Bienheureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des cieux est à eux !
Qui désire être persécuté ? Nous ne pouvons pas, d’emblée, trouver du bonheur dans les persécutions. Personne n’est heureux d’être critiqué. Tout le monde, certes, désire l’approbation de ses voisins et il est difficile de voir quelle bénédiction il peut y avoir dans l’inimitié de ses semblables.
Au premier abord, il pourrait sembler que le fait d’être chrétien devrait attirer l’admiration et l’approbation de ceux qui nous entourent. D’ordinaire, l’amabilité, l’honnêteté et l’altruisme font partie de la vie chrétienne. Il devrait donc paraître naturel qu’on recherche la compagnie d’une personne dont la vie a été donnée à Christ et qu’on chante en son honneur : « Y en a point comme lui ! »
Cela paraîtrait normal ! Mais ce n’est pas le cas, et c’est heureux que cette Béatitude nous donne l’occasion de poser à nouveau cette question : « Pourquoi les gens de bien sont-ils persécutés ? »
Vous vous êtes sûrement posé cette question plusieurs fois, et vous avez trouvé, comme d’autres, qu’il doit y avoir en général quelque chose de bizarre chez ceux qui sont persécutés pour la justice : des dispositions fâcheuses, des particularités dans leur personnalité ou quelque fanatisme religieux qui poussent les autres à se moquer d’eux. Or ce n’est pas toujours le cas, ou plutôt ce n’est pas habituellement le cas.
Il existe une loi spirituelle aussi immuable que la loi de la gravitation : « Tous ceux qui veulent vivre pieusement en Jésus-Christ seront persécutés. »1
Nous devons garder ce fait bien ancré dans notre esprit : nous vivons dans un monde sens dessus dessous. Les hommes haïssent alors qu’ils devraient aimer, ils se querellent alors qu’ils devraient fraterniser, ils combattent alors qu’ils devraient être en paix, ils blessent alors qu’ils devraient guérir, ils volent alors qu’ils devraient partager, ils font le mal alors qu’ils devraient faire le bien.
J’ai vu un jour un jouet représentant un clown ayant un poids dans la tête. Vous pouviez le mettre debout ou couché, dès que vous le lâchiez, il était toujours la tête en bas.
L’homme dans son état irrégénéré est exactement comme cela ! Faites ce que vous voulez avec lui, il revient toujours à sa position renversée. De l’enfance à la maturité, nous sommes toujours poussés à faire ce que nous ne devrions pas faire et empêchés d’accomplir ce que nous devrions accomplir. Telle est notre nature. Nous avons trop de lest dans la tête et pas assez de poids dans le cœur, aussi nous culbutons lorsque nous sommes abandonnés à nous-mêmes.
C’est pourquoi les disciples furent aux yeux du monde des insensés. Pour un homme qui a la tête en bas, un homme debout semble être sens dessus dessous. Pour l’homme pécheur, un juste est une bizarrerie, une originalité. La bonté chrétienne est un reproche à la méchanceté humaine. Ainsi, le conflit est naturel ; la persécution est inévitable.
Quand les disciples de Christ commencèrent à réformer le monde, certains hommes dissolus crièrent avec consternation : « Ces gens, qui ont bouleversé le monde, sont aussi venus ici. »2 C’est là que repose la raison fondamentale de la persécution contre les chrétiens. La justice de Christ est si révolutionnaire et si contraire à la manière de vivre des hommes qu’elle provoque l’inimitié du monde.
2 Actes 17.6.
Si nous pouvions supposer que les hommes sont naturellement bons, alors « vivre pieusement en Jésus-Christ »3 serait une chose acceptée et populaire. Mais aussi longtemps que Satan se déchaîne dans le monde et que le cœur des hommes est dominé par des passions mauvaises, il ne sera jamais ni facile ni populaire de suivre Christ.
La persécution est inévitable pour ceux qui sont pèlerins et voyageurs dans un pays étranger.
