Dieu n’est pas loin

Premier livre de Samuel 17.41 à 47

Le Philistin s’approcha peu à peu de David, et l’homme qui portait son bouclier marchait devant lui. Le Philistin regarda, et lorsqu’il aperçut David, il le méprisa, ne voyant en lui qu’un enfant, blond et d’une belle figure. Le Philistin dit à David : Suis-je un chien, pour que tu viennes à moi avec des bâtons ? Et, après l’avoir maudit par ses dieux, il ajouta : Viens vers moi, et je donnerai ta chair aux oiseaux du ciel et aux bêtes des champs. David dit au Philistin : Tu marches contre moi avec l’épée, la lance et le javelot ; et moi je marche contre toi au nom de l’Eternel des armées, du Dieu de l’armée d’Israël, que tu as insulté. Aujourd’hui l’Eternel te livrera entre mes mains, je t’abattrai et je te couperai la tête ; aujourd’hui je donnerai les cadavres du camp des Philistins aux oiseaux du ciel et aux animaux de la terre. Et toute la terre saura qu’Israël a un Dieu. Et toute cette multitude saura que ce n’est ni par l’épée ni par la lance que l’Eternel sauve. Car la victoire appartient à l’Eternel. Et il vous livre entre nos mains.


9
LES GÉANTS QUE VOUS RENCONTREZ

Ce soir, j’aimerais parler principalement aux jeunes. J’ai lu encore aujourd’hui que bien des gens sont perplexes et découragés à cause de ce qui se passe dans les universités, les lycées, les collèges et les écoles primaires. Les maîtres ont peur de leur directeur et le directeur craint l’inspecteur ; celui-ci craint le département, qui à son tour a peur des parents. Les parents, eux, ont peur des enfants, mais ceux-ci ne craignent plus personne. Je crois que c’est à peu près ainsi que les choses se passent un peu partout aujourd’hui.

Mais vous savez que quelque chose d’autre est en train de se passer actuellement. Le nombre des suicides parmi les adolescents a quadruplé dans la ville de New York, par exemple. Un étudiant d’avant-dernière année de l’Université de Pennsylvanie s’est donné la mort l’année passée ; un pasteur est allé avec ses parents pour reprendre les affaires qu’il avait laissées dans son dortoir, et ils trouvèrent affiché à la paroi ce slogan : « La vie est un enfer. »

Quelle différence avec un article du New York Times d’aujourd’hui, relatant la déclaration du Dr Kenneth Pike disant qu’il y a dans le monde deux mille tribus ne possédant pas encore la Bible entièrement ou partiellement dans leur langue et demandant aux jeunes de se joindre à l’Association Wycliffe des traducteurs de la Bible pour les aider. Il y a déjà beaucoup de jeunes qui sont en train de traduire les saintes Ecritures, vivant parmi des tribus d’Amérique latine, de Nouvelle-Guinée et parmi des dizaines d’autres tribus ou nations. Quel appel ! Il y a mille manières d’être appelé aujourd’hui. J’aimerais avoir vingt ans de moins, être vingt personnes à la fois et pouvoir faire tout ce que j’aimerais faire. Les possibilités sont plus nombreuses que jamais pour les jeunes qui veulent travailler pour Christ.

Ce soir, j’aimerais que nous étudiions un passage biblique, dans le premier livre de Samuel, chapitre 17. Je vais vous raconter l’histoire d’un jeune homme qui donna sa vie à Dieu dans son jeune âge. Son nom était David, et il devint en fait le grand roi d’Israël et l’un des ancêtres de Jésus-Christ.

Voici ce passage : « Et toute cette multitude saura que ce n’est ni par l’épée ni par la lance que l’Eternel sauve. Car la victoire appartient à l’Eternel. Et il vous livre entre nos mains. »1 (C’est-à-dire les mains de David.)

1 1 Samuel 17.47.

