La dernière chevauchée

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LE CHEVAL PÂLE ET SON CAVALIER

Le cavalier qui sème la peste et la mort.

Trois chevaux étaient entrés au galop dans la vision de Jean, et portant leurs cavaliers de jugement, avaient chevauché vers la terre. De nouveau, l’Agneau fit un mouvement pour briser le quatrième sceau qui retenait les pages du grand livre de Dieu. Comme auparavant, un des émissaires désigné par Dieu fit un pas en avant pour commander. « Viens ! » s’exclama-t-il. Et une autre page fut tournée pour révéler un quatrième cheval et son cavalier.

Que vit Jean dans cet instant fugace ? Et que signifiait cela pour lui, et à travers lui, pour nous tous ? Dans le texte biblique, Jean écrit : « Je regardai, et voici parut un cheval de couleur pâle ». Le mot grec est : chloros. Le cheval qui tremblait là, se cabrant de colère était de couleur vert jaune, comme de l’herbe malingre. Goodspeed traduit le mot « chloros » par « couleur de cendre ». Barclay l’appelle couleur d’un visage « blême de terreur ». Moffatt dépeint le cheval « comme livide, de la couleur exsangue d’un cadavre ». Nous utilisons la racine de ce mot de grec ancien pour décrire la couleur du gaz chlorique s’échappant d’un camion-citerne endommagé et qui s’en va en nuage, traçant son chemin, empoisonnant à travers la campagne, frappant d’un coup mortel toute vie – les plantes comme les gens – à sa suite.

A ce moment-là, les yeux de Jean furent confrontés à une vision absolument terrifiante. Assis sur le cheval pâle, un cavalier qui «&nbwsp;se nommait la mort, et le séjour des morts l’accompagnait ». Dans le musée « Victoria and Albert » à Londres, il y a une reproduction peinte d’une série de sept tapisseries tissées au XIVe siècle. Longue d’environ 145 mètres, elle dépeint la vision de Jean dans l’Apocalypse. Il y a 600 ans, les artistes-tisserands lurent le 6ème chapitre de l’Apocalypse et interprétèrent artistiquement le cavalier comme une tête de mort, enveloppée d’un linceul, assis sur le cheval pâle et portant le sabre romain en vue du carnage qu’il allait infliger.

Au XVe siècle, Albert Dürer dépeint la vision de Jean en 15 grandes colonnes de bois, soigneusement sculptées. La mort chevauche le cheval pâle sous la forme plus traditionnelle du Temps, un messager de jugement, barbu et émacié, qui porte un trident et s’élance à bride abattue vers les hommes dont les visages sont levés dans une expression d’horreur impuissante.

De toutes les douzaines d’interprétations artistiques des quatre cavaliers, la plus expressive pour moi est la vision de cauchemar d’un artiste japonais moderne, Fujita, qui peint le 4ème cavalier comme un squelette entier, souriant largement et diaboliquement, qui chevauche le squelette entier d’un cheval à travers un champ de bataille jonché de squelettes. L’ensemble de cette scène de corps décharnés est noyé dans un nuage vert de chlore de la mort. Avec Hiroschima et Nagasaki, qui se gravent dans le psychisme japonais, qui pourrait mieux dépeindre le cheval pâle qu’un Fujita ?

La petite phrase : « et le séjour des morts l’accompagnait » intrigue les savants depuis des siècles. Y avait-il un second cavalier sur le cheval pâle, monté en double avec la mort ? ou y avait-il un 5ème cavalier de l’Apocalypse ? Le séjour des morts est l’endroit où les âmes des défunts résident entre la mort et la résurrection, la demeure transitoire des morts. C’est l’endroit qui, pendant un certain temps, engouffre les âmes de ceux qui meurent sans Christ. Dans la vision, Jean voit la Mort et le Séjour des morts tout ordinairement comme un homme ramassant les détritus le long d’une voie publique et les piquant de son bâton pour les introduire dans le sac poubelle qu’il traîne avec lui.

En parlant cette fois de la Mort et du séjour des morts, Jean emploie cette phrase mystérieuse : « …le pouvoir leur fut donné sur… ». Dieu ordonna-t-il quelque chose au quatrième cavalier de l’Apocalypse ? L’un des quatre êtres vivants lui donna-t-il un rouleau contenant la commission divine ?

Pendant cet instant effroyable où le cheval et son cavalier faisaient une pause, quelque chose se passa entre la Mort et Dieu qui donnait à celle-ci le pouvoir de tuer un quart des habitants de la terre.

D’ici la fin de la prochaine décennie, on estime que la population du monde dépassera les 6 milliards. Cela signifie que ce messager de jugement recevait la permission de faire mourir un milliard et demi d’êtres humains. Cela représente plus que les populations d’Europe et des Amériques du Nord et du Sud réunies.

Pourquoi Dieu permettrait-il de telles souffrances ? La vision de Jean concorde avec des images bibliques de l’Ancien Testament qui décrivent ce qui se passe lorsque Dieu envoie sa colère sur les hommes qui lui désobéissent. William Barclay, le grand professeur Ecossais à l’Université de Glasgow (et maintenant décédé) avertissait que « au-delà de tout, il y a cette vérité permanente : ni aucun homme, ni aucune nation ne peut échapper aux conséquences de ses péchés » (Apocalypse de Jean, Vol. 2, p. 12), et Lynn Howard Hough explique que la Mort, ici, n’apporte pas une destruction dénuée de sens, « mais une destruction servant les desseins de la justice de Dieu. La mort fait partie des plans divins : un quart de la terre est soumis à sa puissance pour que les trois autres quarts puissent voir, et avoir l’occasion de se repentir ». (La Bible de l’étudiant, Vol 12, p. 414).

Nous avons tous été horrifiés par l’holocauste, par lequel Hitler envoya délibérément aux chambres à gaz quelque 6 millions de Juifs, (ainsi que des centaines de milliers de non-Juifs). Personne n’en fut plus navré que Dieu. Son cœur est brisé quand ses propres enfants meurent.

Il ne désire pas la mort de l’homme, mais ce même homme fut intraitable, refusa son plan divin, et la conséquence de sa désobéissance l’entraîna sur le chemin de la mort. Or, le cavalier de la mort sur le cheval pâle ne prend que ce qui lui est attribué, comme il l’a fait pendant toute l’Histoire – très peu de personnes atteignent l’âge de 100 ans. Pourtant, dans cette vision, Dieu étend sa main avec amour. Il démontre son grand amour en donnant son fils pour mourir sur la croix – la mort la plus horrible qui soit. Dieu espère, au travers de cet acte d’amour évident et cet avertissement du 4ème cavalier avant le jugement final, que le reste du monde redoute le salaire du péché, s’en détourne, recherche le pardon de son Créateur et soit sauvé du gouffre de l’enfer.

Nous n’avons pas à être horrifiés par ce que Dieu fait. Nous devrions en être reconnaissants. La mort physique est en effet comme une bénédiction pour la race humaine, à cause des tendances mauvaises en l’homme, tendances qui produisent des « Hitler » presque à chaque génération. Ce monde aurait été transformé en enfer s’ils avaient vécu éternellement. Mais l’homme ne meurt pas seulement physiquement ; il est spirituellement mort, même vivant apparemment, jusqu’à ce qu’il trouve la vie nouvelle en Christ. La Bible parle également de la deuxième mort, ou la mort éternelle. Ce qui a trait à l’enfer. Dieu, par l’intermédiaire de ce cavalier, espère priver l’enfer des milliards encore dans la mort à cause de leur péché, et qui n’ont pas encore choisi la vie. S’ils acceptent l’amour offert et tiennent compte de l’avertissement donné, alors, oui, des milliards seront sauvés !

Mais l’ordre est encore plus détaillé. Les armes de la mort sont décrites clairement : l’épée, la famine, la peste et les bêtes sauvages sont nommées. Ces instruments d’holocauste du Nouveau Testament sont pris directement dans les textes de l’Ancien Testament. La vision de Jean a des racines dans une vision de Moïse reçue presque 1.300 ans avant celle de Jean sur l’île de Patmos. De nouveau, c’est Barclay qui nous rappelle que Moïse décrivit le jugement que Dieu enverrait sur son peuple à cause de sa désobéissance. Barclay dit : « Les bêtes sauvages les priveront de leurs enfants, détruiront leur bétail et les réduiront à un petit nombre. L’épée vengera leur manquement à l’Alliance. Quand ils se rassembleront dans leurs villes, la peste sera parmi eux. Il réduira leur ration de pain, ils mangeront et ne seront pas rassasiés ». (L’Apocalypse de Jean, Vol. 2, p. 11-12). Plus tard, le prophète Ezéchiel entendit le Seigneur souverain dire : « Quoique j’envoie contre Jérusalem mes quatre châtiments terribles : l’épée, la famine, les bêtes féroces et la peste, pour en exterminer les hommes et les bêtes… ».

