du péché ; car il y a le péché qui vous enchaîne. Peut-être est-ce la jalousie, l’orgueil, ou la haine. Qu’est-ce que c’est ? un péché vous enchaîne. Ce jeune homme est devenu un esclave. Il est venu d’une maison riche ; il avait un grand héritage. Il a tout gaspillé ; il l’a dépensé et son cœur était vide comme sa bourse. Maintenant, il est un esclave. Il est devenu l’esclave d’un homme qui élevait des cochons. Est-ce que vous pouvez imaginer l’humiliation de ce jeune homme qui devait vivre avec des cochons ? Voilà ce qui est capital : il ne voulait pas la discipline de son père, mais maintenant, il est sous la discipline d’un étranger. Vous ne voulez pas la discipline de la vie chrétienne : lire la Bible, prier, rendre témoignage à Jésus-Christ, avoir une vie propre pour Dieu. Vous ne voulez pas ça. Alors, qu’est-ce que vous faites ? Vous devenez l’esclave du péché.
Un homme, en Californie, a détruit un bar alors qu’il était ivre. On l’a mis en prison. Le soir suivant, on l’a amené à la croisade. Lorsque j’ai demandé aux gens de s’avancer, il a dit : « Non, je n’irai pas. Je ne veux pas me rendre ridicule », mais il s’était rendu ridicule le soir précédent ! Si vous rejetez la discipline de Jésus- Christ, vous deviendrez l’esclave d’un maître terrible. Et la Bible nous dit que le jeune homme a commencé à manger la nourriture des cochons. Il est presque devenu l’un d’entre eux. Sale, puant, peut-être grognait-il comme un cochon, descendu tout en bas de l’échelle. Voilà où le péché nous fait descendre. Pendant qu’il était dans cet état, il a commencé à réfléchir. Il a repensé à la magnifique maison de son père et à l’amour qui régnait dans la maison. Il s’est dit : « Qu’est-ce que j’ai fait ? » Et les larmes ont coulé. Il a continué : « Je crois que je vais rentrer chez moi. J’ai péché, j’ai péché contre Dieu. J’ai péché contre mon père. J’ai gâché ma vie. Et peut-être pourrai-je rentrer à la maison et devenir un serviteur de mon père. Je ne mérite pas autre chose. Jamais il ne pourra me recevoir comme un fils, mais peut-être m’’acceptera-t-il comme un serviteur. J’ai péché. » C’est merveilleux, si vous arrivez à ce moment-là dans votre vie, quand vous êtes prêt à dire que vous avez pris le mauvais chemin et à dire : « J’ai péché, j’ai désobéi aux lois de Dieu. » Lorsque vous dites cela, c’est un pas gigantesque vers Dieu. En fait, il faut que vous arriviez à ce point là. Le jeune homme a dit encore autre chose : « Je vais me lever pour aller vers mon père. » Il a pris une décision. Il a changé d’avis et est retourné à la maison. C’était un long chemin. Un chemin difficile. Il avait faim, il était fatigué, faible, mais il a continué à marcher vers la maison. C’est ça, la repentance.
Jésus a dit que si vous n’êtes pas prêt à vous repentir, vous n’êtes pas prêt à rentrer dans le royaume de Dieu. Qu’est-ce que la repentance ? C’est quitter les cochons, la saleté, les choses de ce monde pour aller vers le Christ. Ça, c’est la repentance. Cela veut dire : changer votre opinion et vous retourner.
Lorsqu’il était encore loin de chez lui, son père l’a vu sur la route. Chaque jour, son père allait pour voir au loin si son fils arrivait. C’est pour cela que Jésus raconte cette histoire, pour nous montrer combien Dieu nous aime, même pendant que nous commettons le péché, même lorsque nous sommes éloignés de Dieu. Dieu vous attend, il vous recherche. Ce père regardait la route, et au loin, il voit une silhouette chancelante. Il regarde encore : « Cela a l’air d’être mon fils qui était perdu ! C’est mon fils qui revient de la tombe. » Et il court à la rencontre de son fils. Et il l’embrasse. Et le fils commence à pleurer : « Mon père, j’ai péché contre toi. Je ne viens pas comme ton fils, je suis venu pour être ton esclave. Je ne mérite pas ton pardon, je ne mérite rien. S’il te plait, permets-moi de travailler chez toi. » Le Père répond : « Jamais ! Tu es mon fils. Tu es le bienvenu à la maison. » Et il l’embrasse et dit : « Amenez une robe » et il met sur lui cette robe qui indique qu’il est de nouveau le fils. Il lui donne un anneau et des souliers à ses pieds. Et il nous est dit que toute la famille commença à se réjouir. Le père dit : « Nous allons faire un banquet. Nous aurons de la musique ce soir, nous aurons la plus grande fête que nous n’ayons jamais eue dans cette maison. Mon fils qui était parti vient de rentrer. » Voilà comment Dieu vous accueillera ce soir, quand vous viendrez à lui. Vous qui êtes parti, vous êtes perdu, vous sentez votre aliénation. Vous sentez votre culpabilité. Venez à lui ce soir. Il vous aime et vous pardonnera.
Mais il fera plus que cela. Il vous justifiera. Il fera comme si vous n’étiez jamais parti. Dieu fait cela en raison de ce que Jésus a fait sur la croix. Dieu dit : « Je te pardonne, mais il faut venir. » Il faut venir à lui. Jésus dit que cet homme a quitté sa porcherie. Certains d’entre nous sont en danger de dire : « Restons dans la porcherie. Nous allons nettoyer la porcherie. Nous allons y mettre un peu de parfum !… » Jésus dit, « Abandonnez le monde, et le diable et venez à moi et je vous pardonnerai et je vous renverrai dans le monde pour que vous y viviez, et que vous serviez les autres. » Est-ce que vous savez que vos péchés sont pardonnés ? Est-ce que vous voudriez venir à lui ce soir ? Il y a beaucoup de jeunes à qui Dieu parle ce soir ici. Peut-être des gens qui ne sont pas exactement partis, physiquement, mais dont le cœur est éloigné de Dieu. Venez à Jésus-Christ ce soir, demandez-lui de pardonner votre passé.
Mais ce n’est pas la fin de l’histoire de Jésus. Il y a un autre frère, le frère aîné, qui est resté à la maison. Il se trouvait dans les champs à ce moment-là. En rentrant il dit : « Qu’est-ce que c’est cette musique, et ces bruits de réjouissance à la maison ? » Un des serviteurs lui dit « C’est ton frère qui est revenu à la maison. » — « Tu veux dire ce gamin qui est parti, de la maison ? Et mon Père l’a reçu de nouveau ? Et il fait encore un banquet en son honneur ? C’est inadmissible. » Qu’est-ce que Jésus enseignait là ? Vous pouvez aller régulièrement à l’église, être dans la maison de Dieu, sans avoir dans le cœur l’amour de Dieu. Voilà pourquoi il faut recevoir Jésus-Christ et être certain que votre péché est pardonné. Je vous demande de le recevoir ce soir.