Parce que tu dis : Je suis riche, je me suis enrichi, et je n’ai besoin de rien, et parce que tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu, je te conseille d’acheter de moi de l’or éprouvé par le feu, afin que tu deviennes riche, et des vêtements blancs, afin que tu sois vêtu et que la honte de ta nudité ne paraisse pas, et un collyre pour oindre tes yeux, afin que tu voies.
Ils arrivèrent à Jéricho. Et, lorsque Jésus en sortit, avec ses disciples et une assez grande foule, le fils de Timée, Bartimée, mendiant aveugle, était assis au bord du chemin. Il entendit que c’était Jésus de Nazareth, et il se mit à crier : Fils de David, Jésus, aie pitié de moi ! Plusieurs le reprenaient, pour le faire taire ; mais il criait et beaucoup plus fort : Fils de David, aie pitié de moi ! Jésus s’arrêta, et dit : Appelez-le. Ils appelèrent l’aveugle, en lui disant : Prends courage, lève-toi, il t’appelle. L’aveugle jeta son manteau et, se levant d’un bond, vint vers Jésus. Jésus, prenant la parole, lui dit : Que veux-tu que je te fasse ? Rabbouni, lui répondit l’aveugle, que je recouvre la vue. Et Jésus lui dit : Va, ta foi t’a sauvé. Aussitôt il recouvra la vue, et suivit Jésus dans le chemin.
Je vais vous demander de vous incliner dans la prière. Tout à l’heure, vous avez entendu Norma Zimmer chanter le cantique Crois seulement. Et la question présente ce soir à bien des cœurs et à bien des esprits est : qu’est-ce que croire ? C’est un petit mot énigmatique. Notre destinée et notre éternité en dépendent et vous n’êtes pas très sûrs de sa signification. A votre place, je regarderais dans un dictionnaire, je chercherais le mot foi, car la Bible dit que sans la foi il est impossible de plaire à Dieu. Toute notre confiance en Christ est comprise dans ce mot foi. Que veut-il dire ? Il signifie engagement, confiance, croyance. Ce soir, je vais vous demander de croire, de vous engager et de faire capituler devant Christ la citadelle de votre âme et votre volonté. Dites ce soir : « Je veux Le suivre, Le servir. » Prions.
« Notre Père et notre Dieu, nous Te demandons que ton Saint-Esprit parle pendant le message, utilisant ta Parole vivante et puissante, plus tranchante qu’une épée à deux tranchants. Que les auditeurs soient conscients de la présence de Jésus-Christ et non de celle de l’orateur. Nous Te le demandons au nom de ton Fils. Amen. »
Ce soir, j’aimerais que vous vous penchiez avec moi sur le troisième chapitre du livre de l’Apocalypse, au verset 17. « Parce que tu dis : Je suis riche, je me suis enrichi, et je n’ai besoin de rien, et parce que tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu. » Nous voyons les choses de notre point de vue, d’une seule perspective, mais Dieu nous voit tout à fait différemment. Nous regardons à l’apparence extérieure, Dieu considère la réalité intérieure. Dieu regarde au cœur et, quand Il le fait, Il voit que beaucoup d’entre nous sont satisfaits de leur richesse et disent : « Je suis riche, je n’ai besoin de rien. » Dieu répond alors : « Vous ne paraissez pas vous rendre compte que spirituellement vous êtes pauvres, aveugles et nus. »
Il y a quelques minutes, le Dr Hildebrand a lu dans le dixième chapitre de l’Evangile de Marc l’histoire de l’aveugle qui rencontra Jésus. Cet homme ne voyait pas, et j’aimerais vous parler de lui et de sa rencontre avec Christ qui changea sa vie. J’aimerais vous dire comment vous pouvez rencontrer Christ et comment Il peut changer votre vie.
Dans le New York Times de ce matin, il y avait une magnifique photo de Tricia Nixon : un petit garçon aveugle touchait son visage avec ses doigts pour essayer de se la représenter. Ce soir, comme j’arrivais ici, j’ai vu un couple d’aveugles. Je les ai déjà vus un ou deux soirs : ils ont environ soixante-dix ans, et j’ai remarqué qu’ils se tenaient par la main.
J’ai un ami en Floride qui est devenu aveugle subitement alors qu’il était encore jeune, et il m’a dit : « Je suis heureux d’être aveugle, car, depuis que je le suis, je vois tellement mieux. » Ce qu’il voulait dire, c’est qu’il voyait tellement mieux les vraies choses de la vie.
