Dieu n’est pas loin

Seconde épître de Pierre 3.3 à 10

… sachant avant tout que, dans les derniers jours, il viendra des moqueurs avec leurs railleries, marchant selon leurs propres convoitises, et disant : où est la promesse de son avènement ? Car, depuis que nos pères sont morts, tout demeure comme dès le commencement de la création.

Ils veulent ignorer, en effet, que des cieux existèrent autrefois par la parole de Dieu, de même qu’une terre tirée de l’eau et formée au moyen de l’eau, et que par ces choses le monde d’alors périt, submergé par l’eau, tandis que, par la même parole, les cieux et la terre d’à présent sont gardés et réservés pour le feu, pour le jour du jugement et de la ruine des hommes impies.

Mais il est une chose, bien-aimés, que vous ne devez pas ignorer, c’est que, devant le Seigneur, un jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un jour. Le Seigneur ne tarde pas dans l’accomplissement de la promesse, comme quelques-uns le croient ; mais il use de patience envers vous, ne voulant pas qu’aucun périsse, mais voulant que tous arrivent à la repentance. Le jour du Seigneur viendra comme un voleur : en ce jour, les cieux passeront avec fracas, les éléments embrasés se dissoudront, et la terre avec les œuvres qu’elle renferme sera consumée.


10
LE JOUR QUI VIENT

Je vous demande d’incliner la tête pendant la prière. Il y a des centaines de personnes ici ce soir, dans cet immense Madison Square Garden, dont les problèmes doivent être résoclus, les fardeaux enlevés et les péchés pardonnés. Beaucoup parmi vous ont besoin d’une nouvelle dimension à leur vie, d’un nouvel objectif et d’un nouveau sens à leur existence. Vous pouvez trouver cela en ce dernier soir de cette grande campagne d’évangélisation. Des milliers de gens durant ces quelques derniers jours ont rencontré Jésus-Christ. Beaucoup d’entre eux ne seront plus jamais les mêmes. Vous aussi, vous pouvez rencontrer Christ.

La Bible dit : « La moisson est passée, l’été est fini, et nous ne sommes pas sauvés. »1 Cette moisson particulière sera terminée dans quelques minutes, et beaucoup d’entre vous n’ont pas encore rencontré Christ. J’espère que vous ne laisserez pas cette soirée passer sans avoir rencontré Christ face à face. Prions :

1 Jérémie 8.20.

« Notre Père et notre Dieu, nous Te prions afin que ton Saint-Esprit convainque de péché, de justice et de jugement et qu’Il attire des hommes et des femmes et des jeunes au Sauveur. Nous Te le demandons en son nom. Amen. »

Ce soir, pour notre dernier message, j’aimerais que vous vous penchiez avec moi sur le troisième chapitre de la seconde épître de Pierre. J’aimerais parler des « signes des temps », de la fin du monde, et du retour de Jésus-Christ. Au verset 3, nous lisons : « Dans les derniers jours, il viendra des moqueurs avec leurs railleries, marchant selon leur propre convoitise » Remarquez cette expression : les derniers jours ; on la retrouve souvent dans la Bible.

La Bible dit qu’il y aura un temps précis dans l’histoire qui sera connu sous le nom des derniers jours. Bien des gens pensent que nous vivons maintenant cette période. Personne ne peut en être certain, et la Bible nous avertit de ne pas spéculer sur le temps, les saisons et les dates. Mais il y a un temps dont la Bible parle qui s’appelle les derniers jours.

La fin de ce verset parle des moqueurs qui viendront dans ces derniers jours. Des cyniques qui diront : « Oh ! Dieu est mort, on ne peut Le trouver nulle part. Nous sommes partis dans l’espace et nous ne L’avons pas rencontré, ni Lui, ni ses anges, quand nous étions là-haut. Il y en aura d’autres qui riront à l’idée du jugement et du retour de Jésus-Christ sur cette terre. Ils se moqueront de tout cela. Pourquoi ? La suite du verset nous l’explique : « … marchant selon leurs propres convoitises. » Ils ne veulent pas que Christ revienne et intervienne dans leur manière de vivre. Ils aiment leurs convoitises, ils aiment tellement leurs péchés qu’ils ne désirent pas que Christ revienne ; et ils ne peuvent pas accepter l’idée que Dieu est un Dieu de jugement.