La Bible dit : « Vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, afin que vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière, vous qui autrefois n’étiez pas un peuple, et qui maintenant êtes le peuple de Dieu, vous qui n’aviez pas obtenu miséricorde, et qui maintenant avez obtenu miséricorde. Bien-aimés, je vous exhorte, comme étrangers et voyageurs. »4
Notre vie n’est pas de ce monde. « Notre cité à nous est dans les cieux. »5 Nos intérêts, en principe, ne sont pas ici-bas. Jésus a dit : « Amassez-vous des trésors dans le ciel... car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur. »6 Notre espérance n’est pas dans ce monde. La Bible déclare : « … nous attendons aussi comme Sauveur le Seigneur Jésus-Christ, qui transformera le corps de notre humiliation, en le rendant semblable au corps de sa gloire, par le pouvoir qu’il a de s’assujettir toutes choses. »7
Ainsi, à bien des égards, nous sommes une énigme pour le monde ; nous constituons une menace pour son statu quo. Nous troublons la fête. On nous appelle des « rabat-joie » et des prudes. Comme aux amis de Jésus, le monde nous demande avec mépris : « Toi aussi, n’es-tu pas de ses disciples ? »8
8 Jean 18.25.
Le cœur des hommes étant ce qu’il est, on nous soupçonnera de mauvais desseins, car on ne peut imaginer qu’on puisse être désintéressé. Les incroyants diront que nous avons des motifs et des intérêts cachés et que nous agissons par fausseté et pure hypocrisie. On criera très souvent « chiqué ! » en voyant les efforts sincères du chrétien.
La persécution s’explique encore par une autre raison : une guerre est en cours.
La Parole de Dieu nous l’indique ainsi : « Combats le bon combat de la foi, saisis la vie éternelle. »9 « Il n’est pas de soldat qui s’embarrasse des affaires de la vie, s’il veut plaire à celui qui l’a enrôlé. »10
10 2 Timothée 2.4.
Nos ennemis sont le monde, la chair et le diable. En temps de guerre, on ne s’attend pas à la bonne volonté des armées ennemies. Bien que nos armes ne soient pas terrestres, celles de l’ennemi le sont et nous pouvons être certains que Satan emploie tous les moyens qui sont à sa disposition pour notre persécution et notre destruction. Des atrocités de guerre seront commises ; et ceux qui vivront pieusement en Christ souffriront la persécution.
Toute la vie est une lutte — et cela est dans la nature des choses. Les médecins nous disent que même à l’intérieur de notre corps physique, un conflit se déchaîne. Les globules blancs de nos vaisseaux sanguins livrent une guerre permanente aux bactéries, ces germes étrangers qui s’efforcent d’infecter nos corps.
Une bataille fait aussi rage dans le domaine spirituel. La Bible dit : « Car nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes. »11
11 Ephésiens 6.12.
Nous combattons, dit l’Ecriture, « contre les princes de ce monde de ténèbres »12. Les ténèbres haïssent la lumière.
12 Ephésiens 6.12.
Mon chien préfère la charogne qu’il déterre pour la dévorer, au repas le plus fin et le plus soigné. Il.ne peut s’en empêcher — c’est sa nature.
Les hommes ne peuvent empêcher que leur nature soit attirée par ce qui est impur, lascif et vil. Ils ont de la peine à faire autrement avant d’être nés de nouveau. Et avant d’être changés par la puissance de Christ, ils seront vraisemblablement en guerre contre ceux qui sont associés à Christ.
Enfin, Jésus a dit que le lot des chrétiens serait une croix.
« Celui qui ne prend pas sa croix, et ne me suit pas, n’est pas digne de moi. »13
13 Matthieu 10.38.
Cela veut-il dire que nous devons porter un symbole de la croix autour du cou ou à la boutonnière ? Devons-nous littéralement porter une croix de bois ?
