La paix avec Dieu

7
Après la mort

Il n’y a qu’un pas entre moi et la mort.
1 Samuel 20.3.

On a dit que toute la vie n’était qu’une préparation à la mort. Le Psalmiste dit : « Y a-t-il un homme qui puisse vivre et ne pas voir la mort ? » (Psaume 89.49.)

Nous croyons vivre dans une époque de pensée libre et d’expériences définitives. Nous avons cherché à changer le monde et les lois qui le gouvernent par la connaissance, les sciences, les inventions, les découvertes, la philosophie et la pensée matérialiste. Nous avons essayé d’introniser les faux dieux de l’argent, de la gloire et de l’intelligence humaines, mais, quoi que nous essayions, la fin est toujours la même : « Il est réservé aux hommes de mourir une seule fois. » (Hébreux 9.27.)

Au cœur de la vie, nous voyons la mort de tous côtés. La tristesse de l’ambulance, les chapelles ardentes, les cimetières devant lesquels nous passons, le corbillard se frayant un chemin à travers la circulation, tout nous rappelle que le lugubre Moissonneur peut nous faucher à chaque instant, sans prévenir. Aucun de nous ne peut savoir d’une manière certaine quand la mort va frapper, mais nous savons bien qu’elle peut venir n’importe quand.

Le grand poète Malherbe l’a dit, il y a bien longtemps :

La mort a des rigueurs à nulle autre pareilles,
    On a beau la prier,
La cruelle qu’elle est se bouche les oreilles
    Et nous laisse crier,
Le pauvre en sa cabane, où le chaume le couvre,
    Est sujet à ses lois ;
Et la garde qui veille aux barrières du Louvre
    N’en défend point nos Rois.

Il a été dit que la seule chose certaine de la vie était la mort. Oscar Wilde a déclaré : « On peut survivre à tout de nos jours — sauf à la mort. » Les livres sur la mort et la manière de mourir prolifèrent actuellement, comme les ouvrages écrits par ceux qui prétendent avoir expérimenté la mort et qui en seraient revenus pour nous en parler. Plutôt que de chercher à faire la paix avec Dieu, le monde se préoccupe de la manière de mourir ; on cherche à faire face à la mort, à l’accepter comme une partie intégrante de la vie. Actuellement, toute l’humanité attend dans le couloir réservé aux condamnés à mort. Notre manière de mourir ou le moment où nous allons mourir n’est pas en fait ce qui compte : l’important est de savoir où nous irons après la mort.

Chaque année, plus d’un demi-million d’Américains montent dans leur voiture sans savoir que c’est leur dernière course. En 1980, 532 000 Américains sont morts dans des accidents de la circulation. Et, malgré toutes les mesures de sécurité qui sont prises, 469 000 autres personnes sont tuées chez elles accidentellement, alors que l’idée même de la mort était bien loin de leur esprit. Car la mort fait une chasse impitoyable à l’humanité et, bien que la science médicale et la technique moderne lui livrent une guerre constante, en fin de compte c’est elle qui à la victoire.

Grâce à la longue lutte scientifique, nous avons l’avantage maintenant de vivre quelques années de plus, mais la mort est encore là, au bout de la route, et la longévité moyenne n’excède pas beaucoup les soixante-dix ans prévus dans la Bible.

Les maladies de cœur fauchent encore beaucoup de nos concitoyens dans leur jeunesse. Le cancer attaque encore des milliers de personnes.

Les maladies du sang réclament leur part, bien que les recherches médicales aient grandement diminué le nombre annuel de leurs victimes. Le Sida (syndrome d’immuno-déficience acquise) est la plaie des années quatre-vingt. Il augmente dans le monde entier et fait des ravages sur tous les continents. Mais en dépit des statistiques optimistes, malgré le fait que la longévité ait augmenté depuis 1900, et quels que soient les chiffres indiqués pour les crimes, les suicides et autres formes de mort violente, le fait inévitable de la mort reste inchangé — elle est toujours notre ultime expérience sur la terre.