J’aimerais revenir au récit de la bataille que David livra contre Goliath. Vous souvenez-vous de cette histoire ? Goliath était probablement l’homme le plus grand qui ait jamais vécu. Il mesurait près de trois mètres, son armure le couvrait de la tête aux pieds. Sa lance était plus lourde qu’un chêne, et il défia les armées d’Israël pendant quarante jours dans la vallée d’Elah. Les Philistins étaient d’un côté et les Israélites de l’autre. Le géant sortait chaque jour, matin et soir, se moquait des Israélites et les narguait : « Envoyez-moi un champion, votre homme le plus fort et le plus grand, pour se battre contre moi, et celui qui sera vainqueur gagnera la guerre, et celui qui sera vaincu aura perdu la guerre. » C’est peut-être ainsi que nous devrions agir dans les guerres modernes. Imaginez le président Thieu du Vietnam du Sud défiant Ho Chi-minh du Vietnam du Nord en duel. Le vainqueur gagnerait la guerre. Cela éviterait beaucoup d’ennuis, sauverait bien des vies humaines et épargnerait de l’argent. Ce que je viens de dire n’est pas une déclaration politique ! Mais l’idée ne serait peut-être pas si mauvaise : nous aurions bien moins de guerres si les choses se passaient ainsi.

Goliath sortait donc chaque jour, matin et soir, et disait : « Je défie les armées d’Israël aujourd’hui. Envoyez-moi un homme ! Allez-y, lâches, cherchez un homme qui veuille se battre contre moi. » Pendant quarante jours et quarante nuits, il recommença, et les Israélites étaient morts de peur.

Le roi d’Israël, Saül, était un homme très grand, mais il avait peur. Il se cachait dans sa tente et essayait d’élaborer une tactique. « Comment, au monde, allons-nous vaincre ce géant ? »

Savez-vous que chacun d’entre nous doit affronter des géants ? Aujourd’hui, nous les appelons des problèmes, mais en fait ce sont les géants auxquels nous devons faire face. Le monde doit lutter contre les géants de la pauvreté, des tensions raciales, de l’inflation, de la guerre, de l’explosion démographique : voilà nos géants aujourd’hui. Sur le plan personnel, chaque être humain doit affronter des problèmes gigantesques. Comment allez-vous y faire face, les désarmer et les vaincre ?

Un des géants auxquels les jeunes ont affaire — mais ils en sont inconscients — est le désir d’être acceptés, reconnus et admirés.

L’autre jour, dans la petite ville où j’habite, j’ai demandé à un adolescent pourquoi il aimait rouler sur une moto. Il me répondit : « C’est terrible ! quand on arrive en pétaradant sur cet engin, les filles vous regardent pour tout de bon ! »

Et c’est ce qui explique la conduite de beaucoup de jeunes. On peut interpréter cela de bien des manières, mais au fond c’est un désir d’être accepté, reconnu, admiré.

Il y a ensuite un autre géant auquel vous avez affaire dans votre vie : c’est l’aspiration à la sécurité. Les jeunes passent par une période — en fin d’adolescence — au cours de laquelle ils se révoltent. La plupart des parents en sont conscients. Il arrive donc un moment où vous commencez à vous dissocier de votre père et de votre mère, ce qui provoque une révolte naturelle. Parfois cette rébellion devient violente. Si les parents savent manœuvrer juste et que les jeunes sont conscients de ce qui se passe psychologiquement, physiologiquement, spirituellement et intellectuellement en eux, la transition sera assez facile. Bien des parents n’y pensent pas assez ou ne prennent pas assez de temps pour comprendre, et alors la révolte devient violente et prend un caractère révolutionnaire.

Savez-vous que la majorité des jeunes a besoin d’autorité ? Je suis allé dans certaines universités et certains collèges dans lesquels n’existe aucune règle. Tout y est permis, et vous y rencontrez les gens les plus malheureux au monde. Je suis allé dans d’autres universités ou collèges, et ce que j y ai vu était bien différent. Voyez ce qui se passe dans les académies militaires comme West Point ou Annapolis. Ben Fairchild, qui était chapelain au Vietnam quand j’y suis allé il y a deux ans et qui organisait notre séjour au cours duquel je prêchais aux troupes, a dit : « Dans ces académies existent des milliers de règles qui à mon avis ne signifient rien. » Je lui ai alors demandé pourquoi ils avaient tant de règlements sur tout. Voici sa réponse : « Nous leur enseignons la discipline. »

Et ces jeunes hommes y sont heureux, parce qu’ils y sentent l’autorité et la discipline : car, voyez-vous, nous avons été faits pour cela. C’est pourquoi il est important de se placer sous l’autorité et la seigneurie de Christ. Mais il y a aussi beaucoup de jeunes qui ne veulent pas qu’on leur dise ce qu’ils doivent faire ; ils ne veulent pas de Christ.

