Faut-il toujours dire la vérité, même quand on sait que cela peut blesser quelqu’un ? Si je disais la vérité au sujet de mes affaires, j’anéantirais les chances de bonheur de ma famille.
Je vous répondrai en prenant la question tout à fait par un autre bout. On a toujours tort de manquer d’honnêteté : la malhonnêteté n’est en aucun cas justifiée. Dieu ne l’approuve jamais et, tôt ou tard, votre conscience se réveillera pour vous condamner. Je n’ai jamais eu connaissance d’un seul cas où un homme ait été ruiné ou sa famille diffamée à cause de son honnêteté. Il n’est souvent ni sage ni recommandé de trop parler de ses affaires personnelles, mais cacher la vérité aux siens n’est pas un bon moyen d’agir.
Si la chose avait été claire pour vous, vous n’auriez même pas soulevé la question. La Bible dit : « celui qui a des doutes au sujet de ce qu’il mange est condamné, parce qu’il n’agit pas par conviction. Tout ce qui n’est pas le produit d’une conviction est péché. »1 Ne faites rien jusqu’à ce que vos doutes aient disparu. C’est le meilleur moyen d’agir en toutes choses.
Dans mon travail de comptable, je me rends constamment compte du manque d’honnêteté de ceux qui travaillent avec moi. Cette malhonnêteté n’affecte mon travail en aucune manière, mais comment puis-je me taire en sachant que la chose se répète continuellement ?
L’escroquerie fait dans le monde des progrès foudroyants. C’est le moyen employé quotidiennement par des hommes d’affaires à qui tous les moyens sont bons pour faire de l’argent. Si de tels hommes attaquaient une banque ou un magasin, les dénonceriez-vous ? Je suis sûr qu’en bon citoyen vous le feriez. Les enfants d’Israël subirent une fois un pillage sous les yeux des Edomites qui les observaient sans rien dire et sans leur porter aide. Dieu déclara : « A cause de la violence contre ton frère, tu seras couvert de honte, et tu seras exterminé pour toujours. Le jour où tu te tenais en face de lui, le jour où des étrangers emmenaient captive son armée, où des étrangers entraient dans ses portes, et jetaient le sort sur Jérusalem, toi aussi tu étais comme l’un d’eux. »2 Ainsi Dieu a tenu pour responsable un peuple qui, connaissant et voyant le mal qui se faisait, ne s’y opposait pas. Vous avez une responsabilité, vous ne pouvez vous y dérober et garder bonne conscience.
2 Abdias 10-11.
Je travaille dans une très grande entreprise dans laquelle il y a si peu de contrôle que plusieurs employées ne font pratiquement rien de toute la journée. Elles se sont mises en colère quand je leur ai dit qu’elles volaient. Qu’est-ce qui est juste ?
Accepter un salaire en proportion duquel on n’a pas travaillé n’est pas honnête. Je pense, d’après ce que vous écrivez, que vous avez raison de dire que ces jeunes filles volent. Mais je ne suis pas sûr que vous ayez abordé le problème d’une manière efficace. Si vous êtes chrétienne, votre première obligation est de veiller à donner vous-même des journées de travail complètes pour votre salaire. Puis, quand l’occasion se présente, vous pouvez amener la discussion sur ce qui est juste et sur ce qui ne l’est pas. Si une telle discussion est amorcée dans un bon esprit, elle peut amener quelques-unes de ces jeunes filles à être plus consciencieuses dans leur travail. Mais si, tout en y ayant mis du tact, vous échouez, il serait bon que vous suggériez au chef responsable un système de contrôle qui garantirait un travail plus effectif. Un des dix commandements dit : « Tu ne voleras pas. » Il y a beaucoup de manières de s’emparer de ce qui ne nous appartient pas. Bien des gens sont coupables de ne pas faire tout ce qu’ils devraient pour mériter leur salaire. Priez pour le problème qui vous préoccupe. Cherchez s’il y a d’autres jeunes filles chrétiennes dans votre bureau et demandez-leur de se joindre à vous pour prier à cet égard. Mais surtout ne prenez pas l’attitude « je-suis-meilleure-que-vous ». Veillez à vivre comme une chrétienne non seulement dans votre travail, mais dans tous les domaines.