Le prophète Ezéchiel a dit : « Ils ont des yeux pour voir et ils ne voient point, des oreilles pour entendre et ils n’entendent point. »1
Savez-vous qu’il y a un monde spirituel gigantesque et fantastique que nous n’avons jamais vu avec nos yeux physiques ?
Le Dr Engstrom, qui est directeur du Conseil exécutif de RCA (Radio Corporation of America), a invité quelques membres de notre équipe à dîner, hier. Il est président de cette croisade d’évangélisation, et c’est un grand homme de science. Nous nous sommes mis à parler de l’existence possible d’un autre monde sur cette planète, dont nous ne sommes pas conscients et dont la Bible nous parle précisément. Mais, ce qui est intéressant, c’est de savoir que la science est maintenant au seuil de la découverte de cet autre monde. La Bible nous dit qu’il y a un monde du mal et un monde du bien, un monde avec des démons et un autre avec des anges.
Quand Elisée le prophète fut attaqué par les armées du roi de Syrie, Sanchérib, son serviteur, vint à lui, agité, affolé, épouvanté, et lui dit : « Elisée, ils sont venus te prendre et ils vont te tuer. » Mais Elisée, tranquillement, dit : « Eternel, ouvre ses yeux. » Et les yeux du serviteur s’ouvrirent, et il vit une armée d’anges portant des épées pour protéger Elisée. Les armées de Sanchérib ne vinrent jamais.
Il y a un monde invisible, de joie, de bonheur, de paix, de sécurité et de plénitude que vous n’avez jamais trouvé parce que vous n’avez jamais vécu cette expérience spirituelle qu’est une rencontre avec Jésus-Christ.
L’homme de notre histoire était aveugle. Son nom était Bartimée. Non loin de Jérusalem se trouve la ville de Jéricho, entourée de palmiers, et c’est là qu’il vivait. C’était un matin frais de printemps, et il avait dormi dans une grange des environs. Il se leva et avec sa canne se dirigea dans la rue, mendiant du pain ici et là. Il alla jusqu’à l’extérieur de la ville, sur la route principale qui va de Jéricho à Jérusalem, et il s’assit à la porte de la ville, vers la muraille, et commença à mendier. Il criait : « Ayez pitié d’un aveugle. » Et les gens passaient. Quelques-uns le reprenaient pour qu’il se taise, d’autres lui jetaient une petite pièce de monnaie. Il y avait aussi d’autres mendiants. Ils se disputaient le peu qu’ils avaient et qui pouvait leur permettre de se procurer une maigre pitance.
J’aimerais que vous considériez un moment cet aveugle et que vous vous rendiez compte de ses besoins. La Bible dit qu’il était aveugle. Il ne pouvait voir les haillons ni la crasse, mais il ne pouvait pas non plus voir la beauté. La Bible nous dit que vous et moi avons deux paires d’yeux, Vos yeux physiques peuvent avoir une vision de 20/20, mais vos yeux spirituels peuvent être aveuglés. En fait, la Bible nous dit que nous avons été aveuglés par une puissance surnaturelle. Elle déclare dans 1 Corinthiens 2.14 : « L’homme animal (c’est-à-dire l’homme ordinaire) ne reçoit pas les choses de l’Esprit de Dieu, car elles sont une folie pour lui, et il ne peut les connaître, parce que c’est spirituellement qu’on en juge. »
Et Paul parle, dans 2 Corinthiens 4.4, des « incrédules dont le dieu de ce siècle a aveuglé l’intelligence, afin qu’ils ne vissent pas briller la splendeur de l’Evangile de la gloire de Christ, qui est l’image de Dieu. »
En d’autres termes, il y a un voile surnaturel sur nos intelligences et sur nos yeux spirituels, et c’est la raison pour laquelle personne ne peut jamais venir à Christ ou à Dieu par l’intelligence seule. L’Evangile ne veut alors simplement rien dire. Vous n’y arriverez jamais par une démarche logique, parce que le péché a affecté votre manière de penser. Votre vie intellectuelle normale est moulée selon le monde matériel et séculier. Et c’est pour cela que l’Evangile, est une folie comme dit la Bible. Elle dit que la prédication de la Croix est une folie pour ceux qui périssent.