Jésus a dit que vous ne pouvez servir deux maîtres : vous devez choisir si vous voulez vous servir vous-mêmes et aller votre propre chemin… « Nous étions tous errants comme des brebis… »2 ou Le servir Lui, Christ. On ne peut être neutre, il n’y a pas de voie intermédiaire. Vous devez choisir : quelle route allez-vous prendre ? Quelle vie allez-vous vivre ? Allez-vous vivre une vie centrée sur vous-même ou une vie vécue dans la soumission à l’autorité de Jésus-Christ ? « Vous m’appelez Maître et Seigneur ; et vous dites bien, car je le suis »3, a dit Jésus.

2 Esaïe 53.6.

3 Jean 13.13.

Il y a encore un autre géant à affronter dont les jeunes ne sont peut-être pas conscients ; c’est celui de la faim d’être aimé. Freud a dit que c’était notre instinct le plus fort — celui d’être aimé.

Le juge d’une chambre pénale des mineurs a déclaré : « Aucune délinquante dont j’ai eu à m’occuper ne connaissait l’amour d’un père. »

Un journal a rapporté dernièrement les paroles d’une jeune fille de dix-huit ans qui venait d’avoir un enfant. Elle disait que les adolescentes avaient des rapports sexuels avant le mariage parce qu’elles ne trouvaient pas d’amour à la maison et qu’elles pensaient en obtenir ainsi.

La Bible nous enseigne que Dieu nous aime. Dieu vous aime tellement qu’Il a donné son Fils pour mourir sur la Croix pour vous. Par chaque goutte de sang que Jésus répandait, Il disait : « Je vous aime, je vous aime, je vous aime jusqu’à la mort. »

Peu importe votre méchanceté, peu importe ce que sont vos péchés, je vous aime, dit le Christ.

Ce désir d’être aimé, d’être accepté et d’être admiré peut être satisfait par une communion personnelle avec Jésus-Christ. Donnez votre vie à Christ, elle a du prix à ses yeux. Vous devenez alors cohéritier avec Jésus-Christ, vous devenez membre de la famille royale du ciel. Christ satisfera ce besoin que vous avez d’être aimé parce qu’il vous aime plus que n’importe quel ami, plus que votre mère.

« …le Père lui-même vous aime, parce que vous m’avez aimé » disent les Ecritures4.

4 Jean 16.27.

Il y a encore un autre géant que les jeunes doivent affronter : celui de la sexualité. Comment faut-il résoudre ce problème ? Vous connaissez probablement un des plus grands chanteurs populaires d’aujourd’hui, Sebastian Temple. C’est un chrétien remarquable, et il a dit récemment : « L’amour est silence, mais l’érotisme est un rugissement. L’amour est un sacrifice, l’érotisme demande toujours plus. L’amour donne, l’érotisme ne fait que prendre. L’amour est la rencontre des cœurs, l’érotisme les brise. »

Oui, la Bible parle beaucoup de la sexualité. La sexualité n’est pas un péché : l’érotisme, lui, en est un. L’homme a pris quelque chose de bon et de saint et l’a corrompu. Le grand don de Dieu a été gaspillé.

Pourquoi Dieu condamne-t-Il l’immoralité ?

Tout d’abord pour protéger votre mariage. Puis pour protéger votre corps. Malgré toutes les pilules que nous avons maintenant, il naît davantage d’enfants illégitimes et il y a plus de maladies vénériennes que jamais. De nouvelles épidémies, contre lesquelles aucun remède n’a d’effet, nous viennent d’Extrême-Orient, et elles nous envahissent.

