Quand tu traverseras l’eau, je serai avec toi ; quand tu franchiras les fleuves, tu ne t’y noieras pas. Quand tu passeras à travers le feu, tu ne t’y brûleras pas, les flammes ne t’atteindront pas.
Dans un pays qui s’appelle maintenant l’Iraq, il y avait un despote arrogant et tyrannique qui voulait se faire adorer comme Dieu. Il avait fait ériger une statue de lui-même en or à l’entrée de Babylone, la capitale du royaume. Il appela ses gardes et ordonna aux soldats musiciens de jouer pour la grande cérémonie où tout le monde devait adorer sa statue. Cet ordre s’accompagnait d’un avertissement grave. Tous ceux qui ne se plieraient pas à cet ordre seraient jetés dans une fournaise ardente.
Trois réfugiés juifs de Jérusalem refusèrent d’obéir à l’ordre du roi. Ils adoraient leur Dieu, et non les hommes. Ils dirent : “Sache toutefois que notre Dieu, le Dieu que nous servons, est capable de nous sauver. Oui, Majesté, il nous arrachera à la fournaise et à ton pouvoir. Et même s’il ne le voulait pas, sache bien, Majesté, que nous refuserons de servir tes dieux et d’adorer la statue d’or que tu as fait dresser” (Daniel 3.17-18).
Le roi devint furieux. Son ordre fut exécuté par sa garde d’élite, et les trois Hébreux furent jetés dans la fournaise ardente. Mais un événement étrange se produisit. Les soldats furent brûlés à mort, et les Juifs conservèrent jusqu’à leurs cheveux intacts. Les gens furent ébahis, le roi étonné, car au milieu de la fournaise apparaissaient non pas trois, mais quatre hommes, qui marchaient sans heurts. Dieu était ce quatrième homme dans la fournaise.
Dieu a promis que si on fait appel à lui, il sera présent avec nous dans les temps difficiles. Il marchera avec nous au travers de nos épreuves. Il promit d’être cette autre Personne à nos côtés dans les temps durs, ce qui ne veut pas toujours dire qu’il nous délivre de l’épreuve.
Pensez à ces martyrs chrétiens qui ont été brûlés sur le bûcher, à celui qui a perdu un être aimé dans un incendie, ou dans un avion qui a explosé et s’est écrasé en flammes. Notre Seigneur aurait pu réclamer cette promesse : “Dieu donnera des ordres à ses anges à ton sujet”. Mais il accepta, pour notre salut, de ne pas invoquer la promesse et de dire plutôt : “Que ta volonté soit faite.” Pour l’amour des autres, nous aussi, parfois, nous devons accepter de renoncer à la promesse pour sa gloire et le bien des autres.
La Bible est un livre de promesses, et contrairement aux livres faits par l’homme, elle ne change pas et n’a pas besoin de mise à jour. Le message qu’elle proclame depuis des siècles est toujours le même : Dieu ne ment pas !
La Bible indique clairement qu’aucun problème de notre vie n’est trop grand ou trop petit pour Dieu. Il se préoccupe de tout ce qui affecte ses enfants.
Si nous n’avons aucune connaissance des promesses de Dieu à notre égard, nous ne pourrons jamais nous les approprier. Les trois Hébreux, Shadrac, Meshac et Abed-Nego avaient étudié leur Ancien Testament. Bien sûr, nous ne savons pas exactement quelles promesses ils ont prises pour défier la loi de Nabucodonosor, mais ils auraient pu choisir celles des Psaumes. Ils auraient pu se souvenir de ce verset : “Le Seigneur est ma lumière et mon Sauveur, je n’ai rien à craindre de personne” (Psaume 27.1). Leurs paroles au roi furent : “Notre Dieu est capable de nous sauver, mais s’il ne le voulait pas, nous refuserons d’adorer ta statue.” Ils connaissaient certainement quelques-unes des promesses de Dieu pour avoir la force et la confiance qu’ils démontrèrent.
Nous ne pouvons couvrir toutes les promesses de la Bible dans ce chapitre. Il faudrait un livre entier, puisqu’on calcule qu’elles se situent entre huit mille et trente mille. Nous devons seulement en savoir, en invoquer et en mémoriser quelques-unes qui nous seront utiles dans le besoin. Quand on en arrive au sujet de la souffrance et de la douleur, il y a des promesses que Dieu nous donne à la fois dans l’Ancien et le Nouveau Testaments.