La bataille d’une vie

Dès qu’un enfant naît, la lutte contre la mort s’engage. La mère consacre des années d’attention à la protection de la vie de son enfant. Elle surveille la nourriture, les vêtements, l’entourage, les analyses et inoculations médicales, mais, malgré ses soins attentifs, l’enfant a déjà commencé à mourir.

Des signes tangibles de faiblesse apparaîtront avant que beaucoup d’années se soient écoulées. Le dentiste réparera les caries de nos dents. Des lunettes nous seront nécessaires pour remédier à l’affaiblissement de notre vue. Notre peau se ridera avec les années, nos épaules se courberont et nos pas deviendront plus lents et moins sûrs. La fragilité de nos os augmentera, tandis que notre énergie diminuera et, presque sans nous en rendre compte, nous aurons commencé à mourir.

L’assurance maladie et l’hospitalisation nous adouciront le choc. Nous contracterons une assurance sur la vie pour couvrir nos dernières dépenses, nos dernières obligations, et nous constaterons subitement que notre vie est semblable à une bataille sans fin contre la mort. Nous sommes engagés dans une course, et tout ce que nous pouvons espérer c’est de gagner un peu de temps, de déjouer notre adversaire comme nous le pouvons, mais nous savons bien qu’à la fin la mort gagnera.

Que notre ennemi est mystérieux ! Aussi mystérieux que la vie elle-même. Car la vie que nous voyons abonder autour de nous, dans les plantes, les animaux et les êtres humains, nous ne pouvons ni la reproduire ni même l’expliquer. La mort ne s’explique pas davantage, bien que nous soyons aussi sûrs de sa réalité que de celle de la vie. Cependant, nous évitons d’en parler et surtout d’y réfléchir ! Quand la vie vient et qu’un enfant naît, nous nous réjouissons. Quand la vie s’en va et qu’un homme meurt, nous essayons d’en bannir la pensée aussi vite que possible.

Aujourd’hui, notre planète est peuplée par quelque quatre milliards et demi d’individus. Presque tous seront morts dans cent ans. Leurs corps seront insensibles. Mais qu’en sera-t-il de leur âme — la partie essentielle et éternelle de la vie ? Voilà le mystère. Quelle est cette chose qui quitte l’homme quand il meurt, et où va-t-elle ?

Pourquoi les hommes rejettent-ils Dieu ?

Il y a quelques années, un journaliste mourait à Denver, dans le Colorado. A son ensevelissement, sa famille en deuil put entendre sa voix enregistrée qui déclarait : « Voici mon ensevelissement. Je suis athée, et je l’ai été depuis plusieurs années. J’ai le plus profond mépris pour les sottises théologiques. Les ecclésiastiques sont moralement des lâches. Les miracles sont le fruit de l’imagination. Si quatre reporters étaient envoyés pour assister à une exécution et faussaient les faits comme le firent les apôtres dans la Bible, ils seraient congédiés incontinent. Je ne désire pas de chants religieux. Ce sera un ensevelissement parfaitement rationnel. »

Quel contraste avec ce vers d’Alfred Lord Tennyson décrivant la mort d’une manière si belle, dans son poème In Memoriam : « Le doigt de Dieu le toucha et il s’endormit. »

Chaque génération a connu des hommes qui, dans leur haine contre Dieu, ont essayé de ridiculiser et d’injurier l’Eglise, la Bible et Jésus-Christ. Sans apporter aucune preuve, ils se récrient contre la voix de Dieu. L’histoire nous montre un Voltaire, un George Bernard Shaw et beaucoup d’autres philosophes qui, par leurs arguments, s’efforcèrent de détruire la crainte de la mort.

Ecoutons les anthropologistes parler de la mort dans la jungle. Il n’y a pas de « sottises théologiques » là-bas, puisqu’ils n’ont pas entendu parler de Jésus-Christ. Dans certaines tribus, les vieux sont emmenés dans la brousse afin que les bêtes sauvages puissent les attaquer et que les jeunes n’aient pas le spectacle de leur mort. Dans d’autres tribus, lorsqu’un homme va mourir, ses proches arrachent leurs vêtements et se peignent le corps en blanc. Heure après heure, les plaintes et les cris des femmes annoncent qu’une âme va quitter son corps. La mort, en dehors de l’influence chrétienne, est pleine d’horreur et de désespoir — ou, au mieux, elle sème résignation et indifférence.

