La paix avec Dieu

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Le désespoir de la solitude

Je suis oublié des cœurs comme un mort, je suis comme un vase brisé.
Psaume 31.13

Après la mort de son mari, la reine Victoria a déclaré : « Il n’y a plus personne qui m’appelle Victoria. » Bien qu’étant reine, elle connaissait ce qu’était la solitude.

H.G. Wells, le jour de son soixante-cinquième anniversaire, a dit : « J’ai soixante-cinq ans, je suis seul et je n’ai jamais trouvé la paix. »

Isadora Duncan, la grande ballerine qui dansa devant les cours d’Europe et qui fut considérée comme une des meilleures danseuses de tous les temps, a dit : « Je ne me suis jamais trouvée seule sans que mon cœur ne souffre, que mes yeux ne se remplissent de larmes et que mes mains ne tremblent. Je cherche une paix et une joie que je n’ai jamais trouvées. » Elle ajouta encore qu’en dépit de ses millions d’admirateurs elle était réellement une femme très seule.

Il y a quelques années, une très belle actrice de Hollywood, qui avait apparemment tout ce qu’une jeune femme peut désirer, mit fin à ses jours. Dans le court message qu’elle laissa, elle donnait une explication incroyablement simple à son suicide : elle était insupportablement seule.

Le Psalmiste a dit : « Je ressemble au pélican du désert, je suis comme le chat-huant des ruines ; je n’ai plus de sommeil, et je suis comme l’oiseau solitaire sur un toit. » (Psaume 102.7-8.)

Et David dit encore : « L’opprobre me brise le cœur et je suis malade ; j’attends de la pitié, mais en vain, des consolateurs, et je n’en trouve aucun. » (Psaume 69.21.)

La solitude de l’isolement

Il y a tout d’abord la solitude de l’isolement. J’ai senti la solitude de l’océan quand seul existe le mugissement de la barre sur les brisants de la côte. J’ai ressenti la solitude des grands espaces frémissants de la plainte rare du coyote. J’ai encore vécu la solitude des montagnes où seuls les soupirs du vent troublent le silence.

La sentinelle veillant seule à son poste, les milliers d’hommes et de femmes dans les hôpitaux psychiatriques, les relégués des prisons et des camps de concentration connaissent la solitude de l’isolement.

Louis Zamperini, le célèbre coureur olympique, a vécu cette terrible solitude sur un canot de sauvetage où il a passé quarante-huit jours durant la Seconde Guerre mondiale.

Dans son livre fascinant intitulé Alone, l’amiral Richard E. Byrd raconte le temps qu’il a passé dans une bouleversante et écrasante obscurité. Il vécut seul dans un abri qui était littéralement enfoui dans la calotte glaciaire recouvrant le pôle Sud, et cela durant cinq mois. Les jours étaient aussi noirs que les nuits, et aucune autre créature vivante ne se trouvait à moins de cent cinquante kilomètres. Le froid était si intense qu’il pouvait entendre sa respiration se geler et se cristalliser quand le vent soufflait dans ses oreilles.

« Le soir, raconte-t-il, avant d’éteindre ma lanterne, j’avais l’habitude de prévoir mon travail du lendemain. » C’était essentiel s’il voulait garder son bon sens. « C’était extraordinaire, continue-t-il, de pouvoir ainsi répartir mon temps : cela me procurait la sensation très forte de me dominer moi-même. Sans une activité constante, les jours n’auraient eu aucun but, et sans but ils se seraient arrêtés — comme toujours — dans la désintégration. »

La solitude de la société

On serait à même de penser que dans cette immensité perdue Richard Byrd vivait la solitude la plus absolue qui soit. Mais la solitude dans la société est bien pire encore : le sentiment d’abandon dans les grandes villes est encore plus pénible.

Le pauvre type qui vit dans un logement minable, qui ne reçoit jamais de lettre, qui jamais n’entend un mot d’encouragement et qui ne connaît pas la poignée de main d’un ami ou — à l’opposé — l’homme célèbre et riche à qui l’argent a tout apporté sauf l’amour et le bonheur, ceux-là connaissent une solitude que peu d’entre nous arrivent à comprendre.

Il y a encore la solitude des clochards qui dorment sous des portes cochères ou dans des abris de carton et qui cherchent leur nourriture en fouillant les poubelles — c’est une solitude bien particulière.