Non ! Cela signifie que l’opprobre de la croix que porta quand Il était dans le monde, c’est de le porter maintenant. Etre en opposition avec les desseins du monde fait partie de la vie chrétienne. Nous ne devons pas convoiter ou attendre la louange des hommes impies. Au contraire, nous devons nous attendre à leur inimitié. Le fait même qu’ils sont enclins à nous persécuter est une preuve que nous ne sommes « pas du monde », mais « en Christ ». Toutes les persécutions, tous les blasphèmes et toutes les injures qu’ils voudraient accumuler contre Jésus, ils nous les donnent. Jésus a pris l’opprobre à notre place sur la croix ; maintenant c’est à nous de le porter pour Lui.
L’apôtre Paul a dit : « Loin de moi la pensée de me glorifier d’autre chose que de la croix de notre Seigneur Jésus-Christ, par qui le monde est crucifié pour moi, comme je le suis pour le monde ! »14. Paul considérait cela comme un privilège — le privilège de la persécution. Il se glorifiait de la croix parce qu’ainsi, dans une petite proportion, il lui était permis de partager les souffrances de Christ.
14 Galates 6.14.
Souvenons-nous que la dernière Béatitude dit : « Bienheureux ceux qui sont persécutés pour la justice. lorsqu’on vous outragera, qu’on vous persécutera et qu’on dira faussement de vous toute sorte de mal… »15
15 Matthieu 5.10-11.
Bien souvent nous souffrons à cause de notre pauvre jugement, de notre stupidité et de nos bévues. Mais aucune bénédiction ne découle de cela. J’ai connu de soi-disant chrétiens, dominés par un mauvais caractère, qui avaient des jugements mordants et une conduite déplorable et qui pensaient être opprimés à cause de leur « justice ». Ce n’était pas leur bonté que les gens prenaient en mauvaise part — c’était leur manque de bonté.
Prenons garde à ne pas agir, ou prêcher ou nous présenter de façon blessante en prétendant porter l’« opprobre de la croix » quand les gens, blessés, nous repoussent. Notre nature blessante ne fait pas honneur à l’Evangile que nous prêchons.
Les chrétiens mesquins sont une bien pauvre enseigne pour le christianisme. L’apôtre Paul a dit : « Nous combattons, parce que nous mettons notre espérance dans le Dieu vivant… mais sois un modèle pour les fidèles, en parole, en conduite, en charité, en foi, en pureté. »16 L’opprobre que nous portons est le ressentiment naturel du cœur des hommes envers tout ce qui est pieux et juste. C’est ainsi que nous « devons porter la croix et c’est pour cela que les chrétiens sont souvent persécutés.
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Nous avons considéré les raisons pour lesquelles les chrétiens sont persécutés. Voyons maintenant le bonheur et la bénédiction qu’il y a dans la persécution.
Notre Seigneur a promis que ceux qui seraient persécutés seraient heureux. « Réjouissez-vous, dit-Il et soyez dans l’allégresse, parce que votre récompense sera grande dans les cieux car c’est ainsi qu’on a persécuté les prophètes qui ont été avant vous. »17
17 Matthieu 5.12.
Le mot joie a presque disparu de notre vocabulaire religieux. Nous avions pensé que la joie et le bonheur se trouvaient dans le confort, dans les aises et dans le luxe. L’apôtre Jacques n’a pas dit : « Regardez comme un sujet de joie complète d’être dans un fauteuil », mais il a dit : « Regardez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles vous pouvez être exposés. »18
18 Jacques 1.2.
Ceux qui sont persécutés sont heureux parce qu’ils sont préparés pour le ciel. La persécution est une des conséquences naturelles de la vie chrétienne. Elle est à la vie chrétienne ce que sont les douleurs de croissance à la vie de l’enfant. Sans souffrance, il n’y a pas de développement. Sans douleur, il n’y a pas de gloire. Sans lutte, il n’y a pas de victoire et sans persécution, il n’y a pas de récompense !
La Bible déclare : « Le Dieu de toute grâce, qui vous a appelés en Jésus-Christ à sa gloire éternelle, après que vous aurez souffert un peu de temps, vous perfectionnera lui-même, vous affermira, vous fortifiera, vous rendra inébranlables. »19 Il est facile d’oublier que « toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu »20.
19 1 Pierre 5.10.
