Jeunesse

Le Christ ressuscité

La plupart des gens cherchent dans la politique, dans la science ou dans l’instruction la solution aux problèmes de leur vie, au lieu de regarder à Jésus-Christ. Pourquoi cela ? Que se passe-t-il ?

Je pense qu’une partie du dilemme vient du fait que nous avons prêché un Christ fade et insipide. Nous avons annoncé un Evangile édulcoré et nous avons incité les jeunes à douter des Saintes Ecritures. Nous leur avons ôté cette autorité et c’est pourquoi beaucoup d’entre eux demandent quelle est la raison d’être du christianisme. Dieu n’est plus pour eux le Dieu de la Bible, c’est un Dieu né de notre imagination. Nous avons dépouillé Christ de sa divinité et le surnaturel a été éliminé de notre foi.

Même les adversaires de la foi n’émettent aucune objection à un tel christianisme. Ils sont satisfaits si nous n’avons qu’un Christ social. Ils ne s’opposent pas non plus au Christ cloué sur la Croix : c’est là du reste qu’ils voudraient Le laisser — mourant, versant son sang et attaché. Ce à quoi ils s’opposent, c’est au Christ vivant et ressuscité. Tant que Christ ne descend pas de la Croix pour bouleverser les fausses idéologies, personne ne s’inquiète.

Avant de trop blâmer ces athées, nous ferions mieux de considérer nos propres vies. Nous ne voulons pas non plus être dérangés, nous refusons de remplir les conditions morales que Jésus-Christ exige. Ainsi, nous essayons d’éliminer, en la rationalisant, la pleine divinité du Christ et, avec elle, sa résurrection.

Un perturbateur !

C’est le Christ ressuscité qui envoya les disciples, comme des révolutionnaires bouillants, changer le monde de leur époque. Ils prêchèrent que Christ était vivant. C’est ce que devrait être notre message, non seulement à Pâques, mais chaque jour de l’année : le Christ ressuscité veut venir dans vos cœurs aujourd’hui.

Mais attention ! — c’est un perturbateur. Il n’est pas venu apporter la paix, mais l’épée (Matthieu 10.34). Il est venu diviser, même les familles. Nous rejetons ce Christ-là parce que cela nous coûte trop cher de Le suivre dans ce siècle matérialiste, profane, fou de plaisir et rempli de préjugés.

Nous, les chrétiens, nous devrions avoir honte ! Nous avons limité Christ aux sanctuaires, aux temples et au domaine religieux de notre vie. Nous n’avons pas vécu un christianisme appliqué : nous en avons fait une affaire du dimanche seulement. Nous adorons Dieu de l’intérieur des murs épais d’une église puis nous le rangeons dans un petit coin bien tranquille de notre vie. D’un dimanche à l’autre nous n’en parlons que rarement. Nous passons bien peu de temps à lire sa Parole ou à prier. Nous, les chrétiens, nous agissons et nous vivons comme si Christ était mort.

Ce Christ-là n’aura jamais d’influence dans le monde agité où nous vivons. Ce n’est pas le Christ de la Bible : Il est beaucoup trop faible et trop petit, ce n’est pas de Lui que nous avons besoin. Le Christ insipide, fade et impotent de l’Eglise d’aujourd’hui ressemble bien peu au Christ qu’annonçait le prophète Esaïe. Il a bien peu de traits communs avec le Christ de l’Eglise primitive qui défiait le monde et le mettait sens dessus dessous.

Quand Christ était sur la terre, il est allé au Temple, mais il n’y est pas resté : Il est allé dans les rues où étaient les malades, les nécessiteux et les mourants. Son amour et sa compassion ont renversé les barrières séparant les classes de la société, les races et les croyances. « Une foule nombreuse écoutait Jésus avec plaisir. » (Marc 12.37.)