En condamnant l’immoralité, Dieu nous protège psychologiquement : la sexualité doit être contrôlée, sinon elle entraine un sentiment de culpabilité, des angoisses émotionnelles, l’insécurité et la solitude.

Je ne crois pas qu’on puisse vivre une vie selon la Bible, éviter les convoitises juvéniles et ne pas succomber aux tentations de l’immoralité sans l’aide de Jésus-Christ. Je suis persuadé que les tentations sont trop grandes, que les pressions de notre époque saturée de sexualité sont trop fortes. Mais, si Christ est dans votre cœur, Il vous donne une puissance surnaturelle pour vivre une vie propre.

Vous me direz peut-être : « Mais j’ai déjà enfreint la loi de Dieu. Que vais-je faire ? » Il vous pardonnera. Voilà ce qu’est la Croix : c’est pour cela qu’Il y est mort pour vous. Son sang peut effacer tout péché, quel qu’il soit. Il vous aime. Il vous pardonne et vous rendra propre et pur si vous voulez mettre votre confiance en Lui. La sexualité est-elle le géant contre lequel vous avez besoin d’aide ?

L’apôtre Paul a écrit à Timothée : « Toi-même, conserve-toi pur. »5 « Fuis les passions de la jeunesse. »6 « Je traite durement mon corps et je le tiens assujetti. » ?

5 1 Timothée 5.22.

6 2 Timothée 2.22.

7 1 Corinthiens 9.27.

Il est encore un autre géant que les jeunes doivent combattre aujourd’hui : c’est celui de la vocation. Que vais-je faire de ma vie ? Combien de jeunes gaspillent du temps à se décider. Il y a mille possibilités, mille choses que vous pouvez faire pour Dieu. Un grand nombre de jeunes gens viennent vers moi et me disent : « Je m’ennuie. » Un jeune chrétien ne devrait jamais s’ennuyer. Il y a la Bible à étudier, il y a des gens à gagner à Christ, il y a du travail à faire, il y a des pauvres à nourrir. Et sur les champs missionnaires il y a tant d’endroits où l’on a besoin de vous. A mon avis, personne ne peut dire qu’il n’est pas qualifié pour servir Dieu d’une manière ou d’une autre. Même sur un lit d’hôpital, même si vous êtes sourd, muet ou aveugle, Dieu peut vous utiliser si vous vous offrez à Lui. Mais beaucoup d’entre vous ont besoin de recevoir une formation, car Dieu n’utilise que des gens préparés. Certains d’entre vous devraient suivre une école biblique ou se joindre à un groupe de chrétiens pour étudier et se préparer à Le servir.

Il y a encore le problème de la tentation. Que vais-je faire, face à la tentation ? Savez-vous comment Jésus y a résisté ? Il a simplement cité les Ecritures, c’est tout ce qu’il a fait.

« Je serre ta parole dans mon cœur, afin de ne pas pécher contre toi »8, a dit David, et, quand il cessa de citer les Ecritures, la tentation le vainquit.

8 Psaume 119.11.

C’est pourquoi ici, chaque soir, nous vous donnons des versets à mémoriser, parce que tout le monde est tenté, chaque jour. La tentation n’est pas un péché, c’est céder à la tentation qui est un péché. Jésus a cité les Ecritures au diable et celui-ci s’est enfui. La Bible dit : « Résistez au diable. »9 Comment lui résistez-vous ? Vous lui résistez avec l’épée de l’Esprit. La Bible est notre arme, c’est une parole vivante. Il y a une puissance surnaturelle à citer simplement les Ecritures. C’est la parole inspirée de Dieu et c’est pourquoi il est si important d’en mémoriser des versets, afin que quand vient la tentation vous ayez un passage de l’Ecriture à citer : et le diable s’enfuira.

9 1 Pierre 5.7.