Ce mot folie est très intéressant en grec. Il veut dire idiot, faible d’esprit. Pour l’homme moyen, le fait que je me tienne ici devant vous, que je proclame que Christ est mort sur la Croix et qu’Il est ressuscité, et Le fait que vous le croyiez, que vous l’acceptiez et que cela change votre vie, c’est idiot, c’est fou. Dieu a fait cela délibérément.
Je vais vous dire pourquoi Il l’a fait. Vous vous souvenez que l’Ancien Testament raconte l’histoire d’un général du nom de Naaman ; il était commandant en chef des armées de Syrie et il avait la lèpre. Il n’arrivait pas à se guérir ; alors il s’en alla voir le prophète Elisée qui lui dit : « Va, et lave-toi sept fois dans le Jourdain. »2 Le grand général partit furieux, disant : « Les eaux de Syrie sont meilleures que celles d’Israël, pourquoi devrais-je faire une chose si stupide ? Il n’y a aucune puissance médicale dans les eaux du Jourdain. » Elisée lui avait demandé de faire quelque chose de fou et de ridicule afin d’éprouver sa foi. Il devait aller se plonger dans cette eau par la foi. Faites quelque chose de fou — fou pour l’intelligence naturelle mais sage aux yeux de Dieu. L’obéissance est importante, Dieu l’a enseignée.
2 2 Rois 5.10.
Finalement, un de ses officiers le persuada de ce qu’on lui disait de faire. Il alla se tremper sept fois et il fut guéri de sa lèpre.
Vous souvenez-vous encore de l’histoire du serpent dans le désert ? C’est un grand récit de l’Ancien Testament. Des serpents avaient mordu les enfants d’Israël et, plusieurs d’entre eux étaient morts. Dieu avait dit à Moïse qu’il fallait fabriquer un serpent d’airain : ceux qui le regarderaient vivraient, mais ceux qui ne le regarderaient pas mourraient.
N’est-ce pas ridicule ? Il n’y a aucun pouvoir médical dans un serpent d’airain. Pouvez-vous imaginer quelque chose de plus stupide pour une personne qui s’est fait mordre que de regarder un serpent d’airain et d’être guérie ? Dieu demandait de faire quelque chose de stupide. Par la foi ! Il voulait qu’ils croient en cela parce qu’il l’avait dit, Il enseignait l’obéissance. Samuel a dit : « L’obéissance vaut mieux que les sacrifices. »3
Il en est de même avec la Croix. La Croix est une folie pour l’homme naturel. Tout le premier chapitre de l’épitre de saint Paul aux Corinthiens parle de la folie qu’est la Croix pour l’esprit logique et intelligent. Mais, quand vous venez avec foi comme un petit enfant pour recevoir Christ, elle prend un sens nouveau, une nouvelle dimension. Dieu a enfermé la puissance dans le secret de la Croix. C’est la raison pour laquelle chaque église, catholique ou protestante, a une croix. C’est pour cela que la Croix est le symbole du christianisme. Car dans la Croix il y a une puissance surnaturelle qui peut changer notre vie. Cela paraît stupide et ridicule à l’esprit naturel, mais elle a une puissance qui peut transformer notre vie.
Bartimée était aveugle, comme beaucoup d’entre vous. Et il était aussi pauvre. Il était vraiment miséreux. Vous savez que la pauvreté est un des problèmes auxquels nous devons faire face aujourd’hui. Ce problème me fait mal, constamment. Dans le monde, en ce moment, sept personnes sur dix vivent dans une pauvreté effroyable. Même avant la guerre du Biafra, dix mille personnes mouraient chaque jour de faim et de malnutrition. Nos chiens et nos animaux d’appartement ont des conditions de vie bien meilleures que celles de millions d’hommes dans d’autres parties du monde.
La Bible nous enseigne que nous avons une responsabilité envers les pauvres. Dans les Proverbes, nous lisons : « Celui qui ferme son oreille au cri du pauvre criera lui-même et n’aura pas de réponse. »4 Dans les Psaumes : « Heureux celui qui s’intéresse au pauvre ! Au jour du malheur, l’Eternel le délivre. »5 Esaïe a dit : « Apprenez à faire le bien, recherchez la justice, protégez l’opprimé ; faites droit à l’orphelin, défendez la veuve. »6 Et l’apôtre Jean a déclaré : « Si quelqu’un possède les biens du monde et que, voyant son frère dans le besoin, il lui ferme ses entrailles, comment l’amour de Dieu demeure-t-il en lui ? »7
5 Psaume 41.2.
6 Esaïe 1.17.
7 1 Jean 3.17.
