J’ai été faussement accusé d’une tromperie. Tout le monde semble me croire coupable, mais, devant Dieu, je suis innocent. Que puis-je faire quand tous sont contre moi ?
En général, les hommes jugent selon les apparences : c’est ainsi qu’ils forment leur opinion sur nous. Peut-être n’ont-ils même aucun indice pour vous accuser. Néanmoins, dans leur opinion, vous êtes coupable et il est bien possible qu’ils ne changent pas d’avis de sitôt.
La première chose à faire est de vous assurer que vous ne donnez pas prise aux soupçons. Les gens vous observent de très près avec l’intention de confirmer, si possible, leur opinion sur vous.
Il y a quelque chose de plus important encore : c’est à Dieu seul que nous devons tous rendre compte de nos actes. Vous devrez peut-être porter la flétrissure de la rumeur publique pendant de nombreuses années. Si ce blâme est sans fondement, votre conscience peut être tranquille. Bien des personnes donneraient jusqu’à leur dernier centime pour avoir la conscience tranquille. Remerciez Dieu de cette bénédiction. Remerciez-Le également de ne pas avoir peur de paraître en sa présence, car si vous avez mis votre confiance en Christ, vous n’avez rien à craindre pour l’éternité. Vous pouvez compter sur la Bible qui nous dit que « L’homme regarde à ce qui frappe les yeux, mais l’Eternel regarde au cœur. »1
Un verset de la Bible dit que « quiconque est né de Dieu ne commet pas le péché ». Je pensais être un chrétien, mais je sais que j’ai péché. Cela veut-il dire que je ne suis pas un enfant de Dieu ?
Je pense que vous faites allusion à la parole de 1 Jean 3.9. Ce verset trouble bien des gens. Ce qu’il signifie réellement, c’est que celui qui est né de Dieu ne pratique pas continuellement le péché. Ne permettez pas à vos échecs ou à vos faiblesses de vous décourager. Si dans votre cœur vous avez le désir de vivre en communion avec Dieu, et si vous avez confessé Christ comme votre Sauveur, vous avez l’assurance que son sang vous purifie de tout péché.
Le verset dont vous parlez devrait se traduire ainsi : « Quiconque est né de Dieu ne pratique pas le péché. »
Je suis handicapé par mon incapacité à m’assimiler d’une manière satisfaisante à l’atmosphère du milieu que je dois fréquenter avec mes associés dans les affaires. Je crois avoir essayé les méthodes habituelles d’adaptation, mais je me demande s’il y aurait un élément thérapeutique dans la religion qui pourrait m’aider.
Une multitude de gens sont surmenés à notre époque de tension et de compétition. Mais concevoir la religion comme un moyen thérapeutique seulement, c’est en avoir une idée fausse. La foi chrétienne est une nouvelle vie, ce n’est pas simplement la modification d’une vie ancienne.
Certaines attitudes religieuses peuvent procurer une détente temporaire. La foi chrétienne est plus qu’un moyen tendant vers une fin, c’est la fin elle-même. C’est l’abandon complet de toute l’ancienne vie et la découverte d’une vie ayant une tout autre dimension. Oui, je peux vous donner la réponse à votre problème, mais si vous n’êtes pas prêt à abandonner votre passé en faveur d’une vie nouvelle, vous serez toujours déçu. L’apôtre Paul décrit cette nouvelle vie ainsi : « Si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi. »2 Cette vie doit commencer par la conversion, en d’autres termes, il faut se repentir et recevoir Christ. Lorsque vous aurez fait cela, un changement se sera produit. Vous trouverez alors un nouveau dynamisme pour vous aider à vivre la vie chrétienne.
2 Galates 2.20.
Je suis un jeune homme ayant des capacités normales et, il me semble, une apparence et des manières acceptables. Je n’ai jamais pu me faire des amis, car tôt ou tard ceux que je croyais m’être attachés me quittent. J’ai besoin d’amis comme n’importe qui d’autre. Y a-t-il un secret pour gagner et garder des amis ?
Non, il n’y a pas de recette cachée pour se faire et garder ses amis. Vous faites une déclaration dans votre lettre qui indique pourquoi vous ne pouvez les conserver. Vous êtes égoïste, et vous désirez en avoir pour votre propre satisfaction. Il vous faut, vous d’abord, être amical. Vous devez offrir votre amitié désintéressée et ne rien espérer en retour. La plus grande joie d’une amitié durable, c’est d’avoir quelqu’un envers qui la prodiguer sans attendre quoi que ce soit en échange. Cela vous paraîtra peut-être étrange, mais c’est le moyen infaillible de se faire un ami. La Bible nous en donne le meilleur exemple. Elle dit de Dieu que « nous l’aimons, parce qu’il nous a aimés le premier »3 C’est un amour désintéressé qui a envoyé Christ au Calvaire pour expier nos péchés. Si vous pensez peut-être que votre problème n’a pas une portée religieuse, vous vous trompez. L’homme, sans Dieu, est fondamentalement égoïste. A la conversion, cet égoïsme se change en désintéressement. Les chrétiens trouvent leur joie à se donner eux-mêmes comme Christ s’est donné, et ils ne sont ainsi jamais privés de la joie et de la satisfaction d’avoir des amis.