Comparez cette mort à celle d’un chrétien. Christ a donné un sens nouveau à la mort. L’homme l’a toujours considérée comme un ennemi, mais Jésus affirme qu’Il l’a vaincue et lui a enlevé son aiguillon. Quand Il suppliait les hommes de se préparer à la mort inéluctable, Jésus-Christ savait ce qu’Il faisait. Ne vous préoccupez pas, disait le Seigneur, de la mort du corps, mais plutôt de la mort éternelle de l’âme.

La Bible indique qu’il y a en réalité deux morts ; l’une, la mort physique, et l’autre, la mort éternelle. Jésus nous conseille de craindre la seconde mort beaucoup plus que la première. Il décrit la seconde mort comme l’enfer, qui est la séparation éternelle d’avec Dieu. La mort du corps n’est rien en comparaison du bannissement conscient, sans fin, d’une âme, loin de Dieu.

La mort d’un saint

Les dernières déclarations de mourants fournissent une excellente documentation à ceux qui regardent la mort en face.

Martin Luther : « Notre Dieu est un Dieu de qui vient le salut : Dieu est le Seigneur qui nous fait échapper à la mort. »

John Knox : « Vivre en Christ, vivre en Christ, et la chair ne craint pas la mort. »

John Wesley : « Le meilleur est que Dieu est avec nous. Au revoir. »

Richard Baxter : « Je souffre, mais j’ai la paix. »

William Carey, le missionnaire : « Quand je serai mort, parlez moins du Dr Carey et plus du Sauveur du Dr Carey. »

Adoniram Judson : « Je ne suis lassé ni de mon travail, ni du monde ; pourtant, Christ m’appelle et j’irai avec la joie d’un gamin sortant de l’école. »

Il y a quelques années, Effie Jane Wheeler enseignait l’anglais et la littérature à l’université que je fréquentais. Elle était connue pour sa piété aussi bien que pour sa connaissance des branches qu’elle enseignait. En mai 1949, elle écrivit la lettre suivante au Dr Edman, président de l’université, à ses collègues et aux anciens étudiants :

« Je serais très heureuse si l’on voulait bien lire ce qui suit pendant le culte ; car avant que vous quittiez l’université pour les vacances d’été, j’aimerais que vous sachiez la vérité à mon sujet, comme je lai apprise moi-même vendredi dernier. Mon médecin m’a enfin fait connaître son diagnostic de la maladie dont je souffre depuis des semaines : un cancer inopérable. S’il était chrétien, il n’aurait pas eu tant de peine à parler, car il aurait su, comme vous et moi, que la vie et la mort sont également bienvenues quand on vit selon la volonté et dans la présence du Seigneur. Si le Seigneur veut que j’aille bientôt à lui, j’y vais avec joie. Je vous demande de ne pas vous affliger un instant à mon sujet. Je ne vous dis pas un simple adieu, mais plutôt un chaleureux « au revoir », jusqu’à ce que je vous retrouve dans le pays béni, dont il me sera peut-être permis d’écarter un rideau lorsque vous entrerez. Avec un cœur plein d’affection pour chacun de vous individuellement. Effie Jane Wheeler. »

Deux semaines après avoir écrit cette lettre, Jane Wheeler entrait dans la présence de son Seigneur, qui avait tenu sa promesse d’enlever l’aiguillon de la mort.

Pendant que nous écrivions ce chapitre, nous avons reçu quatre lettres au même courrier. La première était d’un homme de 94 ans, se réjouissant d’être avec le Seigneur ; la seconde émanait d’une condamnée à mort qui, depuis qu’elle était devenue chrétienne, six ans auparavant, regardait, au-delà de sa prochaine exécution, la gloire qui l’attendait ; les deux dernières lettres émanaient de deux femmes qui venaient de perdre leur mari après de nombreuses années de mariage. Chacune regardait par-delà la mort la gloire qui l’attendait.