Vous direz peut-être : « Qui sont les pauvres aujourd’hui dans les pays occidentaux ? Tout près d’ici, à New York, l’extrême richesse et l’extrême pauvreté se côtoient. Selon les critères de pauvreté que nous avons établis en Amérique, il y a ici des pauvres. J’ai été élevé dans la pauvreté, mais je ne le savais pas. Personne ne venait me le-dire. Je ne regardais pas la télévision pour savoir quel grand problème j’étais devenu. Tout ce que je savais, c’était qu’il fallait se lever et travailler de trois heures du matin jusqu’au coucher du soleil, car pendant dix-sept ans j’ai pensé que P. C. voulait dire « Planter des céréales » et non « Prêcher Christ ». En tout cas, mon père le croyait. Avant d’aller à l’école, je devais traire vingt vaches. Je n’aimerais vraiment plus le faire maintenant ; c’était un travail pénible.
Nous étions vraiment pauvres en comparaison des critères d’aujourd’hui, mais nous ne le savions pas. Il y a vraiment des pauvres en Amérique : des veuves, des enfants de foyers brisés, des enfants illégitimes, des orphelins, des handicapés, des vieux dont les économies fondent à cause de l’inflation, ceux qui aimeraient travailler mais qui sont les victimes de la discrimination raciale ou religieuse. Envers tous ces gens, la société a une responsabilité, et l’Eglise en a une toute spéciale.
J’ai vu une affiche qui disait : « Je combats la pauvreté, je travaille. » Il se trouve bien des gens qui ne désirent pas vraiment travailler. La Bible dit : « Si quelqu’un ne veut pas travailler, qu’il ne mange pas non plus. »8 Des milliers, des centaines de milliers et peut-être des millions de pauvres n’ont pas cette attitude, mais d’autres ne veulent pas vraiment travailler. Il est difficile, aujourd’hui, de trouver des gens qui acceptent de travailler de leurs mains. Jésus a été charpentier ; Il travaillait de ses mains. On l’appelait serviteur, mais aujourd’hui nous trouvons que c’est au-dessous de notre dignité. Tout le monde veut être directeur, tout le monde veut avoir un bureau climatisé, et je le comprends, mais il faut travailler et il y a de la dignité dans le travail manuel. Il y a de la dignité à nettoyer les rues, à enlever les gadoues : n’ayez pas honte de cela. Si vous êtes chrétien, vous pouvez relever la tête et dire : « Oui, je suis éboueur et j’en suis fier. » Il y a de la dignité à être servante et le service, aussi modeste soit-il, a une dignité aux yeux de Dieu.
Jésus a été charpentier. Les Ecritures disent dans l’épître aux Ephésiens : « Qu’il travaille, en faisant de ses mains ce qui est bien, pour avoir de quoi donner à celui qui est dans le besoin. »9
Certaines personnes portent vraiment un fardeau à cause du problème de la pauvreté, et cela est bien. Nous sommes tous dans le même cas, ou tout au moins devrions-nous l’être comme chrétiens. Mais savez-vous que Judas se préoccupait aussi des pauvres ? Car, quand Marie de Magdala oignit les pieds de Jésus, les essuya de ses cheveux et répandit du parfum de grand prix, Judas se mit en colère, et il déclara : « Pourquoi n’a-t-on pas vendu ce parfum trois cents deniers, pour les donner aux pauvres ? » La Bible fait un commentaire intéressant; écoutez : « Il disait cela, non qu’il se mît en peine des pauvres, mais parce qu’il était voleur, et que, tenant la bourse, il prenait ce qu’on y mettait. »10 Beaucoup de politiciens ne se préoccupent de la pauvreté que parce qu’ils briguent des suffrages.
10 Jean 12.5, 6.
Mais cela ne devrait jamais soulager notre responsabilité envers les pauvres. Nous qui formons la société, nous qui formons l’Eglise, nous devrions faire tout ce que nous pouvons pour les pauvres.