Nous savons que Dieu est un Dieu d’amour et de miséricorde, mais la Bible enseigne aussi que Dieu est un Dieu de colère ; mais sa colère n’est pas une colère émotionnelle comme celle que vous et moi ressentons. C’est une colère divine contre le mal, c’est la juste indignation que Jésus a éprouvée quand Il est entré dans le temple et qu’Il en a chassé les marchands, la juste colère qu’il ressentit quand Il s’est adressé aux pharisiens et qu’il leur a donné toutes sortes de noms comme nous le rapporte le chapitre 23 de l’Evangile de Matthieu. Il les a tout spécialement accusés d’être hypocrites, et s’il y a quelque chose que Dieu ne peut supporter, c’est bien l’hypocrisie.

Les Ecritures disent encore : « Ils veulent ignorer, en effet, que les cieux existèrent autrefois par la parole de Dieu, de même qu’une terre tirée de l’eau et formée au moyen de l’eau, et que par ces choses le monde d’alors périt, submergé par l’eau, tandis que, par la même parole, les cieux et la terre d’à présent sont gardés et réservés pour le feu, pour le jour du jugement et de la ruine des hommes impies. Mais il est une chose, bien-aimés, que vous ne devez pas ignorer; c’est que, devant le Seigneur, un jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un jour. Le Seigneur ne tarde pas dans l’accomplissement de la promesse, comme quelques-uns le croient ; mais il use de patience envers vous, ne voulant pas qu’aucun périsse, mais voulant que tous arrivent à la repentance. Le jour du Seigneur viendra comme un voleur ; en ce jour, les cieux passeront avec fracas, les éléments embrasés se dissoudront, et la terre avec les œuvres qu’elle renferme sera consumée. »2

2 2 Pierre 3.5-10.

Dans ce passage de Ecriture, l’apôtre Pierre, sous l’inspiration du Saint-Esprit, souligne quelque chose qui est enseigné de la Genèse à l’Apocalypse, à savoir qu’un jour de jugement approche, que le monde devra comparaître devant Dieu. Vous serez là en tant que personne, nous serons là en tant que nation et en tant que société pour rendre compte de notre administration ici-bas.

Des hommes de science parlent de génocide racial et de suicide racial. On commence à employer les expressions d’Harmaguédon, de fin de la race humaine et de fin du monde. Bien des savants sont pessimistes ; ils ne savent pas si le monde pourra durer encore longtemps. Dernièrement, on citait un savant qui aurait dit : « Il est possible maintenant de détruire la race humaine en un seul jour. » A quoi un savant canadien aurait répondu : « Vous vous trompez, on peut maintenant détruire la race humaine en une seule minute. » L’homme lui-même pourrait amener le jugement sur l’humanité en faisant une faute.

Plusieurs historiens insistent sur le fait que nous avançons vers la fin des temps. C’est pourquoi nous trouvons beaucoup de pessimisme, et je pense qu’une des raisons des révoltes d’étudiants et de cette recherche presque hallucinée du plaisir et de l’amusement est le spectre de la destruction de la race humaine. Une foule de gens ont cette idée : puisque tout va finir, profitons et jouissons.

Des étudiants disent : « Peut-être pouvons-nous faire quelque chose », et ils proclament qu’ils veulent changer ce monde. Ils se trouvent devant le même vieux problème que chaque génération a dû affronter : la nature humaine. La convoitise, la cupidité, la haine, la jalousie et tout ce qui crée les conditions propres à faire naître la guerre.

Ainsi la race humaine se trouve en ce moment sur la corde raide. Les grands de ce monde ne connaissent pas la réponse à notre problème.

On rencontre trois tendances dans la théologie moderne. Il y a tout d’abord le pessimisme. Harry Emerson Fosdick a été pasteur à New York pendant plusieurs années. Vers la fin de sa vie, il déclara : « Si notre pensée est dominée par les grands événements de notre génération, nous ne pouvons éviter le désespoir. » Ainsi, nous avons une théologie du désespoir. Il y a aussi la théologie de l’activisme et enfin la théologie de l’espoir. Je me rattache à ce dernier groupe, car mon espérance n’est pas ancrée en ce monde ou en ce que l’homme va faire ou ne pas faire, mais elle est centrée sur la personne de notre Seigneur Jésus-Christ qui, nous dit la Bible, va revenir un jour et remettre de l’ordre dans tout ce chaos. Voilà notre espérance : Jésus-Christ.