Ainsi le géant Goliath défait les armées d’Israël et tout le monde avait peur. David gardait ses moutons, il n’avait même pas l’âge d’aller à la guerre. Ses frères étaient partis se battre, mais ils ne se battaient pas beaucoup, ils écoutaient un géant se vanter et ils avaient peur à en mourir. Le père de David vint vers son fils et lui dit : « J’aimerais, mon fils, que tu ailles vers la troupe et que tu apportes du grain et du pain à tes frères qui ont certainement faim. » Alors David s’en alla avec le pain et le grain rôti et, quand il arriva avec ses provisions, il entendit le géant. Le sol tremblait presque au son de sa voix ; il disait : « Je défie les armées d’Israël, envoyez-moi un homme pour lutter contre moi. » Et David dit : « Qui donc est ce gaillard qui défie les armées du Seigneur ? Qui est-il ? » On lui répondit : « Goliath, l’homme le plus grand au monde, l’homme le plus puissant qui soit. »

David demanda : « Pourquoi personne ne va-t-il se battre contre lui ? » On lui répondit : « Nous avons tous peur, nous ne gagnerons jamais, il va tous nous tuer. »

David le regarda et dit : « Je me battrai contre lui. »

Ses frères se moquèrent de lui, le narguèrent, et tout le groupe de soldats se mit à rire.

« Quoi, un gamin comme toi, aller se battre contre un tel géant ? Es-tu fou ? Ne te rends pas ridicule en crânant ! »

David répondit : « Emmenez-moi vers le roi Saül, je m’offre pour me battre contre le géant. »

Ainsi, on l’emmena vers le roi Saül qui lui dit : « Tu es un enfant, je ne peux t’envoyer combattre Goliath. Nos plus valeureux guerriers ont peur de lui : il te coupera la tête avec son épée géante. »

David lui dit : « Quand je gardais les brebis de mon père, un ours est venu, et Dieu m’aida à le tuer avec mes mains. Un lion est aussi venu un jour pour s’emparer d’un mouton, et Dieu m’a aidé à vaincre le lion de mes propres mains. Le même Dieu qui m’a aidé à lutter contre l’ours et contre le lion va m’aider à me battre contre Goliath, car Goliath ne devrait pas défier ainsi les armées du Seigneur Dieu. »

Saül dit : « Bien, si tu es décidé à y aller, vas-y. Mais tu n’as ni épée ni armure ; tiens, prends les miennes. »

Saül le revêtit de ses propres armes. David avait une foi solide. Il a dû en avoir beaucoup pour affronter cet ours. Là où j’habite, il y a des ours, et je vous assure que je n’aimerais pas me trouver nez à nez avec l’un d’eux. Il a donc dû avoir beaucoup de foi. Tarzan avait un poignard. David n’avait rien pour lutter contre le lion, mais il le vainquit quand même. Avez-vous déjà essayé de braver un lion et de lutter contre lui ? Eh bien ! c’est ce que fit David.

Sa force spirituelle s’était développée dans le secret et s’était nourrie dans la solitude. Sous les étoiles, seul dans le désert, il avait pris la décision de vivre pour Dieu, et de Le servir dès son jeune âge.

La plupart des psaumes furent écrits par David et beaucoup d’entre eux furent composés quand il gardait ses troupeaux et qu’il pensait simplement à Dieu. Ici à New York, on peut à peine voir les étoiles ; on doit les regarder à la télévision. On peut les voir quand leur image nous est retransmise par les astronautes. Mais là-bas, dans la solitude du désert… Je me demande si vous êtes parfois seul avec Dieu. Est-ce qu’il vous arrive d’avoir le bonheur d’être seul avec Lui ? Vous pensez peut-être : « Billy, tu plaisantes, avec mes cinq enfants, dans notre appartement, moi, seul avec Dieu ? »

Je connais une femme qui vivait dans un appartement, à Londres, et qui a eu douze enfants. Elle disait que quand elle voulait être seule elle empoignait son tablier, le rejetait sur sa tête et restait là, seule, à prier.

Vous pouvez vous isoler.

Et puis David avait exercé sa foi spirituelle dans un combat solitaire. Personne ne l’avait vu combattre cet ours et personne non plus ne l’avait vu lutter contre le lion, à part Dieu. Il n’avait jamais imaginé que le monde entier, dans les générations à venir, entendrait parler de cette histoire. Il ne vivait pas par l’expérience de quelqu’un d’autre, il avait personnellement fait l’expérience de la puissance de Dieu.