20 Romains 8.28.
Pendant la crise économique, un de mes amis perdit son travail, sa fortune, sa femme et sa maison. Mais il se cramponna à sa foi — la seule chose qui lui restât. Un jour, il s’arrêta pour regarder des hommes en train de tailler des pierres pour restaurer une grande église. L’un d’eux ciselait un bloc triangulaire.
« Qu’allez-vous faire de cette pierre ? » demanda mon ami. Et l’ouvrier répondit : « Regardez cette petite ouverture là-haut vers la flèche. Je suis en train de tailler cette pierre ici afin qu’elle puisse être placée là-haut. »
Des larmes remplirent ses yeux comme il s’éloignait, car il lui semblait que Dieu lui avait parlé au moyen de cet ouvrier pour lui expliquer l’épreuve par laquelle il passait, « Je te taille ici-bas afin que tu puisses être placé là-haut. »
Après que vous aurez « souffert un peu de temps, il vous perfectionnera… vous rendra inébranlables » dit la Bible21.
21 1 Pierre 5.10.
Ceux qui sont persécutés « pour la justice » sont heureux parce qu’ils sont identifiés à Christ. L’inimitié du monde est une preuve tangible que nous sommes du bon côté, que nous sommes identifiés à notre Seigneur. Il a dit que notre attachement à Lui exciterait la colère du monde. « Vous serez haïs de tous, à cause de mon nom ; mais celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé. »22
22 Matthieu 10.22.
Christ, en un certain sens, est un Roi en exil, et nous ses disciples, sommes souvent regardés avec dérision. Etre identifiés à Lui nous vaudra quelquefois naturellement de perdre la face ou d’être persécutés ; mais un jour, nous est-ill dit, nous serons « rois et sacrificateurs » et nous serons des participants actifs de son royaume.
L’apôtre Paul devait penser à cela quand il disait : « J’estime que les souffrances du temps présent ne sauraient être comparées à la gloire à venir qui sera révélée pour nous. Aussi la création attend-elle avec un ardent désir la révélation des fils de Dieu. »23
23 Romains 8.18, 19.
Si nous étions appelés à souffrir toute notre vie, ce ne serait pas long en comparaison de l’éternité. Nous sommes comme les héritiers d’un immense domaine qui endurent joyeusement quelques jours de souffrance et de privation dans l’espoir d’obtenir bientôt un héritage fabuleux. Une espérance si glorieuse illumine l’existence terne du présent.
La vie ne peut pas perdre sa saveur quand notre douleur présente repose sur la certitude que nous sommes les enfants d’un Roi. Il est fou de se plaindre, indigne d’imiter le monde, L’amour, l’amabilité et la douceur deviennent la marque de la « noblesse de Dieu ». Nous acceptons toutes choses avec contentement ; les fardeaux deviennent des bénédictions déguisées et chaque blessure, comme en bonne chirurgie, est pour notre bien ; et dans chaque croix est gravé le symbole d’une couronne.
Et enfin, la persécution est bénie, parce qu’elle forme un arrière-plan sombre sur lequel se détache l’éclat lumineux de la vie chrétienne.
Les grands tableaux sont faits de lumière et d’ombre. Une vie heureuse n’est pas une vie éclairée seulement par les rayons du soleil, mais une vie où la lumière et l’ombre créent la beauté. D’une manière générale, les plus grands musiciens sont ceux qui savent faire jaillir un chant du milieu de la tristesse.
Dans une prison de la ville de Philippes, « vers le milieu de la nuit, Paul et Silas priaient et chantaient les louanges de Dieu et les prisonniers les entendaient. »24 Mais leur patience dans la souffrance et la persécution eurent pour conséquence la conversion de leur geôlier païen. Le sang des martyrs est mêlé au ciment qui soude les pierres de la civilisation.
24 Actes 16.25.
Au cours des siècles, le sacrifice de la « noblesse de Dieu » a contribué immensément à notre culture, à notre morale et à notre foi. Dans notre for intérieur, nous savons qu’il y a des choses pour lesquelles il vaut encore la peine de mourir et nous savons qu’une existence vide de foi est un destin pire encore que la mort.