Quand je pense à certaines de ces promesses, des gens me viennent en mémoire. Vous pouvez avoir des promesses particulières que le Seigneur vous a données. Conservez-les, attachez-vous à elles, car vous ne savez jamais quand vous en aurez besoin.
“Dieu est pour nous un abri sûr, un secours toujours prêt dans la détresse” (Psaume 46.1). Quelle grande et simple promesse ! Ça ne veut pas dire que nous nous blottissons pris de panique derrière un mur protecteur. Il s’agit plutôt d’un secours qui intervient activement dans notre vie car, dit le psalmiste, Dieu est toujours là. Il accompagne son peuple dans la souffrance et les soutient tout au long de l’épreuve.
Le refuge est un endroit où se cacher. Cela me rappelle une amie de longue date que nous avons connue en Suisse. A un certain moment, elle fut emprisonnée par les Nazis et placée en isolation pendant quatre mois. La cellule était sombre et il y avait de l’eau sale au plancher. Quand elle entendit les cris déchirants des autres prisonniers, elle sut qu’elle était aussi sous la menace constante d’être torturée.
Elle dit : “Un jour je me suis adossée au mur, les mains étendues, comme pour repousser les murs qui semblaient se refermer sur moi. J’étais morte de peur. Je criai : “Seigneur, je ne suis pas assez forte pour supporter cela. Je n’ai pas la foi.”
Certains d’entre nous regardent les gens qui ont souffert et disent : “Je souhaiterais avoir ta foi.” Corrie avoua avoir une foi faible, mais Dieu lui parla d’une manière surprenante. Elle remarqua une fourmi au plancher. Au moment où cette fourmi sentit l’eau, elle courut tout droit à son trou dans le mur.
“Alors c’est comme si le Seigneur me disait : ‘Tu vois cette fourmi ? Elle ne s’est pas arrêtée pour regarder l’eau ou ses faibles pattes, elle a tout de suite couru vers sa cachette. Corrie, ne regarde pas à ta foi. Elle est faible. Je suis ta cachette, et tu peux accourir vers moi comme cette fourmi qui vient de disparaître dans son trou.”
Des profondeurs de son désespoir, Corrie se souvint d’un verset. Elle continua son histoire en s’adressant à tous :
“Je sais qu’il y a des moments où l’on perd tout courage. Comme un prisonnier, on a l’impression de ne plus exister aux yeux des gens autour de soi, aux yeux de Dieu et à ses propres yeux. Alors on peut lire dans la Bible une promesse de Jésus : ‘Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos’ (Matthieu 11.28).”1
1 Corrie ten Boom, He Sets the Captive Free (Old Tappan, N. J. : Fleming H. Revell, 1977), 18-19.
Dieu est notre repos, notre refuge, notre cachette, Dans le Psaume 91.15, Dieu promet : “S’il m’appelle au secours, je lui répondrai. Je serai à ses côtés dans la détresse.” Et encore l’Écriture dit : “Vous qui êtes là, fiez-vous toujours à lui, confiez-lui ce qui vous préoccupe ; Dieu est pour nous un refuge” (Psaume 62.9).
Parfois nous laissons l’amertume remplacer la confiance et nous ne pouvons plus trouver Dieu dans notre douleur. Nous ne semblons plus capables d’épancher nos coeurs, parce que nous nous sommes endurcis.
Un jeune immigrant irlandais, Joseph Scriven (1820-1886) était profondément amoureux d’une fille et leur mariage était déjà fixé. Peu avant les noces, elle se noya. Pendant des mois Scriven fut amer, plongé dans un très grand désespoir. A la fin il se tourna vers Christ, et par sa grâce, il trouva la paix et la consolation. A partir de cette expérience tragique, il écrivit le cantique bien connu qui a apporté consolation à des millions d’âmes souffrantes : “Quel ami fidèle et tendre nous avons en Jésus-Christ !”
Parfois notre vie n’est pas très brillante, comme c’était le cas pour Scriven à l’approche du jour des noces. Mais comme lui, nous pouvons découvrir que notre route aussi nous conduit à travers des passages sombres. Faillites, pensions insuffisantes, perte d’emploi, inflation, maladie qui nous affaiblit, afflictions qui assombrissent nos foyers, enfants rebelles, tout cela peut se transformer en bénédiction pour ceux qui cherchent refuge en son amour.