Un entretien avec le Chancelier

Je fus invité un jour à prendre le café avec l’ancien Chancelier allemand Konrad Adenauer. Je m’attendais à trouver un homme imposant et rigide et qui serait embarrassé si j’amenais la conversation sur le sujet de la religion. Après les salutations, le Chancelier se tourna vers moi et me dit : « Monsieur Graham, quelle est la chose la plus importante au monde ? »

Avant de me donner le temps de répondre, il répondit lui-même à sa propre question. « C’est la résurrection de Christ, dit-il. Si Jésus-Christ est vivant, alors il y a de l’espoir pour le monde, mais si Jésus-Christ est dans la tombe, alors je ne vois aucune lueur d’espoir à l’horizon. »

Puis il me surprit en déclarant qu’il pensait que la résurrection de Christ était un des faits historiques les mieux attestés. « Quand je quitterai ma charge, ajouta-t-il, j’ai l’intention de passer le reste de ma vie à réunir des preuves scientifiques de la résurrection de Christ. »

Oui, Jésus-Christ est vivant. Le Christ ressuscité, accepté par la foi dans toute sa puissance et toute sa gloire, est assez grand pour s’occuper de tous les problèmes de l’espèce humaine et pour les résoudre.

Le Christ ressuscité est assez grand tout d’abord pour résoudre le problème de la tyrannie de l’homme sur l’homme. Non seulement Il peut sauver l’homme individuellement, mais sa puissance s’étend au monde entier. Esaïe a dit : « La domination reposera sur son épaule. » (Esaïe 9.5.) Il n’a pas abdiqué sa souveraineté sur les affaires des hommes : Il est encore le Seigneur de l’Histoire.

Quand Il fut crucifié, la Bible dit que l’on plaça au-dessus de Lui cette inscription : « Celui-ci est le roi des Juifs. » (Luc 23.38.) Il était alors Roi, et Il l’est encore et toujours ; c’est nous qui avons changé. La Bible nous dit que cette inscription sur la Croix de Jésus était écrite en hébreu, en grec et en latin. Le grec était alors la langue de la culture, le latin celle du gouvernement et l’hébreu celle de la religion. Nous faisons fausse route en ne discernant pas la Royauté de Christ dans le domaine matériel et physique aussi bien que dans le domaine spirituel. Il est le Roi de l’intelligence aussi bien que de l’âme, de la politique ou du cœur.

Nous cherchons à séparer l’Eglise et l’Etat, et il est bon qu’ils demeurent dissociés, mais par ailleurs on ne peut séparer Christ d’aucune chose qui touche à la vie, car « Christ est tout et il est en tous » (Colossiens 3.11). Il a dit: « Vous m’appelez Maître et Seigneur, et vous avez raison, car je le suis. » (Jean 13.13.) Il est le Maître de tous les compartiments de notre vie.

Lundi et mardi également

Il est le Maître de notre vie professionnelle le lundi et le mardi aussi bien que de notre vie religieuse le dimanche. Le caractère profane de la vie s’accentue parce que nous avons essayé d’éliminer Christ de l’économie, de la politique et de la science. Nous L’avons limité à la petite sphère de la religion humaine. Nous L’avons enfoui dans des sanctuaires cloîtrés, caché derrières des nuages d’erreur et noyé dans des rites.

Nous avons pensé que les problèmes du monde pouvaient être résolus par la diplomatie et les progrès scientifiques ou économiques. Nous avons perdu la conception du Nouveau Testament qui a la vision d’un Christ cosmique, tissé dans les chaînes et la trame de l’univers et qui ne peut être supprimé sans que le monde entier soit anéanti.

Le nazisme est apparu en Allemagne parce que l’Eglise n’a pas réussi à remplir le vide qui suivit la première guerre mondiale. Quand l’Eglise ne fut plus capable de présenter un Christ vivant et dynamique, l’Allemagne, privée de Sauveur, donna naissance à un dictateur. Quand on n’accorde pas à Christ sa place légitime de Seigneur, la Tyrannie Le remplace.

Un jeune écrivain soviétique a publié un article dans lequel il déclare : « En Russie, le manque de joie est presque une caractéristique nationale. Même si la Russie atteignait ses buts matérialistes, le peuple ne serait pas heureux. »

Le communisme promet une utopie. Les rêves de propagande annonçant un changement radical de l’environnement moral de l’homme sont répandus dans le monde entier. Cependant, le bonheur n’a pas sa source à l’extérieur, mais à l’intérieur de l’homme.

Une réponse à notre recherche du bonheur

Dans le monde entier nous sommes confrontés au même problème si nous enlevons Christ de notre vie. Nos mots d’ordre proclament et garantissent la vie, la liberté et la poursuite du bonheur : mais c’est la poursuite du bonheur qui nous est garantie et non le bonheur lui-même. Courir en tous sens après le bonheur peut être amusant pour un temps, mais c’est une distraction qui lasse vite.