Ces promesses d’horreur apportent cependant de l’espoir. Dieu assure Ezéchiel qu’« il y aura néanmoins un reste qui échappera », et ces survivants consoleront le prophète lorsqu’il verra « leur conduite et leurs actions, et vous reconnaîtrez que ce n’est pas sans raison que je fais tout ce que je lui fais ».

Le bruit des sabots du 4ème cavalier.

Dans tous les siècles, le 4ème cavalier a chevauché comme pour avertir et produire un changement positif. Et de nouveau, le bruit de ses ‘sabots retentit dans nos cerveaux. Observez les informations télévisées de ce matin, et les signes de sa présence destructrice ! Ecoutez les informations à la radio, en roulant sur l’autoroute, ouvrez simplement le journal de ce soir. Faites le compte des victimes. Il ne faut pas être écrivain de science-fiction pour imaginer la forme moderne que prennent ces instruments anciens de mort dans notre monde actuel.

Comptez les corps mis à mort par l’épée : une attaque terroriste à Rome, un bombardement à Beyrouth, une rafale de mitrailleuse à Belfast, un autre massacre en Afrique, un tremblement de terre en Iran. Avant la 2ème guerre mondiale, ce passage (et beaucoup d’autres) de la Bible nous auraient été incompréhensibles. Ils auraient dépassé de loin notre imagination. Pour cela, la Bible a souvent été tournée en dérision par les scientifiques il y a un demi-siècle. On estime partout dans le monde, aujourd’hui, que deux fois plus de scientifiques croient en un Dieu personnel (et sa révélation précise à travers la Bible) qu’au début de ce siècle. Encore plus encourageant : un conférencier d’Harvard a déclaré, en avril 83, que 41% des lycéens américains lisent un passage de la Bible chaque jour. Et pourtant, lorsque la première bombe atomique fut larguée, l’orientation générale de la pensée des lettrés du moment était le sarcasme vis-à-vis des textes apocalyptiques des Ecritures. Mais en août 45, les rires se sont changés en tremblements. Maintenant, avec l’arrivée d’armes nouvelles encore plus effroyables, c’est une toute autre paire de manches !

Le diable a toujours désiré tuer. Jésus dit de lui : « ll est menteur et père du mensonge », et son désir de tuer est révélé dans le même passage : « il a été meurtrier dès le commencement, et il ne se tient pas dans la vérité, parce qu’il n’y a pas de vérité en lui ». Dans notre texte de l’Apocalypse, il lui est donné la permission de se mettre en route pour abattre des foules d’êtres humains avec son épée, « un quart de la population de la terre », ce qui est l’exacte prévision d’un scientifique soviétique, disant en mai 83, qu’une telle quantité de victimes résulterait du premier échange nucléaire important entre les deux grandes puissances. D’autre part, la Bible enseigne que Dieu aussi, a des épées. « L’épée pour l’Eternel et pour Gédéon ! » est celle qui permit aux Israélites d’antan de détruire les madianites envahisseurs. Et dans le Nouveau Testament, nous lisons de « l’épée de l’Esprit », qu’elle est la Parole de Dieu. L’arme de Satan est, bien sûr, une contrefaçon. Elle représente le « mensonge spirituel », contrastant avec la « vérité de Dieu ». « Car le mystère de l’iniquité agit déjà : il faut seulement que celui qui le retient encore ait disparu. Et alors paraîtra l’impie, que le Seigneur Jésus détruira par le souffle de sa bouche, et qu’il anéantira par l’éclat de son avènement. L’apparition de cet impie se fera par la puissance de Satan avec toutes sortes de miracles, de signes et de prodiges mensongers, et avec toutes les séductions de l’iniquité pour ceux qui périssent, parce qu’ils n’ont pas reçu l’amour de la Vérité pour être sauvés. Aussi Dieu leur envoie une puissance d’égarement pour qu’ils croient au mensonge, afin que tous ceux qui n’ont pas cru à la Vérité, mais qui ont pris plaisir à l’injustice, soient condamnés ». Dans certaines traductions, le mot mensonge est transcrit avec une majuscule. Ainsi, nous voyons que la vérité de Dieu nous donne la vie spirituelle, mais le « Mensonge » de Satan tue.

Le 6ème chapitre de l’Apocalypse concerne le cheval pâle, avec une interprétation double. L’une est à prendre à la lettre, l’autre a un sens spirituel. La Bible nous enseigne que, dans les derniers jours, il y aura une famine de la Parole de Dieu. La mort spirituelle est une conséquence de la privation spirituelle !

Au sujet de la mort physique, nous avons déjà parlé des corps sans vie des 40.000 enfants morts de faim et de maladie pendant le court moment de notre sommeil. Faites le compte, pour le Tiers-Monde, des victimes de la peste qui balaye actuellement villes et villages de la terre, ravagés par la famine et la sécheresse. « The Amplified Bible », version anglaise, traduit le Deutéronome comme ceci : « Si tu ne veux pas obéir à la voix de l’Eternel ton Dieu… l’Eternel t’attachera à la peste, jusqu’à ce qu’elle t’ait consumé dans la terre dont tu vas prendre possession. L’Eternel te frappera de consomption, de fièvre et d’éruptions contagieuses, de tumeurs (cancer ?), de scorbut et de gale, dont tu ne pourras guérir (herpès, sida ?). L’Eternel te frappera de folie (maladie mentale ?) et d’aveuglement (tares héréditaires), et de consternation (d’esprit) et de problèmes cardiaques (traumatismes émotifs) ». Les parenthèses sont introduites pour actualiser et stimuler vos propres idées sur ce texte descriptif. Ceci n’est qu’une courte liste de ce que la peste infligera à la population lorsque le cavalier au cheval pâle traversera la terre.

On devra encore compter ceux que les bêtes sauvages auront mis à mort. Moïse, Ezéchiel et Jean vivaient au temps où les bêtes sauvages traquaient souvent des voyageurs parcourant péniblement les routes primitives, et envahissaient par caprice les villages sans mur de protection, terrorisant et écartelant les habitants. Actuellement, dans la plupart des sociétés civilisées, les bêtes sauvages sont enfermées dans des zoos ou des cirques ambulants. Mais, tout comme le passage de l’épée au missile nucléaire, les bêtes sauvages ont évolué pour devenir des tueurs modernes qui nous traquent où que l’on soit, où que l’on aille. Il existe encore la menace très réelle de véritables bêtes sauvages s’abattant sur des villes modernes, à la recherche de nourriture et d’eau comme les coyotes de la Californie du Sud ou des hardes de sangliers qui récemment, ravagèrent un village du Tiers-Monde. De nouvelles bêtes sauvages nous menacent tous.

Nous ne savons pas encore exactement d’où sortiront ces bêtes sauvages, ni sous quelle forme elles doivent venir. La Bible dit que l’homme aussi sera tué « par les bêtes sauvages de la terre ». Ceci pourrait indiquer les épidémies transmises par les animaux et les insectes, peut-être une allusion éventuelle aux bêtes méchantes décrites plus loin dans le livre de l’Apocalypse, bêtes qui vont parcourir librement la terre, torturant et tuant leur proie humaine. Par exemple, lorsque l’abîme sera ouvert dans Apocalypse 9, il en sortira des sauterelles avec des visages et des cheveux comme des humains, donc des êtres doués d’intelligence. Ils ne sont peut-être pas là pour tuer, mais le tourment lâché sur l’humanité sera si dévastateur que les hommes supplieront de mourir pour découvrir ensuite que la mort leur échappe. Ces créatures hideuses, odieuses et féroces semblent être de nature diabolique, douées d’un pouvoir surnaturel. De nombreux films d’horreur actuels dépeignent de tels événements. Jésus prophétisa clairement qu’une partie de « ces jours de détresse » sera que « en quelque lieu que soit le cadavre, là s’assembleront les aigles » verset 28. Peut-être les hommes vivront-ils comme des bêtes sauvages ?

L’avertissement de la peste.