On raconte l’histoire d’un policier new-yorkais qui vit un jour un homme qui s’apprêtait à sauter d’un pont pour en finir avec la vie. Le policier alla vers lui et essaya de l’en dissuader, mais le gars lui répondit : « Mes problèmes et ceux du monde sont si grands que je vais me suicider. » Le policier lui dit : « Bon, je vais faire un marché avec vous : je vous donne cinq minutes pour me dire pourquoi la vie ne vaut pas la peine d’être vécue, si vous me donnez cinq minutes pour vous dire pourquoi elle vaut la peine d’être vécue. » Ils parlèrent alors pendant dix minutes, puis se jetèrent Les deux dans le vide.

C’est ainsi que sont beaucoup de gens, ici à New York. J’étais dans un taxi, hier, et le chauffeur me demanda: « Etes-vous allé entendre le prédicateur Graham ? » — « Oui, oui, répondis-je, je suis allé au Madison Square Garden. » — « D’où êtes-vous ? » demanda-t-il. Nous étions trois dans le taxi mais il m’avait interpellé, moi, sans pouvoir me voir, car j’étais assis derrière. Je lui répondis que je venais de la Caroline du Nord. « Est-ce que vous avez des problèmes, là-bas ? ;» Je lui répondis qu’en effet nous en avions quelques-uns. Il ajouta : « Je vous dis une chose, c’est que cette ville-ci est une atroce pétaudière. »

Et il commença à me dire à quel point tout allait mal.

C’est le sentiment qu’ont beaucoup de gens. Ils pensent que nos problèmes ne peuvent être résolus, qu’ils n’ont pas de réponse, pas d’issue. Ils abandonnent la lutte.

J’ai lu l’autre jour un article disant que nous avons maintenant ce qu’on appelle une mentalité suicidaire. La Bible nous enseigne que nous nous avançons vers des troubles, vers un jugement et des tribulations. Mais, au-delà de toutes ces choses, la Bible parle du retour de Christ. Il viendra s’asseoir sur son trône pour diriger le monde. Je me réjouis de ce jour, je m’y prépare depuis des années. Les saintes Ecritures nous disent que quand nous recevons Christ comme Sauveur nous devenons membres de son corps, nous devenons ses cohéritiers et nous allons régner avec Lui quand Il viendra dans son royaume.

Jésus a dit que du temps de Noé les choses se sont passées comme elles se passeront au jour de la venue du Fils de l’homme. La situation ressemblera à ce qu’elle était avant le déluge. Quand les conditions d’avant le déluge se reproduiront, alors la fin sera proche, a dit Jésus. Ce qui a été, c’est ce qui sera.

Que se passait-il donc du temps de Noé ? Lisez les chapitres 4, 5 et 6 du livre de la Genèse. La Bible dit que la connaissance augmentait. La somme des connaissances double tous les dix ans. Les savants qui vivent aujourd’hui représentent soixante-quinze pour cent de tous les savants qui ont jamais vécu. Nous avons des ordinateurs qui peuvent effectuer cinquante-cinq millions d’opérations à la seconde. Voilà comment augmentent les connaissances.

L’époque de Noé était une époque de technologie. On lit dans le quatrième chapitre de la Genèse : « Tsilla enfanta Tubal-Caïn ; il fut l’ancêtre de tous les forgerons en airain et en fer. »3 La découverte de l’airain et du fer transforma le monde au temps de Noé : c’était une révolution technologique. Considérez ce que la technique fait à notre époque. Pensez seulement au rayon laser4. Ce fin rayon de lumière peut être employé de tant de manières différentes qu’il va révolutionner le monde.

3 Genèse 4.22.

4 Source lumineuse pouvant produire des éclairs très intenses de lumière cohérente, utilisée dans le domaine des télécommunications, en biologie, etc.