Je suis policier et je me suis converti dans l’une de vos réunions. L’autre soir j’ai arrêté un jeune homme qui avait commis un délit et je l’ai amené à une foi personnelle. Il a promis de marcher droit, et je l’ai relâché. Ai-je eu tort et ai-je manqué à mon devoir ?
Je vous félicite d’avoir parlé directement de ses besoins spirituels à ce jeune homme. Il est merveilleux de savoir qu’il y a des policiers qui témoignent pour Christ. Vous avez fait plus que d’arrêter un coupable et de le punir. Dieu s’est servi de vous pour changer sa vie.
Mais en commettant son délit, ce jeune homme a causé du tort à quelqu’un, et votre devoir est de protéger la société. Je ne connais pas tous les détails : vous avez peut-être agi selon votre droit, comme représentant de l’ordre, mais il ne me paraît pas sage d’avoir relâché une telle personne. Après être venu à Christ, ce jeune homme aurait dû comprendre qu’il avait une dette envers la société. Même Dieu ne tient pas le coupable pour innocent. Christ a dû porter la peine de nos péchés afin que nous soyons pardonnés. Vous avez amené ce jeune homme à Christ, c’est une chose magnifique ; mais par ailleurs il est possible que vous ayez commis une erreur de jugement.
Je suis employé de banque dans une petite ville. J’ai des raisons de croire que le caissier n’est pas honnête. Je crains de le dénoncer, de peur de perdre ma situation, et pourtant il me semble que la chose devrait être mise au jour. Quelle est ma responsabilité dans un tel cas ?
Il n’est nullement nécessaire de rendre publique votre dénonciation. Les inspecteurs de la banque apprécieront votre information et la garderont strictement confidentielle. Vous avez une très grande responsabilité : vous êtes au service de la communauté et vous êtes responsable devant elle. Garder le silence serait participer au délit ; de même, c’est pécher que de donner son assentiment au péché des autres. Un chrétien a l’obligation d’être honnête et droit, en toute chose, même à ses risques. C’est dans les situations difficiles qu’on reconnaît les qualités d’un chrétien. Ces qualités peuvent très bien ne pas être remarquées dans les situations normales, mais c’est lorsqu’un conflit surgit qu’elles sont reconnues.
Dans mon commerce, afin de gagner le plus d’argent possible, nous avons l’habitude de duper nos clients et nos acheteurs. Comme c’est l’habitude dans un tel genre de commerce, pensez-vous qu’en tant que chrétien je puisse agir de la sorte ?
Pour un chrétien, il n’y a pas deux manières de se conduire, deux critères d’honnêteté. Les principes de la foi chrétienne sont clairement exprimés dans Luc 3.10-14 : « La foule interrogeait Jean-Baptiste disant : Que devons-nous donc faire ? Il leur répondit : Que celui qui a deux tuniques partage avec celui qui n’en a point, et que celui qui a de quoi manger agisse de même. Il vint aussi des publicains pour être baptisés, et ils lui dirent : Maître, que devons-nous faire ? Il leur répondit : N’exigez rien au-delà de ce qui vous a été ordonné. Des soldats aussi lui demandèrent : Et nous, que devons-nous faire ? Il leur répondit : Ne commettez ni extorsion ni fraude envers personne, et contentez-vous de votre solde. » Seule l’absolue honnêteté est approuvée de Dieu. L’effondrement moral de notre époque est dû à ce que notre morale est établie sur des habitudes et des coutumes sociales très souvent en contradiction avec l’enseignement de la Parole de Dieu, qui seule nous donne un commandement absolu.
La Bible dit : « La balance fausse est en horreur à l’Eternel mais le poids juste lui est agréable. »3
Je suis chrétien et membre actif de mon Eglise. J’aimerais que ma vie soit un témoignage vivant pour le Seigneur. Je suis comptable dans une grande entreprise. Récemment le propriétaire d’un night-club et maison de jeux m’a fait des offres séduisantes à travail égal. Me conseillez-vous d’accepter ce changement ?
Je ne suis pas surpris qu’on vous ait fait de telles propositions. Les gens qui gagnent leur vie d’une manière peu honnête ou avec des moyens discutables apprécient l’honnêteté des chrétiens. Il n’est pas étonnant que cet homme vous offre un salaire élevé, car il y trouverait son compte ayant à son service un employé en qui il pourrait avoir entière confiance. Le monde se moque des chrétiens à cause de leur simplicité et de leur foi, mais il apprécie leurs principes et leur vie dès l’instant où il y trouve ou croient y trouver un avantage.