Il y a une meilleure manière d’agir. L’apôtre Paul dit : « Le royaume de Dieu n’est pas une affaire de nourriture et de boisson ; il consiste en la justice, la paix et la joie que donne le Saint-Esprit. » (Romains 14.17.) La joie chrétienne dépend d’une relation personnelle avec Dieu et non des circonstances extérieures.

Dans la chambre haute, Jésus a dit à ses disciples : « Je vous ai dit cela afin que ma joie soit en vous, et que votre joie soit complète. » (Jean 15.11.) Il leur a encore dit que sa joie était une joie qu’on ne pouvait leur enlever (Jean 16.22). Aucune philosophie païenne, aucune idéologie athée ni aucun chagrin profond ne peuvent enlever la joie que Christ donne.

Nous avons commis l’erreur de diviser nos vies en petits compartiments bien distincts — la politique d’un côté, l’économie de l’autre, et la religion, que nous camouflons dans un petit coin sombre d’où nous la sortons pour l’exposer quelques minutes seulement le dimanche matin.

Le Christ ressuscité est assez grand pour résoudre les gigantesques problèmes sociaux de notre temps. Le problème racial n’est pas limité à une seule ville où à une seule partie des Etats-Unis : c’est un problème mondial. Partout où deux races ou deux nationalités ou même deux groupes religieux vivent ensemble naissent des frictions et des malentendus.

Ces vingt dernières années, le monde est devenu une communauté, mais non une fraternité. Les tensions qui règnent au Proche-Orient entre les Juifs et les Arabes, les tiraillements entre les Indiens et les Noirs de l’Amérique centrale, les problèmes de castes et bien d’autres encore qui divisent les hommes sont fondamentalement des problèmes raciaux.

C’est dans ces situations critiques que Christ peut venir apporter le remède nécessaire. Nous sommes obligés de reconnaître qu’il y a une relation de cause à effet entre le christianisme et des conditions sociales saines. Une des révolutions sociales les plus grandes et les plus étendues de l’Histoire fut étroitement liée aux grands réveils évangéliques du XVIIIe siècle, auxquels contribuèrent John Wesley et George Whitefield.

Je pense qu’un grand réveil spirituel aujourd’hui aurait des conséquences sociales dans le monde entier. Christ a la réponse aux problèmes raciaux. Il peut les résoudre par la puissance et la gloire de sa résurrection.

Une capacité nouvelle pour vous

N’oublions pas que l’homme n’a pas en lui-même la capacité d’aimer son prochain. Il ne peut pas vivre selon l’éthique chrétienne tant qu’il n’est pas venu à Jésus-Christ. Quand vous vous repentez de vos péchés et que vous recevez Christ comme Sauveur, Il vous donne Lui-même la capacité d’aimer votre prochain. Il vous donne de nouvelles forces, de nouveaux buts, de nouvelles visions et de nouvelles dimensions de vie quand vous apprenez à Le connaître.

Jésus a dit un jour : « L’Esprit du Seigneur est sur moi, il m’a choisi pour apporter la Bonne Nouvelle aux pauvres, il m’a envoyé pour proclamer la délivrance aux prisonniers et le don de la vue aux aveugles, pour libérer les hommes maltraités. » (Luc 4.18.)

C’est une bonne nouvelle pour les pauvres, pour ceux qui souffrent ou qui sont captifs et pour les aveugles. Christ peut vraiment résoudre les problèmes sociaux et politiques.

Le monde d’aujourd’hui offre plusieurs sauveurs, mais aucun d’eux ne peut sauver parfaitement. Le monde d’aujourd’hui offre aussi plusieurs panacées, mais elles ne peuvent atteindre les profondeurs de notre dépravation. Le monde d’aujourd’hui offre encore plusieurs solutions pour atteindre son salut, mais pour être sauvé il faut se réconcilier avec Dieu.

Donnez votre vie à Jésus-Christ aujourd’hui. Recevez-Le comme Seigneur et Sauveur. Quels que soient vos problèmes personnels et quelque grands que soient les problèmes du monde, Il peut vous secourir. Il vous est possible de contribuer au bien de cette génération en vous décidant pour Jésus-Christ et en vous consacrant à Lui. Laissez sa joie, sa paix et son amour dominer votre vie.

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