C’était une époque d’amusements. Les instruments de musique, nous dit la Bible, étaient très développés. Savez-vous pour quelle raison les Beatles restent si célèbres ? Ils ont à leur disposition une troupe fantastique d’experts fabriquant de nouveaux instruments, trouvant de nouveaux sons et écrivant de la nouvelle musique. C’est ce qui se passait au temps de Noé.

En ce temps-là, on donnait aussi une importance anormale à la sexualité. Le début du sixième chapitre de la Genèse, qui décrit cette époque, parle d’une grande décadence morale. Sur le plan sexuel, les gens étaient devenus vils, dégénérés. C’est aussi le cas de notre époque, envahie par la pornographie, par exemple.

Ce qui a été, c’est ce qui sera. Jésus a dit que les choses se sont passées une fois ainsi dans l’histoire et qu’il y eut le déluge. Ces événements se reproduiront et le jugement dernier viendra.

On construisait de grandes villes. Nous lisons dans la Genèse : « Caïn bâtit une ville, et il donna à cette ville le nom de son fils. »5 C’est la première fois dans la Bible que l’on cite le mot ville. Quand Dieu créa l’homme, Il ne le mit pas au milieu d’une ville, mais dans un jardin. Moralement et spirituellement, il y a des tentations dans une ville que l’on ne rencontre pas dans un petit village ou dans une région rurale. Il y a soixante-quinze ans, quatre-vingt-cinq pour cent environ de la population vivait dans des agglomérations rurales. Aujourd’hui, soixante-quinze pour cent des gens vivent dans des régions urbaines. Tout change beaucoup en quelques années. Du temps de Noé, un des signes était que les gens partaient vivre dans les villes qu’ils construisaient.

5 Genèse 4.17.

C’était un temps où l’on faisait bonne chère. Jésus nous rapporte qu’on buvait et mangeait. Les gens s’intéressaient aux choses matérielles, ils avaient bien peu d’appétit pour les choses spirituelles et pour Dieu. Leur faim se portait sur leur estomac, la satisfaction de leurs désirs sexuels, et leur soif de connaissance était devenue malsaine. On apprenait toujours, dit la Bible, sans parvenir à connaître la vérité. Dans les pays riches, nous sommes continuellement en train de suivre des régimes. Nous avons à notre disposition toutes sortes de pilules et de produits pour couper l’appétit. Enseigner à manger moins est devenu une véritable industrie, alors que plus de la moitié du monde cherche à pouvoir manger à sa faim. En Amérique, en Europe et dans les pays riches, nous sommes devenus des géants de la gloutonnerie. Nos chiens sont mieux nourris que des millions d’êtres humains dans d’autres parties du monde. Les choses se passaient ainsi du temps de Noé.

Il y avait des vagues de violence dans le monde entier. Le pape Paul VI a dit, il y a quelques jours : « La violence, les tensions, le terrorisme et les représailles secouent douloureusement l’humanité entière. » Il a raison. Jésus nous dit qu’il en était de même au temps de Noé : les gens s’adonnaient à la violence, à l’anarchie ; on se révoltait contre toute autorité. Il en est de même aujourd’hui, et ce problème ne se pose pas seulement en Amérique. Quelqu’un m’a dit dernièrement que nous autres, Américains, étions le peuple le plus violent du monde. Je n’en suis pas très sûr. Dans certaines régions d’Europe, tout semble assez calme ; mais souvenez-vous que, durant ces cinquante dernières années, il y eut deux guerres d’une violence extrême.

Le monde entier vit dans la violence. Allez voir en Chine. Ma femme est née et a été élevée en Chine, où son père dirigeait un grand hôpital. Il disait qu’en vingt-cinq ans il ne s’était pas passé un seul jour sans qu’il ait dû soigner quelqu’un pour blessures provoquées par des armes à feu, Une fois, il en eut même six cents en même temps. J’appelle cela de la violence.

Nous ne sommes pas le seul peuple violent du monde. Là où il y a des hommes, il y a de la violence dans leurs cœurs : c’est une révolte universelle contre l’autorité, c’est un désordre général. La Bible dit : « Ce qui a été, c’est ce qui sera. »6 C’est un autre signe que la fin approche.