La Bible dit qu’il y a une autre sorte de pauvreté : c’est la pauvreté spirituelle. « Mieux vaut le peu du juste que l’abondance de beaucoup de méchants. »11 La Bible dit encore : « Que servirait-il à un homme de gagner tout le monde, s’il perdait son âme. »12
11 Psaume 37.16.
12 Matthieu 16.26.
Jésus a raconté l’histoire d’un homme riche. Il était fortuné, il avait tout. Un jour il sortit, regarda son domaine et se dit : « J’ai assez d’argent pour me retirer des affaires pour le reste de mes jours ; j’ai des greniers immenses, j’ai de très grands biens. » Puis il dit à son âme — il ne le dit pas à son intelligence ni à son corps — il dit à son âme, à son esprit, cette partie de lui-même qui aurait dû appartenir à Dieu : « Mon âme, tu as beaucoup de biens en réserve pour plusieurs années, repose-toi, mange, bois et te réjouis. »13
13 Luc 12.19.
Voilà l’égoïsme. Ne pas aider les autres, ne pas participer à un travail social et spirituel, ne pas témoigner, mais dépenser ce que l’on a pour soi. Et cette nuit-là, dit la Bible, une voix vint du ciel et dit : « Insensé, cette nuit même ton âme te sera redemandée. »14
14 Luc 12.20.
Le prophète Amos dit : « Malheur à ceux qui vivent tranquilles… qui reposent sur des lits d’ivoire ; ils sont mollement étendus sur leurs couches ; ils mangent les agneaux du troupeau, les veaux mis à l’engrais… Ils boivent le vin dans de larges coupes, ils s’oignent avec la meilleure huile. »15
15 Amos 6.1-6.
La chute de Rome fut provoquée par trois choses : la gourmandise, l’ivrognerie et l’immoralité. C’est ce que nous voyons dans le monde occidental aujourd’hui, et cela pourrait nous pourrir, à moins que nous connaissions un réveil spirituel et moral.
La pauvreté spirituelle est une réalité. L’homme dont Jésus parlait avait tout, matériellement, mais il n’avait rien, spirituellement. Il avait gagné le monde, mais il avait perdu son âme, et Jésus dit que c’est un bien pauvre marché. Peut-être avez-vous une bonne situation, un compte en banque : vous avez un niveau relativement élevé, mais spirituellement vous êtes pauvre. Aux yeux de Dieu, vous êtes dans la pauvreté, vous êtes comme Bartimée, aveugle et pauvre.
Bartimée n’était pas seulement aveugle et pauvre, mais il était dans une situation désespérée. Il avait essayé de trouver un remède contre sa cécité, mais il n’avait pas réussi. Combien de personnes ici ce soir sont dans le même cas ? Les pressions de la vie sont lourdes et tout paraît désespéré. Beaucoup d’entre vous, les jeunes surtout, essaient de trouver un but et un sens à leur vie. Vous avez cherché à trouver une réponse aux mystères de la vie : d’où est-ce que je viens ? pourquoi suis-je ici ? Où vais-je ? qu’est-ce que la vie ?
Ian Fleming, l’auteur et le créateur de James Bond, a dit avant de mourir : « Mon Dieu, je suis maintenant des cendres, rien que des cendres. Vous ne vous faites pas une idée de ce qu’on peut se fatiguer de cette stupide vie. » Les psychologues appellent cela la mentalité suicide, et ils disent maintenant que plus la civilisation prospère plus le nombre des suicides augmente.
Bartimée s’attendait à mourir dans la cécité, et il n’osait rêver que quelque chose se passe qui pourrait changer son existence. Il n’avait aucune lueur d’espoir. Beaucoup d’entre vous ont abandonné toute espérance et sont découragés. Vous dites : « Oh ! ça ne sert à rien, j’ai tout essayé : j’ai essayé la religion, j’ai essayé cette Église-ci, celle-là, cette autre encore ; j’ai essayé la philosophie et la psychologie. » Même les Beatles sont allés aux Indes rechercher la satisfaction et la paix, mais ils en sont revenus déçus. Vous avez essayé de mille manières de trouver la paix et la sécurité de l’âme, mais vous ne les avez pas trouvées ; ainsi, vous avez en quelque sorte abandonné la partie.
La situation du monde se détériore dangereusement. Plusieurs grands savants disent que nous n’atteindrons jamais le XXIe siècle. Un physicien canadien a dit récemment que l’homme possède maintenant assez de puissance pour désintégrer le monde et tout ce qu’il contient en moins d’une minute. Nous vivons au seuil d’un anéantissement total ; le monde est dominé par le péché.
