Re-naître

Troisième partie
La réponse de l’homme

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LA NOUVELLE NAISSANCE, C’EST POUR AUJOURD’HUI

Le café semble amer et le toast froid au journaliste quand sort l’édition du matin. Une nouvelle émeute en Egypte. L’Afrique déchirée entre les factions rivales. Le Moyen-Orient jusqu’à ce dernier incident paraissait calme, mais tout peut exploser. Trois étudiantes tuées sur le campus d’une des plus célèbres universités.

Que peut faire l’Américain moyen ? Il se sent impuissant, dépassé. Tous les comités, les résolutions, les sommets, les changements de gouvernements ne changent pas la société.

Si nous voulons sauver l’humanité, il faut faire vite, et que ce soit radical. Les forces qui gouvernent notre monde sont tellement submergées que partout des hommes et des femmes commencent à hurler leur désespoir. Ils se sentent comme cet homme dont parle John Bunyam dans son Voyage du Pèlerin : « Il était plongé dans une profonde détresse, et s’écria, comme il l’avait déjà fait : Que faut-il que je fasse pour être sauvé ? »

Notre monde paraît connaître d’importants progrès en bien des domaines : mais l’homme, lui, ne progresse pas. Nous pouvons voir un engin spatial évoluer sur la Lune et des photographies précises de la surface de la planète Mars, mais nous ne sommes pas en sécurité quand nous nous promenons dans la rue, la nuit. Les péchés subtils d’égoïsme et d’indifférence prolifèrent. Des hommes et des femmes respectables avouent des passions grossières. Qui peut encore être choqué de quelque chose ? Les vices s’étalent et les gens volent, trichent, violent et tuent.

Un cinéaste a dit que si l’on veut voir l’évolution de la moralité dans l’espace d’une génération, il suffit de comparer les films d’autrefois avec les productions actuelles. Quel chemin parcouru !

Pourtant l’homme a maintes fois tenté de se changer lui-même. Nous avons cru parvenir à une élévation du niveau moral en améliorant notre environnement, mais bien des écologistes sont déçus par les résultats.

Comment changer l’humaine nature ?

Du dehors vers le dedans, ou de l’extérieur vers l’intérieur. La recherche pédagogique fait une large part aux études anthropologiques, psychologiques et sociologiques. Trop souvent, toutefois, ces chercheurs ignorent le fait du péché de l’homme. On voit l’homme comme une simple combinaison de gènes et de chromosomes, modifiée par le milieu ambiant. L’Association américaine d’Anthropologie a récemment entendu une communication d’un professeur de zoologie à Harvard. Il a créé une nouvelle discipline : la sociobiologie, « l’étude des bases biologiques du comportement social de chaque espèce ». Ce professeur et ses collègues pensent que la conduite de l’homme — en partie, peut-être en grande partie — est déterminée génétiquement1.

1 Time, 13 décembre 1976, p. 93.

Les sociobiologistes croient que « la base génétique de la moralité humaine est bien plus considérable qu’on ne le pense2 ». Ils oublient de mettre à leur vraie place l’égoïsme inné de l’homme, et sa méchanceté, et son indifférence envers Dieu ; leurs conclusions sont pseudo-scientifiques.

2 Ibid., p. 94.

Si nous sommes conduits par nos gènes, et formés par notre environnement, la solution de nos problèmes est simple : il faut modifier les bases génétiques de l’homme, améliorer son cadre de vie en supprimant les logements insalubres, les taudis, la pauvreté, le chômage et la discrimination raciale.

Un auteur populaire très à la mode a écrit ceci : « Beaucoup de prédicateurs modernes mettent une sourdine quand ils parlent du péché et de la société, car c’est elle qui est la grande coupable. Ces attaques revêtent de multiples formes, depuis l’anodine conférence de sociologie jusqu’au réquisitoire véhément contre l’injustice sociale. Pourtant les taudis, les ghettos et les écrasés ne disparaîtront de la société que si les ghettos et les taudis disparaissent du cœur des hommes3. »

3 Thomas Harris : I’m OK — You’re OK (New York, 1967) . p. 229. Être d’accord avec soi-même et les autres aux éditions EPI, 1977.