6 Ecclésiaste 1.9.

Dans l’épître de Jude, au verset 11, on parle d’hommes qui ont suivi la voie de Caïn. Caïn avait vécu avant Noé : il avait montré le chemin de la violence et de la licence qui amenèrent le déluge. Caïn croyait autant en Dieu que son frère Abel ; il n’était pas athée, il était même religieux. Les gens du temps de Noé étaient religieux, mais ils avaient une fausse conception de la religion. Caïn crut qu’il pouvait ignorer le plan de salut de Dieu et y substituer une religion de bonnes œuvres, d’éthique, de culture et de justice humaines : et tout ceci ne devint qu’un humanisme. Aujourd’hui, nous avons un prétendu humanisme chrétien qui laisse de côté l’Evangile, qui ignore le fait que l’homme a besoin d’une relation personnelle avec Jésus-Christ. Il en va de même aujourd’hui, nous suivons la voie de Caïn, le chemin de l’humanisme. En Nouvelle-Zélande, la Société humaniste combattit notre campagne d’évangélisation par des affiches portant ces mots : « Ne vous laissez pas effrayer par Billy Graham. » C’est Dieu que nous avons besoin de craindre, pas moi.

La Bible nous dit que vers la fin du monde il y aura un temps de péril, de guerre, de destruction, de désordre et d’immoralité si grands que Dieu devra intervenir et tout arrêter de peur que nous provoquions un génocide général. Lisez ce que Jésus a dit, ce que les Ecritures déclarent : « La détresse sera si grande qu’il n’y en a point eu de pareille depuis le commencement du monde jusqu’à présent, et qu’il n’y en aura jamais. Et, si ces jours n’étaient abrégés, personne ne serait sauvé ; mais, à cause des élus, ces jours seront abrégés. »7 Dieu ne va pas laisser la race humaine exploser dans une guerre atomique, Il va tout arrêter à cause des élus.

7 Matthieu 24.21, 22.

C’est pourquoi il est si important pour les croyants — même si nous sommes une petite minorité — de savoir qu’à cause de nous l’espèce humaine sera sauvée. Par amour pour ce petit nombre, cette petite minorité qui croit, la race humaine en réchappera. C’est ce que les saintes Ecritures disent.

Ce sont des passages bibliques au sujet desquels on entend peu de prédications. Aujourd’hui, ce sont les savants qui prédisent Harmaguédon et annoncent le jugement ! Mais c’est nous qui devrions enseigner aux gens, leur prêcher, les avertir et leur montrer le chemin du salut.

Au sein de la génération de cette époque vivait un homme qui croyait en Dieu, qui marchait avec Lui. Et Dieu dit que tout allait si mal, que la décadence et la violence étaient telles qu’Il voulait détruire la race humaine et recommencer. Car, voyez-vous, quand Dieu créa l’homme, Il lui fit un don qu’Il ne fit pas à d’autres créatures. Il créa l’homme à son image et Il lui donna la liberté du choix. L’homme s’empara de cette liberté. Il suivit sa propre voie, se révolta contre Dieu, vécut sa vie seul, et Dieu lui dit : « Si tu te révoltes contre moi, tu mourras. » Depuis ce moment-là, l’homme a souffert et est mort. « Il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement. »8 Le péché, c’est la révolte contre Dieu. Nous sommes des rebelles. La Bible dit : « Tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu. »9 Nous sommes tous condamnés à mourir, nous sommes tous sous la condamnation de Dieu. Le salaire du péché, c’est la mort.

8 Hébreux 9.27.

9 Romains 3.23.

Mais en ce temps-là vivait un homme qui était seul à croire en Dieu. Son nom était Noé. Aujourd’hui, dans le monde entier, dans chaque pays et dans chaque ville du monde, de Moscou à Pékin, il y a des gens qui croient en Dieu. Ils doivent peut-être le faire en secret, mais ils croient. Quand la fille de Joseph Staline, Mme Alliluieva, vint en Amérique, elle déclara, elle qui avait été élevée dans l’athéisme intellectuel : « Je ne pouvais plus vivre dans un monde où il n’y avait pas de Dieu. » Puis elle dit encore : « Partout en Union soviétique il y a des croyants, même dans le Parti communiste. »