Egalement dans Matthieu 24.7, après une mise en garde contre les fausses religions, les guerres contagieuses, et les famines atroces, Jésus insista sur ces pestes effrénées. Ce mot « peste » peut se traduire par « mort », un terme qui signifie toute maladie infectieuse mortelle. Depuis la nuit des temps, l’homme a connu des guerres virulentes, des famines et des pestes, mais rien n’est comparable à cet événement qui est encore à venir. Sa fureur est dépeinte quand il détruit tout ce qui se trouve devant lui, tuant une grande partie de la population de la terre. Je citerai Jésus de nouveau : « Car la détresse en ces jours sera telle qu’il n’y en a point eu de semblable depuis le commencement du monde que Dieu a créé jusqu’à présent » ; oui, « et qu’il n’y en aura jamais. Et si le Seigneur n’avait abrégé ces jours, personne ne serait sauvé ». Ainsi sous le quatrième sceau, nous voyons la mort et le séjour des morts recevoir l’autorité sur le quart de la terre pour tuer par les quatre jugements de Dieu cités dans Ezéchiel 14.21 : l’épée, la famine, la peste et les bêtes sauvages.

Tout d’un coup, tous les programmes de l’homme pour susciter la paix, l’abondance et l’allongement de la vie par la science et la technologie seront éclipsés par une apocalypse de cataclysmes, et renversés le temps d’un éclair – sauf si l’homme se tourne vers Dieu en ces temps de répit. C’est une des raisons qui m’obligent à prêcher sans cesse et partout. La science médicale a fait de tels bonds en avant pour amener au bord du paradis des populations entières qui vivaient encore il y a un siècle à un niveau de survie primitive dans la jungle ! Et la science continue de faire des découvertes sensationnelles nous facilitant la vie de façon incroyable ! Mais la peste arrive ! Beaucoup disent « Paix, paix ! », là, où en dépit de nos plus grands efforts, il n’y aura pas de paix permanente, car nous n’avons pas tenu compte du Prince de Paix. Nous avons rejeté les commandements de Dieu qui nous auraient aidés à vivre en paix. Ainsi l’épée arrive. Il en est qui promettent la prospérité et l’abondance si nous adoptons leurs propres programmes, régimes ou idéologies ; mais au bout du compte, la pire des famines qui aient jamais frappé notre monde arrive !

Le 4ème cavalier sur le cheval pâle tue les hommes et les femmes avec l’épée, la famine et les bêtes sauvages. Il faut moins craindre un empire humain que celui qui contrôle les activités de ce cavalier féroce. Contre la plus flagrante injustice politique s’interpose la justice d’un Dieu d’amour. Tout en examinant le 4ème cavalier, nous ne devons pas oublier qu’il vient, non seulement voulu et autorisé de Dieu, mais aussi sur l’ordre de celui qui ouvre les sceaux – Jésus-Christ. La Bible enseigne que le diable est celui qui a le pouvoir de mort, mais il ne peut agir qu’avec la permission de Dieu ; Jésus-Christ l’avait dit à Jean, cinq chapitres avant, « Je suis le vivant ; j’étais mort et voici je suis vivant aux siècles des siècles. Je tiens les clés de la mort et du séjour des morts ». Dans l’Ancien Testament, nous voyons Satan utiliser cette permission pour tuer la famille de Job. Il y a un mystère ici, que personne ne peut vraiment comprendre. C’est le mystère de l’iniquité, que nous ne saisissons pas encore entièrement. Il englobe tous les grands attributs de Dieu, y compris sa droiture, sa sainteté et sa justice. Il comporte également l’habileté, la subtilité et la puissance de Satan, et comporte aussi l’homme qui cède à la tentation de Satan défiant Dieu et la façon dont ce péché fut transmis de génération en génération.

Je relis en ce moment « La destinée de la TERRE » de Jonathan Schell. La communauté culturelle de notre pays a appelé son best-seller « La nouvelle bible de l’époque de l’holocauste nucléaire ». Il comporte une partie sur la seconde mort. Pour Schell, la seconde mort, c’est la mort de la terre, lorsque les écosystèmes sont détruits par la guerre nucléaire et ses suites. En termes théologiques, la seconde mort est mentionnée en Jude, comme « deux fois mort », et dans l’Apocalypse, comme « étang ardent de feu » qui est le destin de tout non-croyant. « Ceci est la seconde mort ! ». C’est ce qui arrive à l’esprit humain après la mort du corps. C’est ce qui arrive après la mort qui est si terrifiant. Si nous étions des êtres à deux dimensions, ayant une mortalité totale, sans immortalité, la mort terminerait simplement notre existence sur terre. Mais si l’on reprend et redéfinit l’expression de Schell, « la seconde mort », la Bible dit que « la seconde mort », c’est la séparation d’avec Dieu.

J’avais un ami médecin à Glasgow en Ecosse, le Dr. J. Brown Henry. Un jour, il alla voir un malade qui se mourait, et lui demanda justement : « Avez-vous peur de mourir ? ». Le moribond se dressa sur ses coudes et dit : « Non, Docteur, je n’ai pas peur de la mort, mais j’ai peur de ce qui arrive après la mort, j’ai terriblement peur ! ».

Anne-Frank, quatre mois avant d’être découverte et déportée en camps de concentration par les nazis, écrivit dans son journal maintenant célèbre : « Je veux continuer à vivre, même après ma mort ». (Introduction, Le Journal d’Anne-Frank, p. 6).

Simon Wiesenthal, le célèbre chasseur de nazis qui traduisit quelque 11.000 criminels en justice durant les 36 années de sa « mission » extraordinaire, apprenant qu’il avait de sérieux problèmes cardiaques, dit : « Je ne peux pas combattre contre le calendrier… Quant aux nazis, nous atteignons rapidement une solution biologique. Si je meurs, eux aussi un jour ». (The Mail, 26 Juin 83, « Weekend People »). La mort est donc universelle et totale pour chaque génération. Notre génération qui se débat avec les problèmes mondiaux, sera bientôt anéantie et une autre génération suivra pour lutter et essayer de venir à bout de problèmes semblables. Pour beaucoup de non-croyants intellectuels, la vie est dénuée de sens et sans espoir. Ils ne savent ni d’où ils viennent, ni pourquoi ils sont ici, ni où ils vont. Ils s’avancent en trébuchant dans le noir du cosmos. Nous qui avons mis notre confiance et notre foi en Christ, connaissons d’où nous sommes venus, le but de notre existence et l’avenir glorieux qui nous est tracé. Voilà pourquoi la vie nous intéresse et pourquoi nous sommes optimistes.

Je ne puis m’empêcher de penser à la déclaration de Paul, grande consolation pour tous ceux qui croient en Jésus-Christ. Il dit « Jésus-Christ. qui a mis en lumière la vie et l’incorruptibilité par l’évangile ! ». Cela est une merveilleuse consolation pour ceux d’entre nous qui croyons. Mais c’est une des paroles les plus terrifiantes de la Bible entière pour le non-croyant, car elle signifie que si vous ne vous êtes pas repenti de vos péchés et si vous n’avez pas reçu Christ par la foi, vous êtes bloqué, perdu à jamais. Vous pouvez vous détruire physiquement, mais vous ne pouvez pas « auto-détruire » votre âme. Vous allez vivre pour toujours, que vous le vouliez ou non !

Le quatrième cavalier chevauche pour nous avertir. En premier lieu, de la mort physique – la mort de l’homme et de notre planète – et de ce que nous devons faire pour obtenir un sursis. Le 4ème cavalier nous avertit également de la mort spirituelle de l’humanité (la séparation éternelle d’avec Dieu) et de ce que Christ a fait pour nous sauver de cette « seconde mort » bien plus grave.

Une autre chance pour l’humanité perdue.

Presque chaque gros titre de journal, presque chaque flash télévisé, presque chaque bulletin d’actualités à la radio proclame une vérité : le cavalier qui apporte la mort est en route, et l’enfer le suit de près. Mais il reste néanmoins des raisons de se réjouir, car, par son message de jugement, l’homme reçoit encore une autre chance, sa dernière chance de se repentir, d’abandonner les voies insensées du péché et de la désobéissance, et de recevoir l’amour et la miséricorde de Dieu.

Ces titres de journaux sont l’avertissement de Dieu. Les flashes télévisés sont une ombre de sa tendre main à l’œuvre pour la rédemption du monde. Les bulletins d’informations à la radio nous rappellent une fois de plus qu’en dépit de notre détermination à ruiner la terre et à détruire le plan de salut divin, il ne nous a pas abandonnés. Jusqu’à ce jour précis du jugement final où Dieu attribuera à chacun sa place pour l’éternité, il nous propose de recommencer, comme l’a dit Jésus, de naître de nouveau.