Certes, comme chrétiens nous devons agir pour supprimer les injustices sociales, les taudis et les ghettos. Nous ne pouvons pas ignorer ces problèmes comme s’ils étaient insolubles ou trop écrasants. Nous devons nous engager dans l’action tendant à faire du monde un endroit où l’on vive mieux, en particulier pour ceux dont le niveau de vie est si bas qu’il nous paraît inimaginable, ou pour les victimes de l’oppression politique. Finalement, pourtant, la société ne sera pas transformée par la force ou la coercition, car alors ce serait au prix de sa liberté. Elle ne sera changée que par la totale transformation du cœur de l’homme.

L’homme tente aussi de se changer en recourant à la chimie ! Les savants ont réussi à modifier le comportement en utilisant des drogues, dont certaines peuvent se révéler utiles. On a fait, dans cette direction, beaucoup de recherches pour venir en aide aux malades mentaux. Le danger, c’est que ces drogues, entre les mains d’un dictateur mondial, lui permettront de mani-puler toute une population de gens normaux. Certaines histoires que racontent des prisonniers évadés de pays opprimés donnent à penser que dès maintenant on sait influencer les actions des hommes en faisant un mauvais usage de ces produits chimiques.

L’un d’entre eux a écrit : « J’ai vu, personnellement, le traitement infligé à des prisonniers politiques dans des hôpitaux psychiatriques quand ils essaient de refuser la nourriture et les traitements qu’on leur donnait. On les liait, on les nourrissait de force et on leur faisait des injections paralysantes.. On a ainsi inventé une méthode très efficace pour se débarrasser de ceux qui ne pensent pas comme on voudrait. Non seulement on n’hésite pas à les enfermer dans des hôpitaux-prisons, mais encore on leur injecte des substances chimiques qui détruisent leur intelligence et leur personnalité4. »

4 Sergin Grosser : The Church in Today’s Catacombs (1975), p. 43.

Des modifications apportées à la chimie de notre corps peuvent nous guérir ou nous diminuer de façon permanente. La question qu’on se pose est : « Qui administre les drogues, à qui et pour quoi ? »

On est en train d’expérimenter une méthode permettant de donner à une personne les capacités intellectuelles d’une autre et de créer ce que les manipulateurs de cerveaux appellent une « réincarnation artificielle ». Dans une étude publiée en Russie, on lit que l’un des physiciens mondialement connus a fait des expériences « relatives à l’accord télépathique de deux cerveaux sur la même longueur d’onde ». Le savant explique : « Quand l’accord est obtenu, le professeur peut utiliser chez son élève bien plus que la capacité normale de son cerveau, il peut franchir les “seuils de défense”, et pénétrer dans les 90 % du cerveau qui restent généralement inemployés. » Il affirme qu’il a réussi de cette manière « à réincarner un génie des mathématiques parmi les plus grands d’Europe dans le cerveau d’un lycéen étudiant les mathématiques5 ».

5 Sheila Ostender and Lynn Schroeder : Psychic Discoveries behind the Iron Curtain (Englewood, Cliffs, N.J., 1966), pp. 151 et suiv.

Les hommes cherchent aussi à résoudre les problèmes de l’homme en utilisant la microbiologie. Le succès croissant des transplantations d’organes peut conduire à tenter, dans un avenir peut-être tout proche, de changer l’homme en remplaçant certains organes rattachés à sa pensée, à sa conscience, à ses émotions. Toutefois la microbiologie, étant entre les mains de savants qui sont restés des pécheurs et ne modifiant que la substance de ce monde perdu, ne pourra que faire faillite comme l’homme lui-même.