Le grand évangéliste Dwight L. Moody a déclaré sur son lit de mort : « C’est mon triomphe, c’est le jour de mon couronnement ! Quelle gloire ! »

La Bible enseigne que vous avez une âme immortelle. Votre âme est éternelle et vivra pour toujours. En d’autres termes, votre véritable vous-même, qui pense, sent, rêve, désire — le moi, la personnalité — ne mourra jamais. La Bible enseigne que votre âme vivra dans un de ces deux endroits : le Ciel ou l’enfer. Si vous n’êtes pas chrétien, donc pas né de nouveau, la Bible déclare que votre âme ira immédiatement après votre mort dans un endroit que Jésus appelle le Hadès, où vous attendrez le jugement de Dieu.

Un sujet peu à la mode

Je sais parfaitement qu’on n’aime pas parler de l’enfer. C’est un sujet impopulaire, controversé, incompris. Cependant, au cours de mes campagnes, j’ai l’habitude de consacrer une soirée à l’exposé de ce sujet. Pendant les jours qui suivent, de nombreuses lettres, discutant le pour et le contre, arrivent aux éditeurs de journaux, car la Bible a presque autant à dire sur ce sujet que sur tout autre. Au cours d’entretiens avec les étudiants, sur les campus, on me pose continuellement des questions comme celles-ci: « Qu’en est-il de l’enfer ? Y a-t-il du feu en enfer ? » En tant que pasteur, je dois en parler. Je ne peux pas l’ignorer, même si cela met les gens mal à l’aise et les rend anxieux. J’avoue que c’est la doctrine chrétienne la plus difficile à accepter.

Les uns enseignent que tout le monde sera sauvé, que Dieu est un Dieu d’amour et qu’Il n’enverra personne en enfer. Ils croient que les mots éternel et immortel ne signifient pas « pour toujours ». Cependant, le même mot qui parle du bannissement éternel loin de Dieu est aussi employé pour l’éternité du ciel. Quelqu’un a dit que « l’équité exige qu’on qualifie la joie des justes et la punition des méchants de la même manière, car c’est le même mot grec exprimant la même durée ».

D’autres enseignent qu’après la mort ceux qui ont refusé d’accepter la rédemption de Dieu sont anéantis et cessent d’exister. En cherchant dans la Bible, du commencement à la fin, je n’arrive pas à trouver un seul passage qui soutienne cette thèse, La Bible affirme que, sauvé ou non, il y a une existence consciente et éternelle de l’âme et de la personnalité.

D’autres enfin disent qu’après la mort, il y a encore une possibilité de salut, que Dieu accordera encore une seconde chance. Si c’était vrai, la Bible y ferait allusion ; au contraire, ses avertissements sont nombreux : « Voici maintenant le temps favorable, voici maintenant le jour du salut. » (2 Corinthiens 6.2.)

Ce que dit la Bible

D’innombrables passages de l’Ecriture sainte enseignent qu’il y a véritablement un enfer pour tout homme qui volontairement et consciemment rejette Christ comme Seigneur et Sauveur.

« Je souffre cruellement dans cette flamme. » (Luc 16.24.)

« Celui qui lui dira : insensé ! mérite d’être puni par le feu de la géhenne. » (Matthieu 5.22.)

« Le Fils de l’homme enverra ses anges, qui arracheront de son royaume tous les scandales et ceux qui commettent l’iniquité, et ils les jetteront dans la fournaise ardente, où il y aura des pleurs et des grincements de dents. » (Matthieu 13.41-42.)

« Il en sera de même à la fin du monde. Les anges viendront séparer les méchants d’avec les justes, et ils les jetteront dans la fournaise ardente, où il y aura des pleurs et des grincements de dents. » (Matthieu 13.49-50.)

« Ensuite il dira à ceux qui sont à sa gauche : retirez-vous de moi, maudits ; allez dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et pour ses anges. » (Matthieu 25.41.)

« Mais il brûlera la paille dans un feu qui ne s’éteint point. » (Matthieu 3.12.)