Pour éviter le péril éternel, que l’homme ne manque pas l’objectif premier de ce quatrième cavalier, à savoir, annoncer avec éclat, de la part de Dieu, le jugement à venir. Nous sommes invités à entendre le bruit tout proche des sabots, et à nous humilier devant Dieu, pendant qu’il en est encore temps.

A maintes reprises, Jésus nous recommande de craindre celui qui est capable de jeter l’homme en enfer, et nous conseille d’être sauvé par la foi en Christ. Sydney Harris, journaliste éminent et actif, protesta dans sa rubrique du 6 janvier 1983 que « Ni le ciel, ni l’enfer n’ont été présentés par les prédicateurs actuels d’une façon à rendre le premier attirant ou le second crédible, afin de pousser la majorité des personnes à désirer ardemment l’un ou craindre l’autre ». Paul dit avec autorité que, connaissant la terreur du « Seigneur, nous essayons de convaincre les hommes » par toutes sortes de moyens.

Le grand pasteur méthodiste, auteur et missionnaire de la génération précédente, E. Stanley Jones relata comment il s’adressa un jour à une université indienne au sujet des vérités de l’éternité. Lorsqu’il se rassit, le Président hindou, pensif, se leva et dit d’une voix forte et solennelle ceci : « Si ce que dit cet homme n’est pas vrai, alors cela n’a aucune importance. Mais si ce qu’il dit est vrai, alors rien d’autre n’a d’importance ». A cause de mon amour pour le Christ et pour mes semblables, je dois comme Jean-Baptiste, les prévenir de « fuir la colère à venir » en plaçant leur foi en Jésus-Christ. « Connaissant donc la crainte du Seigneur, nous cherchons donc à convaincre les hommes… Car l’amour de Christ nous presse… ».

L’épée tenue par le cavalier sur le cheval pâle devrait nous stimuler à inviter nos contemporains à la repentance et à la foi en Christ, et de ce fait, échapper à la deuxième mort. Elle nous dirige également vers tout le travail non encore accompli dans le but d’élever notre prochain. La famine et les pestes font appel aux responsabilités que Dieu nous a confiées pour l’aider à préserver la vie sur la terre, et pour voir le jour du jugement retardé. Elle est aussi pointée vers les millions de personnes qui n’ont jamais entendu le nom de Christ. Selon Matthieu 24.14, Dieu a rattaché le retour du Christ au succès de l’évangélisation mondiale : « Cette Bonne Nouvelle sera prêchée dans le monde entier, pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin ». Pour la première fois de l’Histoire, la technologie et les media nous permettent de communiquer l’Evangile de Christ aux hommes de notre temps même si la Bible enseigne que, seule, une minorité acceptera, et que la grande majorité repoussera la grâce de Dieu. Il a cependant épargné bien des nations et villes à cause d’une minorité consacrée. Les bêtes sauvages, sous leur forme moderne, sont des feux rouges afin d’arrêter notre dangereux voyage, loin de Dieu, et de son plan, et de nous ramener dans ses bras tendres et éternels.

La mort physique de l’humanité.

Le quatrième cavalier de l’Apocalypse est le messager de la mort. Pour atteindre ses objectifs, le cavalier sur le cheval pâle est armé, comme nous l’avons vu, de quatre armes mortelles : l’épée, la famine, les pestes et les bêtes sauvages. Regardons de plus près ces quatre armes et leur rôle déterminant dans la mort d’un quart de la population mondiale.

D’abord, le cavalier porte l’épée, symbole de la guerre. J’ai mentionné auparavant l’histoire typique d’un jeune homme, Damoclès, qui employa la flatterie pour devenir un des proches de Dionysos, le souverain tyran de Syracuse. Dans le but d’instruire et d’avertir ce jeune ambitieux, Dionysos l’invita à un banquet et le fit asseoir sous une épée suspendue au-dessus de sa tête par un seul cheveu. Cette leçon imagée fut mise au point pour illustrer la nature fragile du bonheur. Nous sommes à un cheveu de la mort. L’épée de Damoclès est une figure de rhétorique vivante, comprise par quiconque l’entend, et une analogie pertinente avec l’état du monde maintenant que le 4ème cavalier nous cerne de près, l’épée à la main.

Nous, Occidentaux, comparés à bien des peuples, sommes encore assis au banquet des plaisirs. Pour le monde, nous nous régalons encore, vivant dans le luxe, tandis que nous oublions juste au-dessus de nos têtes cette épée de Damoclès suspendue et dessinée par nous-mêmes. A tout moment, on pourrait voir le cheveu se briser, l’épée tomber et le luxe et les plaisirs de ce monde s’évaporer pour des millions de gens. A l’époque de Jean, l’épée du 4ème cavalier fut bien une épée. Selon les coutumes des civilisations anciennes, si l’on pouvait briser l’arme d’un guerrier sur le genou d’un conquérant, il y avait espoir de contenir la guerre. De nos jours, l’épée du 4ème cavalier n’est pas aussi facilement rengainée. Il existe des machines de guerre monstrueuses, qui ne peuvent pas toujours être maîtrisées. Aucun homme d’épée n’était capable autrefois de tuer des millions de personnes. Mais un « cavalier » peut appuyer sur un bouton aujourd’hui, et déclencher une réaction en chaîne meurtrière.

Sans se référer à la Bible, surtout à ces passages de l’Apocalypse, les scientifiques du monde sont en train de dire des choses semblables.

Le « New York Times » estime que l’écrivain Isaac Asimov est le plus respecté des écrivains scientifiques de nos jours. Son best-seller, « Un choix de catastrophes », est d’une science très élevée. Or, il s’y attend à ce que l’homme se détruise tôt ou tard, probablement assez tôt – et il présente plusieurs scénarios pour diverses parties du monde, de façon à montrer de possibles déroulements.

Comme nous l’avons vu, l’arme nucléaire n’est qu’une partie de l’arsenal des armes créées par la science moderne : armes chimiques, laser, armes biologiques.

Or, le quatrième cavalier au coursier pâle et puissant arrive vers nous, agitant son épée. Comment réagir ? Je suis convaincu de la vérité des paroles de Jésus. Si nous ne faisons confiance qu’à nos armements, nous mourrons. Les Ecritures avaient averti Israël : « Malheur à ceux qui descendent en Egypte pour avoir du secours, qui s’appuient sur des chevaux et se fient à la multitude des chars et à la force des cavaliers, mais qui ne regardent pas vers le Saint d’Israël et ne recherchent pas l’Eternel ! ». Le psalmiste écrivait : « Ceux-ci s’appuient sur leurs chars, ceux-là sur leurs chevaux : nous, nous invoquons le nom de l’Eternel, notre Dieu ».

Pour moi, l’un des passages les plus merveilleux sur ce thème dans la Bible est écrit par Pierre : « Le jour du Seigneur viendra comme un voleur ; en ce jour, les cieux passeront avec fracas, les éléments embrasés se dissoudront, et la terre avec les œuvres qu’elle renferme sera consumée ». C’est irrémédiable, mais Pierre dit quand même que nous devons être l’image du Christ, qui « use de patience envers nous, ne voulant pas qu’aucun périsse, mais que tous arrivent à la repentance ». Le croyant doit toujours travailler avec passion et persuasion au salut éternel des âmes. De plus, si possible, il doit œuvrer au sauvetage des foules de l’holocauste en masse, même si cela semble utopique.

La deuxième arme du sinistre cavalier, c’est la famine. Nous avons discuté le problème de la faim dans le monde en relation avec le cheval noir, et de ses rapports évidents avec la maladie. J’ai proposé que chaque disciple du Christ fasse quelque chose pour les affamés et les malades de ce monde. Faire quelque chose, même si cela semble sans espoir ou insignifiant, vaut mieux que de ne rien faire ! N’oublions jamais que Jésus s’est assimilé aux pauvres, disant : « lorsque vous donnez à manger à l’un des plus petits de ceux-ci, c’est à moi que vous le faites ! ». Pourtant, il y a ici un mystère. Jésus avait le pouvoir et la capacité de nourrir tous ceux qui avaient faim autour de lui. Ce qui fut unie des tentations employées par Satan : si Jésus acceptait de changer des pierres en pain (pour nourrir ces affamés), alors il n’avait plus à envisager la croix pour racheter le monde. Mais Jésus repoussa cette tentation. Il y a donc un danger : c’est celui de nous écarter du besoin vital pour l’homme de trouver le salut éternel, en accordant une importance démesurée aux appétits physiques immédiats. La croix et sa puissance éternelle de salut sont primordiales, cependant les disciples de Christ ont vocation de le suivre dans l’obéissance, aussi en aidant les affamés et les malades de ce monde.