Récemment, la télévision a programmé une émission sur la solitude démoralisante des vieillards abandonnés et négligés, végétant dans des institutions miséreuses. Ils étaient assis, n’attendant rien, et leurs yeux fixes m’ont poursuivi. Ce sont des morts vivants. Et pourtant là, à l’arrière-plan, une pauvre épave humaine, avec un seul doigt, jouait sur un piano tout aussi délabré qu’elle : « Quel ami fidèle et tendre nous avons en Jésus-Christ. »

Dans le cinquième chapitre de l’Evangile de Jean, nous lisons que Jésus est monté à Jérusalem et qu’il a parcouru ses rues étroites. Quand Il atteignit la Porte des Brebis, près de la piscine de Bethesda, Il vit une multitude d’infirmes atteints de maladie diverses qui attendaient le mouvement de l’eau pour y descendre. Soudain, Il remarqua un pauvre homme qui avait l’air encore plus misérable que les autres, et Il lui demanda avec tendresse : « Veux-tu être guéri ? »

Le malheureux paralytique le regarda et lui répondit : « Seigneur, je n’ai personne pour me jeter dans la piscine quand l’eau est agitée. » Imaginez : pendant trente-huit longues années, ce paquet de souffrances avait été balloté par la marée humaine de Jérusalem, et après toutes ces années il devait déclarer : « Je n’ai personne. » Il n’avait pas un seul ami.

Il est possible d’avoir un ami qui soit plus proche qu’un frère. Jésus-Christ peut rendre votre vie heureuse et joyeuse. Dans le monde entier, des millions d’hommes et de femmes aiment et servent Jésus-Christ. Quand vous acceptez Christ, vous êtes plus proche d’eux que de votre parenté.

Il n’y a que peu de villes dans le monde occidental où vous ne puissiez trouver une église chaleureuse où rencontrer des gens extraordinaires. Il existe un réseau immense de vrais chrétiens dans toutes les communautés. Au moment où vous leur serrez la main, vous savez que vous avez des amis.

Mais tout d’abord vous devez vous repentir, abandonner votre cœur et votre vie à Christ. Laissez-le pardonner vos péchés et vous accueillir dans sa famille. Il vous conduira vers l’âtre et vous sentirez la chaleur du foyer. Si vous êtes seul aujourd’hui, je vous en supplie, venez à Christ et apprenez à connaître la communion qu’Il apporte.

La solitude de la souffrance

Il y a quelques années, nous avons reçu la lettre d’une auditrice de la radio qui depuis cinq ans était paralysée par l’arthrite. Depuis cinq longues années, douloureuses et pénibles, elle n’arrivait plus à se redresser ni à s’étendre, et pourtant elle écrivait : « J’ai passé bien des jours seule, mais je n’ai jamais vécu un jour solitaire. » Pourquoi ? Christ faisait la différence. Avec Christ comme Sauveur et Compagnon de chaque instant, vous aussi — quoique seul — vous pouvez ne pas ressentir la solitude.

Si aujourd’hui vous êtes couché sur un lit d’hôpital souffrant de la solitude de la douleur, vous pouvez avoir l’assurance que Christ peut vous donner sa grâce et sa force. En étant arrêté ainsi, vous pouvez lui être utile, vous pouvez apprendre à connaître le ministère de l’intercession — le plus grand de tous — en priant pour les autres.

La solitude du chagrin

Dans le onzième chapitre de l’Evangile de Jean, nous lisons l’histoire de Marthe et Marie. Leur frère Lazare venait de mourir, et Jésus n’était pas encore arrivé. Elles se tenaient auprès du corps de leur frère et pleuraient.

Pour vous aussi, peut-être, le monde est devenu un vaste cimetière ne contenant qu’une seule tombe. Vous avez vécu dans la chambre de maladie et vous avez vu vous échapper celui ou celle qui vous était plus cher que le monde entier. Vous aspirez ardemment à être en communion avec quelqu’un.

Vous désirez rencontrer quelqu’un à la main solide qui vous aide à sécher vos larmes, qui remette un sourire sur votre visage et qui vous donne de la joie même dans votre chagrin. C’est cela que Jésus-Christ peut faire.

La Bible dit : « Déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, car lui-même prend soin de vous. » (1 Pierre 5.7.) Dieu aime ses enfants. Si vous acceptez de lui faire confiance et de vous donner à lui, Il peut porter votre chagrin.

La solitude du péché

Dans le treizième chapitre de l’Evangile de Jean, nous trouvons le récit du dernier repas du Christ, durant lequel Jésus prophétisa la trahison de Judas. Les disciples innocents se regardèrent, très étonnés, et Jean lui demanda : « Seigneur, qui est-ce ? » Et Jésus lui répondit : « C’est celui à qui je donnerai le morceau trempé. » Et, ayant trempé le morceau, il le donna à Judas, fils de Simon, l’Iscariote. Puis la Bible nous dit que Satan entra dans Judas. Jésus ajoute immédiatement : « Ce que tu fais, fais-le promptement. » La Bible termine le récit en disant : « Judas, ayant pris le morceau, se hâta de sortir. Il était nuit. » Il se hâta de sortir — hors de la présence du Christ — et il faisait nuit.

