Depuis quelque temps, je me fais du souci au sujet de ma fille, car elle ne se confie plus du tout à moi. Je sais qu’elle projette de se marier, mais elle ne m’en parle pas. Dois-je insister pour qu’elle me parle ou dois-je attendre ?
Si vous avez perdu la confiance de votre fille, il est presque trop tard pour la regagner. Vous avez oublié qu’elle grandissait et qu’elle est maintenant devenue adulte. Vous avez probablement considéré ses problèmes comme étant sans importance et vous avez continué à la prendre pour une enfant. Les parents perdent la confiance de leurs enfants davantage par manque de sympathie et de compréhension que par toute autre chose. Vous avez certainement négligé de vous intéresser à l’amour qu’elle commençait à porter au jeune homme qu’elle veut épouser ; vous avez probablement oublié que ce dernier n’était plus un garçon mais qu’il devenait un homme. Si vous parvenez à lui faire comprendre que vous vous intéressez à ses problèmes sans les juger ou les critiquer, vous pouvez peut-être retrouver un peu de la confiance que vous avez perdue. Quand une jeune fille est amoureuse on ne peut plus lui apprendre à choisir son mari, c’est trop tard. C’est avant qu’il faut le faire. N’oubliez pas que dans nos fréquents échecs, nous pouvons toujours demander à Dieu une sagesse et une compréhension spéciales. Dieu s’intéresse à nos problèmes et si vous désirez que tout soit fait pour sa gloire, laissez-le réparer vos erreurs à votre place.
Notre fille de dix-huit ans est tombée amoureuse d’un jeune homme qu’elle veut à tout prix épouser. Nous aurions le cœur brisé de la voir faire une mésalliance. Pouvez-vous nous dire ce que nous devons faire ?
Laissez-moi vous rappeler qu’il y a deux choses sur lesquelles les parents n’ont pas beaucoup d’influence. Premièrement il est bien difficile de diriger l’amour de nos enfants. Ensuite nous avons souvent bien peu d’ascendant sur la personne dont ils tombent amoureux. Je comprends votre grande perplexité, mais examinons votre question et voyons si peut-être vous ne vous précipitez pas un peu à tirer des conclusions.
Tout d’abord, qu’entendez-vous par mésalliance ? Entendez-vous par là que ce jeune homme est d’une classe sociale inférieure à la vôtre ? Regrettez-vous ce mariage simplement pour cette raison ? Il arrive que des princes et des rois épousent des roturiers. Le prince héritier du Japon a épousé la fille d’un commerçant et tout le monde s’en est réjoui. Il me semble que vous vous souciez davantage de la classe sociale du futur mari de votre fille que de son caractère. Vous devez chercher à savoir s’il est chrétien, s’il est honnête et intelligent. Je connais bien des jeunes gens de la bonne société qui feraient des maris lamentables.
D’autre part, il me semble que votre fille est un peu jeune pour penser au mariage. Je lui conseillerais de s’assurer que ce jeune homme est celui que Dieu a choisi pour elle. Encouragez-la à attendre au moins deux ans. Ce délai vous aidera les uns et les autres.
Je n’ai jamais aimé le mari de ma fille. Je ne m’entends pas avec lui et il me déteste. Que faut-il faire dans une telle situation ?
Ce jeune homme est maintenant votre gendre, vous devez le reconnaître comme le mari de votre fille. C’est elle qui l’a choisi et si vous l’aimez vous devez accepter son choix ; autrement, un fossé va se creuser entre vous. Vous devez recevoir votre beau-fils avec amour et compréhension. Si vous ne voulez pas perdre l’affection de votre fille, vous n’avez pas d’autre choix. Demandez à Dieu de les rendre heureux et gardez vos préjugés pour vous-même. Rendez-leur de petits services et ayez pour eux des attentions aimables. Si vous acceptez Christ et que vous Lui amenez vos enfants, vous verrez que votre gendre peut devenir un homme sympathique.
Mon mari et moi sommes chrétiens depuis bien des années. Nous avons une fille de plus de trente ans qui vit avec nous. Elle nous aide à la maison, mais elle n’a aucun projet pour l’avenir. Quelle responsabilité avons-nous envers elle ?
Il est évident que votre fille n’a pas compris qu’un jour ou l’autre nous devons tous assumer notre rôle d’adulte et prendre nos responsabilités. Votre bonté et votre considération chrétiennes ont certes été très grandes, mais vous avez manqué de fermeté au moins dans ce domaine. Je vous conseille d’avoir un entretien avec elle, en présence de votre pasteur ou de quelqu’un qu’elle respecte. Faites-lui comprendre que vous avez pris votre part de responsabilité en la préparant pour la vie, mais qu’elle doit, avec l’aide de Dieu, prendre une décision et se rendre indépendante. Elle manque d’assurance, mais si vous arrivez à lui donner confiance dans les dons qu’elle a reçus de Dieu, dans son aide et son soutien, vous lui aiderez à remporter une des plus grandes victoires de sa vie. Plus elle tardera à prendre cette décision, plus dure sera la chose. Il serait bon pour elle qu’elle trouvât un emploi loin de chez vous et qu’elle devint ainsi complètement indépendante. Peut-être se préoccupe-t-elle trop de ce que vous deviendrez quand elle sera absente. Assurez-la que vous pourrez fort bien vous arranger.