« Au milieu d’une flamme de feu, pour punir ceux qui ne connaissent pas Dieu et ceux qui n’obéissent pas à l’Evangile de notre Seigneur Jésus. Ils auront pour châtiment une ruine éternelle, loin de la face du Seigneur et de la gloire de sa force… » (2 Thessaloniciens 1.8-9.)

« …il boira, lui aussi, du vin de la fureur de Dieu, versé sans mélange dans la coupe de sa colère, et il sera tourmenté dans le feu et le soufre, devant les saints anges et devant l’agneau. Et la fumée de leur tourment montera aux siècles des siècles ; et ils n’auront de repos ni jour ni nuit. » (Apocalypse 14.10-11.)

« Et la mort et le séjour des morts furent jetés dans l’étang de feu. C’est la seconde mort, l’étang de feu. Quiconque ne fut pas trouvé écrit dans le livre de vie fut jeté dans l’étang de feu. » (Apocalypse 20.14-15.)

« Mais pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les impudiques, les enchanteurs, les idolâtres, et tous les menteurs, leur part sera dans l’étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde mort. » (Apocalypse 21.8.)

Mais j’entends quelqu’un dire : « Je ne crois pas à l’enfer, ma religion est celle du sermon sur la montagne. »

Bien, écoutons un passage du sermon sur la montagne : « Si ton œil droit est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi ; car il est avantageux pour toi qu’un seul de tes membres périsse, et que ton corps entier ne soit pas jeté dans la géhenne. Et si ta main droite est pour toi une occasion de chute, coupe-la et jette-la loin de toi ; car il est avantageux pour toi qu’un seul de tes membres périsse, et que ton corps entier n’aille pas dans la géhenne. » (Matthieu 5.29-30.)

Nous avons ici un enseignement précis de Jésus concernant l’enfer. Il affirme sa réalité. Jésus raconte des paraboles et donne des illustrations sur ce sujet, et met continuellement en garde les hommes contre la folie d’une vie de péché et d’hypocrisie, tandis qu’ils sont sur la terre.

L’enfer sur terre

Il n’y a pas de doute que les méchants souffrent un certain enfer ici sur la terre. « Sachez que votre péché vous atteindra. » (Nombres 32.23.) Et la Bible dit encore : « Ce qu’un homme aura semé, il le moissonnera aussi. » (Galates 6.7.) Mais, d’autre part, nous voyons autour de nous des méchants qui semblent prospérer, tandis que des justes souffrent. La Bible annonce qu’un jour tout cela sera compensé selon la justice. Quelqu’un a dit : « Nous ne sommes pas punis pour nos péchés, mais par eux. » En fait, les deux sont exacts.

Un Dieu d’amour peut-il envoyer un homme en enfer ? Oui ! Cependant, Il ne l’y envoie pas volontiers. L’homme se condamne lui-même en refusant le moyen du salut de Dieu. Par amour et par grâce, Dieu offre aux hommes un moyen d’échapper, un chemin de salut, une espérance et un avant-goût de choses meilleures. L’homme, dans son aveuglement, dans sa stupidité, dans son obstination, dans sa vanité et son amour des plaisirs coupables, refuse le moyen simple que Dieu lui offre pour éviter l’angoisse du bannissement éternel.

Supposez que vous soyez malade et que vous appeliez un médecin qui vous prescrive une ordonnance. Mais, après avoir réfléchi, vous décidez d’ignorer son conseil et de refuser son remède. Quand il revient, quelques jours plus tard, est-il responsable de l’aggravation de votre état ? Il vous avait donné l’ordonnance, il vous avait prescrit le remède, mais vous l’avez refusé !