Peut-être qu’à un moment de votre vie vous avez cru connaître la joie et la paix d’appartenir à la famille de Dieu. Vous avez expérimenté la communion bienfaisante des enfants de Dieu. Vous avez goûté au bonheur parfait et à la plénitude de la présence de Christ en vous, puis vous avez péché. Vous êtes sorti hors de la présence de Christ et vous avez découvert qu’il faisait nuit. Vous n’avez plus la communion des chrétiens — ni celle des pécheurs — et vous n’avez en tout cas plus la communion avec Christ. Il n’y a probablement pas de solitude plus amère que celle de chrétien rétrograde.

Et pourtant il existe un pardon pour vous. Si vous confessez et abandonnez vos péchés, votre communion avec Christ sera rétablie. « Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité. » (1 Jean 1.9.)

Il se peut que vous ayez du plaisir dans votre péché — cela est fort possible. La Bible dit qu’il y a une certaine jouissance dans le péché, mais elle est mortelle et de courte durée. Peut-être avez-vous lu le rapport du Dr Kinsey ou tout autre sondage de ce genre, et trouvez-vous une certaine satisfaction à connaître le nombre de pécheurs qui sont aussi mauvais — ou pires — que vous. Vous n’êtes pas un cas isolé. Non ! Vous êtes dans la majorité. Mais alors, direz-vous, où se trouve la solitude du péché ? Vous êtes aujourd’hui au milieu d’une foule, mais le jour viendra où chacun d’entre nous devra se tenir seul devant le Dieu tout-puissant et être jugé. Ce sera alors le point culminant de toute la solitude de la terre et les prémices de la solitude de l’enfer.

Pour tous ceux qui cheminent le long du sentier du péché, se tisse autour d’eux un suaire de ténèbres qui les isole et les coupe de toute communion réelle et valable. Le péché a toujours été ténèbres et le sera toujours. Judas était seul à cause de son péché. Dieu dit : « Ephraïm est attaché aux idoles : laisse-le ! » (Osée 4.17.) A cause de la convoitise et de l’idolâtrie du peuple d’Ephraïm, Dieu ordonne de ne pas avoir communion avec lui, de le laisser complètement seul. « Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait sa propre voie. » (Esaïe 53.6.) C’est ici que nous retrouvons la solitude du péché.

Il y a des milliers de gens, dans toutes les villes et dans tous les pays du monde, qui portent de lourds et pénibles fardeaux de douleur, d’anxiété, de souffrances et de déceptions : mais l’âme la plus solitaire est celle de l’homme qui est asservi par le péché.

Chaque péché auquel vous vous accrochez délibérément a une capacité immense à vous rendre seul. Plus vous vieillirez, plus vous serez seul. Je vous exhorte à venir au pied de la croix, à confesser que vous êtes un pécheur et à abandonner vos péchés.

Christ peut vous donner la force de vaincre tout péché ou toute habitude de vie. Il peut briser les chaînes, les liens et les entraves du péché; mais vous devez tout d’abord vous repentir, vous confesser et vous abandonner à lui. Maintenant, tout peut s’arranger et vous pouvez connaître la paix, la joie et la communion de Christ.

La solitude du Sauveur

Au temps de la Pâque, des milliers de gens entouraient le Christ, et la joie était grande partout ; mais Jésus, lui, était « méprisé et abandonné des hommes ; homme de douleur et habitué à la souffrance, semblable à celui dont on détourne le visage, nous l’avons dédaigné, nous n’avons fait de lui aucun cas. Cependant, ce sont nos souffrances qu’il a portées, c’est de nos douleurs qu’il s’est chargé ; et nous l’avons considéré comme puni, frappé de Dieu, et humilié. Mais il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités ; le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris. Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait sa propre voie ; et l’Eternel a fait retomber sur lui l’iniquité de nous tous. » (Esaïe 53.3-6.)

Jésus était seul. Il était venu vers les siens, et les siens ne l’avaient pas reçu. « Mais tout cela est arrivé afin que les écrits des prophètes fussent accomplis. Alors tous les disciples l’abandonnèrent et prirent la fuite. » (Matthieu 26.56.) Les foules qui juste auparavant avaient crié : « Hosanna », hurlèrent « Crucifie ! crucifie ! » Même ses douze fidèles disciples prirent la fuite.

Puis enfin nous l’entendons appeler : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Marc 15.34.) Il avait non seulement été abandonné par ses compagnons humains, mais maintenant, à cette heure de désespoir et de solitude parce qu’il portait nos péchés dans son corps sur la croix — Il avait aussi été abandonné par Dieu. Jésus subissait les douleurs et le jugement de l’enfer pour vous et moi.

L’enfer, essentiellement, est la séparation d’avec Dieu. Il est l’endroit le plus solitaire de l’univers. Jésus en a souffert l’agonie pour vous, à votre place. Et Dieu dit maintenant : repentez-vous, croyez en Christ, recevez-le et vous ne connaîtrez jamais le chagrin, la solitude et le supplice de l’enfer.

« Quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé. » (Romains 10.13.)

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