Troisièmement, la vision de Jean nous avertit de la mort par des fléaux et la peste. Jésus nous en a prévenus également. Prophétisant les temps apocalyptiques, il a prédit des pestes, que la « Living Bible », traduction moderne, appelle « épidémies ». La science d’aujourd’hui nous met en garde contre des virus et des insectes hautement résistants aux radiations, aux antibiotiques ou aux insecticides. Certains craignent que le comportement de la nature ne soit déjà affectée par les produits chimiques actuels. Un scientifique ironisait : « si les humbles n’héritent pas la terre, les cafards le feront ». Bien des textes de l’Apocalypse sont très symboliques, mais certains sont à prendre à la lettre. Un des jugements prévoit que « des sauterelles… se répandent sur la terre ». Récemment, en Floride, des millions de crapauds ont infesté des régions entières. Presque toute la presse nous a alors avertis que des insectes pourraient s’emparer de la terre avant la fin de ce siècle. Ils sont désormais résistants à beaucoup d’insecticides. Dernièrement, un magazine d’actualités, parmi les plus célèbres, titra en grande manchette son article principal : « Les insectes arrivent ! » Article effrayant à lire, surtout pour ceux qui ignorent la Bible. Il nous rappelle ce qui se passa en Egypte, lorsque Pharaon refusa de laisser partir les Israëlites.

L’une des « pestes » de notre époque, la plus fréquemment vécue, est le changement mondial des « formations climatiques ». Val Sears dit ceci : « le temps connaît des variations impressionnantes. Ces courtes périodes successives de temps froid, l’une après l’autre, ont causé ce que la météorologie sérieuse appelle « une petit époque glaciaire n° 2 ». L’Académie Nationale des Sciences, aux Etats-Unis, parle d’« un sérieux refroidissement mondial, avec de profondes implications sociales et économiques » (L’Etoile de Toronto, 18 janvier 82). Les Canadiens surtout sont inquiets, ce que traduit « The Toronto Globe and Mail » du 15 mars 82 : « si la température moyenne annuelle du Canada de l’Ouest baissait seulement d’un degré Celsius, il ne serait plus possible d’y récolter du blé ». D’autre part, ces craintes sembleraient contredites par la sécheresse la plus dévastatrice que l’Amérique ait connue depuis les jours du « Dust Bowl » d’il y a 50 ans !

Une autre peste qui ravage l’Amérique, c’est l’herpès (herpes simplex 2). Des millions de personnes se trouvent dans l’obligation de changer leurs habitudes sexuelles pour éviter la contagion. « Life » écrit : « Pour le meilleur ou pour le pire, l’herpès est la maladie de l’année » (1982), et ceux qui l’attrapent pourraient bien découvrir que le préjugé est son symptôme le plus douloureux. Une fille qui en fut infectée lors de sa première expérience sexuelle à l’âge de 16 ans dit : « maintenant, j’ai la lèpre sexuelle ! ».

Si l’herpès fut la panique de 1982 (et « Time » déclara que son article à la Une sur ce thème avait provoqué plus d’intérêt que n’importe quel autre article de toute l’année), la psychose de 83 et 84, c’est le SIDA (Syndrôme d’Immunité Défectueuse Acquise). Pour les homosexuels et les prostituées, comme le dit un expert, c’est la pire nouvelle depuis le cancer. En fait, ce fléau ressemble au cancer à s’y méprendre. Et qui peut nier, avec l’épidémie enregistrée d’herpès et de sida se succédant à une telle vitesse, que Dieu est en train de dire dans l’amour et en guise d’avertissement qu’il est temps de faire cesser la permissivité et la promiscuité sexuelles !

Toutes ces pestes nocives, ces maladies destructrices et ces famines devraient stimuler le monde à se repentir de ses péchés et à se tourner vers Dieu pendant qu’il en est encore temps. Le 4ème cavalier est en selle. Ces pestes punitives affligent pour une unique raison : elles doivent éveiller l’homme à l’obéissance. La Bible enseigne que peuples et nations auront attiré cette souffrance sur eux-mêmes par leur religion humaniste et leurs guerres intestines. Dieu a choisi de permettre à l’homme de récolter ce qu’il sème, pour l’aider à apprendre la leçon amère : le péché engendre la souffrance. Ce n’est pas Dieu qui contamine les gens avec l’herpès le sida ou d’autres maladies.

Telle est donc la nature des cavaliers. Ils chevauchent, en partie pour nous avertir. Ils chevauchent pour réorienter le monde sur le chemin de Dieu. L’amour de Dieu dure à jamais ! Rien ne peut nous séparer de lui, si ce n’est notre désobéissance constante. Malgré tout, Dieu nous aime et nous poursuit même au travers des maladies récoltées. Ces avertissements peuvent nous aider à nous tourner vers Dieu.

Pas bien éloignées du Boulevard Wilshire à Los Angeles, se trouvent les fosses à goudron de La Brea. Dans le musée voisin, des milliers de squelettes d’animaux ont été retirés de la vase préhistorique. Une fresque dépeint le paysage d’il y a des milliers d’années, lorsque des animaux régnaient sur la région, maintenant ville de Los Angeles. La couverture d’un récent magazine de la ville suggère d’une manière inquiétante un temps futur où des bêtes sauvages règneront de nouveau sur cet endroit. L’imagination de l’artiste représente le centre de la ville après un holocauste nucléaire, des coyotes rôdant parmi les décombres poussiéreux et des vautours planant sur l’immense métropole mourante, cherchant d’éventuels survivants. Je pense que la quatrième arme du cavalier – les bêtes sauvages – est une image semblable. C’est l’image qu’avait Jean de la terre après la guerre prenant ses morts, après la faim et la maladie frappant leurs victimes et après les pestes décimant ceux qui restent. Les bêtes sauvages attaqueront alors ceux qui auront le malheur de survivre aux précédents instruments de mort.

Depuis une vingtaine d’années, un groupe plus ou moins controversé d’hommes et de femmes nous avertit de l’épuisement des ressources (limitées) de la terre. Ils parlent de gaspillage téméraire, de pollutions nucléaires et chimiques, d’abattage inconsidéré d’espèces menacées, de bétonnage des forêts avec des autoroutes et des rampes d’accès à ces rubans de ciment s’entrecroisant sur notre pays, découpant des quartiers. Ils nous mettent en garde contre la pluie acide que vomissent les cheminées industrielles, et qui s’abat sur la nature, dénaturant la belle création de Dieu.

L’écologie est cette science qui traite des organismes vivants et de leur environnement. Les écologistes étudient les gens, les animaux et les plantes dans leur propre espace vital qui est unique. Ils lancent des avertissements quand ces espaces sont menacés et détruits. Sentinelles aux portes mettant en garde contre l’ennemi de l’intérieur, ils ont été ridiculisés et menacés, tolérés et acclamés. Mais maintenant, avec le bruit des sabots du quatrième cheval pâle qui s’approche, il est peut-être temps de le voir sous le signe de la Genèse, l’Apocalypse, et de prendre l’avertissement plus au sérieux, même si parmi eux se glissent des extrémistes ou des chercheurs de publicité voulant nuire à tout le mouvement. Fait surprenant : j’en viens à défendre de plus en plus les vrais écologistes, lorsque leurs recommandations sont réalistes. Beaucoup nous ont rendu un service essentiel en nous aidant à préserver et à protéger nos zones vertes et nos villes, notre eau et notre air. La remise en état du lac Michigan est un bon exemple. Tous étaient attristés de voir ce lac mourir, le plus au sud des Cinq Grands Lacs, mais les écologistes eurent le courage de leurs opinions. Maintenant, le lac revient à la vie. Cela est aussi valable pour le lac Erié. Et par ce modeste moyen, on a obéi à l’ordre de Dieu de « dominer sur toute la terre », et le 4ème cavalier a été ralenti dans sa course dévastatrice.

J’ai grandi près de Charlotte, en Caroline du Nord, dans la ferme de mon père. Je me souviens d’un assez grand ruisseau la traversant. J’aimais « Sugar Creek », mais ce qui aurait dû être une merveille de beauté, une piscine naturelle pour les chaudes après-midi d’été, une source de vie pour le bétail de mon père, un enrichissement pour les terres cultivées fut une cause de chagrin, de mort même. Un matin, nous trouvâmes une vache, une Holstein, étendue morte et gonflée sur le bord pollué de Sugar Creek. Une usine, quelque part en amont, déchargeait du poison dans le ruisseau. Sugar Creek mourut semant la mort sur son passage.