Noé croyait en Dieu au milieu de cette génération pervertie, et il osa être seul. Il osa se lever pour la cause de Dieu au milieu d’un monde qui vivait pour n’importe quoi. Je vous assure que, aujourd’hui, se tenir devant une université et dire « Je crois en Dieu », tenir une Bible et déclarer « Je crois que ce livre est la parole inspirée de Dieu » demande beaucoup de courage. Bien des professeurs et bien des étudiants ont une vie solitaire parce qu’ils croient en Christ et qu’ils croient la Bible. Mais ils sont là quand même. Dieu a son peuple répandu dans le monde entier, et une campagne d’évangélisation comme celle-ci rassemble beaucoup de croyants. Plusieurs d’entre vous partiront et devront livrer des batailles contre eux-mêmes et contre les autres.

Noé osa être seul. C’est ce que Jésus voulait dire quand Il déclarait qu’il fallait prendre sa croix et Le suivre, porter son opprobre, sortir du camp avec Lui et supporter l’impopularité. Acceptez-vous de faire cela ? Il nous demande de calculer le prix. Vous devrez peut-être être seul. Noé était seul et Dieu vint à lui et lui dit : « Je vais détruire la race humaine par un déluge. Je vais faire pleuvoir pendant quarante jours et quarante nuits. Je veux que tu construises un bateau, que tu sauves ta famille et les animaux. » Et la Bible nous dit que Noé crut Dieu : il ne discuta pas avec Lui en disant : « Seigneur, aucune évidence scientifique ne prouve qu’un déluge va venir. Personne n’en parle. Aucun savant, aucune sommité universitaire n’en a rien dit. » La Bible dit que « c’est par la foi que Noé, divinement averti des choses qu’on ne voyait pas encore (il n’y avait aucune évidence) et saisi d’une crainte respectueuse (remarquez que c’est la crainte qui le fit agir), construisit une arche »10.

10 Hébreux 11.7.

Si une génération a des raisons de craindre et de se mettre en ordre avec Dieu, c’est bien la nôtre. Les titres des journaux nous le hurlent, ils nous le prêchent chaque jour. Je crois que c’est le juge Warren qui a dit qu’il ouvrait toujours son journal à la page sportive d’abord, pour apprendre ce que l’homme réussissait, puis qu’il lisait les premières pages pour y constater les échecs humains.

Dieu dit : « Noé, je veux que tu construises ce bateau de cent trente-cinq mètres de long, de vingt-deux mètres et demi de large et de treize mètres et demi de haut. Il aura trois étages, une fenêtre et une porte sur le côté, et je veux que tu le prépares aussi rapidement que possible. » Noé commença à construire son arche. Les gens riaient, se moquaient et pensaient qu’il était devenu fou ; mais, naturellement, comme il payait bien, ils travaillaient pour lui et l’aidaient. Mais ils se moquaient quand même. Et, pendant les cent vingt ans que prit la construction de l’arche, Noé prêchait et avertissait les gens : « Repentez- vous, le jugement vient, croyez. » Mais ses auditeurs riaient, se moquaient de lui et ne croyaient pas.

Dieu aurait pu envoyer le jugement plus tôt, mais Il ne le fit pas. Dieu avait un secret sur lequel vous pourrez méditer. L’homme qui vécut le plus longtemps, Métuschélah, mourut à l’âge de neuf cent soixante-neuf ans. Pourquoi fut-il l’homme le plus vieux du monde ? Y avez-vous jamais songé ? Son nom signifie « quand il mourra, cela arrivera ». Tant que Métuschélah vécut, Dieu n’envoya pas le déluge. Mais le jour où il mourut le déluge commença. Dieu l’utilisa comme symbole de son amour, de sa grâce, de sa miséricorde et de sa patience, espérant que l’humanité se repentirait de ses péchés et se tournerait vers Lui avant qu’il ne soit trop tard. Métuschélah continuait à vivre. Il est pour toujours dans la Bible une illustration de l’amour, de la patience et de la grâce de Dieu. Dieu aurait pu juger les hommes plus tôt, mais il ne le fit pas.