Le prophète Joël a déclaré : « Publiez ces choses parmi les nations ! Préparez la guerre ! Réveillez les héros ! Qu’ils approchent, qu’ils montent, tous les hommes de guerre ! De vos hoyaux forgez des épées, et de vos serpes des lances ! Que le faible dise : Je suis fort. »16
16 Joël 3.9, 10.
Jésus a dit qu’il y aurait des guerres et des rumeurs de guerre jusqu’à la fin du monde. Il nous faut nous rendre compte qu’il y aura une guerre. Il y en a eu cinquante et une depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale. Nous nous avançons vers ce qui peut être un conflit gigantesque, à moins que, d’une manière ou d’une autre, la race humaine soit l’objet d’une intervention de Dieu — et c’est précisément ce qui va se passer. Je parlerai de cela dimanche soir : de l’intervention de Dieu pour nous sauver, car Il va mettre une fin à cette situation et Jésus-Christ, son Fils, va revenir pour rétablir son royaume. C’est l’image de l’âge d’or dont le monde rêve maintenant, et après lequel il soupire. Cela ne viendra pas par les efforts de l’homme, mais par l’intervention de Dieu.
Spirituellement, nous sommes tous sans espoir. Beaucoup d’entre vous s’en rendent compte, car ils ont cherché à se sortir de leur situation. Bartimée était assis, ce matin-là, aveugle, pauvre, désespéré, et soudain il entendit une foule qui s’’approchait sur la route : des garçons qui sifflaient et des gens qui riaient. Il demanda : « Qu’est-ce qui se passe ? » Personne ne répondit. Il demanda de nouveau : « Mais qu’est-ce qui se passe ? » Il n’arrivait pas à obtenir une réponse dans toute cette confusion. La foule arrivait déjà à sa hauteur ; alors il attrapa la robe d’un passant et demanda : « Qui est-ce qui vient ? » et cet étranger dit : « C’est Jésus de Nazareth qui passe. » — « Jésus de Nazareth, j’ai déjà entendu ce nom. Jésus, c’est Celui qui a fait des miracles, j’ai déjà entendu parler de Lui. »
Bartimée n’aurait jamais su qui passait s’il n’y avait eu cet étranger, qui lui a juste dit un mot. Vous ne pouvez jamais savoir l’effet d’un mot prononcé dans un restaurant, dans un ascenseur ou au coin d’une rue. Vous pouvez aller à Central Park où nous avons des réunions de jour, à Greenwich Village où nous en avons le soir, et à Washington Square. Nous avons environ deux cents personnes avec nous : des étudiants, des évangélistes venant d’Afrique, d’Amérique latine et d’Europe qui nous aident dans cette croisade, et la réunion d’ici ce soir n’est qu’une parmi toutes celles qui se tiennent tout au cours de la journée à New York. Hier, ces gars italiens, les Palermo Brothers, étaient dans la rue à chanter et à donner leur message quand un homme s’est mis à les écouter de son appartement. Il nous a appelé au téléphone aujourd’hui et nous a dit : « Ces garçons ne le savaient pas, j’étais dans une situation désespérée, mais j’ai reçu Christ dans mon cœur. » Il est venu ici hier soir et il s’est avancé pour rendre publique sa décision.
Un autre homme est sorti en trombe d’un bâtiment devant lequel un de nos collaborateurs prêchait et s’écria : « Mon Dieu, il me faut Dieu, il faut que je trouve Dieu maintenant. » Et il trouva Dieu là, au coin de la rue.
Des événements identiques se passent dans toute la ville. Vous n’en trouvez pas le récit dans les journaux, vous n’en entendez pas parler, mais ils se produisent. Un de nos collaborateurs était en train de prêcher dans la rue et un gars arriva avec un cobra des Indes. Il le sortit d’un sac et le mit sous le nez du prédicateur pour voir s’il reculerait. Comme il ne broncha pas, le gars resta pour écouter la prédication.