Nous ne pouvions rien faire à cette époque. Il n’y avait pas de lois auxquelles se référer pour obtenir le nettoyage et la remise en état de la rivière. Il n’y avait alors aucune contrainte comme aujourd’hui pour déverser n’importe quoi dans les cours d’eau. Tout ce que nous avons pu faire ? une barrière empêchant le bétail d’aller au ruisseau !

Le film primé de Saul Bass, « Pourquoi l’homme crée ? » retrace une histoire intéressante du monde. Dans la dernière séquence, un homme, notre représentant, grimpe jusqu’en haut d’un énorme tas d’ordures de notre civilisation. La séquence se termine avec l’image de l’homme s’agrippant à ces ordures, et toussant. Comique à première vue ! Mais cette éventualité grandissante de nous détruire nous-mêmes, et notre monde, de par notre propre négligence et nos excès, est tragique et très concrète.

Comment répondrons-nous ?

Il serait trop simple de pleurer le sort de la terre, de se bercer de l’illusion qu’un autre est coupable de son état actuel désastreux. Nous ne pouvons agir comme si nous étions impuissants à travailler au renouvellement du monde. Notre devoir, faire ce que nous pouvons, même si nous savons que le plan ultime de Dieu est de faire une nouvelle terre et de nouveaux cieux. Des signes indiquent la fin d’une ère, et pourtant il n’y a pas de certitude. Elle pourrait venir dans plusieurs générations.

Histoires de charismes vécus.

Une des personnes au monde qui s’identifie le plus aujourd’hui à la charité et au service chrétien est Mère Thérésa, de Calcutta. Des milliers de serviteurs de Christ, inconnus, s’investissent de la même façon et avec un sacrifice comparable dans les soins des pauvres, les nourrissant et les habillant. Mais mère Thérèsa est une sorte de représentante d’eux tous. Je me souviens de la première rencontre avec cette dame, toute petite, ridée et rayonnante. Un consul américain à Calcutta me conduisit au cœur de ce complexe étendu de ses activités. Lorsqu’on me présenta à elle, elle soignait un mourant, le tenant dans ses bras. J’attendis pendant qu’elle l’aidait à faire face à la mort. Une fois mort, elle pria silencieusement, le coucha doucement sur son lit et se tourna vers moi pour m’accueillir.

Notre conversation dura jusqu’au crépuscule ce jour-là. Je fus étonné d’apprendre qu’elle avait entendu parler de moi et de nos Campagnes d’évangélisation. Dans son anglais mélodieux et hésitant, elle me demanda si je voulais entendre quelques expériences avec ses affamés et ses mourants. Très simplement, elle m’expliqua sa vocation. Mère Thérèsa regarde au-delà des traits physiques de chaque homme, femme ou enfant dans le besoin, et elle voit le visage de Jésus qui la regarde à travers eux. Dans chaque enfant mourant de faim, qu’elle nourrit, elle voit Jésus. Près de chaque homme, isolé et mourant, se trouve Jésus. Lorsqu’elle soigne quelqu’un, elle soigne son Sauveur et Seigneur.

Je me rappelle également l’histoire du livre de mon fils, « Bob Pierce : Ce travail qui est le mien », au sujet d’une missionnaire au service des lépreux en Chine. Par un travail très difficile et par sa propre ingéniosité, Beth Albert prit en charge les lépreux, à côté de Kunming. Elle était « le cœur joyeux qui fait du bien comme un médicament ». Elle aima ce peuple et fut aimée de lui. C’était la première fois que ces lépreux avaient quelqu’un pour eux ; ils devinrent tous des croyants à cause de l’amour de Beth. Lorsqu’ils lui demandèrent « Pourquoi faites-vous cela ? », elle répliqua « Parce que j’aime Jésus et qu’il vous aime. Il vous aime tellement qu’il m’a envoyée pour vous aider. Vous êtes précieux pour Dieu, et il a envoyé son fils sur la terre pour mourir pour vous, pour que vous puissiez être sauvés et vivre au ciel avec lui, avoir un corps merveilleux. Il m’a envoyée afin de vous montrer qu’il vous aime, et je vous aime ».

Jusqu’au jour où le gouvernement donna l’ordre à chaque missionnaire de quitter la région avant le coucher du soleil, Beth aida ses malades par tous les moyens, leur donnant le sulfone pour traiter leur lèpre, elle leur montra comment jardiner, les aidant même à embellir leur environnement avec des fleurs.

Le débat interne à l’église entre « libéraux » soignant le corps et « évangéliques » soignant l’âme est quasiment terminé. Les évangéliques sont souvent amenés au souci de la Bible à soigner l’âme et le corps. Certains libéraux, par contre, ont commencé à se rendre compte de la futilité de l’action sociale sans la proclamation de l’évangile de la Bible. Nous sommes appelés à soigner les corps et les âmes, simultanément. Les deux sont inséparables. L’ordre de notre Seigneur est d’aller par les rues, les sentiers et les chemins, et de soigner la personne que nous rencontrons, quoiqu’elle ait et qui qu’elle soit. En tant que croyant, je suis appelé à soigner l’âme et le corps. Mais la Charte de Lausanne précise que la priorité doit rester spirituelle. Voyons l’exemple de Jésus à Capernaüm : une grande foule est là pour l’entendre et quatre hommes amènent un paralytique. Mais, impossible d’entrer dans la maison par la porte, il y a trop de gens ; aussi, ils montent sur le toit, le démontent et descendent le lit devant Jésus qui, «voyant leur foi, dit au paralytique : Mon enfant, tes péchés sont pardonnés ». Le premier souci de Jésus fut le pardon des péchés de cet homme ; plus tard, il le guérit de sa paralysie. J’ai visité des endroits du monde où j’ai senti que je devais aider à satisfaire ses besoins physiques avant de leur prêcher l’Evangile. Et pourtant, j’ai toujours su que leur besoin profond était spirituel, et qu’ils avaient besoin de l’eau de la vie et du pain de vie plus que tout autre chose. Pourtant je dois suivre l’exemple de Jésus et avoir compassion de l’humanité souffrante.

Dans une ville du Tiers-Monde, j’ai vu des camions décrépits, montant et descendant bruyamment les rues au lever du jour, en ramassant les cadavres des morts de la nuit. En y réfléchissant, je pense à la Mort chevauchant dans ces mêmes rues, avec le Séjour des morts juste derrière. Des hommes et des femmes de l’Armée du Salut, Mère Thérèsa et des milliers comme eux ont jeté leurs vies en travers du chemin du 4ème cavalier. Ils n’admettent pas que quelqu’un meure de faim, de privation ou de solitude à proximité. Au nom du Christ, ils obstruent la route au cheval pâle de la mort, alors qu’il s’élance avec le bruit du tonnerre dans leur direction. Les chances de le battre sont en fin de compte nulles. Pourtant, ils se tiennent là, solitaires et forts, traités de naïfs, de débonnaires, de fanatiques. Malgré tout, ils sont là ! Et le 4ème cavalier avance, avance. Et ce jour même, vous et moi, comme le bon samaritain, devons apporter au maximum notre aide à un monde déchiré et sanglant. Des croyants évangéliques ont construit des hôpitaux, des maisons de santé, des cliniques, et ont envoyé des docteurs et des infirmières par milliers, où il le fallait. Mais c’est toujours une goutte d’eau dans la mer – il en faut beaucoup plus !

Souvenez-vous de la rencontre de Jésus et du jeune homme riche. « Que dois-je faire pour hériter la vie éternelle ? » dit-il à Jésus. La réponse vient : « Tu connais les commandements ? » et le jeune homme de répondre : « J’ai observé toutes ces choses dès ma jeunesse ! » C’était une déclaration courageuse ! Jésus a dû regarder attentivement ce jeune homme. Il a dû voir que ce chercheur disait vrai. L’homme riche était sincère, un lutteur, un homme qui aime la vérité. Donc, Jésus va plus avant dans sa réponse : « Vends tout ce que tu as, et donne-le aux pauvres. Ensuite, viens, suis-moi ». Le jeune homme ne put le faire ; cela lui aurait trop coûté ! Ainsi, il manqua la chance de sa vie. Il demanda la vie et la manqua ; accroché à son niveau de vie habituel, à sa sécurité – et il perdit tout. Nous ne devons pas permettre que cela nous arrive.