Métuschélah vivait, et le jour de sa mort le déluge vint. « Quand il mourra, cela arrivera. »

Et maintenant, qu’est-ce que Dieu emploie dans notre génération ? Vous pouvez le lire dans 2 Thessaloniciens, chapitre 2, versets 6 et 7 : « Vous savez ce qui le retient, afin qu’il ne paraisse qu’en son temps. Car le mystère de l’iniquité agit déjà ; il faut seulement que celui qui le retient encore ait disparu. » Le Saint-Esprit est la puissance que Dieu utilise pour retenir, et tant que le Saint-Esprit est présent, dans toute sa puissance, travaillant comme nous l’avons vu ici dans ce Madison Square Garden, Dieu supportera et sera miséricordieux, désirant et voulant qu’aucun ne soit perdu, mais que tous soient sauvés.

Nous vivons dans le temps de la miséricorde divine. Nous respirons et nous vivons par la miséricorde et la grâce de Dieu. Le Saint-Esprit est la gigantesque puissance dont Dieu se sert pour retarder la fin. Mais je connais des théologiens qui disent qu’il se pourrait que le ministère de grâce du Saint-Esprit soit sur le point d’être enlevé. L’œuvre du Saint-Esprit amenant des individus à Christ s’amplifie, car des gens se convertissent dans le monde entier. La Bible dit que quand approchera la fin de l’histoire la prédication de l’Evangile augmentera et l’Evangile sera entendu dans le monde entier. Aujourd’hui, l’Evangile est annoncé dans le monde entier par la radio, par la télévision et par la page imprimée. Quand, de l’espace, le cosmonaute Frank Borman a lu la Parole de Dieu, il a été entendu par des millions d’hommes sur toute la terre. Le Saint-Esprit est la puissance par laquelle Dieu retient le jugement. Au moment où le Saint-Esprit sera enlevé, cette terre deviendra pratiquement un enfer, et la Bible dit que Christ reviendra.

Voulez-vous lire ce qu’on nous dit de sa venue ? Je vais vous le lire ; mais il y a tellement de passages dans la Bible qui parlent du retour de Christ qu’il est presque impossible de les lire tous. Mais voyons le dix-neuvième chapitre de l’Apocalypse, à partir du verset 11 : « Puis je vis le ciel ouvert, et voici, parut un cheval blanc. Celui qui le montait s’appelle Fidèle et Véritable, et il juge et combat avec justice. Ses yeux étaient comme une flamme de feu ; sur sa tête étaient plusieurs diadèmes ; il avait un nom écrit, que personne ne connaît, si ce n’est lui-même ; et il était revêtu d’un vêtement teint de sang. Son nom est la Parole de Dieu. Les armées qui sont dans le ciel le suivaient sur des chevaux blancs, revêtus d’un fin lin, blanc, pur. De sa bouche sortait une épée aiguë, pour frapper les nations ; il les paîtra avec une verge de fer ; et il foulera la cuve du vin de l’ardente colère du Dieu tout-puissant. Il avait sur son vêtement et sur sa cuisse un nom écrit : Roi des rois et Seigneur des seigneurs. »

Il revient ! Non pas comme le petit bébé de Bethléhem, mais comme le puissant Roi des rois et Seigneur des seigneurs. Il a dit Lui-même qu’il reviendrait pour intervenir dans l’histoire afin de sauver le monde de la destruction; parce que Dieu aime le monde. Il reviendra pour juger, pour diriger, Il sera le chef.

Le futur dirigeant du monde, ce n’est ni le capitalisme ni le communisme, c’est Christ. Il est Celui qui dirigera. Il est le Roi des rois, le Seigneur des seigneurs.