3 1 Jean 4.19.
Je suis une jeune fille chrétienne, moyennement attrayante. Je suis déçue du fait que les jeunes gens ne me recherchent pas. Je suis semblable à toutes les autres jeunes filles et j’aimerais avoir un ami. Est-il donc possible qu’une jeune fille soit trop sérieuse, même pour les jeunes gens convenables ?
Non, vous n’êtes pas trop sérieuse pour la sorte de jeunes gens que vous méritez. Souvenez-vous que bien des idylles naissent d’un attrait physique, mais que peu seulement sont basées sur la véritable appréciation des qualités que l’on peut avoir. Vous qui appartenez à Christ, vous désirez certainement plus qu’un ami attiré par votre physique seulement.
Vous êtes chrétienne, vous devez croire que Dieu a préparé un plan pour votre vie : Il en prépare un pour chacun. Dieu a dit une fois à un ancien roi : « Je t’ai appelé par ton nom… avant que tu me connusses. »4 Vous avez donné votre vie à Dieu, et Il veut en faire quelque chose.
4 Esaïe 45.4.
Je vous dis cela pour vous faire comprendre que Dieu a déjà choisi un jeune homme pour vous, et que vous ne seriez jamais heureuse avec un autre. Plutôt que de vous épuiser en inquiétudes, remettez-vous à Dieu, et Il vous conduira dans ce domaine comme dans tous les autres.
J’ai épousé un homme qui prétend être d’origine aristocratique. Il se donne des airs de supériorité envers ceux qui ne sont pas de haute naissance comme il prétend l’être lui-même. Parfois il me traite en inférieure, ma famille ayant le malheur de ne pas avoir de prétentions aristocratiques. Pouvez-vous m’aider ?
Si votre mari désirait garder sa race intacte, pourquoi vous a-t-il épousée, vous qui appartenez au commun des mortels ?
Un homme d’une très bonne famille de la Nouvelle-Angleterre se vantait d’être un descendant des passagers du Mayflower5. En l’entendant, un humoriste qui était fier du sang indien qui coulait dans ses veines, lui répondit : « Mes ancêtres étaient là pour accueillir les vôtres. »
5 Mayflower. Nom du navire anglais qui transporta en 1620 en Amérique les puritains persécutés.
Un homme que votre mari considérerait comme roturier a déclaré une fois : « Nos pères ont fondé sur ce continent une nouvelle nation dont tous les hommes naissent égaux. »
Ces paroles d’Abraham Lincoln sont un reflet de l’éthique chrétienne qui dit qu’il n’y a aucune différence entre les hommes aux yeux de Dieu, car, « le Juif, c’est celui qui l’est intérieurement… selon l’esprit et non selon la lettre. La louange de ce Juif ne vient pas des hommes, mais de Dieu. »6 En face du péché, tous les hommes sont égaux. La Bible dit : « Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu. »7 Tous les hommes ont le même besoin de la grâce de Dieu.
6 Romains 2.29.
7 Romains 3.23.
Mon frère et ma sœur sont brillamment doués. Je suis par contre d’une intelligence très moyenne. Une quantité de tâches sont à leur portée dans notre Eglise, alors que je n’en puis envisager pour ma part que quelques-unes. Cette situation me décourage beaucoup, car il me semble que le Seigneur ne peut pas se servir de moi aussi bien que d’eux. Comment puis-je remédier à ce découragement ?
Aucun chrétien, jeune ou plus âgé, ne doit se décourager pour une raison semblable à la vôtre. Dans le monde, la compétition est acharnée, mais dans le travail pour Dieu, cela n’existe pas. La Bible nous dit clairement que : « On demandera beaucoup à qui l’on a beaucoup donné, et on exigera davantage de celui à qui l’on a beaucoup confié. »8 Tout ce que Dieu demande, c’est que nous mettions toutes nos capacités et tous nos dons à sa disposition. C’est ce que nous explique la parabole des talents dans l’Evangile de Matthieu, au chapitre 25. Lisez ce récit et vous verrez que nous sommes toujours récompensés selon notre fidélité, Vous pouvez être aussi fidèle que n’importe qui et avoir l’approbation du Seigneur. Prenez le talent que vous avez et investissez-le dans des valeurs éternelles. Il arrive que de personnes douées perdent leur récompense parce qu’elle agissent pour être vues des hommes. De même il arrive que des personnes sans grandes capacités perdent leur récompenses parce qu’elles refusent de mettre à contribution ce qu’elles ont reçu sous prétexte que les hommes ne le reconnaissent pas. Les unes comme les autres pèchent de la même manière.