Beaucoup de spécialistes de la science-fiction pensent que leurs spéculations interplanétaires sont la seule source du salut de l’humanité. Mais la difficulté majeure est constituée par le péché profondément enraciné dans la nature humaine, et ce ne sont pas ces spéculations qui parviendront à l’éliminer. Ceux qui prétendent résoudre les problèmes en se passant de Dieu deviennent eux-mêmes un problème. Les grandes puissances se préparent fanatiquement à une guerre spatiale. Comme un journaliste l’a dit : « Celui qui gagnera cette guerre-là sera le maître du monde ! »

D’autres personnes pensent que la solution aux problèmes de l’homme se trouve dans l’occultisme. Elles cherchent connaissance et puissance en un domaine interdit par la Bible. L’apôtre Paul nous avertit : « Nous n’avons pas à lutter contre des créatures de chair et de sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits mauvais dans les lieux célestes » (Ephésiens 6.12). Le monde occulte est uniquement source de terreur et de destruction.

Les méthodes auxquelles l’homme a recours pour se transformer lui-même sont extrêmement variées et même surprenantes.

De l’intérieur vers l’extérieur, ou du dedans vers le dehors. Jésus a dit que Dieu peut transformer des hommes et des femmes en commençant par l’intérieur. Il nous a lancé un défi — et donné un ordre. Il n’a pas dit : « Cela vous ferait du bien si vous naissiez de nouveau », ou : « Si vous en aviez envie, vous pourriez naître de nouveau. » Jésus a dit : « Il faut que vous naissiez de nouveau » (Jean 3.7).

J’ai toujours trouvé surprenant que Jésus dise cela précisément à l’un des hommes les plus religieux de son temps, Nicodème, qui a dû en être scandalisé. Comment ! mais Nicodème était bon, pieux, d’une très haute moralité. Ses amis devaient dire de lui : « C’est un homme merveilleux, vous pouvez lui faire confiance. Il est très bon théologien. » Il jeûnait deux fois par semaine, priait au moins deux heures par jour dans le Temple, et donnait dix pour cent de tous ses revenus. Il était professeur de théologie. Il paraissait, sans doute, aux gens de son temps, comme un des meilleurs de leurs concitoyens. Mais, pour Jésus, toute sa piété et toute sa bienfaisance ne suffisaient pas. Jésus lui dit : « Il faut naître de nouveau. »

En dépit de son savoir et de son expérience, Nico- dème fut surpris de découvrir en Jésus-Christ quelque chose d’inexplicable. Il ne pouvait comprendre cette nouvelle qualité de vie qu’il apercevait en Jésus. Sincèrement, il désirait connaître cette nouvelle dimension de la vie.

Jésus dévoile à Nicodème son secret quand il lui dit que pour entrer dans le royaume de Dieu il faut naître de nouveau. Il ne s’agit pas d’améliorer son échelle morale ou d’acquérir de nouvelles sciences, il s’agit de recevoir une vie d’une qualité nouvelle — la vie éternelle — qui est accessible déjà dans ce monde et reste valable dans l’autre.

En rentrant chez moi de voyage, j’ai trouvé, un jour, comme d’habitude, des piles de lettres auxquelles il fallait répondre, m’attendant sur mon bureau. Ce jour-là, il se trouva que dans une certaine pile se trouvaient deux lettres venant de deux hôpitaux psychiatriques, dans deux Etats différents. Un coup d’œil sur l’écriture et sur le contenu de ces lettres me montra que leurs auteurs étaient, hélas ! tout à fait à leur place. Mais chaque lettre parlait du Seigneur Jésus et du réconfort qu’il apporte.

Je ne puis m’empêcher d’admirer la bonté de la compassion de Dieu qui a choisi de se révéler aux hommes non pas par des arguments accessibles à l’intelligence, mais bien par une simplicité que peut saisir la foi d’un enfant. Sans cela, il n’y aurait pas d’espoir pour les enfants, pour les handicapés mentaux ou les malades diminués. Et pourtant le plus brillant des savants, le véritable intellectuel, le génie viennent aussi par le même chemin. Comme Jésus l’a dit lui-même : « Si vous ne vous convertissez pas, et si vous ne redevenez pas comme des petits enfants, vous ne pourrez entrer dans le royaume de Dieu » (Matthieu 18.3).

John Hunter, le théologien anglais, raconte comment un jeune homme vint le trouver après après avoir entendu son sermon sur le troisième chapitre de Jean.