Quand Moïse fut sur le point de mourir, il donna ses bénédictions aux tribus d’Israël. A Benjamin il dit : “Benjamin, la tribu bien-aimée du Seigneur, demeure en sécurité auprès de son Dieu ; il la protège jour après jour, il habite au milieu d’eux” (Deutéronome 33.12). Quand les enfants jouent à la guerre, ils prennent parfois comme boucliers des couvercles de poubelles. Tout ce qu’on leur lance rebondit sur ce bouclier sans les atteindre. Il y aura des moments dans votre vie où vous saurez que le Seigneur vous a accordé sa divine protection.
Dieu est notre refuge. Il nous abrite, comme l’aigle étend ses grandes ailes sur son nid pour protéger sa couvée. L’aigle n’est pas seulement protecteur, mais il est fort et courageux. Ce n’est pas par coïncidence que le sceau officiel des Etats-Unis porte un aigle aux ailes déployées.
Quelle belle illustration de la façon dont Dieu s’occupe de ses enfants ! Le Psaume 91.4 dit : “Il te protégera, tu trouveras chez lui un refuge, comme un poussin sous les ailes de sa mère, Sa fidélité est un bouclier protecteur”.
Dale et Roy Rogers sont de mes amis depuis bien des années. Ils ont passé par plusieurs épreuves dans leur vie, avec la mort de trois de leurs enfants et des infortunes qui aurait écrasé bien des gens. Dans son livre, Epreuves, Larmes et Victoires, elle raconte qu’une fois elle avait deux conférences pour des grands groupes le même jour. Quand elle eut terminé le premier engagement, elle était si fatiguée émotivement et physiquement qu’elle était certaine de ne pouvoir remplir le deuxième. (Je peux comprendre cela !)
Avant sa seconde conférence, Dale se sentit faible. Elle ne croyait pas pouvoir continuer, aussi elle pria : “Seigneur, prends les commandes, je n’en peux plus.” Ce n’était pas une prière très profonde, maïs je sais que vous-mêmes vous vous êtes déjà sentis de cette façon. En tout cas, à moi, ça m’est arrivé.
Elle dit :
“En entrant dans le bureau du pasteur, trois jeunes hommes me prirent les mains et dirent : ‘Prions.’ Nous priâmes ; les forces me revinrent et me remplirent comme une rivière débordante. Je pus m’acquitter de ma tâche sans difficulté. Comme elles sont vraies, ces paroles d’Esaïe : ‘Mais ceux qui comptent sur le Seigneur reçoivent des forces nouvelles ; comme des aigles ils s’élancent. Ils courent, mais sans se lasser, ils avancent, mais sans faiblir’ (Esaïe 40.31).”2
2 Dale Evans Rogers, Trials, Tears, and Triumphs (Old Tappan, N. J. : Fleming H. Revell, 1977), 118.
J’ai entendu Dale dire qu’elle a l’intention de s’user à son service et non de rouiller.
La force. Comme elle est nécessaire ! Moïse dit aux enfants d’Israël en Deutéronome 33.25 : “Que sa force dure autant que sa vie.” Cette promesse vaut pour tous les domaines de la vie. C’est lui, la source où nous puisons, non seulement dans les moments difficiles, mais quotidiennement. Il ajoute du sens et de la joie à nos jours et nous donne la force de continuer, ou de nous asseoir en paix. Sans lui, notre routine journalière deviendrait ennuyeuse et monotone, un supplice plutôt qu’une joie.
C’est lui qui me donne la force d’aller plus haut. Le psalmiste dit : “Grâce à toi, mon Dieu, je peux franchir une muraille” (Psaume 18.29). Littéralement, je suis incapable de sauter un mur, mais quand il y a des obstacles qui ressemblent à des montagnes, il nous donne la force de les surmonter.
Quelques bons amis qui nous soutiennent sans attitude critique, nous donneront de la force quand nous serons abattus. Si nous avons un groupe de soutien, il nous sera précieux pour nous porter quand nous serons enterrés sous les difficultés. Mais si nous n’avons pas d’amis comme cela ? Et si nous avons déménagé et qu’il ne semble y avoir personne avec qui nous puissions nous ouvrir ? Qu’’arrive-t-il alors ? Souvenez-vous, le Saint-Esprit prie (Romains 8.26-27, 34).