Voilà ce qui ne va pas avec les jeunes aujourd’hui. Ils n’ont qu’une religion transmise, et ils l’abandonnent en disant : « Elle n’a été d’aucun secours pour mes parents qui sont de grands hypocrites. »

Vous ne possédez qu’une caricature du christianisme. Je ne vous demande pas de venir au christianisme en tant qu’institution. Je vous demande de rechercher une relation personnelle avec Jésus-Christ, qui soit votre expérience propre, à vous.

David avait vécu sa propre expérience ; il ne dépendait pas de la foi de son père. Il s’avançait fort d’une expérience qu’il avait eue lui-même avec Dieu. Elle avait résisté à l’épreuve de sa vie quotidienne. Il vivait une vie disciplinée, il maîtrisait son intelligence, son corps, sa langue, sa vie sexuelle, Il avait appris à jouer de la harpe et à écrire des poèmes. Il ne perdait pas son temps à traîner dans les bars, à se balader avec des copains : il étudiait tout seul. Quand son temps fut venu, Dieu l’utilisa. Il tint bon devant les moqueries, les plaisanteries et les reproches de ses frères et de ses anis. Ils rirent de sa foi en Dieu comme on se rira de vous quand vous retournerez dans votre école ou parmi vos voisins et que vous direz : « Je suis devenu chrétien, j’ai reçu Christ. » Quelques-uns de vos amis vous laisseront froidement tomber et vous devrez vous en faire de nouveaux, mais Dieu vous les donnera. Dieu vous mettra à l’épreuve un certain temps comme Il l’a fait pour David. Un ours viendra peut-être, ou un lion, et Dieu vous dira : « Bien, voici une épreuve ; je t’aiderai si tu me laisses t’aider. » Et Dieu vous aidera dans ces épreuves, et quand vous aurez passé par ces épreuves, alors viendra la victoire ! Vous serez d’abord seul, puis vous vous trouverez mille nouveaux amis dans le monde entier auxquels vous n’’aviez jamais pensé : ce sont vos frères et vos sœurs dans la foi. On parle d’âmes sœurs : quand vous venez à Christ, vous découvrez des âmes sœurs. La peau noire devient magnifique, la peau blanche magnifique, la peau jaune magnifique aussi : tout est beau quand on vient à Christ.

L’expérience de David le préserva du rationalisme. Son intelligence aurait pu lui jouer des tours et il aurait pu céder à l’orgueil, car Saül lui avait dit : « Revêts-toi de mon armure, elle m’a protégé dans cent batailles ; mon épée est la meilleure du monde, prends-là. »

David se vêtit de cette armure et il pouvait à peine marcher ! Il ne pouvait se battre avec tout cet attirail. La Bible dit : « Les armes avec lesquelles nous combattons ne sont pas charnelles ; mais elles sont puissantes, par la vertu de Dieu, pour renverser des forteresses.10 Elle dit aussi : « Nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations… contre les esprits méchants dans les lieux célestes. »11 Nous sommes mêlés à un conflit spirituel. Vous ne pouvez vous entraîner comme vous le feriez pour un championnat. Vous vous entraînez avec les armes de l’Esprit : la prière, l’étude de la Bible, et par une vie disciplinée pour Dieu. C’est ainsi qu’on s’entraîne pour les grandes batailles spirituelles de la vie.

10 2 Corinthiens 10.4.

11 Ephésiens 6.12.

Ainsi David sortit. Il avait une fronde et il s’arrêta au bord d’un ruisseau pour y ramasser cinq pierres. Il n’avait pas d’expérience. Goliath en avait davantage que lui. Il avait affaire à deux adversaires, en réalité, car Goliath était accompagné d’un homme qui lui portait son bouclier ; David était moins armé et plus léger, mais il dit : « Tu marches contre moi avec l’épée, la lance et le javelot ; et moi je marche contre toi au nom de l’Eternel des armées, du Dieu de l’armée d’Israël. »12

12 1 Samuel 17.45.