« Ce jeune homme, comme Nicodème, était très instruit, et il me dit : “J’ai été troublé par ce que vous avez dit. En fait, si je réussis à comprendre ce qu’est l’Evangile, je veux devenir un vrai chrétien !” Il paraissait sincère, je l’ai interrogé et j’ai eu un long entretien. Il était diplômé d’une université, habitué à réfléchir et à examiner des faits.

» Je lui ai demandé : “C’est bien votre condition, il vous faut d’abord comprendre la signification de l’Evangile, pour devenir chrétien ? — Oui, dit-il, c’est ma condition. — Eh bien, ai-je continué, un de mes amis est missionnaire au Congo, parmi les Pygmées, dont l’intelligence est faible. Si pour devenir un chrétien il fallait comprendre parfaitement le message évangélique, comment ces pauvres gens seraient-ils sauvés ?”

» Il me répondit très honnêtement : Je n’avais jamais pensé à cela ! — Je m’en doute, ai-je dit, mais heureusement Dieu y a pensé. L’Evangile ne doit pas être compris par l’âme en peine, mais accepté simplement par la foi. Ce n’est pas la compréhension de l’Evangile qui est bénédiction pour moi, c’est son acceptation. Il faut simplement croire et recevoir.”

» Nicodème a commencé en cherchant à comprendre, il a continué en croyant et en recevant6. »

6 John Hunter : Impact (Glendale, California, 1966), pp. 45 et 46.

Bien des gens allant à l’église aujourd’hui n’ont jamais entendu le message de la nouvelle naissance. Bien des pasteurs prêchent les bonnes œuvres, la réforme sociale, le changement des lois, et négligent la seule vérité capable de résoudre les problèmes de notre monde : des hommes et des femmes transformés. Le problème de l’homme est d’abord spirituel, ensuite social. Il doit être changé de l’intérieur vers l’extérieur.

Naguère j’ai participé à un congrès très important en Afrique. Chaque pays de ce continent, sauf un, avait envoyé des délégués. C’était la première fois qu’un rassemblement chrétien de cette envergure avait lieu. L’un après l’autre, les délégués africains ont exprimé leur reconnaissance envers les missionnaires, en particulier pour l’évangélisation, les œuvres médicales et scolaires. L’un des orateurs a dit : « Quatre-vingt-cinq pour cent de l’instruction reçue par les Africains, au sud du Sahara, a été donnée par des missions chrétiennes. »

Un évêque anglican de Grande-Bretagne nous a dit : « Toutes les organisations sociales en Angleterre, depuis la Société protectrice des animaux jusqu’aux autres, ont été fondées comme un fruit d’une conversion au Christ et d’un réveil spirituel. » Ne mettons donc pas la charrue avant les bœufs.

La Bible mentionne souvent ce changement dont parlait Jésus. Dieu dit, par le prophète Ezéchiel : « Je vous donnerai un nouveau cœur et je mettrai en vous un esprit nouveau » (Ezéchiel 36.26). Dans le livre des Actes, saint Pierre l’a appelé « repentance et conversion ». Saint Paul, lui, le compare à « une résurrection d’entre les morts » (Romains 6.13). Aux Colossiens il écrit à ce sujet : « Vous étant dépouillés du vieil homme et ayant revêtu l’homme nouveau qui se renouvelle dans la connaissance, selon l’image de celui qui l’a créé » (Colossiens 3.9-10). A Tite il parle du « bain de régénération et de renouvellement, par le Saint-Esprit » (Tite 3.5). Saint Pierre dit que c’est « participer à la nature divine » (2 Pierre 1.4). Dans le catéchisme de l’Eglise d’Angleterre ce changement est appelé « une mort au péché et une nouvelle naissance à la justice ».

Le contexte du troisième chapitre de l’Evangile de Jean enseigne que la nouvelle naissance est un acte de Dieu, répondant à l’homme consentant à se soumettre à Dieu. Nous avons vu comment la Bible considère l’homme comme mort dans ses fautes et dans ses péchés : il a besoin de vivre. Nous n’avons pas en nous de semence de vie ; la vie vient de Dieu lui-même.