Lucinda passait par une dure épreuve. Enfant, elle avait été abusée sexuellement, et plusieurs années plus tard le souvenir de cet horrible événement refit surface. Elle alla en relation d’aide, ce qui l’aida à combattre sa dépression et ses cauchemars. Mais Lucinda déménagea dans un autre pays lorsque son mari changea d’emploi. Elle était à des milliers de kilomètres de son conseiller et trouvait très difficile de fonctionner sans cette aide et son groupe de soutien.
Elle appela une de ses amies chrétiennes et dit : “J’ai besoin d’un simple verset pour m’aider. Peux-tu m’en donner un qui ne soit pas difficile à retenir ?“ Son amie pria et chercha dans les Psaumes. “En voici un… c’est le Psaume 56.4. ‘Je lui fais confiance, je n’ai plus peur. Quel mal pourrait me faire un simple mortel ?” Plus tard, quand Lucinda revint aux Etats-Unis, elle retourna chez son conseiller. Chaque fois que les images terribles de l’abus sexuel remontaient à sa mémoire, elle répétait le verset.
Peu importe où nous sommes, Dieu est aussi près de nous que la prière. Il est notre soutien et notre force. Il nous aidera à remonter la pente si abrupte et haute soit-elle.
Nous oublions souvent que Jésus est aussi notre force pour rester tranquilles. “Arrêtez, crie-t-il, et reconnaissez que je suis Dieu” (Psaume 46.10). Notre tendance naturelle lorsqu’il nous arrive quelque chose de douloureux est de passer à l’action, faire quelque chose, quoi ! Parfois il est plus sage d’attendre et de rester tranquilles, Les réponses viendront plus tard.
A la mort de son mari, une femme se mit immédiatement à dépenser sans arrêt de sorte que la plus grande partie de l’argent de l’assurance y passa. Quelqu’un d’autre, à la suite d’une mauvaise nouvelle, peut réagir en prenant des décisions imprudentes et insensées. Le Seigneur est notre force quand nous le laissons nous calmer. “De toute mon âme je compte sur le Seigneur et j’attends ce qu’il va dire” (Psaume 130.5) “A trop se hâter on commet des erreurs” (Proverbes 19.2).
On retrouve l’image de Dieu comme berger à plusieurs reprises dans l’Ancien Testament. Quel réconfort de savoir que le Dieu de l’univers est venu jusque dans les vallées et les collines de notre vie pour être notre berger.
Dans le plus célèbre des Psaumes, David, berger lui-même, s’écrie : “Le Seigneur est mon berger, je ne manquerai de rien” (Psaume 23.1). Notre berger nous conduit, nous guide le long des sentiers, et il nous accompagne dans les vallées sombres. Il n’est pas étonnant que David témoigne : “Ma coupe déborde” (v. 5). Esaïe décrit comment le Seigneur mène son troupeau comme un berger et le rassemble d’un geste du bras portant les agneaux contre lui et ménageant les brebis qui allaitent des petits” (Esaïe 40.11).
Dans le Nouveau Testament, Jésus s’applique à lui-même l’image du berger. Il dit :
“Je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis. L’homme qui ne travaille que pour de l’argent, qui n’est pas le berger et à qui les brebis n’appartiennent pas, abandonne les brebis et s’enfuit quand il voit venir le loup, de sorte que le loup s’empare des brebis et les disperse… Je suis le bon berger… je connais mes brebis et mes brebis me connaissent” (Jean 10.11-14).
Si Jésus vit dans leur cœur, les brebis appartiennent au bon berger ; elles sont à lui. Il garde les brebis ; il ne les abandonne jamais dans les difficultés. Il les connaît par leur nom et son amour est si grand qu’il donne sa vie pour ses brebis.
Nous devons nous tenir près de notre berger, écouter sa voix et le suivre, surtout dans les temps de danger spirituel. Jésus a dit de ne pas nous laisser tromper par la voix des étrangers. Il y a tant d’étranges voix dans le monde religieux de nos jours. Nous devons examiner leurs paroles à la lumière de la Bible.
La honte et la gêne ont empêché beaucoup de gens de révéler leurs souffrances dues à des abus sexuels dans leur enfance et à l’inceste. Ces dernières années de plus en plus de ces histoires tragiques émergent. Les traitements ne tombent pas tous dans la catégorie de relations d’aide, comme pour Lucinda.