De même, Dieu a prescrit le remède pour les maladies de l’humanité. Le remède, c’est la foi et l’abandon de sa vie à Jésus-Christ. Le remède, c’est de naître de nouveau, comme nous le verrons dans un autre chapitre. Si délibérément nous le refusons, nous devons en subir les conséquences et nous ne pouvons blâmer Dieu. Est-ce la faute de Dieu si nous refusons ? L’homme qui refuse de croire à la vie après la mort, au Ciel à gagner ou à l’enfer à fuir, cet homme, qui refuse ce que Dieu a dit dans sa parole sur le Ciel et l’enfer, découvrira dans la vie future qu’il s’est trompé et qu’il a tout perdu. Le journal People cite les paroles d’un célèbre joueur : « Ne mettez jamais en jeu ce que vous désirez gagner, mais seulement ce que vous pouvez vous permettre de perdre. » Pouvez-vous vous permettre de perdre votre âme éternelle ?

Certains demandent : «Comment l’enfer est-il ? » Quatre termes correspondent à celui d’« enfer» dans notre Bible :

  1. Le mot hébreu sheol, traduit généralement par le « sépulcre » ou « séjour des morts », dans l’Ancien Testament. Littéralement, ce mot signifie un « état invisible ». Il est employé pour exprimer la douleur et la destruction.

  2. Le mot grec hadès, qui a le même sens que sheol et qui apparaît dix fois dans le Nouveau Testament, toujours en rapport avec le châtiment et les tourments.

  3. Le mot grec tartaros, employé seulement dans 2 Pierre 2.4 et traduit dans la version Segond par le mot «&nbs;abîme ». Ce passage rapporte que les anges qui ont péché ont été précipités dans l’abîme. Tarfaros signifie une tour ou une prison remplie d’épaisses ténèbres.

  4. Le mot grec gehenna, qui apparaît onze fois dans le Nouveau Testament. Il est tiré du nom de la vallée de Hinnom, près de Jérusalem, où l’on brûlait continuellement des débris et ordures. Ce terme est employé principalement dans les discours de Jésus.

D’aucuns demandent : « La Bible dit-elle qu’il y a littéralement du feu en enfer ? » Il est vrai que la Bible emploie plusieurs fois le mot « feu » au figuré. Cependant, il existe un feu qui brûle sans consumer.

Lorsque Moïse aperçut le buisson ardent, il fut étonné de voir qu’il ne se consumait pas. Les trois jeunes Hébreux furent jetés dans une fournaise ardente, mais ils ne furent pas consumés ; de fait, pas un cheveu de leur tête ne fut brûlé.

D’autre part, la Bible parle de la langue comme étant « enflammée par la géhenne » (Jacques 3.6), quand nous disons du mal de notre prochain. Cela ne signifie pas qu’une combustion, au sens littéral du mot, ait lieu chaque fois que nous médisons de notre prochain. Mais que le sens soit littéral ou figuré, cela n’affecte pas sa réalité. S’il n’y a pas de feu, Dieu utilise alors un langage symbolique pour indiquer quelque chose qui pourrait être pire.

La séparation d’avec Dieu

L’enfer, dans son essence, c’est la séparation d’avec Dieu. C’est la seconde mort, décrite comme le bannissement éternel et conscient hors de la présence de tout ce qui est lumière, joie, bonté, justice et bonheur. La Bible contient de nombreuses et terrifiantes descriptions de l’affreuse condition dans laquelle l’âme se trouve une minute après la mort.

Il est étrange de constater que les hommes se préparent à tout sauf à la mort. Nous nous préparons à nous instruire, nous nous préparons pour nos affaires, pour notre carrière ; nous nous préparons au mariage, ou pour notre vieillesse. Nous nous préparons pour tout sauf pour le moment où nous mourrons. Et pourtant la Bible dit qu’il est réservé aux hommes de mourir une seule fois.

La mort est un événement qui ne semble pas naturel à l’homme quand il s’agit de lui-même, mais tout naturel quand il s’agit des autres. La mort ramène tous les hommes au même niveau. Elle dépouille le riche de ses millions et le pauvre de ses guenilles. Elle calme l’avarice et éteint le feu des passions. Tous voudraient ignorer la mort, mais tous doivent l’affronter — le prince et le paysan, l’insensé et le philosophe, le meurtrier et le saint. La mort ne connaît ni limite d’âge ni favoritisme. Tous les hommes la craignent.