Un des plus grands écrivains chrétiens actuels est sans doute Oswald Chambers. Il a écrit : « Notre tâche de serviteurs de Dieu est de permettre aux hommes d’ouvrir les yeux afin qu’ils se détournent eux-mêmes de l’obscurité pour se tourner vers la lumière ; ce n’est pas là le salut : c’est la conversion, c’est-à-dire un effort de l’homme utilisant sa volonté. Je ne pense pas exagérer en disant que la majorité de ceux qui se nomment “chrétiens” appartiennent à cette catégorie d’hommes dont les yeux sont ouverts mais qui n’ont rien reçu !… Quand un homme naît de nouveau, il sait que la source en est le don de Dieu qu’il a reçu et non pas sa décision propre7. »

7 Oswald Chambers : My Utmost for His Highest (New York, 1946), p. 10 (la pensée exprimée par cette citation, c’est qu’une décision de l’homme est certes nécessaire, mais ne suffit pas si elle n’est pas un don de Dieu). (N.d.T.)

Le mot conversion signifie « demi-tour ». La Bible en parle souvent et Dieu demande à son peuple de se tourner vers lui. Par le prophète Ezéchiel il dit encore : « Repentez-vous… et détournez votre visage de toutes vos abominations » (Ezéchiel 14.6). Esaïe insiste sur le même thème : « Tournez-vous vers moi, et soyez sauvés, vous tous les bouts de la terre, car je suis Dieu, il n’y en a pas d’autre » (Esaïe 45.22).

La nouvelle naissance n’est pas une simple amélioration, ce n’est pas être réformé mais transformé. On passe son temps à prendre de bonnes résolutions, on veut mieux faire, on veut changer, et tout aussi vite on oublie ses bonnes intentions. La Bible enseigne que c’est par la nouvelle naissance que nous entrons dans un monde nouveau.

Quand nous sommes nés de nouveau, nous découvrons que les expressions utilisées par la Bible pour décrire ce changement sont extrêmement concrètes : c’est passer de la convoitise à la sainteté ; de l’obscurité à la lumière ; de la mort à la résurrection ; du statut d’étranger à celui de citoyen du royaume de Dieu. La Bible enseigne que la nouvelle naissance transforme la volonté, la vie affective, la conception de la vie, l’échelle des valeurs, les objectifs et les projets. La personne « née de nouveau » reçoit une nouvelle nature et un nouveau cœur : elle est une création nouvelle.

Avant et après

La Bible fourmille de gens de toutes sortes dont la vie a été transformée en rencontrant Jésus-Christ. Le Christ rencontra une femme de Samarie qui était une prostituée méprisée dans sa petite ville. Pour éviter de se faire insulter par les autres femmes, elle alla puiser de l’eau en plein midi, à la fontaine déserte à cette heure-là. Mais elle trouva Jésus. Elle devint quelqu’un d’autre. En fait, elle retourna vers la ville, sans se soucier des critiques ou des injures, pour parler de Jésus à tout le monde. Elle devint une missionnaire, et « plusieurs Samaritains de cette ville crurent en Jésus à cause de cette déclaration formelle de la femme : “Il m’a dit tout ce que j’ai fait” » (Jean 4.39).

L’apôtre André était un homme ordinaire. Il ne semble pas avoir possédé une très forte personnalité, mais il n’hésita pas à répondre à Jésus. En fait, dès qu’il rencontra Jésus, il s’enflamma. Il partit trouver son frère pour lui dire sa joie d’avoir trouvé le Messie. Il n’était peut-être pas un orateur très éloquent, mais, d’après le récit des Evangiles, il eut un plein succès.

En ce temps où les impôts sont très lourds, les taxes qu’il faut payer chaque année ou plus fréquemment ne sont pas accueillies avec le sourire. Il en était de même à l’époque de Jésus. Zachée, un collecteur d’impôt, d’ailleurs un peu tricheur, fut transformé quand il rencontra Jésus. Il se repentit et décida de réparer ses fautes : « Voici, Seigneur, je vais donner aux pauvres la moitié de ma fortune, et si j’ai fait du tort à quelqu’un, je lui rembourserai le quadruple » (Luc 19.8).