La mère de Jenny était une trafiquante de drogues. Ses parents étaient divorcés, et il n’y avait aucune influence religieuse à la maison. Cependant, quand Jenny avait trois ans, une femme du bloc appartement l’amena à un Club de la Bonne Nouvelle. Jenny commença à comprendre qu’elle avait un grand ami, et qu’il s’appelait Jésus.
La mère de Jenny déménagea dans une plus grande maison dans un quartier riche de la ville. Jenny dit : “Il y avait plus de trente personnes à certains moments qui vivaient dans cette maison. Les activités qui s’y déroulaient dépassent la description, mais d’une certaine façon, je me sentais à part, comme si j’avais un bouclier autour de moi qui empêchait ce mal de m’atteindre.”
Quand sa mère fut arrêtée, Jenny fut envoyée à la cour juvénile et après alla vivre avec son père et sa belle-mère dans la pauvreté la plus abjecte. “Cependant, j’allais dans l’église que je pouvais trouver le dimanche et assistais seule au service. J’aimais tellement mon Ami, et le moment passé avec Lui était le plus heureux.”
A l’âge de douze ans, Jenny fut abusée sexuellement par un professeur de musique. Elle était obligée d’aller à ces leçons et une fois, elle s’est cachée dans une poubelle pour ne pas entrer dans son studio. Des années plus tard, après s’être concentrée sur son travail et avoir terminé ses études collégiales, elle fut assaillie par le souvenir de ce professeur de musique. “Pendant dix années ce fut enseveli dans mon subconscient ; quand le souvenir remonta à la surface, j’en mourus presque.”
Jenny lutta avec la haine et la culpabilité, pensant qu’elle était responsable du crime, et non la victime. Elle se retirait dans sa maison, tirait les rideaux, et passait des mois dans la solitude. Contrairement à Lucinda, elle n’avait pas d’argent pour payer un conseiller. Au lieu de rechercher de l’aide extérieure, elle alla en réclusion. Pendant ce temps elle lisait sa Bible et priait. Elle dit :
Mon ami constant était Jésus. Un jour je sus que je devais retourner dans la salle de musique qui m’avait tenue si longtemps en dépression. J’avais l’impression très vive de marcher dans cette pièce, avec Jésus à mes côtés. Ses bras m’entouraient. Je vis la salle, et j’étais vêtue d’une robe de pur satin blanc, d’apparence virginale.
Jésus, mon ami, mon bon berger, m’a purifiée de mes souvenirs amers et pollués. Ce ne fut qu’à partir de ce moment que je pus me préparer à devenir la femme de l’homme que j’aimais.
L’histoire de Lucinda et celle de Jenny sont vraies, bien que leurs noms aient été changés et que les circonstances puissent se reproduire avec des détails plus sordides dans des milliers d’autres cas.
Je ne crois pas que la plupart des conseillers non-chrétiens, peu importe leur habileté et leur gentillesse, aient la solution complète à des situations aussi désespérées. Jésus est la réponse, et en Lui, ceux qui crient au secours trouveront le berger qui les sortira de la vallée du désespoir.
Il m’arrive de regarder l’émission de Oprah Winfrey. Je l’admire parce qu’elle écoute. Quelquefois quand je vois les gens qui sont invités à l’émission et que j’entends les problèmes qu’ils vivent, je veux crier à l’écran et leur dire : “Tournez-vous vers Dieu !”
Dieu promet de faire infiniment plus que tout ce que nous demandons ou pensons, au moyen de la puissance qui agit en nous (Ephésiens 3.20). Il nous faut croire qu’il peut faire plus que ce que nous demandons. Paul dit aux Philippiens : “Mon Dieu pourvoira à tous vos besoins, selon sa magnifique richesse en Jésus-Christ” (4.19). Quelle promesse pour le chrétien ! La source est inépuisable.
Nous fîmes un jour creuser un puits chez nous. Nous atteignîmes une nappe d’eau à trente mètres de profondeur et une autre à quatre-vingt-dix mètres, et enfin une autre à cent quatre-vingts. Nous demandâmes aux ouvriers quelle quantité d’eau ils estimaient y avoir. Ils répondirent qu’ils n’avaient pas le moyen de calculer mais que cette réserve d’eau pouvait durer pour toujours !
Dieu nous donne des ressources qui viennent de sa puissance qui est inépuisable. Quel que soit mon besoin, il est plus que capable de le satisfaire.
