Parce que vous avez accepté Jésus-Christ comme votre Sauveur, mort en croix pour vos péchés, vous êtes donc devenu un « enfant de Dieu », « né de Dieu », vous en avez témoigné par le baptême. La vie nouvelle qui a commencé en vous veut s’épanouir et se développer pour que votre vie soit vraiment nouvelle, différente d’avant.
Vous savez par expérience que la vie d’un petit enfant ne se développe pas sans autre ; elle demande certaines conditions pour se maintenir et s’épanouir. Il en est de même de la vie nouvelle : elle aussi peut végéter ou s’étioler si on ne lui donne pas l’attention et les soins nécessaires.
Cette partie du livre voudrait attirer votre attention sur quelques aspects de la vie qui, soit favorisent, soit handicapent la croissance de la vie nouvelle en nous.
La nouvelle naissance — ou conversion — n’est qu’un commencement, un point de départ pour une vie différente. On caractérise parfois le changement intervenu dans la vie du croyant par la phrase lapidaire que St Rémi a dite à Clovis :
« Adore ce que tu as brûlé,
Brûle ce que tu as adoré ! ».
Malgré son caractère excessif, cette formule contient une part de vérité ; tout ce qui a fait notre vie antérieure à la conversion n’est pas à brûler : il y a une continuité de la nature et de la grâce, et tout ce que nous avons honni n’est pas nécessairement à valoriser, mais il s’opère manifestement un renversement de toutes les valeurs et une réorientation de toutes nos affections.