Un jeune intellectuel juif, nommé Saul, était en route vers Damas où il avait l’intention de persécuter les chrétiens ; sur son chemin, il rencontra Jésus, et encore aujourd’hui nous utilisons l’expression « faire l’expérience du chemin de Damas », car Saul en sortit un homme nouveau. Il devint le grand apôtre Paul. Souvent il fit allusion à cet événement, car il rencontra Jésus à un moment précis d’une journée précise.

Le jour de la Pentecôte, la vie de trois mille personnes fut transformée quand elles sont nées de nouveau. Ce matin-là elles étaient perdues, incertaines quant à leur destinée, plusieurs sans doute plus ou moins responsables de la mort du Christ ; d’autres inquiètes et effrayées. Et à la fin de la journée elles étaient toutes nées de nouveau et entrées dans le royaume de Dieu. Chacune était passée de la mort à la vie. « En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui entend ma parole et qui croit en celui qui m’a envoyé a la vie éternelle et ne viendra pas en jugement, car il est passé de la mort à la vie » (Jean 5.24).

Toute personne prête à faire confiance à Jésus-Christ, en le reconnaissant comme son Sauveur personnel et son Seigneur, peut passer par la nouvelle naissance maintenant. Il ne faut pas attendre la mort ou après la mort, c’est maintenant le bon moment. « Maintenant est le temps favorable, voici maintenant le jour du salut » (2 Corinthiens 6.2).

La nouvelle naissance, c’est pour maintenant

Le « avant et après » utilisé par les annonces publicitaires des lotions capillaires ou des remèdes amaigrissants ne peut se comparer au fait du changement radical dont rendent témoignage ceux qui sont nés de nouveau. Des hommes de toutes situations sociales, depuis le grand PDG. jusqu’au dernier des bagnards, affirment que leur vie a été bouleversée de fond en comble.

Une jeune femme m’a écrit :

« Jusqu’à janvier dernier j’ignorais tout de Jésus. J’étais révoltée, je volais, je me saoulais, je me droguais, j’étais adultère, une jeune hippie égoïste, très paumée. J’ai assisté alors à une étude de la Bible, en groupe, que je pensais déranger par mes questions incongrues. Mais ce soir-là ma curiosité superficielle pour la Bible se transforma en un sincère intérêt. Finalement, après avoir beaucoup lu et réfléchi pendant des mois, je fus poursuivie par le texte qui se trouve dans l’Evangile selon Jean, chapitre 3, verset 16. Mon cœur fut touché et j’ai donné ma vie au Christ. Je ne savais pas, auparavant, qu’une joie pareille puisse exister. Dieu vous montre comment aimer et ce que signifie : être aimé ! J’ai trouvé en lui ce que j’ai cherché depuis mon adolescence. Il est le gros lot que je n’ai jamais pu gagner. J’avais cru trouver la liberté dans la drogue, l’alcool, l’amour libre, la vie nomade, mais je n’y ai vu que des pièges. C’est le péché qui m’a piégée et a fait mon malheur en me conduisant dans l’inquiétude et la confusion vers le suicide. Le Christ m’a libérée. Etre chrétienne, c’est merveilleux car il y a toujours de nouvelles perspectives qui s’ouvrent, de nouvelles leçons à apprendre. Je me réveille joyeuse chaque matin de vivre un nouveau jour.

» Il m’a refaite à neuf. »

Johnny Cash a dit : « Il y a quelques années, j’étais rivé à la drogue. Je redoutais de me réveiller le matin. Je n’avais ni joie, ni paix, ni bonheur dans la vie. Un jour, dans ma détresse, je me suis donné entièrement à Dieu. Maintenant j’ai hâte de me réveiller pour pouvoir étudier la Bible dès le matin. Parfois j’ai l’impression que des mots jaillissent des Ecritures pour me sauter droit au cœur. Certes, mes problèmes ne sont pas tous résolus, et je n’ai pas atteint la perfection, mais ma vie a fait demi-tour : je suis né de nouveau ! »

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