Comme je l’ai déjà dit, cela ne veut pas dire que Jésus nous appelle tous à renoncer à nos richesses. Il est possible à Dieu de confier la richesse à certains qui l’utiliseront pour sa gloire. Mais le problème du jeune homme riche n’était pas la richesse, mais la prééminence de la richesse sur le service du Christ. Si dans notre vie, quelque chose nous sépare du Christ, sachons qu’il n’y a pas de raccourci – nous devons lâcher prise avant de pouvoir étendre la main vers lui…

Parlant lors d’une remise de diplômes dans une Faculté de Théologie, un pasteur de passage posa son regard sur une grande promotion sortante. Il savait par expérience personnelle les difficultés qu’aurait chaque étudiant pour avoir assez d’argent pour vivre la vocation du ministère chrétien dans l’église. Ainsi, au lieu d’un sermon conventionnel, il utilisa un plat réservé aux offrandes, et fit passer un billet de un dollar, tout neuf, à chaque étudiant diplômé. Ensuite, à ce groupe étonné, qui n’avait jamais pris quoi que ce soit du plateau de l’offrande, il raconta l’histoire du jeune homme riche. A cause du pouvoir du dollar dans sa vie, il manque l’unique et vraie occasion. « Encadrez ce dollar », suggéra le prédicateur, « suspendez-le dans votre bureau, ou chez vous. Et écrivez en travers : Souviens-toi du jeune homme riche ! ». Cet homme de Dieu connaissait le pouvoir, bénéfique ou maléfique, de l’argent. Quand nous avons découvert que toutes nos ressources sont les siennes, alors nous sommes libres de les dépenser pour les autres. Elles sont un don de Dieu pour nous. Elles sont des outils que Dieu nous confie pour proclamer son amour et sa miséricorde.

En s’accrochant aux ressources de Dieu et en croyant qu’elles lui appartenaient, le jeune homme riche perdit le chemin de la vie éternelle. Si seulement, il avait partagé ses possessions, s’il avait fait confiance à Dieu pour son avenir, il aurait trouvé la vie éternelle.

Pendant la chevauchée du 4ème cavalier, n’oublions pas le jeune homme riche, car si une nation pouvait lui être comparée, ce serait le monde occidental d’aujourd’hui. Si nous continuons à vivre dans le gaspillage et la satisfaction égoïste de nos appétits, et si nous refusons le plan de Dieu pour le Salut, nous risquons de perdre non seulement nos maisons et la terre, mais la « vie éternelle », au ciel que Jésus est allé préparer pour recevoir ceux qui sont nés de nouveau. En attendant, Jésus enseigna à ceux qui sont les siens « Donnez, et il vous sera donné : on versera dans votre sein une bonne mesure serrée, secouée et qui déborde ; car on vous mesurera avec la mesure dont vous vous serez servis ».

La mort physique et la mort spirituelle – et le séjour des morts.

L’Apocalypse nous apprend que le cavalier de la mort exterminera un quart de la population. Nous avons déjà examiné les instruments de mort qu’il tient dans ses mains. Que nous mourions de l’un de ces terribles jugements auxquels Dieu permet de s’abattre sur la terre n’est pas la vraie question !

Vieillissant, Isaac dit à ses enfants : « Voici donc, je suis vieux, je ne connais pas le jour de ma mort ». Aucun de nous ne connaît ce jour pour lui-même. Nous ne savons pas exactement comment nous mourrons. Mais nous savons bien une chose : nous sommes tous condamnés à mourir, et nous devrons tous faire face au jugement. L’Ecclésiaste déclare : « Il y a… un temps pour naître et un temps pour mourir ». On avait dit à la mère d’Achille qu’en plongeant son fils dans l’eau du Styx, il serait invulnérable ; ce qu’elle fit, le tenant par le talon. Il gagna bien des batailles. Finalement, il mourut d’une flèche l’ayant atteint… au talon ! C’est une histoire pour nous dire que chacun essaye de trouver des chemins pour échapper aux nombreux dangers de la vie, et à la mort elle-même, mais qu’un jour chacun mourra.

Dernièrement, Newsweek publia, à la une, l’histoire intitulée « Vivre avec la mort ». En ce moment, on assiste à une invasion de best-sellers sur la mort. La mort est tragique à cause de sa finalité – la terreur de la séparation, la rupture de liens, la perte et l’abandon des choses aimées. Nous n’aimons pas quitter la famille et les amis. La mort comporte tant d’incertitudes, de terreur et de crainte de l’inconnu. Personne n’aime être pris au dépourvu. Beaucoup craignent l’avenir. De plus, nous voulons adoucir la réalité de la mort ; nous n’aimons pas en parler ; nous refusons d’y penser. Des millions sont galvaudés pour des cosmétiques, des liftings et une recherche frénétique de la mythique Fontaine de Jouvence. L’apôtre Paul appelle la mort « un ennemi ». La mort fut le prix à payer pour le péché. Dieu dit : Si vous passez outre ma loi, « vous mourrez sûrement ! ». L’homme passa outre et le jugement qui s’ensuivit fut « Tu es poussière, et tu retourneras dans la poussière ».

La Bible est catégorique : tout être humain porte en lui une sentence de mort ; mais ce n’est pas la fin ; « il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement ». Ici nous avons une image de la mort physique et du jugement qui la suit. Voici le cheval pâle avec le séjour des morts qui chevauche en seconde position. A cause du péché d’Adam et d’Eve dans le jardin d’Eden, l’homme subit trois morts : physique, spirituelle et éternelle. « La mort est venue par un homme, c’est aussi par un homme qu’est venue la résurrection des morts… comme tous meurent en Adam, de même aussi tous revivront en Christ… le dernier ennemi qui sera détruit, c’est la mort… Ô mort, où est ta victoire ? Ô mort, où est ton aiguillon ? L’aiguillon de la mort, c’est le péché, et la puissance du péché, c’est la loi. Mais grâces soient rendues à Dieu, qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus-Christ ! ».

Jésus-Christ vint pour abolir la mort, la souffrance, l’injustice de la société des hommes et l’oppression sur cette terre. Il vint pardonner nos péchés et nous donner l’assurance de la vie éternelle. En ce moment-même, il nous prépare une place pour que nous vivions avec lui. En attendant, il lègue le don de la vie éternelle que « …Jésus-Christ, qui a détruit la mort, a mis en évidence la vie et l’immortalité par l’évangile ». Nous sommes aussi assurés que « …par la mort, il anéantit celui qui a la puissance de la mort, c’est-à-dire le diable, et il délivre tous ceux qui par crainte de la mort, il va supprimer pour toujours le diable, cause de souffrance et de mort. Dieu merci, le pouvoir de ce grand ennemi de l’humanité, « la mort », a été brisé. Le dernier ennemi à détruire, c’est la mort. C’est ce qu’a fait Jésus-Christ sur la croix. Dieu le ressuscita de la mort. Maintenant, ceux qui placent leur foi en lui peuvent dire, comme François d’Assise, « O toi, la mort si bienveillante et douce. ». Paul s’exclama : « La mort a été engloutie dans la victoire ! ». Par la mort et la résurrection de Christ, nous pouvons entendre avec joie et certitude, « Je suis le premier et le dernier, et le vivant. J’étais mort ; et voici, je suis vivant aux siècles des siècles. Je tiens les clefs de la mort et du séjour des morts ».

Pour l’incroyant, la mort est solennelle et terrible. Il va immédiatement attendre le jugement-au-grand-trône-blanc. On ne peut lire la Bible et sauter les références à l’enfer. Elles sont claires dans l’enseignement de Christ lui-même. Chaque fois qu’il parle du ciel, il parle de l’enfer ; il en a parlé plusieurs fois. Etre en enfer, c’est être hors de la présence de Dieu.

Jésus emploie trois mots pour décrire l’enfer, D’abord, le feu. « Notre Dieu est un feu dévorant ! », Jésus utilisa le symbole du feu à plusieurs reprises. Je crois que cela signifie une soif de Dieu qui n’est jamais satisfaite. Le deuxième mot utilisé, c’est les ténèbres. La Bible enseigne que Dieu est lumière. L’enfer sera le contraire : « Les fils du royaume seront jetés dans les ténèbres du dehors. ». Ceux qui auront rejeté Christ seront séparés de cette lumière, et seront dans le noir éternel. Le troisième mot, c’est la mort. Dieu est vie. Donc l’enfer, c’est être séparé de la vie de Dieu. « La mort et le séjour des morts furent jetés dans l’étang de feu. C’est la seconde mort, l’étang de feu ». Dieu ne se réjouit pas que des gens aillent en enfer. Il n’a jamais voulu que quiconque y aille. Il a créé l’enfer pour le diable et ses anges.