Nous ne connaissons jamais la portée d’une parole. Le secrétaire des Unions chrétiennes de Berlin est M. Peter Schnieder ; c’est toujours lui qui est mon interprète quand je vais en Allemagne. Il avait été fait prisonnier par les Anglais pendant la guerre — il faisait partie de l’armée allemande. Il apprit l’anglais pendant qu’il était dans un camp de prisonniers. Après la guerre, les Unions le choisirent comme animateur de jeunesse et l’envoyèrent ici en Amérique pour lui montrer les divers camps de jeunesse et lui donner une formation. Il alla ainsi dans le Wisconsin, à Green Lake. Il était un chrétien pratiquant, mais il n’avait pas de foi réelle. Il assista à une réunion d’étudiants chrétiens et écouta le message. Après le service, un étudiant vint vers lui et lui dit : « C’est vous qui êtes le jeune homme venant d’Allemagne, n’est-ce pas ? » — « Oui », répondit-il. L’étudiant continua : « Connaissez-vous Christ comme votre Sauveur ? » Et Peter Schnieder répondit : « Que voulez-vous dire ? Bien sûr que je suis chrétien, tout le monde en Allemagne est chrétien. » Il discuta et argumenta pendant environ une heure, puis, finalement, il se détourna et s’en alla, furieux.
Il ne put dormir cette nuit-là, dit-il, et pendant trois jours et trois nuits Dieu lui parla ; et, en fin de compte, il s’agenouilla au pied de son lit et donna sa vie à Christ. « Depuis ce moment-là, déclare-t-il, chaque fois que je viens en Amérique, je regarde dans l’auditoire pour essayer de retrouver ce jeune homme qui témoigna avec tant de foi ce soir-là, mais je n’ai jamais réussi à le revoir, ni à le remercier. Il est probablement parti en pensant qu’il avait laissé échapper son poisson, qu’il avait échoué dans son témoignage, mais je le retrouverai un jour au ciel et je pourrai le remercier de m’avoir conduit à la connaissance de Jésus-Christ. »
Quand vous témoignez pour Christ, il se peut que ceux qui vous écoutent disent « non » ; mais, si vous avez été fidèle, Dieu aura planté une graine en eux.
Un médecin militaire, en Europe, marchait un jour dans une rue quand un morceau de papier se colla à son soulier. Il rentra chez lui, l’enleva : c’était un tract évangélique que quelqu’un avait fidèlement distribué. L’homme le lut et se convertit, et aujourd’hui il est un chrétien influent.
Dans l’histoire de Bartimée, Jésus passait ; et maintenant Jésus passe à New York. Jésus passait à Jéricho et Bartimée aurait pu dire : « Attendons un moment : je crois que je vais attendre de savoir ce que les chefs religieux disent de Jésus. » Mais il n’a pas fait cela, il n’a pas attendu pour en savoir davantage. Il déclara : « C’est le grand moment de ma vie », et il hurla le plus fort qu’il put : « Jésus, Jésus, aie pitié de moi ! » Et la Bible dit que Jésus s’arrêta. Réfléchissez une minute : c’était la dernière fois que Jésus était à Jéricho ; il était déjà presque hors de la portée de voix de l’aveugle ; mais celui-ci saisit cette chance unique et cria : « Jésus, Jésus, aie pitié de moi. » Et Jésus s’arrêta.
Laissez-moi vous dire ceci : si vous L’appelez ce soir, Il s’arrêtera et Il vous écoutera. Les autres mendiants autour de Bartimée commencèrent à le reprendre et à lui dire : « Tais-toi ! Il ne veut pas perdre son temps avec un mendiant comme toi, un vieil aveugle. »
Jésus n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et Il s’intéresse à vous. Il connaît le nombre de vos cheveux et Il sait tout ce qui vous concerne. Il connait votre façade religieuse, l’hypocrisie de votre cœur, Il connaît votre orgueil, votre convoitise, Il connaît cette passion qui vous enchaîne, et cette drogue qui vous anéantit, Il sait toutes ces choses. Il connaît les relations tendues que vous avez avec votre famille, Il connaît tous les conflits de votre vie et Il dit : « Je t’aime, je veux te pardonner, je veux t’aider. J’arrêterai tout ce que je fais pour t’écouter, qui que tu sois. »
Jésus dit : « Appelez-le. » Les autres mendiants pouvaient à peine le croire. Ils lui dirent : « Bartimée, lève-toi, Il t’appelle. » Et lui aussi avait de la peine à le croire. Ils lui donnèrent son manteau et sa canne, mais il les jeta, courut vers Jésus et tomba à genoux devant Lui. L’homme aveugle, désespéré et pauvre, se trouve face à face avec le Fils du Dieu vivant. Quelle rencontre ! C’est une illustration de la race humaine, c’est une image de vous et moi face à face avec Jésus.