Et la Bible dit que David prit la fronde, y plaça une pierre et la lança contre Goliath. La pierre toucha son cerveau et il s’écroula. Dieu avait anéanti le géant par le petit David et sa fronde.

Cette histoire s’applique à nous spirituellement. Vous devez affronter des problèmes qui sont d’immenses géants. J’aimerais vous dire qu’avec la foi en Christ, avec Christ dans votre cœur, vous pouvez aller et vaincre les plus grands géants du monde. Vous pouvez vaincre le géant de la sexualité, celui du désir d’être aimé et ceux que nous avons mentionnés il y a un instant. Avez-vous un problème avec vos parents ? Il peut être résolu avec Christ. Avez-vous un problème à cause de vos amis, de la solitude, du vide de votre vie ou du manque de raison de vivre ? Donnez votre vie à Christ, servez-Le, travaillez pour Lui, et prenez cinq pierres avec vous :

La première : la foi personnelle en Christ que vous pouvez recevoir ce soir.

La seconde : chaque jour, passez un moment dans le recueillement. Ne laissez pas passer un jour sans lire la Bible, ni sans prier.

La troisième : vivez une vie disciplinée sous la seigneurie de Christ.

La quatrième : consacrez-vous au service des autres.

La cinquième : formez-vous.

Abraham Lincoln a dit une fois : « Je me préparerai et un jour une chance viendra. »

Alors, quand vous lancerez une pierre, Dieu la dirigera, car, sachez-le, vous n’irez pas seul dans la bataille : l’Esprit de Dieu ira avec vous.

Et voici cette chose glorieuse qu’il est si difficile de faire comprendre : quand vous venez à Christ, le Saint-Esprit vient et établit sa résidence dans votre cœur. Quelque chose de nouveau et de surnaturel s’ajoute à votre vie : une puissance nouvelle, une dimension nouvelle, une nouvelle capacité d’aimer, une nouvelle joie, une nouvelle paix ; le Saint-Esprit vient et Il vous donne à vivre une vie chrétienne. Je sais ce que vous vous dites : « Comment vivre cette sorte de vie ? Je ne suis pas assez bon. » Bien sûr, vous n’êtes pas assez bon, et moi non plus, je ne le suis pas, mais Christ peut vivre à travers vous si vous Le laissez faire. Tout ce que vous devez faire, c’est de vous effacer, de lâcher les commandes de votre vie et de Le laisser diriger. Mettez-Le aux commandes et vous pourrez affronter tout géant que vous rencontrerez.

Je vais vous demander de le faire ce soir. « Mais que dois-je faire ? » dites-vous certainement. Vous devez accepter de vous repentir de votre péché — vous repentir veut dire changer votre mentalité, vous détourner de votre péché et dire : « O Dieu ! j’ai péché, j’ai échoué ; je le regrette, pardonne-moi. Je suis disposé à changer. »

Puis cela signifie recevoir Christ comme Seigneur et Sauveur, ne plus vous appuyer sur le mérite de vos bonnes œuvres, ni même sur votre qualité de membre d’Eglise, mais vous confier en la Personne de Jésus-Christ. En d’autres termes, cela veut dire avoir votre propre expérience avec Christ, accepter de Lui obéir, de Le servir et de Le suivre. Voulez-vous faire cela ? Vous pouvez être membre d’une Eglise ou non, mais vous aimeriez recevoir Christ parce qu’il y a des géants dans votre vie et que vous avez besoin qu’il vous aide. Vous aimeriez qu’Il pardonne vos péchés. Vous aimeriez Le recevoir comme Seigneur et Sauveur et vous aimeriez partir d’ici avec Christ vivant dans votre cœur. Si vous dites cela ce soir, que vous soyez catholique ou protestant, juif ou sans religion aucune, j’aimerais que vous vous leviez et que vous veniez devant cette estrade, et que votre venue signifie : « Je reçois Christ. Je veux que mes péchés soient pardonnés, je veux une nouvelle vie. »

Le 21 juin 1969.

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