Jésus a dit qu’il viendrait comme un voleur dans la nuit. Dans la première épitre de Paul aux Thessaloniciens, nous lisons qu’il viendra pour les croyants. Tous les croyants ressusciteront. Oui, je reverrai mon père un jour. Je reverrai ceux que j’aime, je les retrouverai. Nous les reverrons. Les Ecritures disent : « De deux femmes qui moudront ensemble, l’une sera prise et l’autre laissée. De deux hommes qui seront dans un champ, l’un sera pris et l’autre laissé. »11 Elles déclarent encore : « Tenez-vous prêts, car le Fils de l’homme viendra à l’heure où vous n’y pensez pas. »12

11 Luc 17.35, 36.

12 Luc 12.40.

Nous ne connaissons pas le moment, mais nous lisons les signes des temps, et ceux-ci nous indiquent que nous approchons du moment glorieux où Christ reviendra. Savez-vous ce que l’écriture dit à ce propos ? « Consolez-vous donc par ces paroles. »13 Nous n’avons pas beaucoup de consolations aujourd’hui, mais la perspective du retour de Christ devrait être une grande consolation pour chaque croyant. Nous avons une espérance, un programme, un avenir. Le futur nous appartient. Nous sommes du côté de la victoire. Consolons-nous les uns les autres par ces paroles.

13 1 Thessaloniciens 4.18.

La Bible dit encore plus : elle déclare que cette espérance nous purifie. En d’autres termes, elle est une part de notre sanctification. C’est la croissance dans la grâce et la connaissance de Christ. Notre espoir, centré sur son retour, devrait nous faire vivre des vies pures et obéissantes.

La Bible dit que nous devons veiller. C’est ce que nous faisons ce soir. J’ai pris l’habitude chaque soir, avant d’aller au lit, de penser : « S’il venait cette nuit ! » Je me réveille le matin et ma première pensée est : « Je me demande s’Il va venir aujourd’hui. » Oh ! j’aimerais Le voir venir. Quel jour ce sera ! Toutes nos douleurs et toutes nos peines seront passées, toutes nos larmes seront essuyées, tous nos problèmes seront résolus. Quel jour ce sera ! Jésus résoudra nos problèmes sociaux, ceux avec lesquels nous nous débattons — ceux que nous essayons de résoudre de notre mieux — tous ils seront totalement résolus. Le problème racial, le problème de la pauvreté et le problème de la guerre seront résolus. Il n’y aura plus de guerre. Quel jour ce sera quand nous serons avec Lui dans l’éternité !

Jésus a dit : « Soyez prêt. » Etes-vous préparé pour ce jour-là ? Christ est-Il dans votre cœur ? Etes-vous prêt pour le jour du jugement ? Si Christ venait ce soir, seriez-vous prêt ? La Bible dit : « Prépare-toi à la rencontre de ton Dieu. »14 Comment s’y prépare-t-on ? Vous le faites tout d’abord en étant certain que Christ est votre Sauveur et en vous repentant de vos péchés.

14 Amos 4.12.

Que signifie se repentir ? C’est dire à Dieu : « J’ai péché, je veux abandonner mon péché, je veux changer ma manière de vivre. »

Puis, par la foi, vous recevez Christ comme Sauveur. Vous ne placez pas votre confiance dans vos bonnes œuvres, vous ne vous appuyez sur rien, sinon sur Jésus-Christ, et sur ce qu’Il fit à la Croix pour votre salut. Rien d’autre.

Vous devez Le recevoir par la foi et croire. Puis vous devez accepter de Le suivre et de Le servir. Cela veut dire que vous commencez à vivre une vie disciplinée sous la seigneurie de Christ. Cela signifie que vous Le servez dans les menus détails de chaque jour. Dieu n’est pas indifférent à vos actions, Il voit les petites choses pour lesquelles personne ne vous aura jamais remercié. Combien d’entre vous accomplissent des actions qui sont louables, que personne ne voit et pour lesquelles personne n’a de gratitude. Vous aimeriez être remercié ? Dieu garde le souvenir de ce que vous faites. Servez-Le de mille manières, chaque jour.

Je vous demande de recevoir Christ maintenant. Je vais demander à des centaines d’entre vous de se lever et de déclarer, en venant ici : « Je reçois Christ. Je L’accepte comme mon Seigneur et mon Sauveur. Je veux le pardon de mes péchés. Je veux savoir que j’irai au ciel. »

Comme vous le voyez, des centaines de personnes viennent de partout dans ce grand Madison Square Garden pour se consacrer à Christ. Vous pouvez faire de même chez vous, dans un bar, dans un hôtel, n’importe où. Vous pouvez dire un oui éternel à Christ et Il pardonnera vos péchés et transformera votre vie.

Le 22 juin 1969.

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