J’ai deux fils adultes. Une de mes belles-filles a une nature terriblement jalouse et possessive. Elle n’aime pas que notre fils vienne nous rendre visite et nous permet très rarement de voir leur enfant. Cette attitude nous peine beaucoup, mon mari et moi. Que pouvons-nous faire ?
La clé de cette situation malheureuse est entre les mains de votre fils. A mon avis il aurait dû prendre une attitude ferme dès le début et ne pas permettre à sa femme de le diriger dans ce domaine.
La Bible dit que le mari est le chef de la femme et que celle-ci doit lui être soumise1. Dans le cas particulier, les rôles semblent inversés.
Il est regrettable que votre fils ait épousé une femme aussi peu sociable. Mais puisque vous n’y pouvez rien changer maintenant, je vous conseille seulement de faire remarquer à votre fils combien vous et votre mari souffrez de cette situation. Exhortez-le à affirmer son autorité dans son foyer. Veillez d’autre part à ne pas établir une tension entre lui et sa femme, ou à créer un désaccord entre eux. Votre fils est probablement heureux avec sa femme, et j’espère que leur enfant l’est également.
Quand vous en avez l’occasion, témoignez à votre bru toute la gentillesse et toute la considération possibles. Faites-lui sentir que vous n’avez aucun désir d’accaparer son mari ou son enfant, et veillez à ce qu’aucun sentiment de jalousie ou de possession ne vienne gâter votre propre vie. Demandez à Dieu de briser toutes les barrières et de vous unir par amour pour Lui et les uns pour les autres.
Je suis une veuve chrétienne, mère de sept enfants. Une de mes filles a épousé un homme qui avait déjà été marié trois fois. Il me semble qu’elle est entrée dans le péché les yeux ouverts. Dois-je permettre à son mari de venir chez moi et l’accepter dans mon foyer et dans mon cœur ? Comment puis-je le faire ?
Vous ne m’avez pas parlé des premiers mariages de cet homme, mais j’en déduis qu’il est divorcé. J’aimerais vous dire trois choses à propos de la situation dans laquelle vous vous trouvez.
Tout d’abord, le sort en est jeté ; votre fille est mariée cet homme et vous ne pouvez rien faire pour changer cela. Ce mariage n’est probablement pas ce que vous souhaitiez pour elle, mais malheureusement, nous, les parents, ne pouvons pas toujours décider de la vie de nos enfants.
Ensuite, il est possible que cet homme n’ait jamais été en contact avec un chrétien convaincu. Donnez-lui ce privilège et il se peut que, si vous essayez, vous parveniez à le conduire à Christ. Il a probablement beaucoup souffert dans ses nombreux mariages, et il a besoin de la force et du pardon que Christ peut donner.
Enfin, il n’est pas chrétien de fuir les pécheurs. Jésus a mangé avec des publicains et des gens de mauvaise vie, et nous sommes loin d’être aussi, bons que lui. Faites votre possible pour être aimable avec votre gendre ; il est probable que vous puissiez les aider, votre fille et lui, à construire un foyer chrétien.
Je vous demande de m’aider dans une difficulté que je rencontre. Je suis une veuve chrétienne. Mon fils, qui termine un stage en chirurgie, a décidé de partir comme médecin missionnaire. Dois-je l’empêcher de gâcher sa vie et ses talents ?
Vous devriez être reconnaissante à Dieu d’avoir un fils qu’Il a appelé à être missionnaire. Loin de gâcher sa vie et ses capacités, il pourra probablement les employer mieux qu’il n’eût jamais pu le faire au pays. J’ai eu le privilège de visiter bien des champs de mission et je me suis aperçu que les missionnaires étaient les meilleurs ambassadeurs de leur pays à l’étranger. Mais ce qui est plus important, c’est que les missionnaires chrétiens apportent le message de Christ, de son amour et de sa grâce salvatrice à des gens qui en ont besoin autant que nous ici. Christ nous a dit que « celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui la perdra à cause de moi la trouvera »2 Christ voulait dire par là qu’une vie vécue pour soi est gâchée, tandis qu’une vie vécue pour les autres accomplit sa volonté. Je conçois bien que vous appréhendiez de vous séparer de votre fils. Laissez-moi vous conseiller de considérer comme un honneur le fait que Dieu ait appelé votre fils. Il ne fera certainement pas fortune, mais il aidera des gens à qui, sans lui, personne ne serait jamais venu en aide ; mieux que cela, il leur parlera de Christ qui est la seule espérance du monde, J’ai rencontré une fois un missionnaire qui vivait dans des conditions très primitives et qui travaillait au milieu de circonstances adverses : il était cependant un des hommes les plus heureux que j’aie jamais rencontrés. Il accomplissait la volonté de Dieu pour sa vie et Dieu se servait de lui pour gagner des âmes à Christ. C’est cela la plus grande joie du monde.