Daniel Webster raconte que, vers la fin de sa vie, il assista à un service religieux dans un paisible village de campagne. Le pasteur était un homme âgé, simple et pieux. Après l’introduction, il se leva, lut son texte puis, avec la plus grande simplicité et le plus grand sérieux, dit : « Mes amis, nous ne pouvons mourir qu’une seule fois. »

Daniel Webster parlant plus tard de ce sermon dit : « Aussi froids et faibles que ces mots puissent paraître au premier abord, ils furent pour moi les plus impressionnants et les plus incisifs que j’aie jamais entendus. »

Un rendez-vous avec la mort

Il est facile de penser que les autres ont rendez-vous avec la mort, mais il est difficile de nous rappeler que nous devons, nous aussi, répondre à cet appel. Que nous voyions des soldats partir pour le front, que nous lisions la condamnation d’un prisonnier ou que nous visitions un ami mortellement frappé, nous sommes conscients qu’une certaine solennité règne autour de ces personnes. La mort est fixée pour tous, et la question de sa venue n’est qu’une affaire de temps. Il y a d’autres rendez-vous dans la vie — les rendez-vous d’affaires ou de plaisir — que nous pouvons sans grand danger négliger ou renvoyer, mais il y a un rendez-vous qu’aucun homme ne peut ignorer, qu’aucun homme ne peut renvoyer. Il rencontre la mort une fois seulement, mais il doit la rencontrer !

Si la mort physique était la seule conséquence d’une vie vécue loin de Dieu, nous n’aurions pas tant à craindre, mais la Bible dit qu’il y a une seconde mort qui est l’éloignement éternel de Dieu.

Cependant, il y a un côté plus lumineux. Comme la Bible annonce l’enfer pour le pécheur, elle promet aussi le Ciel à ceux qui sont justifiés. Le sujet du Ciel est plus facile à accepter que celui de l’enfer. Et pourtant la Bible parle des deux.

Si vous déménagez, vous désirez tout savoir sur les voisins de votre nouveau quartier. Si vous changez de localité, vous désirez tout connaître de cette nouvelle ville : ses transports publics, ses industries, ses parcs, ses écoles. Comme nous allons passer l’éternité quelque part, nous devrions savoir quelque chose de cet endroit. Les renseignements concernant le Ciel se trouvent dans la Bible. Il est normal que nous y pensions et que nous en parlions. Quand on évoque le Ciel, la terre devient triste et sombre en comparaison. Nos soucis et nos problèmes nous paraissent tellement moins importants lorsque nous avons une vision assurée de l’avenir. En un certain sens, le chrétien jouit du Ciel déjà sur la terre. Il a la paix de l’âme, la paix de la conscience et la paix avec Dieu. Au milieu des épreuves et des difficultés, il a une paix et une joie intérieures qui ne dépendent pas des circonstances.

Le Ciel existe

Mais la Bible promet aussi au chrétien un Ciel pour la vie future. Quelqu’un demanda un jour à John Quincy Adams, qui avait alors quatre-vingt-quatorze ans, comment il se sentait. Il répondit : « Tout à fait bien, tout à fait bien, mais le corps dans lequel je vis ne va pas si bien. » Même si le corps dans lequel nous vivons est malade et faible, nous pouvons réellement nous sentir forts et sûrs, si nous sommes chrétiens. Jésus nous a enseigné qu’il y a un Ciel.

Beaucoup de passages pourraient être cités, mais le plus descriptif est certainement celui de Jean 14.2 : « Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père. Si cela n’était pas, je vous l’aurais dit. Je vais vous préparer une place. Et lorsque je m’en serai allé, et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis vous y soyez aussi. » Paul croyait si sûrement au Ciel qu’il pouvait dire : « Nous sommes pleins de confiance, et nous aimons mieux quitter ce corps et demeurer auprès du Seigneur. » (2 Corinthiens 5.8.)