8 Luc 12.48.
J’ai été victime d’un accident et j’ai une vilaine cicatrice au visage. Je crains bien qu’elle ne disparaisse jamais. Pensez-vous que je doive me forcer à sortir et à rencontrer des gens, même si cela m’effraie ?
Bien sûr, vous devez le faire. Votre vie sera étiolée et égoïste si vous vous isolez du monde pour ne plus penser qu’à votre malheur.
Votre problème est de savoir comment vaincre cette crainte que vous avez. La Bible dit : « Ne crains point ; je suis ton bouclier. »9 Lorsque vous franchissez la porte de votre maison, pensez que Dieu vous précède, ouvrant les yeux de tous afin qu’ils voient votre cœur et non votre visage. Il vous est possible d’être belle, davantage encore qu’avant votre accident. La souffrance que vous avez traversée a dû vous rendre plus sympathisante et plus compréhensive. Il ne vous sera plus pénible de faire des rencontres si, au lieu de penser à vous, vous pensez aux autres. Tout le monde, ou presque, a des ennuis. Soyez prête à écouter, à témoigner votre sympathie et à donner des paroles d’encouragement. Les personnes n’ayant pas de handicaps sont bien rares. Acceptez le vôtre et demandez à Dieu de vous aider à vous oublier pour apporter la joie et la consolation aux autres.
9 Genèse 15.1.
Depuis que j’habite cette grande ville, je me sens terriblement seule. Mes voisins ne m’adressent jamais la parole. Comment les gens d’un pays dit civilisé peuvent-ils être aussi indifférents ?
N’avez-vous jamais songé que quelques-uns de vos voisins peuvent se sentir seuls, eux aussi ? N’attendez pas qu’ils engagent, eux, la conversation. Frappez à la porte de l’un d’entre eux et offrez-lui des fleurs de votre jardin ou quelque pâtisserie que vous auriez confectionnée. Tout autour de vous vous verrez des personnes prêtes à accueillir un sourire ou une parole aimable.
Allez à l’église le dimanche, et lorsque le culte est terminé ne partez pas à la hâte. Dans les églises de votre ville comme dans toutes les églises du monde, il y a des âmes généreuses, désireuses d’accueillir un étranger dans la communion chrétienne. Faites votre part en leur donnant l’occasion de faire la leur.
Dans toutes les grandes villes, des milliers de personnes sont dans la même situation que vous. Mais vous ne devez pas vous sentir seule. Christ est votre ami, plus proche de vous qu’un frère. Donnez-Lui votre cœur et vous découvrirez qu’Il vous accompagne partout. Il a dit : « Je ne te délaisserai point, et je ne t’abandonnerai point. »10 Telle est la promesse de votre maître et vous pouvez compter sur sa parole. Avec Jésus à vos côtés et des amis chrétiens pour vous entourer, vous pouvez vous sentir chez vous partout.
10 Hébreux 13.5.
J’aurais dû terminer mes études l’été dernier, mais j’ai raté mes examens. Je ne puis maintenant trouver un bon travail, et je sens que je ne serai jamais bon à rien. Pouvez-vous m’aider ?
Il n’est pas agréable d’échouer, mais il n’est jamais trop tard pour repartir à zéro. Si vous avez manqué vos examens parce que vous n’avez pas fait, chaque jour, de votre mieux, cette expérience sera une leçon pour vous. On ne peut pas perdre son temps et espérer le rattraper au moment de l’examen. La chose est vraie en affaires comme aux études.
Vous pourriez maintenant prendre prétexte de votre échec pour échapper à vos responsabilités, mais il vous est aussi possible d’en tirer profit. Par la force régénératrice de Christ, vous pouvez, si cela est nécessaire, vivre une vie victorieuse même en faisant un travail fastidieux et peu intéressant. La Bible dit : « Dans toutes ces choses nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés. »11 Cette parole devient vraie pour nous quand nous acceptons de Christ l’aide qu’Il nous offre.
11 Romains 8.37.
Demandez à Dieu comment Il veut que vous employiez votre vie. Notre Père céleste a prévu un travail pour chacun de nous. Allez voir votre pasteur et demandez-lui conseil. Puis, soit que vous repreniez vos études, soit que vous entrepreniez un travail professionnel, demandez à Dieu, chaque matin, de vous guider. Nous avons tous en nous des ressources qui, rarement sont entièrement utilisées. Avec l’aide de Dieu vous vous découvrirez des forces insoupçonnées et vous pourrez accomplir des choses que vous n’auriez jamais pu faire seul.