Mais si nous nous obstinons à suivre la voie du diable et à lui obéir plutôt qu’à Dieu, nous risquons d’y finir. La Bible dit que le désir de Dieu est que tous les hommes soient sauvés. La mort de Christ fut un jugement. Dieu a fait tomber sur lui « l’iniquité de nous tous ». Il porta notre jugement, il porta notre enfer. Dans cette brève période de temps, il endura l’enfer pour chaque personne qui a jamais vécu. Tout ce que nous devons faire est de placer notre confiance en lui.

Mais nous avons une responsabilité : accepter son don gratuit de salut. Nous ne sommes pas sauvés automatiquement, simplement parce que Christ est mort pour nous. La Bible n’enseigne pas l’universalisme (cette idée que tout le monde sera sauvé). Vous devez prendre personnellement la décision de suivre le Christ, et si vous refusez de le faire, vous prenez déjà une décision – la décision de refuser et de tourner le dos au salut.

Pour le vrai croyant en Christ, celui qui s’est repenti de son péché et qui est né d’en-haut, le jugement est passé. Il n’y aura pas d’enfer. Il n’y aura pas de mort éternelle. Christ est mort pour nos péchés et par sa mort, il a détruit la mort. En Christ, nous ne considérons plus la mort comme la reine des terreurs. Paul écrivit : « J’ai le désir de m’en aller et d’être avec Christ, ce qui est de beaucoup le meilleur… ». Pourquoi ? A cause de tout son travail pour le Christ, à cause de toutes ses souffrances ? Non ! Il était prêt car plusieurs années avant, il avait rencontré Christ sur la route de Damas. Ainsi, « nous sommes » déjà « passés de la mort à la vie ». Vous pouvez avoir la vie éternelle maintenant. La victoire sur la mort est le but ultime du christianisme. La mort physique est une simple transition de la vie sur la terre avec Christ à la vie éternelle dans le ciel avec le Christ. Les chrétiens ont une certaine hantise de la mort, mais celle-ci n’atteint que ceux qui se tiennent à l’écart.

Le Dr Donald Grey Barnhouse fut un prince pour le clergé presbytérien américain. Je le connaissais bien. Il est mort il y a quelques années. Sa femme était morte d’un cancer à moins de 40 ans, laissant trois enfants de moins de 12 ans. Certain de la victoire sur la mort, il décida de prêcher le sermon des funérailles lui-même. En route pour l’enterrement, ils furent doublés par un grand camion qui, en passant, jeta son ombre sur la voiture. Il demanda à l’un des enfants : « Préfèrerais-tu être écrasé par ce camion ou par son ombre ? ». « Par l’ombre, bien-sûr ! » répliqua la fille de 12 ans. « Une ombre ne peut pas te faire du mal ». Avec cette réponse, le Dr Barnhouse dit à ses trois enfants sans mère : « Maman a été écrasée, non par la mort, mais par l’ombre de la mort ». A l’enterrement, il parla sur le Psaume 23.

L’incroyant ne voit qu’une fin sans espoir à la vie. Mais le chrétien voit un espoir sans fin. Dans une émission locale de télévision, Malcolm Muggeridge expliqua qu’un vrai chrétien « soupire après la fin de la vie comme l’on soupire après la fin d’un long et pénible voyage de 3 semaines en mer quand on en est aux trois derniers jours. J’attends très impatiemment le moment où ma vie se prolongera dans l’éternité. »

Ces paroles de M. Muggeridge ne décrivent peut-être pas votre sentiment sur la mort ? Peut-être avez-vous peur de la mort et ne ressentez pas cette confiance calme du journaliste célèbre à la télévision ? La crainte maladive de la mort est un comportement normal pour ceux qui ne sont pas encore venus à Christ. La mort est une expérience devant laquelle les gens reculent. Pour le croyant, cependant, la crainte a été chassée. Il a l’assurance que les péchés qui le condamnaient ont été pardonnés, tandis que l’incroyant n’a aucune assurance. Je ne suis pas impatient de mourir, mais je ne crains pas la mort elle-même. Elle sera une glorieuse délivrance. Elle sera l’accomplissement de tout ce que j’ai toujours désiré ardemment. La Bible dit : « Tu me feras connaître le sentier de la vie ; il y a d’abondantes joies devant ta face, des délices éternelles à ta droite ».

Beaucoup de non-croyants essaient de se convaincre qu’ils ne croient ni au surnaturel, ni à la vie après la mort. Ils ont beau essayer, il subsiste une idée agaçante et indomptable que nous n’avons pas été créés seulement pour le temps. Nous savons d’instinct que la justice seule exige déjà un jour de jugement ; à moins d’avoir sciemment résolu la question de notre culpabilité de pécheur, nous sommes chroniquement obsédés par cette crainte.

Si vous admettez la possibilité du surnaturel et reconnaissez les faits de l’évangile tels qu’ils s’appliquent à votre propre vie, vous vous rendrez compte que la crainte de la mort a été enlevée et que la glorieuse paix de la foi fait partie de votre vie.

Lord Byron, qui se livra tôt dans sa vie à la poursuite du plaisir, écrivit un an avant de mourir :

« Mes jours sont comme les feuilles d’automne ;
Les fleurs et les fruits de l’amour sont partis ;
Le ver, le chancre et le chagrin
seuls sont miens ».

Je ne puis m’empêcher de l’opposer à Adam Clarke, dont les commentaires sur la Bible sont utilisés dans le monde entier. Agé de 84 ans, il dit : « Je suis passé par le printemps de ma vie. J’ai résisté à la chaleur de l’été. J’ai cueilli les fruits de l’automne. Je supporte encore maintenant les rigueurs de son hiver, mais je vois non loin l’approche d’un nouveau printemps éternel. Alléluia ! »

La mort sera une aventure merveilleuse et glorieuse pour ceux qui s’y sont préparés, mais non pour tous. La crainte de la mort habite de nombreuses personnes, mais elles évacuent leur crainte en refusant d’en parler ou d’y penser. En conséquence, elles ne résoudront jamais le problème. La Bible nous avertit clairement de « nous préparer à la rencontre de notre Dieu » ; ce qui veut dire : le rencontrer en jugement. On a des craintes si l’on n’est pas préparé. La Bible dit que « l’aiguillon de la mort, c’est le péché ; et la puissance du péché, c’est la loi » et la mort reste une crainte, avec raison, jusqu’à ce que le problème soit résolu. La réponse de la Bible est la repentance du péché et la venue de Jésus en nous comme Sauveur et Seigneur. Une fois le problème du péché résolu, la mort n’aura pas d’aiguillon pour nous, et la plupart des craintes disparaîtront.

Votre cœur peut connaître la paix, l’assurance personnelle et perpétuelle du salut si vous acceptez de reconnaître votre état de pécheur aux yeux de Dieu, de demander son pardon et sa purification par le sang de Christ, versé sur la croix, et de mettre votre confiance en Jésus, le fils de Dieu, votre Sauveur et Seigneur. Christ est mort pour faire tout ceci. Laissez-moi vous conseiller fortement d’obtenir une Bible et de lire, ou de demander à quelqu’un de vous aider à lire les versets suivants : Romains 3.12 ; 3.23 ; 2 Timothée 3.5 ; Romains 3.19 ; Ephésiens 2.8 ; Luc 19.10 ; Romains 5.8 ; Hébreux 7.25 ; Romains 10.13 et 10.9-10. Ce ne sont pas des versets magiques. Ils parlent simplement de notre besoin et de l’action du Christ dans ce domaine. Vous n’êtes pas obligés d’accomplir quelque action d’éclat pour être sauvé. Tout ce que vous devez faire est d’accepter la chose merveilleuse que Christ a faite pour vous. Après avoir reçu cette assurance dans votre cœur, parlez-en aux autres. Montrez aussi par votre vie quotidienne que Christ vous a changé pour sa propre gloire.

Le 4ème cavalier, la mort et le séjour des morts chevauchent à l’horizon, au moment-même où vous lisez cette page. Comment réagirez-vous ? Entendrez-vous le bruit de ses sabots à temps ? Choisirez-vous la vie, ou céderez-vous à la mort ? Le cheval pâle et son cavalier sont l’avertissement de Dieu pour vous – pour donner votre vie à Christ – et ensuite donner votre vie pour en aider d’autres, spirituellement et physiquement.

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