Ne vous découragez pas à cause de votre souffrance et de votre persécution. Thornton Wilder a dit : « Sans vos blessures, où serait la puissance qui fait pénétrer votre faible voix tremblante dans le cœur des hommes ? Même les anges de Dieu dans les cieux ne peuvent pas persuader les hommes malheureux et fourvoyés comme le peut un être humain brisé par la vie. Au service de l’amour, seuls les soldats blessés peuvent être utiles. »
Un martyr, Sanders, a dit : « Croix bénie de Christ… je ne ressens pas plus de douleur dans ce brasier que si j’étais sur un lit de plumes. » Voilà la bénédiction ! Voilà le bonheur parfait !
Un autre martyr a dit : « Le tintement de mes chaînes a été une musique à mes oreilles ; oh ! quelle consolation d’avoir une bonne conscience. » Puis, baisant le bûcher, il ajouta : « Je ne perds pas ma vie, je l’échange contre une meilleure ; au lieu de charbons, j’aurai des perles. »
Vous pouvez ne pas être appelés à souffrir comme les martyrs d’autrefois, c’est une guerre psychologique que Satan livre en ce moment. Jésus a dit : « On vous outragera… on dira faussement de vous toute sorte de mal, à cause de moi. »25 La langue fait souvent une blessure plus douloureuse que l’épée. Etre tourné en dérision est peut-être plus difficile à accepter que d’être flagellé.
25 Matthieu 5.11.
Il est possible que quelques-uns d’entre vous, en lisant ceci, pensent que parce qu’ils ne sont pas persécutés, ils n’ont pas une vie pieuse. Pas nécessairement. Alors qu’il y a des pays où aujourd’hui même, être un chrétien actif, signifie risquer sa vie et pire encore, nous vivons dans un pays où le christianisme règne d’une manière prédominante et où la persécution est à son minimum.
Notre milieu, aussi bien que l’époque dans laquelle nous vivons, ont une influence sur le degré de persécution qu’un chrétien doit endurer. J’ai connu certains chrétiens zélés à l’excès qui réellement cherchaient la persécution par crainte de ne pas vivre assez pieusement.
Rappelez-vous que tous les chrétiens ne sont pas appelés à souffrir en tous temps. Même notre Seigneur « croissait en sagesse, en stature et en grâce, devant Dieu et devant les hommes »26, Mais les périodes de gloire ne durèrent pas, elles furent suivies de la Croix. La chose importante, c’est de marcher avec Christ. Vivez pour Christ ! N’ayez qu’une seule passion dans la vie — celle de Lui plaire ! Ne vous inquiétez pas du reste ! Quelqu’un a dit : « Il ne faut jamais s’éloigner d’un seul pas du sentier du devoir, ni pour se charger d’une croix, ni pour échapper à une autre. »
26 Luc 2.52.
W. Burns a écrit : « Quel privilège d’avoir un cœur de martyr même sans en avoir la couronne ! »
La popularité et l’admiration sont plus dangereuses pour le chrétien que la persécution. Il est facile quand tout va bien de perdre notre sens de l’équilibre et notre but. Nous devons apprendre comme l’apôtre Paul à « vivre dans l’humiliation », à « vivre dans l’abondance » et à « être contents de l’état » où nous nous trouvons.27
Comme nous l’avons dit, la chose importante est de marcher avec Christ, de vivre pour Christ et d’être embrasés d’une seule passion : celle de Lui plaire. Alors, quoi qu’il arrive, nous savons qu’Il l’a permis afin de nous enseigner une leçon de valeur inestimable et de nous rendre parfaits pour son service. Il fera concourir à notre bien les circonstances par lesquelles nous passerons, qu’elles soient plaisantes ou désagréables, par sa présence à nos côtés.
Trois jeunes Hébreux furent jetés dans une fournaise ardente, mais le roi dit : « Je vois quatre hommes sans liens, qui marchent au milieu du feu, et qui n’ont point de mal ; et la figure du quatrième ressemble à celle d’un fils des dieux. »28
28 Daniel 3.25.