Et Jésus demanda à Bartimée : « Que veux-tu que je te fasse ? Comment puis-je t’aider ? » Bien sûr, Bartimée était aveugle et Jésus le savait. Le Dr Steven Olford m’a dit il y a un instant quelque chose de très juste, Jésus a posé cette question parce que Bartimée s’était tellement adapté à sa cécité, à sa pauvreté et à son état désespéré que Jésus voulait savoir s’il désirait vraiment en sortir. Il voulait voir s’il acceptait la responsabilité d’être sain. « Bartimée, acceptes-tu de t’adapter à une vie complètement nouvelle ? » Il y a beaucoup de gens qui aiment tellement leurs péchés qu’ils ne désirent pas les abandonner. Ils aiment tellement leur situation qu’ils éprouvent du plaisir à s’en plaindre. J’ai rencontré des gens malades qui jouissent de leur maladie. Ils tirent du plaisir à en parler, à se plaindre, ils jouissent de l’attention qu’elle leur procure.
C’était la question je pense que Jésus posait à Bartimée : « Que veux-tu que je fasse ? Bartimée, désires-tu vraiment être transformé ? » Et Bartimée lui dit un mot grec magnifique : « Seigneur. » Il Lui déclara : « Mon Seigneur, mon Seigneur à moi, que je recouvre la vue. » Et Jésus lui répondit : « Bartimée, tes péchés sont pardonnés, tu es sain, va. » Et les Ecritures disent qu’immédiatement ses yeux s’ouvrirent. Remarquez : immédiatement ! Vous devriez prendre le Nouveau Testament et étudier cela : les gens qui rencontrèrent Jésus, pour la plupart d’entre eux, ne Le rencontrèrent qu’un instant, un moment, une heure, mais ils ne furent jamais plus les mêmes après. Un miracle se produisait immédiatement.
Une nuit, nous rapportent les Actes des Apôtres, quand l’apôtre Paul était en prison, il y eut un tremblement de terre et les murs de la prison s’écroulèrent. Le geôlier, terrifié, tomba aux pieds de Paul et lui demanda : « Que faut-il que je fasse pour être sauvé ? » Paul ne lui donna pas une réponse compliquée ; il ne lui énuméra pas une liste de règles et de prescriptions. Tout ce qu’il lui dit fut : « Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé, toi et ta famille. »17
17 Actes 16.30, 31.
C’est très simple. Je suis sûr que nous, nous l’aurions mené chez un psychiatre qui aurait dit : « Vous n’êtes pas dans un état émotionnel qui vous permette de prendre une décision semblable ; vos émotions ont été décuplées par ce tremblement de terre. » Paul ne lui dit pas cela, mais seulement : « Crois au Seigneur Jésus », et cette nuit-là Paul le baptisa ; cette nuit-là il entra dans l’Eglise ; cette nuit-là sa vie fut transformée.
Ceci peut arriver ce soir, et vous pouvez commencer à suivre Christ comme l’a fait Bartimée. Voulez-vous que Christ entre dans votre vie et pardonne vos péchés ? et vous donne des richesses spirituelles ? et vous donne la certitude que vous irez au ciel si vous mourez ? Vous pouvez faire cette rencontre !
Quand vous venez à Christ, c’est le premier pas seulement, et il n’est pas facile de Le suivre. Cela signifie persécution, souffrance, renoncement. Et cela signifie aussi qu’il faut porter la Croix, mais ça vaut la peine d’y consacrer votre vie. Nous avons vu des milliers de jeunes, et de vieux également, prendre cet engagement depuis que nous sommes à New York. C’est magnifique de Le laisser toucher votre vie, vous changer et vous donner une raison de vivre ! Cet engagement vous donnera la plénitude et la certitude que vous recherchez ; et puis, quand vous partirez d’ici, vous ne partirez pas seuls. Christ va vivre avec vous, dans votre foyer, parmi vos voisins de toujours, dans votre même rue, mais tout vous paraîtra nouveau après avoir rencontré Jésus.
Je vais vous demander de Le recevoir, simplement, par la foi. Il a dit : « Ta foi t’a sauvé. »
Le 20 juin 1969.