Si vous acceptez, votre situation sera équivoque. Souvenez-vous que vous n’aurez pas affaire à une personne ayant les scrupules qui sont les vôtres. Une augmentation de salaire ne compensera jamais l’influence néfaste qu’une telle place aura sur votre vie spirituelle, Dans votre travail actuel, votre salaire est légitime et gagné avec probité. Il y a des principes qu’il faut conserver pour garder une conscience tranquille. Vous ne pouvez pas risquer de perdre le rayonnement de votre vie pour une augmentation de salaire.
J’hésite à entreprendre une petite affaire à mon compte. Si je le fais, je devrai parfois travailler le dimanche. J’aimerais savoir ce que vous pensez d’un travail professionnel accompli le dimanche.
J’aimerais qu’il soit possible à tout le monde de réserver le dimanche comme jour du Seigneur. Cela donnerait à chacun la possibilité de participer au culte ou à une quelconque activité chrétienne. Rien n’entrave plus les progrès de l’Evangile que la profanation du jour du Seigneur. S’il vous est possible de le faire, réservez ce jour-là sur les sept pour le service de Dieu.
Mais par ailleurs, il faut remarquer que les chrétiens risquent continuellement d’avoir une attitude conformiste envers le repos du dimanche ou envers d’autres pratiques religieuses. Nous devons conserver la liberté chrétienne qui nous a été acquise par Christ. Rien ne doit nous tenir plus à cœur que la liberté que nous avons en Christ. Nous ne devons pas nous soumettre à un christianisme conformiste, encombré de commandements et d’interdictions. Le premier et le plus grand commandement est d’aimer Dieu et notre prochain comme nous-mêmes. C’est à vous de prendre une décision. C’est à Dieu que vous devez rendre compte de l’emploi que vous faites de votre argent et de votre temps. Je crois que vous ne vous tromperez pas dans votre décision, si vous la prenez avec une sincérité éclairée par l’étude de la Bible. Mais surtout, ne permettez pas au travail que vous vous proposez d’entreprendre de devenir un obstacle à votre piété et à votre service pour Christ.
Je suis chrétien et j’essaie de vivre pour Dieu. Je travaille dans un bureau où les histoires grivoises et les conversations sur la sexualité sont courantes. Comment puis-je faire face à cette situation sans être prude ou paraître sainte-nitouche ?
Il y a plusieurs manières de s’opposer, sans les offenser, à ceux qui disent des obscénités. En général les gens respectent une personne qui a un idéal, si par sa conduite elle montre ce qu’elle est. C’est toujours en présence de quelqu’un qui n’a pas une attitude nette que se disent les saletés. Veillez à ce que votre témoignage soit clair et à ce que votre vie ait la qualité qui incite au respect.
Le président Wilson a raconté une fois que quelqu’un avait juré en présence de son père qui était pasteur presbytérien. « Je vous demande pardon » s’était excusé cet homme. « Vous ne m’avez pas offensé moi, répondit le pasteur ; toute grossièreté est une offense contre Celui dont le nom est ainsi profané. »
Je suis élève infirmière dans un très grand hôpital. La plupart des médecins nous traitent avec respect et considération, mais un des meilleurs chirurgiens jure devant nous et fait de mauvaises plaisanteries au sujet des infirmières qui travaillent avec lui. Je suis chrétienne et je suis prête à supporter beaucoup, mais il me semble que ce médecin dépasse les bornes.
Je crois qu’il y a plusieurs choses que vous pourriez faire. Rassemblez une ou deux de vos camarades et parlez franchement avec ce médecin de son attitude envers vous. Demandez-lui s’il aimerait que sa fille se trouvât à votre place. Dites-lui que vous ferez n’importe quel travail pour lui, que vous le ferez consciencieusement et de votre mieux, mais que vous ne voulez plus entendre ses remarques déplacées. Si cette démarche n’obtient pas les résultats désirés, vous pourriez en parler à l’infirmière-chef ou au directeur de l’hôpital si cela est nécessaire. Je crois savoir que tous les hôpitaux ont une commission qui s’occupe au besoin des problèmes du personnel. S’il le faut, recourez à elle. De toute manière, veillez à ce que votre témoignage chrétien soit clair. Vous êtes dans votre droit, n’en démordez pas. La Bible dit : « Le méchant prend la fuite sans qu’on le poursuive, le juste a de l’assurance comme un jeune lion. »4
Je suis un ouvrier chrétien. Mon travail me plait ; cependant toute la journée j’entends parler de choses équivoques ou carrément sales. Que dois-je faire ?