Je pense que j’ai besoin de Christ tout autant, et quelquefois plus, dans les moments où tout semble bien aller que dans les moments difficiles. Nous faisons l’erreur de croire que le secours de Christ n’est utile qu’aux malades, ou que pour les grands malheurs et terribles souffrances. Ce n’est pas vrai. Quand ça va bien, nous pouvons nous imaginer que c’est grâce à nos bonnes actions, à notre puissance, à notre propre force qu’il en est ainsi. Dans nos victoires, nous oublions que Jésus veut se réjouir avec nous, aussi bien que pleurer avec nous. Il alla aux noces de Cana et participa à la fête avec les invités ; chez Marie et Marthe, il pleura avec elles la mort de Lazare.
Il a été dit : “Il y a autant d’étoiles dans le ciel de midi que dans celui de minuit, bien que nous ne puissions pas les voir à cause de l’éclat du soleil.”
A certains moments de ma vie, je me suis senti protégé d’une façon surnaturelle. La promesse est là : “Car le Seigneur donnera l’ordre à ses anges de te garder où que tu ailles” (Psaume 91.11).
Nous affrontons tous les jours des dangers dont nous ne sommes même pas conscients. Dieu intervient souvent en notre faveur par le moyen de ses anges. La Bible parle beaucoup des anges. Le Psaume 34.8 nous enseigne que les anges nous protègent et nous délivrent : “L’ange du Seigneur monte la garde autour des fidèles et les met hors de danger”.
Les affirmations bibliques comme les expériences personnelles nous convainquent que des anges gardiens nous entourent à certains moments et nous protègent. Beaucoup de chrétiens peuvent se rappeler un accident, une collision ou une tentation très forte qui furent évités d’étrange manière. Les anges peuvent apporter des bénédictions inattendues, comme un chèque dans le courrier exactement au montant nécessaire, ou quelque nourriture sur le seuil au moment où les armoires sont vides.
Un jour, je traversais une période sombre. Je priai longtemps et avec ferveur, mais il n’y avait pas de réponse. Je me sentais comme si Dieu était indifférent et que je restais tout seul avec mon problème. C’était comme certains pourraient l’appeler une nuit noire pour l’âme. J’écrivis à ma mère pour lui parler de mon expérience et je n’oublierai jamais sa réponse : “Fils, il y a des fois où Dieu se retire pour mettre ta foi à l’épreuve. Il veut que tu lui fasses confiance même dans l’obscurité. Maintenant, fils, lève-toi par la foi, dans le brouillard et tu découvriras que sa main sera là.” Soulagé, je m’agenouillai près de mon lit et éprouvai un sentiment profond de la présence de Dieu.
Que nous sentions ou non la présence du Saint-Esprit ou d’un des saints anges, par la foi nous sommes certains que Dieu ne nous abandonnera pas ni ne nous oubliera.
Quand les trois Hébreux furent jetés dans le feu, ils ne savaient pas qu’ils en sortiraient indemnes. Ils faisaient simplement confiance à Dieu et croyaient que tout ce qui leur arrivait était sa volonté pour leur vie.
Aussi incroyable que cela puisse paraître, Dieu veut notre compagnie. Il veut être près de nous. Contrairement aux amis sur cette terre, qui peuvent nous abandonner quand ça devient difficile, lui, il veut nous protéger et nous guider sur notre route.
L’histoire de ce seul survivant de naufrage qui aboutit sur une île inhabitée est relativement bien connue. Il finit par construire une hutte dans laquelle il plaça tout ce qu’il avait pu réchapper du naufrage. Il pria Dieu pour du secours, et scruta l’horizon tous les jours pour apercevoir quelque bateau qui passait.
Un jour il retourna à sa hutte et à sa grande surprise la trouva en flammes, tous ses biens brûlés. Quelle tragédie ! peu après, un bateau arriva. “Nous avons vu votre signal de fumée et nous nous sommes dépêchés de venir”, expliqua le capitaine. Le survivant n’avait vu que sa hutte et ses biens brûlés, mais de ce mal, Dieu tira du bien. Le naufragé tomba sur ses genoux pour remercier Dieu de l’incendie qui a finalement amené du secours.
Quand nous marcherons au travers de nos fournaises ardentes, il sera avec nous. Il sera notre “quatrième homme dans le feu.”