Combien la perspective du chrétien est différente de celle de l’agnostique Bob Ingersoll, par exemple, qui disait sur la tombe de son frère : « La vie est un voile étroit entre les sommets froids et nus de deux éternités. Nous nous efforçons de voir au-delà des hauteurs. Nous crions, et la seule réponse c’est l’écho de notre lamentation. »

L’apôtre Paul dit sans cesse : « Nous savons », « Nous sommes certains », « Nous sommes toujours certains ». La Bible dit qu’Abraham « attendait la cité qui a de solides fondements, celle dont Dieu est l’architecte et le constructeur » (Hébreux 11.10).

Beaucoup demandent : « Croyez-vous que le Ciel soit littéralement un endroit ? » Oui ! car Jésus a dit : « Je vais vous préparer une place. » La Bible dit qu’Enoch et Elie montèrent dans un corps, au sens littéral, vers un endroit aussi réel que les îles Hawaii, la Suisse, les îles Vierges ou ailleurs !

« Où est le Ciel ? » demande-t-on encore. La Bible ne nous dit pas où se trouve le Ciel. Et en fait cela n’a pas d’importance. Ce sera le Ciel, et Christ y sera pour nous accueillir comme à la maison.

Un pays magnifique

La Bible dit que ce pays sera magnifique. Elle le décrit comme « la cité de Dieu » — « une ville » — « un pays merveilleux » — « un héritage » — « une gloire ».

Nous reconnaitrons-nous au Ciel ? La Bible dit à plusieurs reprises que ce sera une merveilleuse réunion avec ceux qui nous ont devancés.

D’autres disent : « Croyez-vous que les enfants seront sauvés ? » La Bible affirme que Dieu ne rendra pas un enfant responsable de ses péchés avant qu’il n’ait atteint l’âge de raison. Jusque-là, ses péchés sont couverts par l’expiation.

La Bible nous dit encore qu’au Ciel nous aurons une grande compréhension et une grande connaissance des choses que nous n’avons jamais apprises ici-bas.

Sir Isaac Newton, devenu vieux, disait à un homme qui louait sa sagesse : « Je suis comme un enfant au bord de la mer, ramassant un caillou par-ci, un coquillage par-là, mais le grand océan inconnu de la vérité s’étend encore. »

Thomas Edison disait une fois : « Je ne connais pas la millionième partie de quoi que ce soit. »

De nombreux mystères — les chagrins, les épreuves, les déceptions, les tragédies, et le silence de Dieu au milieu de la souffrance — nous seront expliqués là-haut.

« Mais que ferons-nous au Ciel ? » demandent les uns. « Serons-nous simplement au repos, jouissant des plaisirs de la vie ? » Non ! La Bible dit que nous servirons Dieu. Il y aura du travail à accomplir pour Dieu ; nous passerons beaucoup de temps à le louer. La Bible dit : « De malédiction, il n’y en aura plus ; le trône de Dieu et de l’Agneau sera dressé dans la ville, et les serviteurs de Dieu l’adoreront. » (Apocalypse 22.3 — version de Jérusalem.)

Ce sera un temps de joie, de service, de rires, de chants et de louanges à Dieu. Imaginez cela : Le servir pour toujours et ne jamais s’en lasser !

Dans la présence du Christ

Enfin, la Bible enseigne qu’être absent de corps c’est être présent avec le Seigneur. Au moment où un chrétien meurt, il va immédiatement dans la présence de Dieu. Là, son âme attend la résurrection, par laquelle elle sera à nouveau unie à son corps.

Bien des gens demandent : « Comment un corps décomposé ou incinéré pourra-t-il ressusciter ? Dieu le sait. Ce nouveau corps sera un corps glorieux, semblable à celui de Christ. Ce sera un corps éternel qui ne connaîtra plus les larmes, les chagrins, les tragédies, les maladies, la souffrance et la mort. Ce sera un corps nouveau, mais toujours reconnaissable.

Nous avons ici la description de deux mondes éternels. Chaque fils d’Adam ira dans l’un ou dans l’autre. Beaucoup de mystères les entourent tous les deux, mais il y a suffisamment d’allusions et de références dans la Bible pour nous montrer que l’un sera un monde de tourments et de souffrance et l’autre un monde de lumière et de gloire.

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