La solution de facilité — si on exclut le fait que vous perdriez votre travail — serait de quitter votre place. Mais la solution de facilité n’est pas toujours la meilleure. Je puis vous conseiller, mais ne faites rien avant d’avoir fait de ce problème un sujet de prières. Dieu connaît la situation et Il aime aussi ceux qui se complaisent dans un langage ordurier. Dites-Lui que vous êtes prêt à faire tout ce qu’il vous montrera, puis demandez-Lui de vous l’indiquer. Peut-être Dieu vous donnera-t-Il la sagesse de parler à ces gens, non d’une manière prude, mais en leur faisant voir qu’il y a tant de choses bonnes et belles dont il vaut la peine de parler. Peut-être vous aidera-t-Il à changer les sujets de conversation habituels de vos collègues. Montrez à ceux qui vous entourent que leur langage vous peine : veillez à le faire avec tact et patience. J’ai connu des cas où une telle attitude a complètement transformé un bureau. Vous êtes chrétien : souvenez-vous que vous êtes la lumière du monde et le sel de la terre. Laissez votre lumière luire et veillez à ce que votre vie ait la saveur du sel. Si vous faites cela, votre témoignage sera certainement une bénédiction pour quelques-uns et peut-être pour un grand nombre de vos camarades de travail.
Je travaille dans une blanchisserie. Notre travail est très pénible et manque totalement d’intérêt. Toute la journée j’entends les plaintes de mes collègues. Cela m’a beaucoup troublée ces derniers temps. Pouvez-vous m’aider à trouver une réponse à ce problème ?
Si nous ne vivons qu’en fonction de cette vie-ci, il y a sans aucun doute bien des situations et des événements qui nous amènent à nous plaindre. La différence entre un chrétien et un non-chrétien est d’autant plus frappante dans des circonstances où les récriminations semblent tellement naturelles. Pour celui qui croit en Christ et qui a placé sa vie dans la main de Dieu, il y a peu de raisons de se plaindre. Il nous est dit d’accomplir la tâche qui nous incombe : « Non d’une obéissance tout extérieure qui cherche à plaire aux hommes, mais comme des esclaves du Christ, qui font avec âme la volonté de Dieu. Que votre service empressé s’adresse au Seigneur et non aux hommes. »5 La foi en Dieu et l’abandon à Christ impliquent la vie entière. Dieu a fait un plan pour votre vie, et si vous vous plaignez c’est contre son plan que vous récriminez. Si « toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein »6, vous glorifiez Dieu par votre attitude actuelle. Ayez pitié de ceux qui se plaignent. Profitez de leur montrer que la réponse à leurs jérémiades est le plan de Dieu pour leurs vies.
5 Ephésiens 6.6-7 ; version Jérusalem.
6 Romains 8.28.
Je suis un homme d’affaires chrétien. Je ne sais Pourquoi mes affaires ne prospèrent pas comme celles de beaucoup de personnes qui ne sont pas chrétiennes. On dirait que Dieu ferme les yeux sur leur méchanceté et les enrichit. Ce problème me préoccupe, bien que je n’aie pas l’intention d’abandonner ma foi pour cela.Y a-t-il une explication qui pourrait m’apaiser ?
Bien d’autres que vous se sont trouvés devant le même dilemme. L’un d’eux, dont la voix a du poids, David le Psalmiste, a eu le même problème et il en a été troublé pendant longtemps. Il n’a trouvé la solution que lorsqu’il a eu la vision du jugement dernier. Vous ne considérez que l’immédiat, et c’est ce qui vous trouble.
Lorsque David eut considéré son problème dans une juste perspective, il écrivit des paroles qui peuvent nous aider : « Ainsi sont les méchants : toujours heureux, ils accroissent leurs richesses. C’est donc en vain que j’ai purifié mon cœur. » En d’autres mots, il a cru que la droiture ne payait pas. Mais plus loin il dit : « Quand j’ai réfléchi là-dessus pour m’éclairer, la difficulté fut grande à mes yeux, jusqu’à ce que j’eusse pénétré dans les sanctuaires de Dieu, et que j’eusse pris garde au sort final des méchants. »7
Il ne vous faut jamais regarder à l’issue immédiate des actions, mais au résultat qu’elles auront au dernier jour.
Depuis que je suis chrétien je me pose un problème sérieux : je suis associé à un homme qui n’est bas chrétien et qui ne dirige pas nos affaires selon les principes chrétiens. Ma fortune personnelle est investie dans cette affaire, si bien que je ne puis la quitter sans subir une perte énorme. Que dois-je faire pour qu’il change ?
Votre problème est complexe, car il comporte également votre responsabilité de croyant à son égard. Vous désirez vivre et conduire vos affaires comme un chrétien, et en même temps vous devez gérer votre fortune. Beaucoup d’hommes dont les affaires prospèrent commettent une erreur contre laquelle la Bible nous met en garde : « Garde-toi de dire en ton cœur: ma force et la puissance de ma main m’ont acquis ces richesses. » Nous avons le droit de dire que seul Dieu nous « donnera la force pour les acquérir ».8
Votre associé a cependant une conscience, même s’il n’est pas chrétien. Il reconnaîtra la justesse de la « voie chrétienne » même s’il n’accepte pas la rédemption que Christ donne aux pécheurs. Décidez-le à diriger cette affaire selon les principes chrétiens. Demandez-lui cela comme une mise à l’épreuve de leur valeur. Puis attendez de Dieu qu’Il change son cœur.
Je travaille dans un magasin, au milieu de collègues mécréants. Nous travaillons sur une base de standards de temps ou à la pièce, au-delà desquels nous obtenons des bonifications. Ils ne produisent qu’une partie de ce qu’ils pourraient, mais ne cessent de tricher pour arriver plus facilement aux bonifications allouées. Ma conscience me travaille à ce propos et il me semble que je devrais en parler à la direction. Aurais-je tort de le faire ?
Chaque employé doit être un travailleur honnête, méritant son salaire par le travail qu’il accomplit. L’employeur doit aussi traiter honnêtement ses ouvriers et leur donner la rémunération équitable de leurs efforts. Je ne sais comment vous pouvez dissimuler les fraudes de vos collègues, connaissant ce qu’ils font. La plupart des tiraillements, sinon tous, qui existent entre employeurs et employés disparaîtraient, si d’un côté comme de l’autre, on adoptait une attitude intègre. Il est peu probable qu’un tel changement se fasse, à moins qu’un des deux ne commence. Peut-être êtes-vous celui qui l’opérera, au nom de l’éthique la plus élevée ; en le faisant, vous pourrez peut-être transformer entièrement vos conditions de travail. Un des principes fondamentaux du christianisme est la droiture et la conscience dans le travail.
Mon associé dans les affaires est un homme qui est actif dans son Eglise le dimanche, mais qui vole ses clients durant la semaine. Cette attitude m’a dégoûté du christianisme.
Il pourrait arriver une fois qu’un de vos clients vous paie avec un faux billet de vingt francs. Cesseriez-vous pour autant d’accepter les billets de vingt francs ? Si votre associé est hypocrite, c’est lui qui est le fautif et non le christianisme. Je me demande comment vous réagissez devant les vols que vous mentionnez. Si vous en profitez, vous êtes aussi coupable que votre collègue. Pour parler franchement, je me demande si votre prétendu dégoût du christianisme n’est pas, en fait, une excuse pour ne pas être chrétien. Vous savez que tous les hommes ont besoin de Christ. Lui seul peut changer nos cœurs et nous donner la grâce et la force de vivre comme un chrétien doit le faire. D’une manière évidente, vous vous faites une haute idée du christianisme, et c’est bien. Veillez à vivre selon cette idée. Vous avez certainement des raisons d’être déçu de votre associé. Permettez-moi de vous conseiller de donner votre cœur à Christ, afin de pouvoir être un témoin pour Lui. Si vous le faites, vous honorerez le nom du Christ que vous professez.